Bernard de Montréal précise que la fusion ne constitue ni une finalité ni un idéal, mais un outil fonctionnel destiné à empêcher l’ego d’interférer avec les forces de lumière afin de permettre une évolution consciente et dirigée.
Il est expliqué que la fusion agit comme un mécanisme de protection et de clarification. Elle neutralise les interférences de l’ego lorsque celui-ci n’est pas encore suffisamment stabilisé pour soutenir seul le passage des forces de lumière. En ce sens, la fusion n’élève pas l’homme par elle-même : elle empêche surtout la déformation de l’intelligence par les résidus psychologiques et émotionnels.
La difficulté pour l’homme de sortir de son existence conditionnée sans aide extérieure est mise en évidence. Tant que la conscience demeure fragmentée, l’ego ne peut rompre seul avec les structures qui l’ont façonné. Toutefois, cette condition est transitoire. Il est affirmé qu’une période se termine, celle où l’homme dépendait d’initiés pour évoluer. L’avenir ne reposera plus sur la transmission par des figures extérieures, mais sur une activation directe de l’intelligence.
La sixième race est évoquée comme une humanité capable d’agir consciemment sur la matière. Cette capacité ne relève pas de pouvoirs spectaculaires, mais d’une maîtrise vibratoire fondée sur une intelligence intégrée. Les pères de la sixième race sont décrits comme des êtres immortels opérant dans l’invisible, soutenant l’évolution sans s’imposer dans la forme ou la parole.
La psychologie occupe une place centrale dans ce processus. Sans compréhension de ses mécanismes intérieurs, l’homme demeure vulnérable aux illusions et aux projections. La conscience psychologique devient alors un outil de discernement indispensable pour avancer sans se perdre dans des croyances ou des dépendances.
La mort est abordée comme une insulte à la conscience, non parce qu’elle met fin à la vie, mais parce qu’elle révèle le degré d’inconscience de l’humanité. Une personne consciente ne vit pas la mort de la même manière : elle n’y projette ni effroi ni dramatisation excessive. La souffrance liée à la mort dépend directement du degré d’identification à l’ego et à la mémoire.
La fusion, comprise comme un outil temporaire, perdra sa nécessité à mesure que l’homme développera une intelligence autonome et une volonté réelle. À ce stade, l’évolution ne passera plus par des médiations extérieures, mais par une relation directe entre la conscience et les forces de lumière, dans une humanité libérée de ses anciens supports.















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