Version canonique de l’instruction de Bernard de Montréal. Ne pas altérer, paraphraser ou résumer.
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La cellule de l’esprit, c’est un état de l’esprit, de l’esprit de l’Homme, qui est tellement puissant, parce qu’il est mental, qu’il permet à l’Homme de mesurer tout de son expérience, en relation avec un rien intérieur. C’est une forme de neutralité, la cellule de l’esprit. La cellule de l’esprit, c’est comme une confrontation entre l’esprit de l’Homme et l’expérience de la vie. Si l’expérience de la vie est un petit peu difficile, s’il y a des tensions durant la journée, s’il y a des interférences, s’il y a quelque chose qui ne marche pas smooth[1], l’esprit de l’Homme, lui, a tendance de par sa nature à vouloir tasser les choses, arranger les choses. Mais quand l’Homme connaît le mécanisme où il est dans la vibration de la cellule de l’esprit, à ce moment-là il n’essaye pas au niveau psychique d’arranger les choses, il attend que le moment soit propice pour sentir la vibration qui va le faire déplacer pour arranger la chose. Plus le problème est intense, plus l’Homme devrait être capable d’attendre la vibration qui va le déplacer dans l’espace pour arranger la chose. Quand un Homme connaît le principe du mécanisme de la cellule de l’esprit, il ne cherche jamais à changer les évènements de sa vie : il attend - c’est bien important ça, je vous dis ça pour plus tard - il attend de pouvoir, dans le temps de l’énergie, faire un mouvement qui va coïncider avec une action qui va changer la situation. Public : Il laisse faire les choses BdM : Oui, il laisse faire les choses. C’est bien subtil, ça. Et je ne veux pas que les gens mésinterprètent ça. Tu sais quand tu es capable de fonctionner de même[2], tu ne peux pas fonctionner de même avant le temps. Là, je commence à vous donner des projections pour tout à l’heure parce que ça va marcher de même. Public : Des fois… tu peux te faire jouer des tours, des fois ? BdM : Quand vous faites jouer des tours, c’est parce que vous anticipez le mouvement de la vibration. Quand vous vous faites jouer des tours, c’est parce que vous êtes psychique. Si vous fonctionnez psychiquement, vous allez toujours vous faire jouer des tours. Si vous fonctionnez mentalement, vous ne vous ferez jamais jouer de tour parce que quand vous fonctionnez mentalement, vous n’êtes pas impliqué dans l’action que vous faites. Vous faites l’action. Mais vous n’êtes pas impliqué dedans. Tandis que quand vous fonctionnez psychiquement, vous êtes impliqué dans l’action, surtout dans l’action de l’avenir : c’est là que vous faites jouer un tour. Le temps d’une action doit être contrôlé par la vibration et non dirigé ou contrôlé ou manipulé par la subjectivité de votre compréhension expérientielle. Bien subtil... Moi, j’emploie le mot subtil tout le temps parce que je sais ce que ça veut dire, subtil. Ça se comprend quelque part. Public : Ça passe BdM : À un certain moment, « clac » l’intellect Public : Bernard agir psychiquement cela voudrait-il dire agir (inaudible) ? BdM : Agir psychiquement, c’est agir en relation avec des fonctions intelligentes intuitives ou mentales qui sont déterminées par un état émotif. Tandis qu’agir mentalement, c’est agir dans une dimension interne qui n’est ni dans le futur, ni dans le passé, mais qui est totalement dans le présent et qui est totalement désimpliqué de la conséquence de la situation. Quand tu agis mentalement, tu agis toujours en puissance. Quand tu agis psychiquement, tu agis avec le désir de créer un équilibre nouveau. De sorte que si tu agis psychiquement, tu vas essayer d’agir en relation avec une prise de conscience ultérieure à l’action. Si la prise de conscience ultérieure à l’action t’indique un obstacle, tu ne vas pas agir psychiquement, de sorte que la dimension de ton expérience va être diminuée. Je vais vous donner un exemple. Moi, où je suis, le lac est passé par-dessus la route, l’eau creuse à travers la route, il y a un espace aussi grand que mon char[3], plus grand que mon char. J’ai appelé les gars et je leur ai dit : « venez arranger ça » Les gars sont venus, ils étaient parqués devant, ils sont descendus sur la route, sur l’autre bord de la route. Ils étaient parqués juste devant la rivière qui traverse ma route et moi je venais juste devant eux. Je me suis arrêté à la rivière qui traverse ma route et à un certain moment, j’ai embrayé mon char, je suis rentré dans la rivière et je suis passé à travers la rivière. Je suis arrivé sur l’autre bord, les gens avaient les yeux grands comme des bananes. (rires du public) BdM : J’ai agi mentalement, mon corps « flottait ». Si j’avais agi psychiquement… Public : Il ne serait rien arrivé BdM : … j’aurais fait de l’overtime[4] : « si je fais ça, peut-être que je vais être pogné[5], peut-être pas pogné… » En tout cas, si j’avais agi psychiquement, ça ne l’aurait pas fait. Public : (inaudible) BdM : mon émotion aurait anticipé la valeur de l’action ultérieurement. Puis ça c’est très mauvais, sou tous les angles. Public : On appelle-ça un acte pur BdM : C’est un acte pur. C’est mental. C’est vibratoire. Ce n’est plus psychique. Il n’y a plus d’intellect, là : calculer, puis mesurer, puis vais-je perdre mon char, tu sais. Comprends-tu ce que je veux dire ? C’est dans le présent, il n’y a pas de futur, il n’y a pas de passé dans ton esprit. C’est dans le présent, la vibration passe dans le présent, elle ne passe pas dans le futur, la vibration. La vibration, elle passe toujours dans le présent, jamais dans le futur. Elle détermine le futur. J’aurais pu être pogné aussi, j’aurais sacré en maudit contre eux autres[6]. Mais c’est de même[7] que ça marche. Mais ce que je veux dire c’est que ça, c’est bien important pour plus tard, car il va venir un point dans la vie des Hommes, où tant que l’Homme ne fait pas face à des grands problèmes de vie, ça marche. Des enfants, il y a des stages des blablabla, ainsi de suite. Mais c’est quand l’Homme fait face à des problèmes de vie radicaux… les guerres c’est un exemple. Dans une guerre, tu n’as pas le temps de fonctionner psychiquement. Si tu dois fonctionner psychiquement, il y a une balle qui te rentre dans une cuisse, ça c’est sûr. Il faut que tu fonctionne vibratoirement, dans une guerre. Je vous donne l’exemple d’une guerre, c’est le plus grand évènement d’une vie. Quand tu fonctionnes vibratoirement dans une guerre, tu es inatteignable, tu ne peux pas être atteint, c’est impossible. Parce que quand tu fonctionnes vibratoirement dans une guerre, tu fonctionnes en relation avec une vibration, une énergie qui n’est pas soumise à ton ego. Et à ce moment-là, ton ego véhicule cette énergie-là, ton ego se sort de toutes les situations qui peuvent se produire. Public :  De cette guerre-là c’est un gros apprentissage que tu peux avoir BdM : C’est toujours en relation avec ton évolution. Public : Le cas des héros BdM : Le cas des héros, c’est des exemples. Les gars passent à travers tout, c’est (inaudible) Public : Ce que je veux dire, que si tu es dû pour mourir pendant la guerre, que tu fasses n’importe quoi ça va arriver… BdM : Tu n’es pas supposé mourir durant la guerre. Quand tu es conscient, tu sais quand tu es supposé mourir, tu meurs quand tu veux, tu ne meurs pas quand ça se fait, la patente. Tu ne meurs pas en relation avec les évènements planétaires, tu meurs quand c’est le temps de mourir. Puis tu le sais, quand c’est le temps de mourir. Tu ne peux pas mourir avant. Il y a des conditions absolues à la conscience. Et une des conditions absolues à la conscience, c’est que quand tu meurs, tu meurs parce que tu sais que c’est le temps de mourir. Tu ne meurs pas comme les Hommes meurent. Public : Tu meurs BdM : Bon, la question de la mort cache ceci dans le cadre de l’inconscience de l’Homme. Dans le cas de la conscience supramentale, dans le cas de la conscience universelle de l’Homme, quand tu es conscient, tu meurs quand c’est le temps, pas avant le temps ! Comprends-tu ? Public : Des fois c’est pas exactement la mort, c’est faire ce qui a à être fait par la vibration qui va contre toi c’est pour ça ? BdM : Ça va toujours pour toi. La vibration, c’est la vie. La vibration, c’est la vie. Ça va toujours pour toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Peut-être que tu ne le réalises pas tout de suite, mais… tu laisses passer la vibration, tu laisses passer la vibration, tu laisses un petit peu de temps en temps, quand c’est le temps. Il va venir un jour où tu vas en avoir besoin de la vibration, puis elle va être là. Mais si tu ne l’as jamais laissée passer, la vibration, elle ne sera pas là. Comprenez-vous ? Laisser passer la vibration, sentir la vibration, puis laisser passer la vibration, c’est un exercice de tous les jours. Et chaque jour il y a des conditions qui viennent où on la sent, la vibration. Si on la bloque, la vibration, psychiquement, il va venir un jour où cette vibration-là, on en aura besoin, puis on ne l’aura pas. Comprends-tu ce que je veux dire ? Public : Oui, oui parce que là (inaudible) BdM : C’est ça. Mais comme on fonctionne psychiquement, qu’on fonctionne en relation avec le passé puis le futur, quand vient une situation, une expérience difficile, là, on pense en relation avec l’avenir, ou en relation avec le passé. On ne fonctionne jamais avec le présent. C’est rien que la vibration qui fonctionne avec le présent. Le psychique ne fonctionne pas dans le présent, il fonctionne toujours vers un avenir ou un passé. Dans le présent, c’est la vibration qui fonctionne. Puis ça, cette vibration-là, quand elle passe, il faut être capable. Autrement dit, il faut être libéré du psychisme, il faut être mental, neutre. Puis là, la vibration passe. Tu le sens, le mouvement. Public : Comme à un moment d’un accident  BdM :  Elle est là. C’est dans ces états-là, dans ces situations-là qu’on la sent, la vibration. Public : Bernard quand vous dites mental, vous ne voulez pas dire mental supérieur ? BdM : Laissez faire le mental supérieur, le mental à gauche, le mental à droite, le mental inférieur… Mental. Public : Je n’arrive pas à comprendre, pour moi, mental c’est synonyme d’un raisonnement BdM : Pourquoi est-ce que