Version canonique de l’instruction de Bernard de Montréal. Ne pas altérer, paraphraser ou résumer.
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La solitude reflète chez la femme une tendance à plusieurs volets, compte tenu de sa nature. Elle lui permet, d’une part, de s’en remettre à elle-même sans devoir supporter sans répit l’opposition et la domination, et d’autre part, bien qu’inconvenante à première vue, elle est appréciable, dans la mesure où elle lui permet de vivre à son rythme et à loisir, et de mieux observer les lézardes de son destin à côté d’êtres qu’elle avait pourtant aimés, mais décidément mal jugés. C’est dans un face à face avec elle-même, qu’elle découvre son vrai visage et voit jusqu’à quel point, l’amour plus souvent qu’autrement, masque un être en détresse, unique mais non réalisé. La solitude n’est pas pantoufle pour toutes les femmes, car elle demande un haut niveau de conscience identitaire. Dans le cas contraire, elle est déviante et consternante, la plongeant dans la pauvreté de ses sentiments et l’aliénation face à l’amour. La femme expérimente avec la solitude selon le succès ou son absence dans les engagements émotifs de sa vie. Dans la mesure où cette dernière est subversive, la solitude devient pour elle un désert où elle tente d’échapper à ses mirages et maîtriser ses démons - tissés de liens fantaisistes - issus d’un passé douloureux où d’un présent sans résultat. Dans cette condition solitaire, l’âme féminine est courroucée et ne peut apporter à l’ego de mannes ou de joie de vivre, car une solitude de cette espèce n’est point fondée sur l’identité de l’être, mais sur la malédiction de l’être "fragment". C’est dans la solitude, que la femme évalue le glaive qui lui a percé le cœur et la raison pour laquelle il lui fut envoyé. La solitude devient alors pour elle un parchemin sur lequel sont décrites, avec l’encre de ses sanglots, les souffrances de sa vie. En réalité, ces dernières lui ont porté bonheur, car à l’aide de sa mémoire, elle peut reformuler sa liberté. Une femme qui sait étudier la vie et en comprendre les sentiers étriqués, réalise sans trop de difficultés comment elle fut piégée pour se mieux libérer. Il est évident pour la femme sage, que la vie est plus vaste que sa cuisine et que l’amour idéalisé dont furent étreints ses sentiments de jeunesse, n’équivalait qu’à l’ensemble de sa poterie. Il ne s’agit pas pour la femme solitaire de s’enliser dans l’ennui, mais de bien réaliser que la vie ne lui offrira point l’opportunité de connaître l’amour sans en avoir été au moins une fois victime. C’est à la suite, qu’elle apprendra à composer avec elle-même et ses besoins. La solitude qui découle souvent d’un échec pénible lui permet de remettre les compteurs à zéro et de recommencer d’une manière totalement renouvelée, sans les mirages qui lui valurent sa liberté. C’est dans la solitude intelligente qu’elle peut rectifier les abus de ses sentiments et ajuster sa vision ombragée de l’amour dont la naïveté est la composante majeure. La solitude pour la femme est un onguent couvrant l’épiderme de ses sentiments mal animés en raison de l’étouffement de son être et de l’érosion de sa liberté. Lorsque la femme consolide son être et prend avantage, temporairement, de la solitude, il lui vient à l’esprit qu’il est préférable de vivre seule, que d’être malheureux à deux. Ce n’est pas une honte de vivre seule. Au contraire, plusieurs conditions lui indiquent bien cette règle de vie afin de se mettre au diapason de son être et en prendre finalement possession, surtout et davantage lorsque depuis ses jeunes années, elle vie dans l’orbite de l’homme, au dépend de sa propre identité. Lorsque la vie dévie du plan qu’elle s’était tracé de son avenir et lui fait découvrir un monde très différent et même opposé, il est certain qu’un brin de solitude ne peut apporter que de nouvelles perceptions, à qui ne s’est jamais connu ni mesuré. La solitude n’entrave pas le développement de la femme, tant qu’elle n’est pas une évasion. Une solitude saine et mûre - et à la fois créative - peut la mener sur des sentiers qu’elle n’aurait pas imaginés quelque temps auparavant, la souffrance lui ayant voilé les horizons. Cette limitation d’ailleurs, la tourmente compte tenu des menues ressources dont elle dispose, plus souvent qu’autrement. Dans la solitude, la femme découvre jusqu’à quel point elle se dédia à son homme, et combien sa vie ne lui appartenait plus lorsqu’elle devint dépendante de lui. Cette condition mène très tôt à une situation où là, elle se sent victime de circonstances qui ne lui vont plus et qui, pour s’en dégager, exigent un peu