Bernard de Montréal éclaire ici la relation subtile entre le bien, le mal et l’inévitabilité de l’acte, montrant que l’évolution de la conscience humaine ne peut s’accomplir tant que l’homme demeure prisonnier de jugements moraux au lieu de comprendre les lois vibratoires qui gouvernent l’action.
Il est expliqué que le bien peut s’avérer plus dangereux que le mal, car il ne génère pas de culpabilité immédiate chez l’ego. Cette absence de friction intérieure maintient l’homme dans une illusion de justesse qui retarde l’affinement de la conscience. Le mal, en revanche, confronte directement l’ego à ses limites et provoque une souffrance qui force la remise en question et le dépassement.
La vérité elle-même est présentée comme une illusion dès lors qu’elle est saisie par la pensée. L’homme peine à comprendre la relation entre le mal planétaire et le mal cosmique, car il tente d’interpréter ces forces à partir de cadres moraux et personnels. Tant que la conscience demeure polarisée, elle ne peut saisir la fonction réelle de ces forces dans l’économie évolutive.
Il est fait référence à l’émergence de la sixième race humaine, marquée par une intensification des conflits énergétiques, notamment entre ce qui est nommé magie noire et magie blanche. Ces deux pôles traduisent des formes de manipulation des forces, révélant la nécessité pour l’homme de dépasser toute tentative de contrôle afin de devenir un canal conscient plutôt qu’un acteur polarisé. La montée de l’énergie dans l’homme accentue ces tensions et accélère les processus de dévoilement.
La volonté et l’intelligence apparaissent comme les seuls outils capables de transcender les concepts de bien et de mal. Elles permettent à la conscience de se situer au-delà du jugement et d’agir à partir d’une lucidité supérieure. Sans elles, l’homme demeure prisonnier de ses réactions et interprète l’inévitable comme une fatalité plutôt que comme une loi.
La conscience de l’inévitabilité de l’acte implique que toute action imparfaite engendre de la souffrance. Cette souffrance n’est pas punitive : elle est ajustative. Elle affine les vibrations de l’homme et l’oblige à corriger sa trajectoire jusqu’à ce que l’acte devienne juste. La perfection ne résulte pas d’une intention morale, mais d’une adéquation vibratoire entre l’intelligence, la volonté et l’action.
Mettre de l’ordre dans sa vie devient alors une nécessité fonctionnelle. Cet ordre ne relève pas d’une discipline extérieure, mais d’une cohérence intérieure où chaque geste, chaque décision, s’aligne sur une conscience non polarisée. C’est à cette condition que l’homme peut transcender les limitations matérielles et accéder à une conscience cosmique, libérée des illusions du bien, du mal et de la culpabilité.












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