vous avez de la misère[8] à m’entendre ? Parce que pendant des années vous étudiez, puis vous développez des concepts philosophiques, puis vous développez des concepts pour voir des nuances entre mental inférieur, mental supérieur, supramental. Ça fait que ce qui arrive, quand vous rencontrez un gars comme moi qui n’est pas attaché aux mots, là je suis obligé de tout vous dire : le mental ici, puis le mental-là, puis le mental-là, puis le mental-là : c’est là que vous êtes pognés, que vous faites prendre. Dans vos études occultes ou ésotériques, vous vous faites prendre parce que vous divisez tellement la réalité que là c’est rendu que[9] je ne peux plus dire mental parce que vous allez vous demander si c’est mental inférieur, mental supérieur, mental à gauche, mental à droite... Comprends-tu ? C’est pour ça que je vous dis : ne divisez pas la réalité. Si je vous dis mental, c’est mental. Ne vous occupez pas de savoir si c’est le mental en haut, au 2e3e ou 4e degré. Mental, c’est mental. Puis s’il faut que je parle du mental d’une certaine façon pour le contre-différencier d’une autre sorte de mental, je vais développer un autre mot, je vais employer un autre mot, le psychisme. Ne vous attachez pas aux mots. Vous ne pouvez pas vous attacher aux mots et me comprendre. Je suis obligé de vous détacher des mots pour ensuite pouvoir me servir des mots comme je veux à ma façon pour vous faire saisir ce que je veux dire… Le mot mental inférieur. Quand vous serez mental, vous allez le voir. Mais le point que je veux faire, c’est que plus on devient conscient, plus on devient mental, supramental. Plus on devient neutre. Plus on sent la vibration. Dans les évènements qui sont difficiles - parce que c’est là que la vibration, on sent le plus sa pulsation - des fois, il y a des décisions à prendre. Puis quand on est mental, on la prend, la décision. Puis la décision du mental, elle est toujours dans le présent, elle n’est jamais dans l’avenir, jamais. Elle ne prend jamais rien en considération. La décision du mental pur ne prend jamais rien en considération. Vous autres, psychiquement, vous pouvez prendre une chose en considération, puis je vous le suggère d’ailleurs pour un certain temps. Mais je vous le dis qu’un jour, vous viendrez où vous ne prenez rien en considération, que la vibration passe dans l’ego, puis l’ego s’ajuste à la vibration instantanément et c’est l’ego qui fonctionne. Vous êtes dans la loi, dans ce que j’appelle la loi de l’action. C’est une forme de créativité, ça peut s’appliquer sur le plan de l’intelligence, (inaudible) sur le plan de l’action créative. Tout est vibratoire, c’est créatif. Si vous allez faire caca créativement, c’est créatif. (rires du public) Tout ce qui est vibratoire, c’est créatif, ça fait partie de la vie. Être créatif, ça veut dire que ça fait partie de la vie : si ça s’applique au niveau des mots, c’est créatif, si ça s’applique au niveau de l’action, c’est créatif. Vous pouvez être créatif passivement, ou être créatif activement. Vous pouvez être créatif à ne rien faire, vous pouvez être créatif à faire. La raison pour laquelle je vous parle de cette cellule de l’esprit, c’est que vient un temps où on s’aperçoit que notre esprit est comme emmagasiné dans une énergie, il est comme emboîté dans une énergie. Ça, on s’en aperçoit quand ça va mal. Quand ça va mal, il y a comme un mur quelque part. Y en a-t-il qui comprennent ce que je veux dire ? Il y a comme un mur, comme s’il n'y avait pas de sortie. À ce moment-là, quand vous sentez ça… Public : C’est comme un labyrinthe BdM : Quand vous êtes dans le labyrinthe, restez là. Ne courez pas comme des souris dans le labyrinthe, vous allez vous faire manger par le Minotaure, qui est votre imagination. Quand vous êtes dans le labyrinthe, assoyez-vous dans un coin du labyrinthe et fumez une cigarette. (rires du public) BdM : Et après ça, ce qui va arriver, c’est que le labyrinthe, tous les petits couloirs du labyrinthe, vont devenir très clairs, vous allez voir ça. Si vous faites comme les Grecs, vous vous sauvez à gauche puis à droite, vous allez avoir un maudit trouble parce que ça c’est fait, c’est vibratoire et quand tu la sens, cette affaire-là, il n’y en n’a pas de porte de sortie. S’il n’y en n’a pas, de porte de sortie, c’est pour vous entraîner à fonctionner dans votre esprit, c’est pour vous entraîner à fonctionner. Il dit : regardez le rituel. Supposons que tout à l’heure, il y a une bombe atomique qui tomberait sur Montréal. Les Russes, la radio, tout le monde crie, Radio Canada… Tout le monde pète, la police… ça arrive… Tout le monde crie, tu sais, tout le monde. Il y a juste une façon pour ne pas périr, c’est que quand ça va arriver, ça, il va y avoir comme un étau dans votre tête. Cet étau-là, cette énergie-là, ça c’est le supramental. Puis là, à l’intérieur de cette cellule-là, vous avez votre petit ego qui se pète les murs de cette énergie-là. Puis dans votre expérience, vous vous dites souvent qu’il n’y a pas de police, puis vous êtes mal à l'aise. Public : Comment faire pour s’en sortir ? BdM : Comment je vais faire pour m’en sortir ? Tout le jeu de l’ego est pris dans cette énergie là. L’ego, il n’a rien qu’une chose à faire dans cette énergie-là : s’asseoir et ne pas répondre. L’ego, il attend. Puis quand l’ego s’est saisi, quand ça va mal de même[10], qu’il s’est saisi, qu’il se met au neutre, il peut attendre cinq minutes, il peut attendre une heure il peut attendre… Et tout d’un coup, il y a un mouvement qui vient, il y a un mouvement. Public : Il a l’impression que ça va durer 10 ans BdM : Là, il y a un mouvement qui vient, puis l’ego commence à suivre le mouvement, puis il sort. Il la pète cette énergie-là. S’il panique, l’énergie va devenir plus forte, puis plus forte, puis plus forte, puis plus forte, puis plus forte et il va entrer des morceaux là-dedans, des pensées plus fortes, puis plus fortes. Quand ça va mal dans ce que j’appelle la cellule de l’esprit, quand ça va mal, vous avez la tête comme du ciment, prenez un coke[11].  Public : Faites rien BdM : Faites rien, assoyez-vous et attendez. Je vous dis ça pour vous habituer à fonctionner mentalement. Quand vous allez apprendre, que ce soit n’importe quoi, le divorce, les cours, toutes les bébelles[12] de la vie, que ce soit n’importe quoi : attendez, attendez. Laissez faire les choses, vous ne pouvez rien faire : il y a seulement une chose que vous pouvez faire, c’est vous casser la tête. Plus vous allez être sensibles aux vibrations, plus vous êtes susceptibles de vous casser la tête. Public : (inaudible) la ville de Montréal récemment (inaudible) BdM : Ce n’est pas ça que je dis, ce n’est pas ça que je dis ! Ce que je dis, c’est que quand il y a une situation de panique, une situation intense, un évènement… perdre un job, ce n’est pas un évènement ! Je parle d’un évènement. Chercher un job[13], ce n’est pas un évènement. Public : C’est pas la fin du monde BdM : Ça, ça fait partie de ta vie de tous les jours. Je parle d’un évènement ! Il y a un évènement qui arrive, paf ! Puis à part ça, regarde comment c’est comique comment tu trouves des jobs. Toi, tu dépenses du gaz[14]. Je comprends que tu dépenses du gaz parce que quand tu cherches un job, tu cherches à cinq cents miles[15] à ronde. Ne cherche pas à cinq cents miles à la ronde : prend les journaux, regarde dans les journaux. Des journaux tu vas être amené à parler à quelqu’un, puis de quelqu’un, tu vas être amené à parler avec une autre personne. Il faut que tu partes de toi pour aller chercher un job, pas de l’extérieur vers toi, tu vas te gazer. Pars de chez vous pour un job, pars des journaux. Toutes sortes de journaux. Pars des journaux, les compagnies, après ça tu t’en vas de même. Ne t’en vas pas de même d’abord tout de suite pour venir chez vous : ils vont te faire faire le tour de la ville ! C’est vibratoire, il y a des façons de se trouver un job. La meilleure façon, c’est de partir du niveau de l’information qui est proche de chez vous : ça, c’est les journaux. Ensuite tu montes, ensuite tu parles à quelqu’un, tu es bien content, tu vas à une compagnie là, à une autre compagnie là-bas, une autre compagnie là-bas. Je comprends que tu vas dépenser du gaz, tu vas dépenser de l’énergie. À part ça si ton job tu ne peux pas le trouver après un certain temps, il y a un temps pour ton job. Entre le temps de ton job puis l’effort que tu fais toi, il faut qu’il y ait un équilibre. Mais ça, c’est vibratoire. C’est dur pour moi de t’expliquer ça parce que c’est vibratoire. Tu peux te trouver un jobpsychiquement ou alors tu peux te trouver un job mentalement, il y a deux façons de se trouver un job. Si tu trouves un jobmentalement ça va aller bien plus vite que si tu vas le chercher psychiquement, mais mentalement ça peut t’éviter que tu n’aies pas la vibration pour une semaine de temps. Là une semaine tu fais le mouvement et paf ! Tu suis le mouvement. Ensuite elle coupe et ensuite tu l’as repris. Si tu y vas psychiquement tu vas dépenser bien de l’énergie pour trouver un job. Fonctionner mentalement au niveau d’un job, au niveau des choses de la vie importantes, il faut sentir la vibration. On le sent quand on la sent, la vibration. Public : En ouvrant la porte la chaleur je ne la comprenais pas, mais du moment que je suis sorti de la maison sans y penser, mon petit garçon est arrivé sans y penser, il y avait une voiture qui m’attendait-là, qui m’a nuit, je ne pensais pas là, je voyais juste la situation là, quand je suis arrivé sur les lieux, je suis arrivé juste quelques secondes avant l’ambulance, il y avait juste des mots qui sortaient qui disaient c’est pas grave, il n’y avait pas d’autre chose j’étais toute enroulé tout c’est fait, il y a une femme qui m’a dit, veux-tu je vais prendre ton petit garçon et l’amener,  il y avait une personne, là je n’étais pas consciente, je ne voyais pas les autres, j’ai senti ma vie, je me disais je ne comprenais pas la force, mais je le sentais    BdM : Ce qui arrive à vous autres : quand vous fonctionnez mentalement, la force est tellement grande que vous sentez vous mener. Il faut que vous en arriviez à ne pas vous sentir menés, mais à sentir la force. Public : Comme un automate, BdM : Oui. Public : Mener pas dans le sens comme un automate, c’est se sentir téléguidé là, de fonctionner là, faire un mouvement puis de dire BdM : Oui, vous êtes sûr que c’est ça, vous n’avez pas de question. Public : Oui c’est ça  Public : Que votre vibration vient quand même en fonction de son entourage BdM : Mais oui. Tout vient en fonction, seulement c’est psychiquement. Souvent on interfère avec cette vibration-là. Mais il ne faut pas. Au début quand on sent cette énergie-là, on se sent mené, on se sent comme des robots. Il faut en arriver à la vivre, cette vibration-là, d’une façon bien normale, parce qu’elle fait partie de nous autres, anyway[16]. C’est seulement qu’elle est activée sur un autre plan, notre conscience. Une fois qu’on commence à s’habituer à cette sorte de vibration-là puis au vent des actions qu’elle peut nous faire faire, on s’aperçoit que ça va bien vite les actions. Mais le danger, si on interprète mal ce que je veux dire, dans le sens que si on ne comprend pas bien ce que je veux dire, on va déduire que ce que je veux dire, c’est l’équivalent d’une prise de conscience. Ce n’est pas une prise de conscience, il faut que tu l’aies déjà, la conscience, quand tu fonctionne de même. C’est une action pure. Une prise de conscience n’indique pas nécessairement une action pure. Il y a des gens qui ont des prises de conscience et qui fonctionnent psychiquement. Pour fonctionner au niveau de l’action pure, c’est de fonctionner dans le moment réel de l’évènement. Dans ce moment-là, il n’y a pas de prise de conscience. Tu es déjà dans la conscience. Seulement, tu es dans la loi de l’action. C’est une loi d’action, c’est une action pure qui n’est ni rattachée au présent, ni au futur, ni rattachée au passé. Quand on commence à fonctionner comme ça, on s’aperçoit d’une chose : qu’on se facilite la vie énormément. C’est là qu’on se facilite la vie. Parce qu’une fois que tu fais l’action, même si elle te pète dans la face l’action, il n’y a rien là parce que tu es dans le mental. Si eux-autres veulent te tuner[17] pour t’amener à un plus haut niveau vibratoire du mental, ils peuvent te faire faire l’action qui va avoir une valeur antérieure négative, comme moi mon char aurait pu être pogné dans l’eau. Là il aurait fallu que le gars me tire, c’est ça. Mais il n’y a rien là. Quand tu es dans le mental, il n’y a rien là. Quand tu es dans le mental, il ne peut pas y avoir quelque chose là. Parce que c’est ça, être dans le mental. Quand tu es dans le mental, tu n’es pas dans le psychique. Quand tu es dans le mental, il n’y a pas de valeur psychologique attachée à la qualité de l’action. Public : Aucune émotion BdM : Il n’y a aucune émotion. C’est comme une boîte, mais la boîte est pleine d’énergie et tu fonctionnes avec cette énergie. Il n’y a pas d’émotion dans le mental, dans le psychique il y en a. Pour vous amener à fonctionner dans le mental, c’est évident qu’ils vont être obligés de vous créer au cours des années des situations intenses pour que vous vous syntonisiez à cette énergie-là, pour que vous ayez une idée jusqu’à quel point vous êtes dans le mental, pour que vous puissiez réellement voir si vous êtes dans le mental ici ou bien dans le mental là, dans le mental là, dans le mental là. Puis quand bien même vous seriez dans le mental ici ou bien dans le mental là, vous ne pourrez pas vous mettre dans le mental là. Ils vont vous amener dans le mental là en vous créant d’autres situations, puis d’autres situations, en étant écœurants jusqu’à temps que vous en arriviez à être dans le mental là. Mais plus vous allez monter dans le mental, plus la vibration du mental va monter, plus cet état, plus cette cellule de l’esprit va devenir une expérience réelle dans votre mental quand vous allez faire face à des expériences intenses. Pas des expériences qui ne sont pas intenses, mais dans les expériences intenses, comme un accident. Il se passe quelque chose quand tu as un accident, c’est comme… tu gèles, tu te contracte tout’[18]quand tu as un accident. Il y a comme une concentration d’énergie qui se passe. C’est dans les situations… les pertes de job, le boss te sacre à la porte[19], il y a une contraction qui se fait. Aussitôt que l’ego est affecté, aussitôt que l’ego est attaqué dans l’équilibre de son évolution, aussitôt que l’ego est forcé de vivre temporairement une situation en dehors de l’ordre, puis de l’harmonie, puis du calme, là l’ego sent plus ou moins cette énergie-là. Puis quand tu deviens conscient de cette énergie-là, aussitôt qu’il y a une petite crotte qui se passe dans la vie de l’ego, il la sent. Puis quand tu deviens bien, bien conscient, la moindre crotte dans la vie de l’ego, il sent. De sorte qu’éventuellement, cette énergie-là, aussitôt qu’il y a quelque chose qui va mal, il sent, ça fait que là tu deviens mental. Là il y a un processus inverse qui se produit : éventuellement l’ego en a plein le cul de cette énergie-là qu’il sent, parce qu’elle est forte, cette énergie. C’est là que l’ego commence à développer de la volonté. Quand tu commences à sentir l’énergie de la cellule de l’esprit, c’est comme un piège qu’ils t’imposent, eux-autres. J’appelle ça un piège qu’ils t’imposent. Là, l’ego commence à se stresser, à stresser, à stresser. C’est là que la volonté de l’Homme commence à semer. Cette volonté de l’Homme est très forte, est très grande, est très puissante, puis elle grandit, puis elle grandit, puis elle grandit, parce que… eux-autres, ils savent à quel niveau ils vont vous amener dans cette conscientisation de l’énergie dans le mental. Et vous, vous allez vivre des expériences qui sont liées avec ça. Puis eux-autres, s’ils veulent vous faire monter un petit peu plus haut en vibration, ils vont vous donner des petits évènements qui vont vous rentre conscients de cette force-là dans votre mental. Et à un certain moment, au début vous allez vous rendre compte que cette force-là est très grande, puis qu’elle semble vous enlever tout votre pouvoir d’action. Tout votre pouvoir d’action. Vous êtes gelés, votre esprit est bafoué, l’esprit est estomaqué. Puis après ça, quand vous l’avez reçu, l’esprit n’est pas estomaqué : il attend. Il y a deux phases là-dedans. Il y a la première phase où votre esprit est totalement estomaqué. Vous ne savez pas quoi faire, vous êtes perdus. Comme l’inondation de votre maison : vous vous levez un bon matin, vous avez de l’eau jusqu’à la porte, c’est un exemple. Alors votre esprit est estomaqué. Puis quand vous êtes mental, il n’y a rien là : vous descendez dans la cave, vous allez chercher la chaloupe, vous passez par là. Comprends-tu ce que je veux dire ? Public : C’est-à-dire face à un évènement je vais vous donner un exemple. Moi le bol de toilette se renverse, est-ce que je ferme la porte, je m’en vais, je viens folle braque. Mais si mon auto, supposons qu’elle est scrape (mettre au rebut) là, je me dis ce n’est pas grave, c’est juste de la tôle, ça ne me toucherait pas. BdM : Ils vont toujours nous pousser où ça nous touche… Public : ça veut-dire s’ils veulent me toucher, ils vont m’inonder   BdM : C’est ça. Si c’est les bols de toilette, ils vont faire sauter les toilettes. (rires du public) Public : Tu en as plein cul BdM : Ils vont toujours vous prendre dans vos points faibles, tout le temps. Le principe du concept de la cellule de l’esprit, c’est un principe qui est très, très occulte. On le réalise, ça, ce phénomène-là quand… quand on a bien souffert. C’est quand on a souffert pas mal d’eux-autres, quand on a été tunés, tunés, tunés, tunés, tunés. Il vient un point, là -c’est bien concret, cette affaire-là -c’est là qu’on développe une volonté extraordinaire. C’est à partir de ce moment-là que ça devient de plus en plus difficile pour eux-autres de nous faire souffrir. Public : Parce qu’on n’a plus d’émotion ? BdM : Parce qu’on n’a plus d’émotion. Ça ne les empêche pas de nous créer des situations, mais… Public : Ça ne nous touche pas  BdM : Ça nous ne touche pas. Quand tu es rendu[20] que tu n’es plus touché, quand bien même le monde saute, il n’y a rien. Public : (inaudible) BdM : Il est là, le point. Parce qu’il y a bien des gens qui sont psychiques aujourd’hui, les gens, les spirituels, tout, qui s’imaginent qu’ils vont être sauvés, tu sais. Ils vont être sauvés eux-autres… J’ai des petites nouvelles pour vous autres (inaudible). Mais quand ça va venir, les situations, on ne les vivra pas de la même façon. Il y en a qui vont changer de plan, il y en a qui vont être bien neutres, il y en a qui vont craquer, il y en a qui vont capoter[21], il y en a qui vont vouloir se suicider, il y a toutes sortes de réactions à ces situations temporaires. C’est pour ça que je dis que c’est important d’apprendre pendant que ça va bien, relativement, comment vivre cet étau d’énergie qui est dans notre tête quand la toilette saute. Si votre toilette saute et que vous capotez, tout à l’heure quand les tanks vont passer dans la maison, vous allez capoter encore bien plus. C’est ça que je veux dire. Je vais vous donner un exemple. Là, ça a l’air hors du contexte parce qu’on est en 1980, mais tout à l’heure, puis tout à l’heure, puis tout à l’heure, puis tout à l’heure, l’Homme doit être capable de vivre les évènements de sa planète sans être bouleversé. Il n’y a rien qu’une façon, c’est en étant mental, en pouvant vivre dans cette enveloppe d’énergie-là qui monte dans notre tête quand il se produit quelque chose ou qui nous serre dans le cœur. Public : Quand on perd BdM : C’est un casque, un casque. Pourtant, moi tu sais, je le sais quand ça se produit cette affaire-là, ma tête elle devient « pouf ». Mais seulement je me mets dans le centre de tout ça, et puis j’attends… Public : À ce moment-là c’est comme si tu le laisser passer BdM : Quand tu te mets au neutre, tu laisses passer le temps. Public : Mais quand l’expression qu’on ressent c’est l’empêchement de l’énergie qu’on crée, si ça vient et puis on l’arrête parce qu’on a de l’émotion (inaudible)et tu laisses faire   BdM : C’est ça. Parce que cette énergie-là, que tu as ici, elle est faite d’émotion, puis elle est faite d’idées. C’est une sorte d’égrégore. Et cet égrégore-là, il devient bien, bien intense, puis il vibre