Le terme volonté, entendu comme principe, désigne dans l’instruction de Bernard de Montréal la force directive impersonnelle issue de l’esprit qui détermine l’action juste indépendamment des désirs, des peurs et des constructions psychologiques de l’ego.
Sur le plan opérationnel, la volonté-principe ne se manifeste pas par effort, tension ou projection mentale, mais par une injonction intérieure nette, silencieuse et non émotive qui s’impose sans débat. Elle tranche avant toute réflexion, oriente le geste sans justification et s’actualise dans la matière avec précision. Contrairement au vouloir personnel, qui appartient au plan psychologique et dépend des motivations de la personnalité, ce principe agit comme axe de gouverne réel de la conscience, utilisant l’ego comme instrument exécutif plutôt que comme centre décisionnel autonome.
Fonctionnellement, parler du principe de la volonté revient à distinguer une autorité intérieure supramentale d’une dynamique de contrôle mental. Son établissement correspond au passage de l’homme hors de l’agir volontaire vers une conduite fluide, directe et non polarisée, où chaque action découle d’une nécessité fonctionnelle perçue par l’esprit.

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