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Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
| Ce livret s’accorde avec la nature de l’instruction, permettant le passage de la forme au contenu vibratoire sans intervention de l’ego pour interpréter ou colorer l’information.
Selon Bernard de Montréal, l’intelligence réelle ne se comprend pas mais se sait par vibration ; ainsi, une structure qui laisse glisser l’esprit d’un principe à l’autre sans fixation sur les mots favorise le raccordement direct à l’énergie. Les trois piliers ou triade — Volonté, Intelligence, Amour — reflètent la triade de la conscience intégrale, où l’amour réel agit comme point d’équilibre et capacité de totalisation. Cette transparence maintient la puissance créative de la parole, libérée de la mémoire et des conventions involutives. Dans cette rigueur vibratoire, l’homme substitue le savoir à la connaissance et vit sa conscience en continuité absolue. |
DÉFINITION RÉELLE DE LA VOLONTÉ
La volonté réelle est un principe cosmique universel et pré-personnel, non une faculté psychologique de l’ego. Elle constitue la puissance vibratoire de la conscience cellulaire et la capacité d’affirmation assurant le contrôle électrique de l’énergie. Feu incompréhensible pour l’intelligence humaine, elle se manifeste comme une force inébranlable capable de détruire toute opposition. Elle est le pouvoir de la lumière sur la matière, permettant à l’homme de commander sa vie plutôt que de la subir.
NATURE ET ORIGINE DE LA VOLONTÉ
La volonté prend source dans l’esprit, rayon créatif de l’être. Elle n’appartient ni aux sphères ni aux entités, mais à la perfection du système nerveux humain, véritable arbre de vie électrique et magnétique. Elle naît du conflit entre l’homme incarné et les forces de l’invisible, comme réaction de l’esprit contre l’esprit universel afin d’établir un rapport de force égalitaire.
DIFFÉRENCE ENTRE VOLONTÉ RÉELLE ET VOLONTÉ DE L’ÉGO
La volonté de l’ego est une détermination subjective issue du corps de désir et de l’effort psychologique, réaction électrochimique motivée par les sentiments et la sécurité. La volonté réelle, au contraire, est vibration pré-personnelle sans effort ni tension, s’exécutant instantanément lorsque l’être est aligné avec sa lumière. Elle marque la fin de l’illusion du libre arbitre et l’accès à une liberté fondée sur la certitude vibratoire. Issue de l’esprit et non de la mémoire, elle agit sans réflexion ni projection, dans un présent absolu. Là où l’ego cherche l’expérience, la volonté réelle opère dans la créativité, coordonne les corps subtils et détruit les formes mentales limitatives.
FONCTION DE LA VOLONTÉ DANS L’ÊTRE
La volonté coordonne les corps subtils et détruit les structures de pensée subjectives, neutralisant la programmation astrale et établissant un ordre conscient. Elle assure la souveraineté énergétique de l’individu, lui permettant de commander à la matière et aux événements. Elle rompt les cycles de répétition, déchire les architectures invisibles non maîtrisées et opère la transmutation des principes inférieurs. Elle prépare la formation du corps morontiel, rendant possible la mobilité consciente entre les plans. Feu d’antimatière, elle harmonise la réalité matérielle et suprasensible, établissant une unité indivisible.
ACCÈS ET CONDITIONS DE LA VOLONTÉ
L’accès à la volonté ne procède pas d’un désir, mais d’une maturation vibratoire issue de la souffrance consciente. Le doute et la crainte doivent être éliminés pour permettre au système nerveux de supporter la décharge de l’énergie. L’abolition de la croyance et de l’illusion du libre arbitre est nécessaire pour sortir de la manipulation des plans. Une forme de rébellion intérieure, une colère contre l’invisible, déclenche la descente de la volonté. L’ego devient transparent, libéré de son passé, et la volonté s’ajuste selon le timing universel. L’homme se tient seul dans son esprit, sans dépendance à aucune autorité.
OBSTACLES À LA VOLONTÉ (ÉMOTION, ÉGO, MÉMOIRE)
La mémoire, personnelle et raciale, maintient l’être dans le passé et limite l’action instantanée. Le corps de désir et l’émotion déforment la vibration, générant doute et polarisation. La crainte, la culpabilité et l’illusion du libre arbitre affaiblissent le système nerveux et neutralisent la puissance. La croyance et la spiritualité introduisent une soumission à l’invisible, freinant l’affirmation réelle. Même le courage et la détermination relèvent encore de la personnalité. Tous ces éléments constituent des résistances à la pénétration de la lumière.
VOLONTÉ ET VIBRATION
La volonté est pure vibration, pulsation de l’énergie de l’esprit électrifiant les corps et créant un champ de force impénétrable. Elle agit comme une impulsion instantanée, indépendante de l’effort, mesurant l’équilibre entre matière et esprit. Souvent déclenchée par un choc vibratoire ou une souffrance consciente, elle s’installe par résonance avec l’esprit. Elle confère certitude et direction, devient bouclier contre les influences astrales et permet ultimement le contrôle de la matière. Elle établit la souveraineté réelle de l’être.