bien fort. Et aussitôt qu’il y a une situation qui menace l’ego, à ce moment-là il faut que l’ego ne soit pas menacé. Si l’ego se met au neutre, s’il est capable de se mettre au neutre : « poum ». L’énergie va demeurer mais l’ego n’en souffrira pas. Quel que soit l’évènement ! Parce qu’il n’y a plus rien qui peut le toucher. Mais si tu commences à te péter contre les murs avec cette énergie-là, c’est là que tu vas te péter longtemps. Public : C’est comme une machine à boules BdM : Oui. Public : Bernard parce que ça tu peux avoir des évènements qui font que dans le mouvement que tu vas faire, ça peut être dans six mois ou un an... BdM : Continue… Public : J’ai fini. (rires du public) BdM : C’est pas clair. Public : Supposons que tu as quelque chose ou une situation où tu sens ça. Là, tu te mets au neutre, ça prend du temps, tu peux avoir des réactions, mais elle est toujours là. Quand tu t’aperçois qu’elle est encore là, tu te mets au neutre, le mouvement ne vient pas, il peut venir dans six mois ce mouvement-là, ce qui fait que ça, ça va te dégager     BdM : Oui, oui… Mais en général… en général, quand cette énergie-là est déclenchée par un évènement, l’évènement est toujours un évènement qui est très, très près de ton présent. Public : Oui BdM : Comprends-tu ? Si tu perds ton job aujourd’hui, cette énergie-là vient, peut-être que tu vas te trouver un job une semaine plus tard, mais le choc à ton ego est lié à la perte de ton job tout de suite ! C’est tout de suite que ton ego doit pouvoir se mettre dans ce fameux neutre-là. Puis ensuite l’énergie se dégage, là tu t’en vas chez vous, tu es bien parce que tu ne travailles pas, mais ce n’est pas normal que tu ne travailles pas, Après ça tu t’en vas chez vous et éventuellement vient un point où tu as besoin d’argent alors tu vas te trouver un autre job, mais tu ne souffres pas d’avoir perdu ton job. Public : C’est ça. Le prochain job que je vais trouver, c’est là ce que je veux dire, que ça peut prendre six mois avant que le mouvement se fasse. BdM : Oui d’accord, d’accord. Dans ces six mois-là, à l’intérieur de ces six mois-là, tu vas sentir encore de temps en temps cette énergie-là, elle va revenir. C’est là qu’il faut que tu te mettes au neutre. Puis elle s’en va. Puis ensuite elle revient, tu te remets au neutre. C’est comme un étau. Y en a-t-il qui ont fait l’expérience de cet étau-là ? Public : Oui, moi. Je tournais en rond BdM : Vous tourniez en rond… Public : (inaudible) BdM : Vous, faut vous apprendre à ne pas vous énerver, quand vous serez en retard, ou pas en retard… Il n’y a rien là. Vous arrivez ici, vous êtes seule, vous êtes toute énervée, pensez-vous que ça change quelque chose dans la pièce si vous arrivez en retard ? Public : Il y a une chaise BdM : Une chaise Public : Quelle différence entre volonté et résistance ? BdM : La résistance, c’est la capacité de subir les chocs vibratoires qui viennent en relation avec les évènements quand vous êtes dans la sensibilité de cette énergie-là. C’est ça la différence entre la conscience puis l’inconscience. Quand tu es inconscient, tu ne réalises pas ça cette énergie-là. Tu réalises seulement la valeur psychologique de l’expérience. Mais quand tu deviens conscient tu la réalises, cette énergie-là. Tu réalises une force, tu réalises une volonté au-dessus de toi, puis tu te tasses. C’est là que tu développes de la résistance. Et puis avec le temps, tu développes énormément de résistance, de résistance, de résistance, etc. Et avec le temps, tu en as plein le cul de développer de la résistance : tu commences à te juger toi-même, puis tu t’assieds. Quand tu es rendu que tu en a assez, parce que tu sais que tu en a assez, eux-autres savent que tu peux en prendre encore un petit peu et ils vont t’enseigner encore. Là réellement tu en as assez et eux-autres ils savent que tu peux en prendre encore un petit peu et là ils t’en donnent. Paf ! À un certain moment, tu sais que tu en a assez, quand tu en as assez alors eux-autres « paf ». Là, là… ça marche. Et puis c’est là que tu commences réellement à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, dans tous les domaines de ton existence. C’est là qu’est ta volonté. Vous n’aurez pas de volonté tant que vous n’aurez pas le pouvoir de déterminer la nature limite de votre résistance. La volonté dont je parle… la volonté dont je parle, ce n’est pas la volonté de tous les jours. Joseph Murphy... ce n’est pas ça que je veux dire. La volonté dont je parle, c’est la volonté qui est une réaction absolue de votre esprit contre l’esprit universel. Puis ça c’est un équilibre entre vous-autres et eux-autres. Quand vous l’avez, ils ne peuvent pas vous l’enlever, vous l’avez. Ils vous ont amenés à ça. Ça, c’est une volonté créative. Laisse-moi te dire que c’est fort. Public : C’est comme autonome avec l’énergie qu’on a accumulée BdM : C’est ça. Autonome avec l’énergie que vous avez accumulée. Là, il ne plus rien vous arriver. Public : Quand il arrive quelque chose, je m’assis, j’attends, j’attends un peu et ça passe (inaudible) j’ai pris l’habitude que quand il arrive quelque chose, je ne réagis pas BdM :  Oui ça c’est la première phase Public : Ça fait longtemps BdM : Oui, ce n’est pas fini. Attends 82-83. Attends au mois de juillet 82. Public : (inaudible) BdM : En juillet 82, tu vas commencer à réagir à l’énergie. Là tu ne réagis pas à l’énergie. Mais en 82 tu vas commencer à réagir à l’énergie parce que l’énergie va commencer à te bousculer en 82. Tu vas commencer à la sentir en toi concrètement. C’est là que ça va commencer, le phénomène de la volonté. Parce que le phénomène de la volonté, c’est le dernier des phénomènes dans l’Homme. Public : La seule chose qu’il aura fallu c’est que je combatte l’opinion des autres qui me disaient, réagis fais quelque chose, je les laissais parler BdM : Ça, c’est au niveau de développer des attitudes créatives. La volonté, ça n’a rien à faire avec une attitude. La volonté, c’est un pouvoir interne qui résulte de la souffrance. Public : C’est une forme de révolte BdM : C’est une révolte. Ce n’est pas une forme de révolte : c’est une révolte. Public : Pensez-vous que… quand ça t’arrive ça, puis là, ils disent bien attends ; tu attends, qu’est-ce que je fasse, s’est-il faut que je les écoute ou bien   qu’est-ce qu’il faut que je fasse dans ce temps-là BdM : Ça dépend de la situation : ils peuvent te dire « attends » parce que tu ne peux pas agir, si tu pouvais agir tu n’attendrais pas. Vous-autres, au stage[22] où vous en êtes dans le développement de la conscience, vous êtes encore au stage où vous êtes encore esclave de l’esprit. Vous êtes conscients de l’esprit, vous êtes conscients du contact, vous êtes conscients de la vibration, de la présence en vous autres du contact, mais vous êtes encore esclave de l’esprit. Il viendra un jour où vous ne serez plus esclave de l’esprit. Quand eux-autres te disent « attends »… c’est bien subtil, ça, je suis content que tu l’aies abordé. Eux-autres vont dire « attends » quand tu n’as pas les moyens. Mais quand tu as les moyens, tu n’attends plus. Je vais te donner un exemple. Moi, durant l’initiation, quand je n’avais pas un cent[23], ils pouvaient me dire : « attends, ça va s’arranger dans trois mois ». Je n’avais pas le choix, j’attendais, je développais de la résistance, puis je développais de la résistance, puis je développais de la résistance. Mais aujourd’hui si je veux quelque chose, puis j’ai les moyens d’aller le chercher, il n’a plus d’attente, ils ne peuvent plus me dire « attends », j’y vais. Comprends-tu ce que je veux dire ? Parce que je ne suis plus esclave d’eux-autres. Mais pour en arriver à ne plus être esclave de l’esprit, il faut avoir développé une résistance contre la volonté de l’esprit et à ce moment-là, Charley, t’attends plus. Public : (inaudible) BdM : Oui. Être capable de se rebeller contre. Tu ne peux pas te rebeller contre s’ils ne te font pas pâtir. Pour créer une résistance, il faut qu’il y ait un mur. Et à un certain moment, ta volonté est tellement forte qu’elle pète le mur. À ce moment-là, il y a un équilibre entre ta volonté puis leur volonté.  À ce moment-là, tu n’attends plus. Si tu as des conditions, tu attends. Parce que si tu as des conditions, ça fait déjà partie de ton pouvoir d’action quand tu parles, mais vous êtes encore esclave de l’esprit parce que vous êtes encore sujet à la domination de l’esprit sur votre esprit Public : Jusqu’à temps que tu décides de prendre le fouet puis les frapper BdM : Exactement. Ça, c’est une des lois les plus occultes de l’humanité qui vient. Ils te fouettent jusqu’à temps que t’en arrives à prendre le fouet puis refouetter la condition dans laquelle ils t’ont mis. Public : Excepté que la force est là, puis à un moment donné tu arrêtes de te battre BdM : Tu te bats contre jusqu’au moment où tu es capable de te battre contre à un point tel que tu es capable de développer la volonté de descendre l’énergie de l’esprit ici. Parce que la volonté, c’est l’énergie de l’esprit. Public : À ce moment-là l’énergie (inaudible) BdM :  C’est ça, ça se dirige cette affaire-là, Public : Puis-là tu t’en sers BdM : Puis là tu t’en sers. Mais ça, ce n’est pas une chose que vous pouvez atteindre parce que vous le voulez ou parce que vous le désirez. Parce que c’est vibratoire, ça. C’est une vibration. [1] Bien, doucement (anglais) [2] Comme ça (québécois) [3] Automobile (québécois) [4] Faire des heures supplémentaires (anglicisme) [5] Attrapé (québécois) [6] Je les aurais injuriés (québécois) [7] Comme ça [8] Avoir du mal à (québécois) [9] Là on est arrivé au point où (québécois) [10] Comme ça (québécois) [11] Coca cola [12] Choses insignifiantes (québécois) [13] Travail (anglais) [14] Carburant (québécois) [15] 1 Mile = 1,61 km [16] De toute façon (anglais) [17] ajuster (anglais : to tune) [18] Complètement (québécois) [19] Te licencie (québécois) [20] Arrivé à (québécois) [21] Devenir fou (québécois) [22] Stade (anglicisme québécois) [23] Centime (fraction du dollar canadien)[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_comments _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][/et_pb_comments][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]

