Bernard de Montréal affirme que l’Esprit est par nature une pensée créatrice. Il ne réfléchit pas, il crée. Lorsque cette pensée est entravée, ce n’est jamais par manque de capacité, mais par l’interférence de l’ego, qui détourne l’énergie créatrice vers la survie, la peur et la compensation.
Bernard de Montréal explique que l’ego agit comme un filtre qui dévie la pensée créatrice vers des préoccupations secondaires. Tant que l’ego domine, la pensée ne sert plus à créer, mais à se protéger, à se rassurer ou à anticiper. La pensée cesse alors d’être un acte vivant pour devenir un mécanisme de réaction. Se détacher de l’ego ne signifie pas le supprimer, mais le retirer de sa position de commande.
Il précise que la vibration joue un rôle central dans l’expression de la pensée créatrice. La capacité d’agir, de décider ou même de trouver un emploi ne dépend pas d’efforts extérieurs, mais de l’état vibratoire dans lequel se trouve l’ego. Lorsque la vibration est juste, l’action s’impose d’elle-même, sans tension ni stratégie.
Bernard de Montréal aborde le processus d’initiation comme une transformation progressive de l’ego en Esprit. Cette transformation n’est ni symbolique ni émotionnelle : elle implique une restructuration réelle des corps afin que la pensée créatrice puisse circuler sans obstruction. Tant que l’ego cherche à comprendre avant de laisser agir l’Esprit, la création demeure limitée.
Il introduit la psychologie supramentale comme une science de l’Esprit vivant, permettant de reconnaître les mouvements de la pensée créatrice sans passer par des constructions mentales abstraites. Cette psychologie ne s’appuie pas sur l’analyse des comportements, mais sur l’observation directe des forces qui traversent la conscience.
Bernard de Montréal insiste sur le fait que la pensée créatrice ne se manifeste pleinement que lorsque l’ego cesse de vouloir diriger. L’Esprit ne demande ni permission ni validation : il agit lorsque les conditions vibratoires sont réunies. Plus l’ego se tait, plus la création devient fluide, précise et sans effort.
Il évoque enfin la fusion avec l’ajusteur de pensées comme l’ultime étape de l’évolution humaine. Cette fusion permet un accès direct aux lois profondes de la vie et de l’univers, non sous forme de connaissance accumulée, mais comme un savoir immédiat, intégré et opérant. À ce stade, la pensée créatrice n’est plus intermittente : elle devient l’état naturel de l’être.
Bernard de Montréal rappelle ainsi que l’Esprit n’est pas une idée à comprendre, mais une force à laisser agir. Lorsque l’ego cesse d’interférer, la pensée retrouve sa fonction première : créer la vie au lieu de la commenter.










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