Bernard de Montréal affirme que dans la conscience pure, il n’existe aucune spiritualité. La spiritualité appartient au domaine des formes, des compensations et des idéalisations de l’ego. La conscience pure, elle, est nue, directe, sans ornement, et totalement dégagée de toute recherche de valorisation intérieure.
Bernard de Montréal explique que le respect tel qu’il est généralement vécu est souvent artificiel. Il est conditionné par des règles sociales, des peurs ou des stratégies de l’ego pour maintenir une image acceptable. Ce respect de surface n’a rien à voir avec la lucidité réelle. Dans une conscience pure, le respect n’est pas une posture morale : il est une conséquence naturelle de la clarté intérieure, sans effort ni intention.
Il critique la société moderne pour son manque de respect fondamental, non pas au sens des conventions, mais au sens vibratoire. La violence psychologique est omniprésente, subtile, normalisée. Elle s’exprime à travers la manipulation, l’intrusion émotionnelle, le jugement et l’inconscience relationnelle. Les individus sensibles à la vibration ressentent fortement cette pression et finissent souvent par s’isoler pour préserver leur intégrité.
Bernard de Montréal précise que cet isolement n’est pas une fuite, mais une mesure de protection. La conscience affinée ne tolère plus l’incohérence vibratoire permanente. Là où l’inconscient cherche le groupe pour se rassurer, le conscient accepte la solitude comme un espace de stabilisation intérieure. La solitude cesse alors d’être une souffrance pour devenir un état fonctionnel.
Il partage que la souffrance joue un rôle précis dans ce processus. Elle n’est pas recherchée, mais elle est nécessaire pour créer un canal de conscience pure. La souffrance dissout les illusions, brise les formes de compensation et oblige l’ego à se dépouiller de ce qui l’empêche de voir clair. Sans cette traversée, la conscience reste teintée de spiritualité et d’idéalisme.
Bernard de Montréal souligne que ceux qui sont réellement conscients souffrent moins de la solitude que les inconscients. L’inconscient dépend des autres pour se définir et se sentir exister. Le conscient, lui, se suffit intérieurement, car sa référence n’est plus extérieure. Cette autonomie intérieure est incompatible avec les constructions spirituelles fondées sur le besoin de sens, de consolation ou d’espérance.
Il insiste sur le fait que la spiritualité est une étape transitoire de l’évolution humaine, mais qu’elle devient un obstacle dès que la conscience cherche à se purifier. Tant que l’homme a besoin de spiritualité, c’est qu’il n’est pas encore établi dans une conscience directe. Lorsque cette conscience s’installe, toute spiritualité devient superflue.
Bernard de Montréal conclut que la conscience pure ne se revendique pas, ne s’affiche pas et ne se conceptualise pas. Elle se vit dans le silence intérieur, la lucidité constante et l’absence totale de mise en scène personnelle. Là où la spiritualité parle, la conscience pure agit. Là où l’ego cherche à s’élever, la conscience se tient simplement présente.









0 commentaires