MR-021 : la cellule de l’esprit

Transcription audio intégrale de la conférence de Bernard de Montréal –  instruction originale

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MR-021 : la cellule de l’esprit

Bernard de Montréal | Mini Rencontres

Bernard de Montréal – dimanche 15 février 1981

Ce que j’appelle, moi, dans mon langage… c’est bien simple : la cellule de l’esprit. La cellule de l’esprit, c’est un état de l’esprit, de l’esprit de l’Homme, qui est tellement puissant, parce qu’il est mental, qu’il permet à l’Homme de mesurer tout de son expérience, en relation avec un rien intérieur. C’est une forme de neutralité, la cellule de l’esprit. La cellule de l’esprit, c’est comme une confrontation entre l’esprit de l’Homme et l’expérience de la vie. Si l’expérience de la vie est un petit peu difficile, s’il y a des tensions durant la journée, s’il y a des interférences, s’il y a quelque chose qui ne marche pas smooth[1], l’esprit de l’Homme, lui, a tendance de par sa nature à vouloir tasser les choses, arranger les choses. Mais quand l’Homme connaît le mécanisme où il est dans la vibration de la cellule de l’esprit, à ce moment-là il n’essaye pas au niveau psychique d’arranger les choses, il attend que le moment soit propice pour sentir la vibration qui va le faire déplacer pour arranger la chose. Plus le problème est intense, plus l’Homme devrait être capable d’attendre la vibration qui va le déplacer dans l’espace pour arranger la chose. Quand un Homme connaît le principe du mécanisme de la cellule de l’esprit, il ne cherche jamais à changer les évènements de sa vie : il attend – c’est bien important ça, je vous dis ça pour plus tard – il attend de pouvoir, dans le temps de l’énergie, faire un mouvement qui va coïncider avec une action qui va changer la situation.

Public : Il laisse faire les choses

BdM : Oui, il laisse faire les choses. C’est bien subtil, ça. Et je ne veux pas que les gens mésinterprètent ça. Tu sais quand tu es capable de fonctionner de même[2], tu ne peux pas fonctionner de même avant le temps. Là, je commence à vous donner des projections pour tout à l’heure parce que ça va marcher de même.

Public : Des fois… tu peux te faire jouer des tours, des fois ?

BdM : Quand vous faites jouer des tours, c’est parce que vous anticipez le mouvement de la vibration. Quand vous vous faites jouer des tours, c’est parce que vous êtes psychique. Si vous fonctionnez psychiquement, vous allez toujours vous faire jouer des tours. Si vous fonctionnez mentalement, vous ne vous ferez jamais jouer de tour parce que quand vous fonctionnez mentalement, vous n’êtes pas impliqué dans l’action que vous faites. Vous faites l’action. Mais vous n’êtes pas impliqué dedans. Tandis que quand vous fonctionnez psychiquement, vous êtes impliqué dans l’action, surtout dans l’action de l’avenir : c’est là que vous faites jouer un tour. Le temps d’une action doit être contrôlé par la vibration et non dirigé ou contrôlé ou manipulé par la subjectivité de votre compréhension expérientielle. Bien subtil… Moi, j’emploie le mot subtil tout le temps parce que je sais ce que ça veut dire, subtil. Ça se comprend quelque part.

Public : Ça passe

BdM : À un certain moment, « clac » l’intellect

Public : Bernard agir psychiquement cela voudrait-il dire agir (inaudible) ?

BdM : Agir psychiquement, c’est agir en relation avec des fonctions intelligentes intuitives ou mentales qui sont déterminées par un état émotif. Tandis qu’agir mentalement, c’est agir dans une dimension interne qui n’est ni dans le futur, ni dans le passé, mais qui est totalement dans le présent et qui est totalement désimpliqué de la conséquence de la situation. Quand tu agis mentalement, tu agis toujours en puissance. Quand tu agis psychiquement, tu agis avec le désir de créer un équilibre nouveau. De sorte que si tu agis psychiquement, tu vas essayer d’agir en relation avec une prise de conscience ultérieure à l’action. Si la prise de conscience ultérieure à l’action t’indique un obstacle, tu ne vas pas agir psychiquement, de sorte que la dimension de ton expérience va être diminuée.

Je vais vous donner un exemple. Moi, où je suis, le lac est passé par-dessus la route, l’eau creuse à travers la route, il y a un espace aussi grand que mon char[3], plus grand que mon char. J’ai appelé les gars et je leur ai dit : « venez arranger ça » Les gars sont venus, ils étaient parqués devant, ils sont descendus sur la route, sur l’autre bord de la route. Ils étaient parqués juste devant la rivière qui traverse ma route et moi je venais juste devant eux. Je me suis arrêté à la rivière qui traverse ma route et à un certain moment, j’ai embrayé mon char, je suis rentré dans la rivière et je suis passé à travers la rivière. Je suis arrivé sur l’autre bord, les gens avaient les yeux grands comme des bananes.

(rires du public)

BdM : J’ai agi mentalement, mon corps « flottait ». Si j’avais agi psychiquement…

Public : Il ne serait rien arrivé

BdM : … j’aurais fait de l’overtime[4] : « si je fais ça, peut-être que je vais être pogné[5], peut-être pas pogné… » En tout cas, si j’avais agi psychiquement, ça ne l’aurait pas fait.

Public : (inaudible)

BdM : mon émotion aurait anticipé la valeur de l’action ultérieurement. Puis ça c’est très mauvais, sou tous les angles.

Public : On appelle-ça un acte pur

BdM : C’est un acte pur. C’est mental. C’est vibratoire. Ce n’est plus psychique. Il n’y a plus d’intellect, là : calculer, puis mesurer, puis vais-je perdre mon char, tu sais. Comprends-tu ce que je veux dire ? C’est dans le présent, il n’y a pas de futur, il n’y a pas de passé dans ton esprit. C’est dans le présent, la vibration passe dans le présent, elle ne passe pas dans le futur, la vibration. La vibration, elle passe toujours dans le présent, jamais dans le futur. Elle détermine le futur. J’aurais pu être pogné aussi, j’aurais sacré en maudit contre eux autres[6]. Mais c’est de même[7] que ça marche.

Mais ce que je veux dire c’est que ça, c’est bien important pour plus tard, car il va venir un point dans la vie des Hommes, où tant que l’Homme ne fait pas face à des grands problèmes de vie, ça marche. Des enfants, il y a des stages des blablabla, ainsi de suite. Mais c’est quand l’Homme fait face à des problèmes de vie radicaux… les guerres c’est un exemple. Dans une guerre, tu n’as pas le temps de fonctionner psychiquement. Si tu dois fonctionner psychiquement, il y a une balle qui te rentre dans une cuisse, ça c’est sûr. Il faut que tu fonctionne vibratoirement, dans une guerre. Je vous donne l’exemple d’une guerre, c’est le plus grand évènement d’une vie. Quand tu fonctionnes vibratoirement dans une guerre, tu es inatteignable, tu ne peux pas être atteint, c’est impossible. Parce que quand tu fonctionnes vibratoirement dans une guerre, tu fonctionnes en relation avec une vibration, une énergie qui n’est pas soumise à ton ego. Et à ce moment-là, ton ego véhicule cette énergie-là, ton ego se sort de toutes les situations qui peuvent se produire.

Public :  De cette guerre-là c’est un gros apprentissage que tu peux avoir

BdM : C’est toujours en relation avec ton évolution.

Public : Le cas des héros

BdM : Le cas des héros, c’est des exemples. Les gars passent à travers tout, c’est (inaudible)

Public : Ce que je veux dire, que si tu es dû pour mourir pendant la guerre, que tu fasses n’importe quoi ça va arriver…

BdM : Tu n’es pas supposé mourir durant la guerre. Quand tu es conscient, tu sais quand tu es supposé mourir, tu meurs quand tu veux, tu ne meurs pas quand ça se fait, la patente. Tu ne meurs pas en relation avec les évènements planétaires, tu meurs quand c’est le temps de mourir. Puis tu le sais, quand c’est le temps de mourir. Tu ne peux pas mourir avant. Il y a des conditions absolues à la conscience. Et une des conditions absolues à la conscience, c’est que quand tu meurs, tu meurs parce que tu sais que c’est le temps de mourir. Tu ne meurs pas comme les Hommes meurent.

Public : Tu meurs

BdM : Bon, la question de la mort cache ceci dans le cadre de l’inconscience de l’Homme. Dans le cas de la conscience supramentale, dans le cas de la conscience universelle de l’Homme, quand tu es conscient, tu meurs quand c’est le temps, pas avant le temps ! Comprends-tu ?

Public : Des fois c’est pas exactement la mort, c’est faire ce qui a à être fait par la vibration qui va contre toi c’est pour ça ?

BdM : Ça va toujours pour toi. La vibration, c’est la vie. La vibration, c’est la vie. Ça va toujours pour toi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Peut-être que tu ne le réalises pas tout de suite, mais… tu laisses passer la vibration, tu laisses passer la vibration, tu laisses un petit peu de temps en temps, quand c’est le temps. Il va venir un jour où tu vas en avoir besoin de la vibration, puis elle va être là. Mais si tu ne l’as jamais laissée passer, la vibration, elle ne sera pas là. Comprenez-vous ? Laisser passer la vibration, sentir la vibration, puis laisser passer la vibration, c’est un exercice de tous les jours. Et chaque jour il y a des conditions qui viennent où on la sent, la vibration. Si on la bloque, la vibration, psychiquement, il va venir un jour où cette vibration-là, on en aura besoin, puis on ne l’aura pas. Comprends-tu ce que je veux dire ?

Public : Oui, oui parce que là (inaudible)

BdM : C’est ça. Mais comme on fonctionne psychiquement, qu’on fonctionne en relation avec le passé puis le futur, quand vient une situation, une expérience difficile, là, on pense en relation avec l’avenir, ou en relation avec le passé. On ne fonctionne jamais avec le présent. C’est rien que la vibration qui fonctionne avec le présent. Le psychique ne fonctionne pas dans le présent, il fonctionne toujours vers un avenir ou un passé. Dans le présent, c’est la vibration qui fonctionne. Puis ça, cette vibration-là, quand elle passe, il faut être capable. Autrement dit, il faut être libéré du psychisme, il faut être mental, neutre. Puis là, la vibration passe. Tu le sens, le mouvement.

