Bernard de Montréal aborde la question du temps en la reliant directement à la solitude, à la conscience et à la capacité de l’homme à attendre sans se désorganiser intérieurement. L’instruction montre que la difficulté à vivre le temps révèle souvent des blocages profonds liés à la peur, au désir et à l’anticipation.
Bernard évoque le cas d’une jeune femme, belle et intelligente, mais seule. Il explique que cette solitude ne relève pas d’un manque extérieur, mais de freins internes, notamment la peur de l’amour et des verrouillages inconscients qui empêchent la rencontre réelle. L’instruction rappelle que personne ne souhaite être seul et que la communication authentique avec autrui demeure essentielle à l’équilibre humain.
Il introduit ensuite l’image du « petit pain » et du « gros pain » pour illustrer les potentiels différents de chacun. Chaque individu possède des capacités propres qui demandent à être débloquées. Tant que ces potentiels demeurent enfermés dans des formes rigides, la vie reste limitée. La volonté devient alors un facteur central, à condition qu’elle serve à détruire les formes qui la bloquent, et non à renforcer l’ego.
Un thème central de cette rencontre concerne la relation au temps. Bernard explique que la plupart des hommes ne savent pas travailler avec le temps. Pressés, impatients, ils cherchent à forcer les événements au lieu d’attendre le moment juste. Cette précipitation entraîne des choix inadéquats et des pertes d’énergie inutiles.
L’instruction souligne que savoir attendre ne signifie pas passivité, mais intelligence en action. Attendre le bon moment permet à l’énergie de se placer correctement et à l’action de produire des résultats durables. Bernard illustre ce principe par des exemples concrets montrant que le respect du temps transforme radicalement l’efficacité de l’homme.
Il conclut en affirmant que la patience et la conscience du temps constituent des secrets fondamentaux de la puissance humaine. Lorsque l’homme cesse de lutter contre le temps et apprend à fonctionner avec lui, il sort de l’agitation psychologique et accède à une stabilité qui renforce sa présence, sa volonté et sa capacité de création.




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