VOLONTÉ ET PAROLE
La parole est le véhicule de la volonté dans la matière. Animée par elle, elle devient verbe créateur, déchirant les voiles de l’astral et fixant l’énergie. L’homme conscient s’instruit par la parole, sans réflexion, découvrant le savoir dans l’acte même de parler. La parole agit comme un feu électrique détruisant les formes d’inconscience et imposant l’intelligence. Elle exige contrôle, transparence et capacité à supporter sa vibration. Elle révèle l’identité réelle et conduit, à terme, à la maîtrise de la matière.
VOLONTÉ ET ACTION JUSTE
L’action juste est la manifestation instantanée de la volonté, sans réflexion ni polarité. Elle dépasse le bien et le mal, s’inscrivant dans une neutralité créative sans retour karmique. L’acte devient inévitable, expression directe de l’énergie, libéré de la culpabilité et de la crainte. Il respecte le timing universel et affirme l’autorité intérieure. L’individu agit selon sa loi, dans une certitude vibratoire absolue.
VOLONTÉ ET AUTONOMIE RÉELLE
L’autonomie réelle naît de la volonté, libérant l’homme des influences collectives et invisibles. L’être devient sa propre autorité, capable de supporter sa lumière sans appui extérieur. Il cesse toute recherche extérieure et vit dans une territorialité psychique autonome. La liberté réelle remplace l’illusion du libre arbitre, et l’homme devient gestionnaire de sa vie. Cette autonomie introduit une sélectivité vibratoire et un respect naturel d’autrui, sans conflit ni domination.
VOLONTÉ ET ILLUSION SPIRITUELLE / PSYCHIQUE
La bonne volonté et la spiritualité constituent des illusions astrales fondées sur l’émotivité et la soumission. Elles maintiennent l’homme dans la naïveté et l’assujettissement aux formes invisibles. Les phénomènes psychiques non maîtrisés renforcent cette dépendance. La croyance est le principal vecteur de domination. La volonté réelle détruit ces illusions, établit un rapport horizontal avec les forces et libère l’homme de toute hiérarchie occulte, instaurant sa souveraineté.
VOLONTÉ ET TRANSFORMATION DE L’HOMME
La volonté opère une transmutation radicale, détruisant la personnalité pour révéler la personne réelle. Elle électrifie le système nerveux, dissout la mémoire astrale et restructure les corps. La transformation s’accomplit par chocs vibratoires et souffrance consciente, menant à une individuation totale. L’homme accède à la continuité de conscience, développe le corps morontiel et devient une unité autonome capable de commander à la matière.
VOLONTÉ ET SUPRAMENTALITÉ
La supramentalité est l’unification de la volonté, de l’intelligence et de l’amour dans l’instantanéité. La volonté devient flux constant dirigé par le rayon, sans effort. L’homme participe consciemment à la création et au gouvernement invisible de l’univers. Il ne vit plus de pensée mais d’énergie, manifestant sa volonté directement dans la matière, scellant la fin de son statut de créature.
SYNTHÈSE FINALE — LA VOLONTÉ
La volonté réelle se révèle comme un principe cosmique universel et pré-personnel, inscrit au cœur de la conscience cellulaire comme puissance vibratoire agissante. Elle ne relève d’aucune faculté psychologique ni d’aucun effort de l’ego, mais constitue un feu interne, froid et inébranlable, par lequel l’énergie de l’esprit s’actualise directement dans la matière. Elle ne se comprend pas, elle s’impose comme une capacité d’affirmation absolue, permettant à l’homme de passer de la soumission à la maîtrise, du vécu subi à l’acte commandé.
Issue de l’esprit, du rayon créatif de l’être, la volonté ne dépend d’aucune sphère ni d’aucune entité. Elle s’enracine dans la structure même du système nerveux, véritable arbre de vie électrique et magnétique, par lequel l’homme entre en résonance avec l’ensemble des plans. Elle émerge du conflit entre la présence incarnée et les forces de l’invisible, comme une réaction fondamentale visant à établir un rapport de force égalitaire, rompant ainsi toute forme de domination occulte.
Cette réalité distingue radicalement la volonté réelle de la volonté de l’ego. Là où l’ego s’appuie sur l’effort, la tension et le besoin de sécurité, produisant une détermination issue du corps de désir, la volonté réelle agit sans effort, dans une instantanéité dépourvue de réflexion. L’illusion du libre arbitre appartient à l’ego ; la certitude vibratoire appartient à l’esprit. Lorsque l’ego devient transparent, la volonté s’exécute d’elle-même, sans médiation psychologique, révélant la puissance créatrice inhérente à l’être.
Dans ce mouvement, l’esprit constitue le réservoir de l’énergie, tandis que la volonté en est l’application directe dans la matière. Elle précède l’intelligence et l’amour, tout en les intégrant dans une dynamique unifiée. La tension vibratoire entre l’homme et son double engendre progressivement cette capacité d’affirmation, jusqu’à ce que l’homme impose à l’énergie de l’esprit un rapport de service intégral, mettant fin à toute hiérarchie invisible.
