Bernard de Montréal affirme que la culpabilité n’est ni une valeur morale ni un outil de conscience, mais une vibration émotionnelle lourde qui empêche l’ego d’accéder à son intuition et à sa certitude intérieure. Là où la culpabilité agit, la clarté disparaît, et l’ego demeure prisonnier d’une perception faussée de lui-même.
Bernard de Montréal explique que la culpabilité est une énergie de repli qui maintient l’ego dans l’auto-jugement et l’insécurité. Elle coupe l’accès à l’intuition réelle, car l’ego coupable doute de ce qu’il perçoit et cherche constamment une validation extérieure. Tant que cette vibration demeure active, l’homme ne peut agir avec certitude ni se fier à ce qu’il sait intérieurement.
Il précise que pour se libérer de la culpabilité, l’ego doit apprendre à la vivre depuis un point de vue extérieur. Ce recul permet de ne plus s’identifier à la charge émotionnelle et d’en observer le mécanisme sans y être englouti. Dans certaines phases, cette prise de distance peut être facilitée par une parole extérieure juste, non pour diriger l’ego, mais pour lui permettre de se voir avec plus de lucidité.
Bernard de Montréal insiste sur le fait que la transformation de la conscience émotionnelle en conscience supramentale est un processus réel, exigeant et non instantané. Cette mutation nécessite du temps et implique souvent de la souffrance, car elle passe par la destruction progressive des formes émotionnelles et intellectuelles auxquelles l’ego s’est identifié. Ces formes ne cèdent jamais sans résistance.
Il souligne que des qualités humaines telles que la tolérance, la compassion ou la patience, lorsqu’elles sont idéalisées, appartiennent encore à l’inconscience. Elles servent souvent à masquer une incapacité à voir clair ou à trancher intérieurement. La conscience réelle ne cultive pas des vertus : elle transcende les oppositions et agit depuis une compréhension directe.
Bernard de Montréal met en garde contre la dispersion de l’attention dans des concepts abstraits comme le karma, l’astral ou des systèmes explicatifs extérieurs. Ces cadres détournent l’ego de l’essentiel : la compréhension de soi-même dans l’instant. Chercher des causes invisibles à la culpabilité empêche de la dissoudre là où elle agit réellement, dans l’émotion et l’identification.
Il rappelle enfin que la libération de la culpabilité ne vient pas de la justification, de la réparation ou du pardon, mais de la lucidité. Lorsque l’ego cesse de se condamner et commence à se comprendre sans complaisance, la culpabilité perd sa fonction et se dissout d’elle-même.
Bernard de Montréal conclut que la culpabilité n’élève jamais la conscience. Elle l’alourdit. Seule une observation froide, intelligente et sans jugement permet à l’ego de se dégager de cette vibration et d’entrer dans une certitude intérieure stable.













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