Dans cette mini-rencontre, Bernard de Montréal approfondit la notion d’incertitude mentale et montre qu’elle n’est pas un état à tolérer ou à analyser, mais un phénomène à reconnaître et à neutraliser immédiatement par la conscience.
Il explique que l’homme aspire naturellement à un état de perfection et de bien-être, mais que cette aspiration est continuellement sabotée par l’insécurité et l’incertitude non reconnues. Tant que ces états sont rationalisés, justifiés ou intégrés à la personnalité, l’énergie de l’intelligence ne peut pas circuler librement.
La création de l’éther mental dépend directement de la capacité de l’homme à voir ses incertitudes sans les expliquer. Toute rationalisation maintient l’ego dans l’intellect et empêche l’éther mental de se stabiliser. L’intelligence pure, elle, n’a pas besoin de justification ni de raisonnement pour agir.
L’éther mental permet à l’homme de vivre sans être affecté par les fluctuations émotionnelles ou intellectuelles. Il empêche le gaspillage d’énergie psychologique et crée une continuité intérieure qui rend l’homme moins vulnérable aux événements extérieurs.
Bernard insiste sur le fait que l’évolution vers l’intelligence exige de dépasser à la fois l’illusion de certitude et l’attachement à l’insécurité. Ces deux pôles appartiennent au même registre mental inférieur. La sortie réelle se fait par l’établissement d’un intérêt vital, capable de canaliser l’énergie de l’intelligence dans l’action.
Lorsque cet intérêt vital est présent, l’homme cesse de chercher des garanties. Il agit à partir de l’intelligence et non à partir du doute ou du besoin de sécurité. L’incertitude mentale perd alors sa fonction et se dissout naturellement.


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