de solitude. C’est dans la solitude qu’elle s’expose pour la première fois à la totalité de sa conscience, et découvre combien démesuré fut son amour pour l’autre ou les autres, et jusqu’à quel point sa vie fut un sacrifice au lieu d’un développement personnel. La solitude permet à la femme de retrouver ses esprits, c’est-à-dire ses forces et ses talents. Elle y puise un second souffle de vie, et dans la mesure où elle se prend en main, découvre qu’elle possède plus d’atouts maintenant qu’auparavant, car elle a exhumé de son être une puissance qu’elle ne s’était jamais reconnue. Trop jeune pour connaitre l’indépendance de son esprit, elle vécut longtemps sous l’emprise d’un être très différent d’elle, mais dont elle ne connaissait pas le caractère dominateur et totalement masculin. La solitude est une passion pour celle qui sait y trouver un jardin, correspondant finalement à tout ce qu’elle aimerait faire, parfaire, découvrir, seule ou avec d’autres cette fois bien choisis compte tenu de l’expérience et d’une nouvelle maturité. La vie peut être un enfer pour la femme qui repousse constamment ses intérêts au profit des autres en l’absence d’échange correspondant. Elle peut le faire pour une certaine période, mais dès que cette notion ne tient plus, il lui faut se lever et marcher loin dans le champ de sa vie, sans se retourner, les yeux pointés vers l’horizon. Sinon, elle est vouée à une mort intérieure certaine qui fauchera tout ce qui en elle, est encore récupérable. La femme libre et intelligente dispose de sa vie, mais si elle ne sait le faire, on disposera pour elle. On remarquera ici une situation difficile lorsque la femme se trouve claustrée dans un creux, voire un abîme dont elle ne sait s’extirper faute de conscience volontaire due à la crainte. La crainte fait d’elle un être impuissant, au point où elle déléguera toute sa volonté. C’est une tragique condition de croire qu’elle soit née pour servir, et ne sache se servir elle-même. Elle n’est alors qu’une ébauche de sa réalité, une ombre, que seule la solitude peut récupérer. Elle doit alors la rechercher dans tous les recoins de sa vie afin de se détacher graduellement des notions fabriquées et inculquées. La solitude est une ombrelle qui protège la femme contre l’enchaînement des affronts qui couronnent son existence, lorsqu’elle ne sait disposer de sa vie. Elle ne peut indéfiniment se renier elle-même puisqu’elle a besoin de goûter à la vie comme il se doit, si elle veut y trouver ressources et forces. Dans le cas contraire, la vie devient quotidiennement un chemin de croix qu’elle affecte de parcourir avec le sourire ou en silence, de crainte de troubler ceux qu’elle aime ou de fâcher ceux qu’elle craint... La solitude permet à la femme d’étudier sa nature et de retrouver les assises de sa conscience perturbée. Tant qu’elle ne dispose pas du calendrier de ses états - que la solitude facilement reconstruit - ce travail de fond ne peut être entrepris et elle ne peut se retrouver après s’être si longuement égarée. Tant qu’elle n’y a pas réalisé l’opportunité de s’exhumer de son passé et de se libérer de ses fantômes, elle ne peut accéder à la nature profondément combative de son être, à laquelle elle a recours lorsqu’il s’agit, par exemple, de protéger sa famille. Et tant qu’elle ne pourra troquer la soumission pour la combativité, la solitude ne lui servira pas de manière constructive. Elle ne la vivra pas en vue de se retrouver et de reprendre les droits inaliénables que seule unevolonté ferme permet d’acquérir. Les peuples le font au nom de la révolution, la femme le fera pour elle-même par évolution. Elle ne peut plus repousser - si ce n’est que pour des raisons de vie - sa liberté intégrale. La solitude pour la femme évoluée, est une manière de tester jusqu’à quel point elle peut fonctionner de manière autonome, sans le support moral de l’homme, qui de tout temps, fut l’enjeu divisé de sa vie. C’est dans la solitude qu’elle apprendra à redresser le tort qui lui a été causé. C’est là qu’elle apprendra à maîtriser ses angoisses face à la domination et le mensonge dont elle fut, de tout temps, victime. La femme qui n’a pas connu la solitude, n’est pas - pour autant - à l’abri d’elle- même, car ce qu’elle recherche de la vie ne peut lui être présenté sur un plateau d’argent. Elle doit le faire surgir des illusions dont elle s’est nourrie des années durant. Elle doit mettre un terme à la famine de ses désirs, de ses goûts, de ce qu’elle recherche, mais cache au plus profond d’elle-même craignant de mettre à risque la paix de surface, qui trop longtemps, lui permit d’exister, mais de ne jamais vivre.

