Bernard de Montréal met en garde contre le jeu subtil mais dangereux du monde des esprits, qu’il décrit comme un système d’influences parasitaires capable de détourner l’Homme de sa propre intelligence. Ce monde n’est pas un espace de guidance, mais un plan d’interférences qui capte et manipule la lumière universelle au détriment de l’évolution réelle de la conscience humaine.
Bernard de Montréal affirme que le danger majeur réside dans la délégation de l’intelligence personnelle à des entités suprasensibles. Lorsqu’un individu se fie à des esprits plutôt qu’à sa propre intelligence, il abdique son autonomie intérieure et devient vulnérable à des formes de domination invisibles. Cette dépendance crée une fracture entre l’ego et l’Esprit, maintenant l’homme dans une posture de soumission plutôt que de souveraineté.
Il explique que les esprits interceptent la lumière universelle et la traduisent selon leurs propres intérêts. Cette lumière, au lieu de parvenir directement à l’Homme, est filtrée, déformée et réutilisée pour maintenir des liens de dépendance. L’ego, impressionné par les phénomènes ou les discours, confond alors puissance astrale et intelligence réelle.
Bernard de Montréal prône une autonomie totale de la conscience, fondée sur une connexion directe avec la lumière intérieure, sans aucun intermédiaire. L’intelligence véritable ne se communique pas par des entités, des messages ou des rituels ; elle s’impose d’elle-même lorsque l’ego est suffisamment transparent pour la recevoir. Toute médiation extérieure constitue un ralentissement de l’évolution.
Il critique sévèrement les pratiques ésotériques et les formes de spiritisme, qu’il considère comme des pièges sophistiqués maintenant l’Homme dans des structures involutives. Ces pratiques nourrissent la fascination, l’attente et la crédulité, tout en affaiblissant la capacité de discernement. Elles donnent l’illusion d’un progrès alors qu’elles prolongent l’asservissement aux plans invisibles.
Bernard de Montréal appelle à une véritable révolution intérieure contre ces influences. Cette révolte n’est ni idéologique ni émotionnelle : elle est un acte d’intelligence visant à protéger l’intégrité mentale et émotionnelle de l’individu. Refuser toute autorité extérieure sur sa conscience devient une condition essentielle pour libérer l’Esprit et permettre à l’Homme d’entrer dans une phase évolutive réelle.
Cette Mini Rencontre rappelle ainsi une loi fondamentale : tant que l’Homme cherche la lumière à l’extérieur de lui-même, il demeure pris dans le jeu du monde des esprits. Lorsqu’il reprend possession de son intelligence, ce jeu cesse automatiquement.









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