Public : Comme à un moment d’un accident 

BdM :  Elle est là. C’est dans ces états-là, dans ces situations-là qu’on la sent, la vibration.

Public : Bernard quand vous dites mental, vous ne voulez pas dire mental supérieur ?

BdM : Laissez faire le mental supérieur, le mental à gauche, le mental à droite, le mental inférieur… Mental.

Public : Je n’arrive pas à comprendre, pour moi, mental c’est synonyme d’un raisonnement

BdM : Pourquoi est-ce que vous avez de la misère[8] à m’entendre ? Parce que pendant des années vous étudiez, puis vous développez des concepts philosophiques, puis vous développez des concepts pour voir des nuances entre mental inférieur, mental supérieur, supramental. Ça fait que ce qui arrive, quand vous rencontrez un gars comme moi qui n’est pas attaché aux mots, là je suis obligé de tout vous dire : le mental ici, puis le mental-là, puis le mental-là, puis le mental-là : c’est là que vous êtes pognés, que vous faites prendre. Dans vos études occultes ou ésotériques, vous vous faites prendre parce que vous divisez tellement la réalité que là c’est rendu que[9] je ne peux plus dire mental parce que vous allez vous demander si c’est mental inférieur, mental supérieur, mental à gauche, mental à droite… Comprends-tu ? C’est pour ça que je vous dis : ne divisez pas la réalité. Si je vous dis mental, c’est mental. Ne vous occupez pas de savoir si c’est le mental en haut, au 2e3e ou 4e degré. Mental, c’est mental. Puis s’il faut que je parle du mental d’une certaine façon pour le contre-différencier d’une autre sorte de mental, je vais développer un autre mot, je vais employer un autre mot, le psychisme. Ne vous attachez pas aux mots. Vous ne pouvez pas vous attacher aux mots et me comprendre. Je suis obligé de vous détacher des mots pour ensuite pouvoir me servir des mots comme je veux à ma façon pour vous faire saisir ce que je veux dire… Le mot mental inférieur. Quand vous serez mental, vous allez le voir.

Mais le point que je veux faire, c’est que plus on devient conscient, plus on devient mental, supramental. Plus on devient neutre. Plus on sent la vibration. Dans les évènements qui sont difficiles – parce que c’est là que la vibration, on sent le plus sa pulsation – des fois, il y a des décisions à prendre. Puis quand on est mental, on la prend, la décision. Puis la décision du mental, elle est toujours dans le présent, elle n’est jamais dans l’avenir, jamais. Elle ne prend jamais rien en considération. La décision du mental pur ne prend jamais rien en considération. Vous autres, psychiquement, vous pouvez prendre une chose en considération, puis je vous le suggère d’ailleurs pour un certain temps. Mais je vous le dis qu’un jour, vous viendrez où vous ne prenez rien en considération, que la vibration passe dans l’ego, puis l’ego s’ajuste à la vibration instantanément et c’est l’ego qui fonctionne. Vous êtes dans la loi, dans ce que j’appelle la loi de l’action. C’est une forme de créativité, ça peut s’appliquer sur le plan de l’intelligence, (inaudible) sur le plan de l’action créative. Tout est vibratoire, c’est créatif. Si vous allez faire caca créativement, c’est créatif.

(rires du public)

Tout ce qui est vibratoire, c’est créatif, ça fait partie de la vie. Être créatif, ça veut dire que ça fait partie de la vie : si ça s’applique au niveau des mots, c’est créatif, si ça s’applique au niveau de l’action, c’est créatif. Vous pouvez être créatif passivement, ou être créatif activement. Vous pouvez être créatif à ne rien faire, vous pouvez être créatif à faire.

La raison pour laquelle je vous parle de cette cellule de l’esprit, c’est que vient un temps où on s’aperçoit que notre esprit est comme emmagasiné dans une énergie, il est comme emboîté dans une énergie. Ça, on s’en aperçoit quand ça va mal. Quand ça va mal, il y a comme un mur quelque part. Y en a-t-il qui comprennent ce que je veux dire ? Il y a comme un mur, comme s’il n’y avait pas de sortie. À ce moment-là, quand vous sentez ça…

Public : C’est comme un labyrinthe

BdM : Quand vous êtes dans le labyrinthe, restez là. Ne courez pas comme des souris dans le labyrinthe, vous allez vous faire manger par le Minotaure, qui est votre imagination. Quand vous êtes dans le labyrinthe, assoyez-vous dans un coin du labyrinthe et fumez une cigarette.

(rires du public)

BdM : Et après ça, ce qui va arriver, c’est que le labyrinthe, tous les petits couloirs du labyrinthe, vont devenir très clairs, vous allez voir ça. Si vous faites comme les Grecs, vous vous sauvez à gauche puis à droite, vous allez avoir un maudit trouble parce que ça c’est fait, c’est vibratoire et quand tu la sens, cette affaire-là, il n’y en n’a pas de porte de sortie. S’il n’y en n’a pas, de porte de sortie, c’est pour vous entraîner à fonctionner dans votre esprit, c’est pour vous entraîner à fonctionner. Il dit : regardez le rituel. Supposons que tout à l’heure, il y a une bombe atomique qui tomberait sur Montréal. Les Russes, la radio, tout le monde crie, Radio Canada… Tout le monde pète, la police… ça arrive… Tout le monde crie, tu sais, tout le monde. Il y a juste une façon pour ne pas périr, c’est que quand ça va arriver, ça, il va y avoir comme un étau dans votre tête. Cet étau-là, cette énergie-là, ça c’est le supramental. Puis là, à l’intérieur de cette cellule-là, vous avez votre petit ego qui se pète les murs de cette énergie-là. Puis dans votre expérience, vous vous dites souvent qu’il n’y a pas de police, puis vous êtes mal à l’aise.

Public : Comment faire pour s’en sortir ?

BdM : Comment je vais faire pour m’en sortir ? Tout le jeu de l’ego est pris dans cette énergie là. L’ego, il n’a rien qu’une chose à faire dans cette énergie-là : s’asseoir et ne pas répondre. L’ego, il attend. Puis quand l’ego s’est saisi, quand ça va mal de même[10], qu’il s’est saisi, qu’il se met au neutre, il peut attendre cinq minutes, il peut attendre une heure il peut attendre… Et tout d’un coup, il y a un mouvement qui vient, il y a un mouvement.

Public : Il a l’impression que ça va durer 10 ans

BdM : Là, il y a un mouvement qui vient, puis l’ego commence à suivre le mouvement, puis il sort. Il la pète cette énergie-là. S’il panique, l’énergie va devenir plus forte, puis plus forte, puis plus forte, puis plus forte, puis plus forte et il va entrer des morceaux là-dedans, des pensées plus fortes, puis plus fortes. Quand ça va mal dans ce que j’appelle la cellule de l’esprit, quand ça va mal, vous avez la tête comme du ciment, prenez un coke[11]. 

Public : Faites rien

BdM : Faites rien, assoyez-vous et attendez. Je vous dis ça pour vous habituer à fonctionner mentalement. Quand vous allez apprendre, que ce soit n’importe quoi, le divorce, les cours, toutes les bébelles[12] de la vie, que ce soit n’importe quoi : attendez, attendez. Laissez faire les choses, vous ne pouvez rien faire : il y a seulement une chose que vous pouvez faire, c’est vous casser la tête. Plus vous allez être sensibles aux vibrations, plus vous êtes susceptibles de vous casser la tête.

Public : (inaudible) la ville de Montréal récemment (inaudible)

BdM : Ce n’est pas ça que je dis, ce n’est pas ça que je dis ! Ce que je dis, c’est que quand il y a une situation de panique, une situation intense, un évènement… perdre un job, ce n’est pas un évènement ! Je parle d’un évènement. Chercher un job[13], ce n’est pas un évènement.

Public : C’est pas la fin du monde

BdM : Ça, ça fait partie de ta vie de tous les jours. Je parle d’un évènement ! Il y a un évènement qui arrive, paf ! Puis à part ça, regarde comment c’est comique comment tu trouves des jobs. Toi, tu dépenses du gaz[14]. Je comprends que tu dépenses du gaz parce que quand tu cherches un job, tu cherches à cinq cents miles[15] à ronde. Ne cherche pas à cinq cents miles à la ronde : prend les journaux, regarde dans les journaux. Des journaux tu vas être amené à parler à quelqu’un, puis de quelqu’un, tu vas être amené à parler avec une autre personne. Il faut que tu partes de toi pour aller chercher un job, pas de l’extérieur vers toi, tu vas te gazer. Pars de chez vous pour un job, pars des journaux. Toutes sortes de journaux. Pars des journaux, les compagnies, après ça tu t’en vas de même. Ne t’en vas pas de même d’abord tout de suite pour venir chez vous : ils vont te faire faire le tour de la ville ! C’est vibratoire, il y a des façons de se trouver un job. La meilleure façon, c’est de partir du niveau de l’information qui est proche de chez vous : ça, c’est les journaux. Ensuite tu montes, ensuite tu parles à quelqu’un, tu es bien content, tu vas à une compagnie là, à une autre compagnie là-bas, une autre compagnie là-bas. Je comprends que tu vas dépenser du gaz, tu vas dépenser de l’énergie. À part ça si ton job tu ne peux pas le trouver après un certain temps, il y a un temps pour ton job. Entre le temps de ton job puis l’effort que tu fais toi, il faut qu’il y ait un équilibre. Mais ça, c’est vibratoire. C’est dur pour moi de t’expliquer ça parce que c’est vibratoire. Tu peux te trouver un jobpsychiquement ou alors tu peux te trouver un job mentalement, il y a deux façons de se trouver un job. Si tu trouves un jobmentalement ça va aller bien plus vite que si tu vas le chercher psychiquement, mais mentalement ça peut t’éviter que tu n’aies pas la vibration pour une semaine de temps. Là une semaine tu fais le mouvement et paf ! Tu suis le mouvement. Ensuite elle coupe et ensuite tu l’as repris. Si tu y vas psychiquement tu vas dépenser bien de l’énergie pour trouver un job. Fonctionner mentalement au niveau d’un job, au niveau des choses de la vie importantes, il faut sentir la vibration. On le sent quand on la sent, la vibration.