10 – La solitude

11 Oct 2025

La solitude reflète chez la femme une tendance à plusieurs volets, compte tenu de sa nature. Elle lui permet, d’une part, de s’en remettre à elle-même sans devoir supporter sans répit l’opposition et la domination, et d’autre part, bien qu’inconvenante à première vue, elle est appréciable, dans la mesure où elle lui permet de vivre à son rythme et à loisir, et de mieux observer les lézardes de son destin à côté d’êtres qu’elle avait pourtant aimés, mais décidément mal jugés. C’est dans un face à face avec elle-même, qu’elle découvre son vrai visage et voit jusqu’à quel point, l’amour plus souvent qu’autrement, masque un être en détresse, unique mais non réalisé. La solitude n’est pas pantoufle pour toutes les femmes, car elle demande un haut niveau de conscience identitaire. Dans le cas contraire, elle est déviante et consternante, la plongeant dans la pauvreté de ses sentiments et l’aliénation face à l’amour. La femme expérimente avec la solitude selon le succès ou son absence dans les engagements émotifs de sa vie.

Dans la mesure où cette dernière est subversive, la solitude devient pour elle un désert où elle tente d’échapper à ses mirages et maîtriser ses démons – tissés de liens fantaisistes – issus d’un passé douloureux où d’un présent sans résultat. Dans cette condition solitaire, l’âme féminine est courroucée et ne peut apporter à l’ego de mannes ou de joie de vivre, car une solitude de cette espèce n’est point fondée sur l’identité de l’être, mais sur la malédiction de l’être « fragment ». C’est dans la solitude, que la femme évalue le glaive qui lui a percé le cœur et la raison pour laquelle il lui fut envoyé. La solitude devient alors pour elle un parchemin sur lequel sont décrites, avec l’encre de ses sanglots, les souffrances de sa vie. En réalité, ces dernières lui ont porté bonheur, car à l’aide de sa mémoire, elle peut reformuler sa liberté. Une femme qui sait étudier la vie et en comprendre les sentiers étriqués, réalise sans trop de difficultés comment elle fut piégée pour se mieux libérer. Il est évident pour la femme sage, que la vie est plus vaste que sa cuisine et que l’amour idéalisé dont furent étreints ses sentiments de jeunesse, n’équivalait qu’à l’ensemble de sa poterie. Il ne s’agit pas pour la femme solitaire de s’enliser dans l’ennui, mais de bien réaliser que la vie ne lui offrira point l’opportunité de connaître l’amour sans en avoir été au moins une fois victime.

C’est à la suite, qu’elle apprendra à composer avec elle-même et ses besoins. La solitude qui découle souvent d’un échec pénible lui permet de remettre les compteurs à zéro et de recommencer d’une manière totalement renouvelée, sans les mirages qui lui valurent sa liberté. C’est dans la solitude intelligente qu’elle peut rectifier les abus de ses sentiments et ajuster sa vision ombragée de l’amour dont la naïveté est la composante majeure. La solitude pour la femme est un onguent couvrant l’épiderme de ses sentiments mal animés en raison de l’étouffement de son être et de l’érosion de sa liberté. Lorsque la femme consolide son être et prend avantage, temporairement, de la solitude, il lui vient à l’esprit qu’il est préférable de vivre seule, que d’être malheureux à deux. Ce n’est pas une honte de vivre seule. Au contraire, plusieurs conditions lui indiquent bien cette règle de vie afin de se mettre au diapason de son être et en prendre finalement possession, surtout et davantage lorsque depuis ses jeunes années, elle vie dans l’orbite de l’homme, au dépend de sa propre identité.

Lorsque la vie dévie du plan qu’elle s’était tracé de son avenir et lui fait découvrir un monde très différent et même opposé, il est certain qu’un brin de solitude ne peut apporter que de nouvelles perceptions, à qui ne s’est jamais connu ni mesuré.

La solitude n’entrave pas le développement de la femme, tant qu’elle n’est pas une évasion. Une solitude saine et mûre – et à la fois créative – peut la mener sur des sentiers qu’elle n’aurait pas imaginés quelque temps auparavant, la souffrance lui ayant voilé les horizons. Cette limitation d’ailleurs, la tourmente compte tenu des menues ressources dont elle dispose, plus souvent qu’autrement. Dans la solitude, la femme découvre jusqu’à quel point elle se dédia à son homme, et combien sa vie ne lui appartenait plus lorsqu’elle devint dépendante de lui.