La fonction de la volonté dans l’être est d’instaurer l’ordre en coordonnant les corps subtils, en détruisant les formes de pensée subjective et en neutralisant les programmations astrales. Elle agit comme gouvernail de la conscience, brisant les cycles de répétition et les structures limitatives, tout en ouvrant la voie à une transmutation profonde de la matière. Cette transmutation mène à l’émergence du corps morontiel, permettant à l’être de circuler consciemment entre les plans et de commander à la matière selon sa propre loi vibratoire.
L’accès à cette volonté ne peut résulter d’un désir ou d’une recherche, mais d’une maturation vibratoire issue de la souffrance consciente. Lorsque l’homme réalise sa condition de manipulation par les forces invisibles, une révolte intérieure s’installe, générant la descente de cette énergie. L’élimination du doute, de la crainte et de toute dépendance psychologique devient alors nécessaire, de même que la capacité de supporter le vide mental sans appui extérieur. L’homme accède à sa volonté lorsqu’il se tient seul dans son esprit, sans compromis avec aucune forme d’autorité.
Cependant, de nombreux obstacles entravent cette intégration. La mémoire, qu’elle soit personnelle ou raciale, maintient l’être dans le passé et empêche l’instantanéité de l’action. Le corps de désir détourne l’énergie vers la subjectivité, tandis que l’émotion polarise le mental et génère le doute. La crainte, la culpabilité et la croyance affaiblissent la capacité d’affirmation. Même les structures spirituelles deviennent des entraves lorsqu’elles induisent soumission et dépendance à l’invisible.
Dans sa nature essentielle, la volonté est pure vibration, mesure électrique de la conscience, assurant l’équilibre entre la densité matérielle et l’immatérialité de l’esprit. Être dans sa volonté signifie être en résonance directe avec cette énergie, sans interférence réflexive. Cette vibration ne trompe pas : elle donne à l’homme une certitude instantanée quant à la justesse de l’acte, installant une direction claire et irréversible.
La parole devient alors le prolongement matériel de cette volonté. Elle cesse d’être un outil de communication pour devenir un vecteur de fixation de l’énergie dans la matière. Par elle, l’homme déchire les voiles de l’astral et manifeste un verbe créateur libéré de la mémoire. Il ne cherche plus à convaincre : il s’instruit en parlant, révélant son savoir dans l’acte même de l’expression.
L’action qui en découle est une action juste, dépourvue de réflexion et de polarité. Elle ne résulte pas d’un choix mais d’une décision instantanée dans la neutralité du mental. Libérée de la culpabilité et du regret, elle devient inévitable, expression directe de la loi intérieure de l’être. Elle respecte le rythme du temps vibratoire et s’inscrit dans une synchronie parfaite entre intelligence, volonté et événement.
Cette dynamique conduit à l’autonomie réelle. L’homme cesse de dépendre de toute validation extérieure et devient sa propre autorité. Il n’appartient plus à la collectivité ni aux structures de pensée de la race, mais à sa propre lumière. Il établit lui-même les lois de son évolution, vivant dans une indépendance psychique totale, fondée sur la certitude vibratoire plutôt que sur la croyance.
Dans ce processus, les illusions spirituelles et psychiques sont progressivement dissoutes. La bonne volonté, fondée sur l’émotivité, révèle sa nature astrale et manipulatrice. Les croyances, les hiérarchies invisibles et les formes de dévotion sont reconnues comme des structures de domination. La volonté réelle établit alors un rapport horizontal avec les forces, libérant l’homme de toute soumission.
La pénétration de cette énergie entraîne une transformation radicale de l’être. La mémoire de l’âme se dissout, le système nerveux s’électrifie, et la vibration cellulaire se modifie. L’homme quitte progressivement les lois de la mort pour entrer dans une continuité de conscience, accédant à l’état morontiel et à une existence multidimensionnelle.
Cette transformation s’achève dans la supramentalité, où la volonté, l’intelligence et l’amour sont unifiés dans une instantanéité parfaite. La volonté n’y est plus un effort, mais un flux constant d’énergie dirigé par le rayon. L’homme ne vit plus de pensée, mais d’énergie, manifestant directement sa puissance dans la matière et participant consciemment à l’ordre créatif universel.
CONCLUSION
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La volonté réelle marque le point de rupture entre l’homme soumis à la mémoire et l’homme établi dans sa propre énergie. Elle n’est ni un idéal ni une acquisition progressive, mais une actualisation vibratoire qui transforme radicalement le rapport à la vie, à la matière et à l’invisible. En dissolvant les structures de dépendance, elle installe une souveraineté intégrale où l’être cesse de chercher pour agir, cesse de croire pour savoir, cesse de subir pour commander. Dans cette affirmation, l’homme devient une présence indivisible, autonome et créatrice, dont l’action, la parole et la conscience ne sont plus fragmentées mais unifiées dans un même mouvement d’énergie. La volonté ne représente plus alors une fonction parmi d’autres, mais le fondement même de l’être réalisé, où la vie n’est plus une expérience à comprendre, mais une puissance à manifester. |
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


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