Bernard de Montréal affirme que la capacité de faire ce que l’on veut réellement dépend du degré d’autonomie de l’ego face aux émotions, aux influences extérieures et au monde des esprits. Décider n’est pas un acte psychologique : c’est une manifestation directe de l’intelligence et de la volonté lorsque l’ego n’est plus fragmenté.
Bernard de Montréal explique que l’indécision n’est jamais anodine. Elle provient soit d’une surcharge émotionnelle, soit d’un manque de clarté vibratoire. Tant que l’ego est traversé par des peurs, des attentes ou des influences extérieures, il hésite, tergiverse et cherche des validations. L’homme ne doute pas parce qu’il manque d’informations, mais parce qu’il n’est pas suffisamment centré dans son intelligence.
Il insiste sur la nécessité de se fier à sa propre intelligence plutôt qu’aux conseils, aux opinions ou aux pressions de l’environnement. Faire ce que l’on veut ne signifie pas agir impulsivement, mais reconnaître ce qui est juste pour soi, indépendamment des projections des autres. Lorsque la décision est claire, elle ne demande ni justification ni approbation.
Bernard précise également que certaines décisions ne peuvent pas être prises immédiatement. Dans ce cas, attendre n’est pas une faiblesse, mais une intelligence en suspens. Forcer une décision sans clarté revient à agir depuis l’émotion ou l’influence astrale. L’attente consciente permet à la vibration juste de s’imposer d’elle-même, sans effort ni conflit intérieur.
Il souligne l’importance de développer une volonté ferme, qu’il qualifie parfois de « tête de cochon », non pas dans un sens obstiné ou rigide, mais comme une capacité à ne pas se laisser dévier. Cette fermeté intérieure protège l’ego des manipulations, des séductions et des détournements subtils qui cherchent à orienter ses choix.
Le discernement est présenté comme l’outil le plus précieux de l’Homme. Plus important que la sagesse, il permet de trancher, de voir clair et de se libérer des influences invisibles. Le discernement conduit directement à l’autonomie, car il ne repose ni sur des modèles, ni sur des idéaux, ni sur des systèmes de croyance.
Bernard de Montréal critique également l’idéalisation des professions, des vocations toutes faites et de l’astrologie. Ces cadres extérieurs enferment l’individu dans des trajectoires qui ne correspondent pas à sa vibration réelle. L’Homme ne doit pas vivre selon des déterminismes symboliques ou sociaux, mais selon l’énergie qui l’anime intérieurement.
Il rappelle enfin que la liberté réelle commence lorsque l’ego cesse de demander la permission d’exister. Faire ce que l’on veut devient alors une conséquence naturelle de l’alignement entre intelligence, volonté et action, sans compromis et sans peur.








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