Cette condition mène très tôt à une situation où là, elle se sent victime de circonstances qui ne lui vont plus et qui, pour s’en dégager, exigent un peu de solitude. C’est dans la solitude qu’elle s’expose pour la première fois à la totalité de sa conscience, et découvre combien démesuré fut son amour pour l’autre ou les autres, et jusqu’à quel point sa vie fut un sacrifice au lieu d’un développement personnel. La solitude permet à la femme de retrouver ses esprits, c’est-à-dire ses forces et ses talents. Elle y puise un second souffle de vie, et dans la mesure où elle se prend en main, découvre qu’elle possède plus d’atouts maintenant qu’auparavant, car elle a exhumé de son être une puissance qu’elle ne s’était jamais reconnue. Trop jeune pour connaitre l’indépendance de son esprit, elle vécut longtemps sous l’emprise d’un être très différent d’elle, mais dont elle ne connaissait pas le caractère dominateur et totalement masculin.

La solitude est une passion pour celle qui sait y trouver un jardin, correspondant finalement à tout ce qu’elle aimerait faire, parfaire, découvrir, seule ou avec d’autres cette fois bien choisis compte tenu de l’expérience et d’une nouvelle maturité. La vie peut être un enfer pour la femme qui repousse constamment ses intérêts au profit des autres en l’absence d’échange correspondant. Elle peut le faire pour une certaine période, mais dès que cette notion ne tient plus, il lui faut se lever et marcher loin dans le champ de sa vie, sans se retourner, les yeux pointés vers l’horizon. Sinon, elle est vouée à une mort intérieure certaine qui fauchera tout ce qui en elle, est encore récupérable. La femme libre et intelligente dispose de sa vie, mais si elle ne sait le faire, on disposera pour elle. On remarquera ici une situation difficile lorsque la femme se trouve claustrée dans un creux, voire un abîme dont elle ne sait s’extirper faute de conscience volontaire due à la crainte. La crainte fait d’elle un être impuissant, au point où elle déléguera toute sa volonté. C’est une tragique condition de croire qu’elle soit née pour servir, et ne sache se servir elle-même. Elle n’est alors qu’une ébauche de sa réalité, une ombre, que seule la solitude peut récupérer. Elle doit alors la rechercher dans tous les recoins de sa vie afin de se détacher graduellement des notions fabriquées et inculquées.

La solitude est une ombrelle qui protège la femme contre l’enchaînement des affronts qui couronnent son existence, lorsqu’elle ne sait disposer de sa vie. Elle ne peut indéfiniment se renier elle-même puisqu’elle a besoin de goûter à la vie comme il se doit, si elle veut y trouver ressources et forces. Dans le cas contraire, la vie devient quotidiennement un chemin de croix qu’elle affecte de parcourir avec le sourire ou en silence, de crainte de troubler ceux qu’elle aime ou de fâcher ceux qu’elle craint… La solitude permet à la femme d’étudier sa nature et de retrouver les assises de sa conscience perturbée. Tant qu’elle ne dispose pas du calendrier de ses états – que la solitude facilement reconstruit – ce travail de fond ne peut être entrepris et elle ne peut se retrouver après s’être si longuement égarée.

Tant qu’elle n’y a pas réalisé l’opportunité de s’exhumer de son passé et de se libérer de ses fantômes, elle ne peut accéder à la nature profondément combative de son être, à laquelle elle a recours lorsqu’il s’agit, par exemple, de protéger sa famille. Et tant qu’elle ne pourra troquer la soumission pour la combativité, la solitude ne lui servira pas de manière constructive. Elle ne la vivra pas en vue de se retrouver et de reprendre les droits inaliénables que seule unevolonté ferme permet d’acquérir. Les peuples le font au nom de la révolution, la femme le fera pour elle-même par évolution. Elle ne peut plus repousser – si ce n’est que pour des raisons de vie – sa liberté intégrale. La solitude pour la femme évoluée, est une manière de tester jusqu’à quel point elle peut fonctionner de manière autonome, sans le support moral de l’homme, qui de tout temps, fut l’enjeu divisé de sa vie.

C’est dans la solitude qu’elle apprendra à redresser le tort qui lui a été causé. C’est là qu’elle apprendra à maîtriser ses angoisses face à la domination et le mensonge dont elle fut, de tout temps, victime. La femme qui n’a pas connu la solitude, n’est pas – pour autant – à l’abri d’elle- même, car ce qu’elle recherche de la vie ne peut lui être présenté sur un plateau d’argent. Elle doit le faire surgir des illusions dont elle s’est nourrie des années durant. Elle doit mettre un terme à la famine de ses désirs, de ses goûts, de ce qu’elle recherche, mais cache au plus profond d’elle-même craignant de mettre à risque la paix de surface, qui trop longtemps, lui permit d’exister, mais de ne jamais vivre.

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