Public : En ouvrant la porte la chaleur je ne la comprenais pas, mais du moment que je suis sorti de la maison sans y penser, mon petit garçon est arrivé sans y penser, il y avait une voiture qui m’attendait-là, qui m’a nuit, je ne pensais pas là, je voyais juste la situation là, quand je suis arrivé sur les lieux, je suis arrivé juste quelques secondes avant l’ambulance, il y avait juste des mots qui sortaient qui disaient c’est pas grave, il n’y avait pas d’autre chose j’étais toute enroulé tout c’est fait, il y a une femme qui m’a dit, veux-tu je vais prendre ton petit garçon et l’amener,  il y avait une personne, là je n’étais pas consciente, je ne voyais pas les autres, j’ai senti ma vie, je me disais je ne comprenais pas la force, mais je le sentais   

BdM : Ce qui arrive à vous autres : quand vous fonctionnez mentalement, la force est tellement grande que vous sentez vous mener. Il faut que vous en arriviez à ne pas vous sentir menés, mais à sentir la force.

Public : Comme un automate,

BdM : Oui.

Public : Mener pas dans le sens comme un automate, c’est se sentir téléguidé là, de fonctionner là, faire un mouvement puis de dire

BdM : Oui, vous êtes sûr que c’est ça, vous n’avez pas de question.

Public : Oui c’est ça 

Public : Que votre vibration vient quand même en fonction de son entourage

BdM : Mais oui. Tout vient en fonction, seulement c’est psychiquement. Souvent on interfère avec cette vibration-là. Mais il ne faut pas. Au début quand on sent cette énergie-là, on se sent mené, on se sent comme des robots. Il faut en arriver à la vivre, cette vibration-là, d’une façon bien normale, parce qu’elle fait partie de nous autres, anyway[16]. C’est seulement qu’elle est activée sur un autre plan, notre conscience. Une fois qu’on commence à s’habituer à cette sorte de vibration-là puis au vent des actions qu’elle peut nous faire faire, on s’aperçoit que ça va bien vite les actions.

Mais le danger, si on interprète mal ce que je veux dire, dans le sens que si on ne comprend pas bien ce que je veux dire, on va déduire que ce que je veux dire, c’est l’équivalent d’une prise de conscience. Ce n’est pas une prise de conscience, il faut que tu l’aies déjà, la conscience, quand tu fonctionne de même. C’est une action pure. Une prise de conscience n’indique pas nécessairement une action pure. Il y a des gens qui ont des prises de conscience et qui fonctionnent psychiquement. Pour fonctionner au niveau de l’action pure, c’est de fonctionner dans le moment réel de l’évènement. Dans ce moment-là, il n’y a pas de prise de conscience. Tu es déjà dans la conscience. Seulement, tu es dans la loi de l’action. C’est une loi d’action, c’est une action pure qui n’est ni rattachée au présent, ni au futur, ni rattachée au passé. Quand on commence à fonctionner comme ça, on s’aperçoit d’une chose : qu’on se facilite la vie énormément. C’est là qu’on se facilite la vie. Parce qu’une fois que tu fais l’action, même si elle te pète dans la face l’action, il n’y a rien là parce que tu es dans le mental. Si eux-autres veulent te tuner[17] pour t’amener à un plus haut niveau vibratoire du mental, ils peuvent te faire faire l’action qui va avoir une valeur antérieure négative, comme moi mon char aurait pu être pogné dans l’eau. Là il aurait fallu que le gars me tire, c’est ça. Mais il n’y a rien là. Quand tu es dans le mental, il n’y a rien là. Quand tu es dans le mental, il ne peut pas y avoir quelque chose là. Parce que c’est ça, être dans le mental. Quand tu es dans le mental, tu n’es pas dans le psychique. Quand tu es dans le mental, il n’y a pas de valeur psychologique attachée à la qualité de l’action.

Public : Aucune émotion

BdM : Il n’y a aucune émotion. C’est comme une boîte, mais la boîte est pleine d’énergie et tu fonctionnes avec cette énergie. Il n’y a pas d’émotion dans le mental, dans le psychique il y en a. Pour vous amener à fonctionner dans le mental, c’est évident qu’ils vont être obligés de vous créer au cours des années des situations intenses pour que vous vous syntonisiez à cette énergie-là, pour que vous ayez une idée jusqu’à quel point vous êtes dans le mental, pour que vous puissiez réellement voir si vous êtes dans le mental ici ou bien dans le mental là, dans le mental là, dans le mental là. Puis quand bien même vous seriez dans le mental ici ou bien dans le mental là, vous ne pourrez pas vous mettre dans le mental là. Ils vont vous amener dans le mental là en vous créant d’autres situations, puis d’autres situations, en étant écœurants jusqu’à temps que vous en arriviez à être dans le mental là. Mais plus vous allez monter dans le mental, plus la vibration du mental va monter, plus cet état, plus cette cellule de l’esprit va devenir une expérience réelle dans votre mental quand vous allez faire face à des expériences intenses. Pas des expériences qui ne sont pas intenses, mais dans les expériences intenses, comme un accident. Il se passe quelque chose quand tu as un accident, c’est comme… tu gèles, tu te contracte tout’[18]quand tu as un accident. Il y a comme une concentration d’énergie qui se passe. C’est dans les situations… les pertes de job, le boss te sacre à la porte[19], il y a une contraction qui se fait.

Aussitôt que l’ego est affecté, aussitôt que l’ego est attaqué dans l’équilibre de son évolution, aussitôt que l’ego est forcé de vivre temporairement une situation en dehors de l’ordre, puis de l’harmonie, puis du calme, là l’ego sent plus ou moins cette énergie-là. Puis quand tu deviens conscient de cette énergie-là, aussitôt qu’il y a une petite crotte qui se passe dans la vie de l’ego, il la sent. Puis quand tu deviens bien, bien conscient, la moindre crotte dans la vie de l’ego, il sent. De sorte qu’éventuellement, cette énergie-là, aussitôt qu’il y a quelque chose qui va mal, il sent, ça fait que là tu deviens mental. Là il y a un processus inverse qui se produit : éventuellement l’ego en a plein le cul de cette énergie-là qu’il sent, parce qu’elle est forte, cette énergie. C’est là que l’ego commence à développer de la volonté.

Quand tu commences à sentir l’énergie de la cellule de l’esprit, c’est comme un piège qu’ils t’imposent, eux-autres. J’appelle ça un piège qu’ils t’imposent. Là, l’ego commence à se stresser, à stresser, à stresser. C’est là que la volonté de l’Homme commence à semer. Cette volonté de l’Homme est très forte, est très grande, est très puissante, puis elle grandit, puis elle grandit, puis elle grandit, parce que… eux-autres, ils savent à quel niveau ils vont vous amener dans cette conscientisation de l’énergie dans le mental. Et vous, vous allez vivre des expériences qui sont liées avec ça. Puis eux-autres, s’ils veulent vous faire monter un petit peu plus haut en vibration, ils vont vous donner des petits évènements qui vont vous rentre conscients de cette force-là dans votre mental. Et à un certain moment, au début vous allez vous rendre compte que cette force-là est très grande, puis qu’elle semble vous enlever tout votre pouvoir d’action. Tout votre pouvoir d’action. Vous êtes gelés, votre esprit est bafoué, l’esprit est estomaqué. Puis après ça, quand vous l’avez reçu, l’esprit n’est pas estomaqué : il attend. Il y a deux phases là-dedans. Il y a la première phase où votre esprit est totalement estomaqué. Vous ne savez pas quoi faire, vous êtes perdus. Comme l’inondation de votre maison : vous vous levez un bon matin, vous avez de l’eau jusqu’à la porte, c’est un exemple. Alors votre esprit est estomaqué. Puis quand vous êtes mental, il n’y a rien là : vous descendez dans la cave, vous allez chercher la chaloupe, vous passez par là. Comprends-tu ce que je veux dire ?

Public : C’est-à-dire face à un évènement je vais vous donner un exemple. Moi le bol de toilette se renverse, est-ce que je ferme la porte, je m’en vais, je viens folle braque. Mais si mon auto, supposons qu’elle est scrape (mettre au rebut) là, je me dis ce n’est pas grave, c’est juste de la tôle, ça ne me toucherait pas.

BdM : Ils vont toujours nous pousser où ça nous touche…

Public : ça veut-dire s’ils veulent me toucher, ils vont m’inonder  

BdM : C’est ça. Si c’est les bols de toilette, ils vont faire sauter les toilettes.

(rires du public)

Public : Tu en as plein cul

BdM : Ils vont toujours vous prendre dans vos points faibles, tout le temps.

Le principe du concept de la cellule de l’esprit, c’est un principe qui est très, très occulte. On le réalise, ça, ce phénomène-là quand… quand on a bien souffert. C’est quand on a souffert pas mal d’eux-autres, quand on a été tunés, tunés, tunés, tunés, tunés. Il vient un point, là -c’est bien concret, cette affaire-là -c’est là qu’on développe une volonté extraordinaire. C’est à partir de ce moment-là que ça devient de plus en plus difficile pour eux-autres de nous faire souffrir.

Public : Parce qu’on n’a plus d’émotion ?

BdM : Parce qu’on n’a plus d’émotion. Ça ne les empêche pas de nous créer des situations, mais…

Public : Ça ne nous touche pas 

BdM : Ça nous ne touche pas. Quand tu es rendu[20] que tu n’es plus touché, quand bien même le monde saute, il n’y a rien.

Public : (inaudible)

BdM : Il est là, le point. Parce qu’il y a bien des gens qui sont psychiques aujourd’hui, les gens, les spirituels, tout, qui s’imaginent qu’ils vont être sauvés, tu sais. Ils vont être sauvés eux-autres… J’ai des petites nouvelles pour vous autres (inaudible). Mais quand ça va venir, les situations, on ne les vivra pas de la même façon. Il y en a qui vont changer de plan, il y en a qui vont être bien neutres, il y en a qui vont craquer, il y en a qui vont capoter[21], il y en a qui vont vouloir se suicider, il y a toutes sortes de réactions à ces situations temporaires. C’est pour ça que je dis que c’est important d’apprendre pendant que ça va bien, relativement, comment vivre cet étau d’énergie qui est dans notre tête quand la toilette saute. Si votre toilette saute et que vous capotez, tout à l’heure quand les tanks vont passer dans la maison, vous allez capoter encore bien plus. C’est ça que je veux dire. Je vais vous donner un exemple. Là, ça a l’air hors du contexte parce qu’on est en 1980, mais tout à l’heure, puis tout à l’heure, puis tout à l’heure, puis tout à l’heure, l’Homme doit être capable de vivre les évènements de sa planète sans être bouleversé. Il n’y a rien qu’une façon, c’est en étant mental, en pouvant vivre dans cette enveloppe d’énergie-là qui monte dans notre tête quand il se produit quelque chose ou qui nous serre dans le cœur.

