Bernard de Montréal affirme que si l’homme était réellement conscient, il ne travaillerait pas : il créerait. Le travail appartient à l’inconscience collective et à la survie de l’ego, tandis que la création relève directement de l’âme et de l’intelligence vivante.
Bernard de Montréal explique que, dans la société moderne, les responsabilités imposées à l’homme sont si lourdes qu’elles l’empêchent de se régénérer. Même après des périodes de repos, l’ego est contraint de retourner au travail pour maintenir son statut, sa sécurité et sa valeur sociale. Cette mécanique révèle que le travail n’est pas une expression de la vie, mais une condition de compensation imposée par l’inconscience.
Il précise que le travail confère à l’ego une identité, une reconnaissance et une justification d’exister. L’homme en vient alors à vivre à travers des valeurs humaines — statut, rendement, performance — plutôt qu’à partir de l’énergie réelle qui le traverse. Or, l’homme conscient ne vit pas de valeurs : il vit d’énergie.
Bernard de Montréal affirme que le travail est une condition imposée par l’inconscience de l’homme. Tant que l’ego domine, l’homme doit travailler pour survivre et se définir. À mesure que l’âme prend le contrôle, cette nécessité se dissout. L’homme peut alors perdre progressivement l’envie et même la capacité de travailler selon les anciens schémas, car son énergie n’est plus disponible pour des fonctions qui ne lui correspondent plus.
Il souligne que l’âme connaît l’avenir de l’homme et qu’elle provoque volontairement des chocs pour se réapproprier la personnalité de l’ego. Ces chocs peuvent prendre la forme de pertes de motivation, de ruptures professionnelles ou d’un désintérêt soudain pour le travail. Ce processus n’est ni une régression ni un échec : il est une réorganisation intérieure.
Bernard de Montréal insiste sur le fait qu’il ne faut pas s’inquiéter lorsque l’envie de travailler disparaît. Cette perte est souvent le signe que l’âme retire son énergie d’un mode de fonctionnement devenu obsolète. Résister à ce mouvement crée de la souffrance ; l’accepter permet une transition plus fluide vers une autre manière de vivre.
Il explique que l’homme doit apprendre à fonctionner sur le « pilote automatique » de l’âme. Cela implique de cesser d’interférer avec l’intellect, de vouloir comprendre ou contrôler le processus. Lorsque l’ego se retire, l’âme organise la vie selon une intelligence que l’homme ne peut anticiper.
Bernard de Montréal conclut que l’homme conscient ne travaille pas : il crée. Sa vie devient une expression directe de l’intelligence, sans effort forcé, sans compromis avec des structures mortes. Là où le travail épuise, la création nourrit. Là où le travail enferme, la création libère.











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