Bernard de Montréal affirme que lorsque l’homme est fusionné, il n’est plus tributaire de la connaissance extérieure : il est établi dans son propre savoir. Cette condition marque la fin de la dépendance aux influences, aux discours et aux autorités invisibles, et l’entrée dans une autonomie réelle de l’Esprit.
Bernard de Montréal explique que la fusion place l’homme en contact direct avec un savoir intérieur ajusté à sa conscience. Ce savoir ne s’emprunte pas, ne s’accumule pas et ne se transmet pas sous forme de contenus. Il émerge spontanément lorsque l’ego cesse de chercher à comprendre par l’extérieur et devient suffisamment transparent pour laisser passer l’intelligence.
Il insiste sur l’importance de la parole. Ce que l’homme dit est plus révélateur que ce qu’il entend, car la parole exprime le degré réel de créativité et de savoir intérieur. Lorsque l’homme est fusionné, sa parole n’est plus une répétition ni une interprétation : elle devient un acte créateur, porteur de justesse et de cohérence vibratoire.
Bernard de Montréal distingue clairement la connaissance du savoir. La connaissance est extérieure, cumulative et illusoire ; elle rassure l’ego mais ne transforme pas la conscience. Le savoir, au contraire, est personnel, immédiat et non transférable. Il correspond exactement au niveau de conscience de l’individu et évolue avec lui, sans jamais devenir un poids ou une référence figée.
Il aborde la relation avec les entités invisibles en soulignant un principe fondamental : tant que l’homme n’est pas fusionné, il ne peut se fier à ce qu’elles disent. Ces plans fonctionnent selon leurs propres lois et utilisent souvent le symbolisme, l’imagerie ou la séduction vibratoire. Seul l’homme fusionné, établi dans son propre savoir, peut discerner sans se faire influencer.
Bernard de Montréal évoque également le symbolisme religieux et mystique comme des structures temporaires ayant servi à organiser la compréhension humaine. Ces symboles perdent leur utilité dès que l’homme accède à un savoir direct. S’y attacher au-delà de ce seuil revient à retarder l’évolution de la conscience.
Il mentionne les extra-terrestres et précise que ceux-ci ne peuvent enregistrer l’amour humain tant qu’il demeure personnel. L’amour, pour être intelligible sur un plan universel, doit devenir impersonnel, dégagé de la possession et de l’émotion. Cette impersonalité n’est possible que lorsque l’homme est établi dans l’Esprit.
Bernard de Montréal inscrit ces réalités dans un cadre évolutif plus large, évoquant les cycles de l’humanité et la transition vers une nouvelle ère. L’homme fusionné devient alors un agent libre, capable de traverser ces changements sans se perdre, car il ne dépend plus d’aucune structure extérieure pour se définir.
Il conclut que lorsque l’homme est fusionné, il ne cherche plus à savoir : il sait. Ce savoir n’est pas spectaculaire ni démonstratif. Il est silencieux, opérant et créateur. L’homme n’est plus un récepteur d’informations, mais une source consciente, vivant depuis son propre centre.










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