La famille est un monde fermé où la femme devrait être libre de s’actualiser, de s’exprimer et de faire valoir sa volonté. Elle devrait pouvoir y fait valoir ses vues les plus profondes, et en marquer positivement ses membres. Malheureusement, c’est dans la famille, souvent, qu’elle ressent pour la première fois la fragilité, voire la nostalgie de sa liberté et l’angoisse de la prisonnière. Dans ce milieu mitigé, elle se sent parfois faussement valorisée suite à des années d’aliénation passive de son être. La famille est une enclave, dont les structures varient selon les cultures. Grace à la modernité, la diversité culturelle se rétrécie et la servitude de la femme – historiquement – liée à la famille, s’estompe rapidement en raison des changements de perception, apportés à son attention par la médiatisation adoptée par la majorité des cultures. Bien que la famille représente pour la femme, une raison d’être incontournable, elle ne doit pasréprimer son être, et la plonger dans un abîme irréconciliable avec sa réalité, car toute famille possède des fissures et des imperfections réfléchies par ses membres.
Ces lacunes risquent de la marquer, tant et aussi longtemps qu’elle n’en prend pas conscience. Les fissures doivent être perçues et ajustées, en fonction de la liberté de son être, sinon la famille risque de devenir une prison dorée. La femme est friande d’excuses lorsqu’il s’agit de pardonner la famille. Elle s’expose à une multitude d’injures au nom de la famille. Elle permet que s’abatte son moral pour que celui de la famille perdure. Dans certaines sociétés, la famille est devenue le microcosme de la société, alors qu’elle est réévaluée dans les pays plus avancés et plus libérés. L’esprit de la femme cherche à se libérer des structures qui ont tapissé de rejets sa vie, de manière impardonnable, sans mentionner les insultes à sa personne. Au nom de la famille, des millions de femmes sont mortes intérieurement. Sur l’autel de la famille, des religions ont survécu durant des siècles et imposé leur statut, leur contrôle, et leur domination, toujours selon les Écritures. Au nom de la famille, de l’État et des religions, le moral de la femme a été abattu et sa liberté réprimée, afin que le pouvoir et les forces de domination se perpétuent.
La famille est un joyau de conscience humaine organisée, lorsque ses membres ne l’utilisent pas pour en émousser la fondatrice. La femme reconnaît – mais n’admet pas sans réticence – les vices cachés, qui maintiennent et protègent la famille, mais restreignent sa vie. Si elle veut vivre au lieu d’exister, il lui faudra convenir et admettre que rien n’est sacré dans la vie, sauf la vie et la liberté, sans laquelle elle ne peut vivre. Les religions ont proposé aux masses la notion du sacré, pour contrer toute rébellion contre leur autorité. Elles sont à l’origine des conflits séculaires marqués au fer de l’ignorance, par des états d’esprits inconsistants avec la liberté. Elles ont qualifié de « sacré » le caractère de la famille pour assurer la croissance numéraire de leurs troupeaux de moutons et le maintien de leur hégémonie politique et religieuse. La modernité engagera l’humanité entière, et les abus contre la conscience féminine – éveillée parl’information – diminueront de manière proportionnelle. La femme a droit à la reconnaissance de son identité féminine à n’importe quel prix. Quelle que soit l’importance de la famille dans la vie de ses membres, la mère, la femme, doit pouvoir accéder librement et de manière satisfaisante à ses besoins sinon elle n’est que la gardienne à plein temps d’un groupe d’individus que l’amour irréfléchi protège à ses dépens. Elle ne doit pas être dépossédée de son droit, et de sa joie de vivre, parce qu’on lui reconnaît le titre de « reine du foyer ». Beaucoup de femmes préféreraient ne pas être reine et jouir un peu plus de la vie. Les mères qui tuent leurs enfants, ont injustement été piégées dans un rôle abusif, les maris ayant refusé d’y reconnaître – avant que ce ne fût trop tard – la pauvreté de leur existence.
Il s’agit de peu pour que déborde le vase, après des années de dépression envahissante et sans issue. Au le sein de leurs familles, un nombre inavouable de femmes se savent mal rémunérées alors que les membres ne s’en pas rendent pas compte jusqu’au jour où éclate la crise, prenant tous et chacun, par surprise. Avec les changements radicaux rasant les pays les plus dégagés des traditions, le mouvement de la femme, de la mère de famille, pour une plus grande panoplie de choix créera des remous importants. Les peuples ont vécu durant des siècles sous la tutelle des religions et ils ont supporté leurs idéologies familiales rigides mais la modernité changera les habitudes et les mœurs.
Ceci créera un nouveau gabarit de la vie familiale. Ce que l’on commence à discerner aujourd’hui – même si ce que l’on voit ne fait pas toujours notre affaire – fait partie de l’avenir, manière de s’y habituer. Avec l’évolution, ce sont les individus qui décideront de la dynamique familiale, et non les institutions archaïques, dont le rôle s’estompera au fur et à mesurent où l’information se démocratisera. Le temps des révolutions populaires tire à sa fin et il sera suivi d’une très longue période évolutive, où l’individu primera sur la collectivité.

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