Bernard de Montréal affirme que quels que soient les défauts de l’ego, ils ne sont jamais inutiles. Ils participent à un processus d’ajustement de la conscience, à condition que l’individu sache se voir à sa juste mesure et cesse de se définir par des comparaisons ou des illusions sur lui-même.
Bernard de Montréal explique que ne pas être trop dans son ego ne signifie pas le nier ou le combattre, mais se percevoir avec exactitude. Se voir à sa juste mesure implique de s’accepter tel que l’on est, sans se croire supérieur ni inférieur aux autres. Toute exagération, dans un sens comme dans l’autre, crée une distorsion intérieure et devient une source de souffrance inutile.
Il insiste sur le fait que les illusions de grandeur comme les illusions de petitesse sont également destructrices. L’ego qui se croit exceptionnel se coupe du réel ; celui qui se dévalorise se coupe de son énergie. Dans les deux cas, l’homme se décentre de l’Esprit et s’enferme dans une image fabriquée de lui-même.
Bernard de Montréal souligne que l’ego est façonné par l’éducation, la culture et les expériences de vie. Ces influences structurent la personnalité, mais ne définissent pas l’être réel. L’erreur consiste à confondre ce conditionnement avec ce que l’on est fondamentalement. Tant que l’individu s’identifie à ces critères externes, il demeure prisonnier d’un rôle.
Il rappelle que les défauts servent précisément à révéler ces zones d’identification. Ils mettent en lumière les points où l’ego n’est pas encore aligné avec l’Esprit. Lorsqu’ils sont observés sans jugement ni complaisance, ils deviennent des outils de compréhension et non des motifs de culpabilité ou de fierté.
Bernard de Montréal prône ainsi une vie vécue en accord avec l’Esprit plutôt qu’avec l’ego. Cet alignement ne repose pas sur un idéal à atteindre, mais sur une authenticité croissante. Être authentique, c’est cesser de jouer un personnage et accepter la réalité de son fonctionnement sans se mentir.
Il affirme que cette posture intérieure mène naturellement à une paix réelle et à une compréhension profonde de soi. Lorsque l’ego cesse de se comparer, de se justifier ou de se défendre, l’Esprit peut prendre sa place. Les défauts ne disparaissent pas nécessairement, mais ils cessent de gouverner la conscience.







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