Bernard de Montréal affirme que le réel ne se trouve jamais dans la forme, mais toujours derrière elle. La forme est une structure provisoire, un support d’expérience, tandis que le réel est une présence vivante qui ne peut être atteinte que lorsque l’ego cesse de s’identifier à ce qu’il perçoit, ressent ou comprend.
Bernard de Montréal explique que l’amour, l’intelligence et la volonté ne sont pas des états psychologiques, mais des énergies réelles qui exigent un véhicule capable de les contenir sans souffrance. Tant que l’homme ne développe pas un corps supramental suffisamment stable, ces énergies le traversent de manière fragmentée, créant tensions, confusions et résistances. Le développement de ce corps permet l’absorption consciente de ces forces sans distorsion.
Il insiste sur la nécessité de détruire les formes pour accéder à la réalité qu’elles dissimulent. Détruire une forme ne signifie pas la nier ou la combattre, mais retirer l’identification que l’ego entretient avec elle. Tant que l’ego s’attache aux formes — idées, rôles, croyances, émotions — il demeure séparé du réel et enfermé dans une perception limitée de la vie.
Bernard de Montréal aborde la fusion entre l’ajusteur de pensée et l’âme comme un processus vibratoire précis, rendu possible lorsque l’ego est suffisamment transmuté en Esprit. L’ajusteur de pensée est décrit comme une entité cosmique parfaite, dont la fonction est de guider l’homme vers une intelligence et une conscience accrues à travers l’ensemble de ses incarnations. Cette fusion n’est pas symbolique : elle constitue un contact vibratoire parfait entre l’âme et l’intelligence universelle.
Il précise que cette fusion exige un alignement réel de la volonté, de l’amour et de l’intelligence. Tant que ces forces demeurent déséquilibrées ou soumises à l’ego, l’ajusteur de pensée ne peut s’harmoniser pleinement avec l’âme. À mesure que l’ego perd son emprise, il devient plus transparent, permettant à l’Esprit de prendre le relais dans la direction de la vie.
Bernard de Montréal souligne que les esprits sont jaloux de l’homme, car ils sont prisonniers du temps, alors que l’homme possède le potentiel de le transcender. Par la transmutation de l’ego et l’intégration de l’Esprit, l’homme peut accéder à une continuité de conscience qui ouvre la voie à l’immortalité réelle, non comme croyance, mais comme état vibratoire.
Il explique que la relation entre l’âme, l’ajusteur de pensée et l’Esprit évolue au fil des incarnations. Chaque vie permet un raffinement supplémentaire de cette relation, jusqu’à ce que l’ego cesse d’être un obstacle et devienne un instrument conscient. L’ego ne disparaît pas : il se divinise en se mettant au service de la lumière.
Bernard de Montréal conclut que le réel ne se révèle qu’à ceux qui acceptent de perdre leurs formes. Plus l’homme s’allège de ses identifications, plus le réel s’impose avec évidence. Là où la forme tombe, l’Esprit apparaît, et avec lui une intelligence vivante, libre et créatrice.








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