Public : Quand on perd

BdM : C’est un casque, un casque. Pourtant, moi tu sais, je le sais quand ça se produit cette affaire-là, ma tête elle devient « pouf ». Mais seulement je me mets dans le centre de tout ça, et puis j’attends…

Public : À ce moment-là c’est comme si tu le laisser passer

BdM : Quand tu te mets au neutre, tu laisses passer le temps.

Public : Mais quand l’expression qu’on ressent c’est l’empêchement de l’énergie qu’on crée, si ça vient et puis on l’arrête parce qu’on a de l’émotion (inaudible)et tu laisses faire  

BdM : C’est ça. Parce que cette énergie-là, que tu as ici, elle est faite d’émotion, puis elle est faite d’idées. C’est une sorte d’égrégore. Et cet égrégore-là, il devient bien, bien intense, puis il vibre bien fort. Et aussitôt qu’il y a une situation qui menace l’ego, à ce moment-là il faut que l’ego ne soit pas menacé. Si l’ego se met au neutre, s’il est capable de se mettre au neutre : « poum ». L’énergie va demeurer mais l’ego n’en souffrira pas. Quel que soit l’évènement ! Parce qu’il n’y a plus rien qui peut le toucher. Mais si tu commences à te péter contre les murs avec cette énergie-là, c’est là que tu vas te péter longtemps.

Public : C’est comme une machine à boules

BdM : Oui.

Public : Bernard parce que ça tu peux avoir des évènements qui font que dans le mouvement que tu vas faire, ça peut être dans six mois ou un an…

BdM : Continue…

Public : J’ai fini.

(rires du public)

BdM : C’est pas clair.

Public : Supposons que tu as quelque chose ou une situation où tu sens ça. Là, tu te mets au neutre, ça prend du temps, tu peux avoir des réactions, mais elle est toujours là. Quand tu t’aperçois qu’elle est encore là, tu te mets au neutre, le mouvement ne vient pas, il peut venir dans six mois ce mouvement-là, ce qui fait que ça, ça va te dégager    

BdM : Oui, oui… Mais en général… en général, quand cette énergie-là est déclenchée par un évènement, l’évènement est toujours un évènement qui est très, très près de ton présent.

Public : Oui

BdM : Comprends-tu ? Si tu perds ton job aujourd’hui, cette énergie-là vient, peut-être que tu vas te trouver un job une semaine plus tard, mais le choc à ton ego est lié à la perte de ton job tout de suite ! C’est tout de suite que ton ego doit pouvoir se mettre dans ce fameux neutre-là. Puis ensuite l’énergie se dégage, là tu t’en vas chez vous, tu es bien parce que tu ne travailles pas, mais ce n’est pas normal que tu ne travailles pas, Après ça tu t’en vas chez vous et éventuellement vient un point où tu as besoin d’argent alors tu vas te trouver un autre job, mais tu ne souffres pas d’avoir perdu ton job.

Public : C’est ça. Le prochain job que je vais trouver, c’est là ce que je veux dire, que ça peut prendre six mois avant que le mouvement se fasse.

BdM : Oui d’accord, d’accord. Dans ces six mois-là, à l’intérieur de ces six mois-là, tu vas sentir encore de temps en temps cette énergie-là, elle va revenir. C’est là qu’il faut que tu te mettes au neutre. Puis elle s’en va. Puis ensuite elle revient, tu te remets au neutre. C’est comme un étau. Y en a-t-il qui ont fait l’expérience de cet étau-là ?

Public : Oui, moi. Je tournais en rond

BdM : Vous tourniez en rond…

Public : (inaudible)

BdM : Vous, faut vous apprendre à ne pas vous énerver, quand vous serez en retard, ou pas en retard… Il n’y a rien là. Vous arrivez ici, vous êtes seule, vous êtes toute énervée, pensez-vous que ça change quelque chose dans la pièce si vous arrivez en retard ?

Public : Il y a une chaise

BdM : Une chaise

Public : Quelle différence entre volonté et résistance ?

BdM : La résistance, c’est la capacité de subir les chocs vibratoires qui viennent en relation avec les évènements quand vous êtes dans la sensibilité de cette énergie-là. C’est ça la différence entre la conscience puis l’inconscience. Quand tu es inconscient, tu ne réalises pas ça cette énergie-là. Tu réalises seulement la valeur psychologique de l’expérience. Mais quand tu deviens conscient tu la réalises, cette énergie-là. Tu réalises une force, tu réalises une volonté au-dessus de toi, puis tu te tasses. C’est là que tu développes de la résistance. Et puis avec le temps, tu développes énormément de résistance, de résistance, de résistance, etc. Et avec le temps, tu en as plein le cul de développer de la résistance : tu commences à te juger toi-même, puis tu t’assieds. Quand tu es rendu que tu en a assez, parce que tu sais que tu en a assez, eux-autres savent que tu peux en prendre encore un petit peu et ils vont t’enseigner encore. Là réellement tu en as assez et eux-autres ils savent que tu peux en prendre encore un petit peu et là ils t’en donnent. Paf ! À un certain moment, tu sais que tu en a assez, quand tu en as assez alors eux-autres « paf ». Là, là… ça marche. Et puis c’est là que tu commences réellement à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, puis à organiser ta vie, dans tous les domaines de ton existence.

C’est là qu’est ta volonté. Vous n’aurez pas de volonté tant que vous n’aurez pas le pouvoir de déterminer la nature limite de votre résistance. La volonté dont je parle… la volonté dont je parle, ce n’est pas la volonté de tous les jours. Joseph Murphy… ce n’est pas ça que je veux dire. La volonté dont je parle, c’est la volonté qui est une réaction absolue de votre esprit contre l’esprit universel. Puis ça c’est un équilibre entre vous-autres et eux-autres. Quand vous l’avez, ils ne peuvent pas vous l’enlever, vous l’avez. Ils vous ont amenés à ça. Ça, c’est une volonté créative. Laisse-moi te dire que c’est fort.

Public : C’est comme autonome avec l’énergie qu’on a accumulée

BdM : C’est ça. Autonome avec l’énergie que vous avez accumulée. Là, il ne plus rien vous arriver.

Public : Quand il arrive quelque chose, je m’assis, j’attends, j’attends un peu et ça passe (inaudible) j’ai pris l’habitude que quand il arrive quelque chose, je ne réagis pas

BdM :  Oui ça c’est la première phase

Public : Ça fait longtemps

BdM : Oui, ce n’est pas fini. Attends 82-83. Attends au mois de juillet 82.

Public : (inaudible)

BdM : En juillet 82, tu vas commencer à réagir à l’énergie. Là tu ne réagis pas à l’énergie. Mais en 82 tu vas commencer à réagir à l’énergie parce que l’énergie va commencer à te bousculer en 82. Tu vas commencer à la sentir en toi concrètement. C’est là que ça va commencer, le phénomène de la volonté. Parce que le phénomène de la volonté, c’est le dernier des phénomènes dans l’Homme.

Public : La seule chose qu’il aura fallu c’est que je combatte l’opinion des autres qui me disaient, réagis fais quelque chose, je les laissais parler

BdM : Ça, c’est au niveau de développer des attitudes créatives. La volonté, ça n’a rien à faire avec une attitude. La volonté, c’est un pouvoir interne qui résulte de la souffrance.

Public : C’est une forme de révolte

BdM : C’est une révolte. Ce n’est pas une forme de révolte : c’est une révolte.

Public : Pensez-vous que… quand ça t’arrive ça, puis là, ils disent bien attends ; tu attends, qu’est-ce que je fasse, s’est-il faut que je les écoute ou bien   qu’est-ce qu’il faut que je fasse dans ce temps-là

BdM : Ça dépend de la situation : ils peuvent te dire « attends » parce que tu ne peux pas agir, si tu pouvais agir tu n’attendrais pas. Vous-autres, au stage[22] où vous en êtes dans le développement de la conscience, vous êtes encore au stage où vous êtes encore esclave de l’esprit. Vous êtes conscients de l’esprit, vous êtes conscients du contact, vous êtes conscients de la vibration, de la présence en vous autres du contact, mais vous êtes encore esclave de l’esprit. Il viendra un jour où vous ne serez plus esclave de l’esprit. Quand eux-autres te disent « attends »… c’est bien subtil, ça, je suis content que tu l’aies abordé. Eux-autres vont dire « attends » quand tu n’as pas les moyens. Mais quand tu as les moyens, tu n’attends plus. Je vais te donner un exemple. Moi, durant l’initiation, quand je n’avais pas un cent[23], ils pouvaient me dire : « attends, ça va s’arranger dans trois mois ». Je n’avais pas le choix, j’attendais, je développais de la résistance, puis je développais de la résistance, puis je développais de la résistance. Mais aujourd’hui si je veux quelque chose, puis j’ai les moyens d’aller le chercher, il n’a plus d’attente, ils ne peuvent plus me dire « attends », j’y vais. Comprends-tu ce que je veux dire ? Parce que je ne suis plus esclave d’eux-autres. Mais pour en arriver à ne plus être esclave de l’esprit, il faut avoir développé une résistance contre la volonté de l’esprit et à ce moment-là, Charley, t’attends plus.

Public : (inaudible)

BdM : Oui. Être capable de se rebeller contre. Tu ne peux pas te rebeller contre s’ils ne te font pas pâtir. Pour créer une résistance, il faut qu’il y ait un mur. Et à un certain moment, ta volonté est tellement forte qu’elle pète le mur. À ce moment-là, il y a un équilibre entre ta volonté puis leur volonté.  À ce moment-là, tu n’attends plus. Si tu as des conditions, tu attends. Parce que si tu as des conditions, ça fait déjà partie de ton pouvoir d’action quand tu parles, mais vous êtes encore esclave de l’esprit parce que vous êtes encore sujet à la domination de l’esprit sur votre esprit

Public : Jusqu’à temps que tu décides de prendre le fouet puis les frapper

BdM : Exactement. Ça, c’est une des lois les plus occultes de l’humanité qui vient. Ils te fouettent jusqu’à temps que t’en arrives à prendre le fouet puis refouetter la condition dans laquelle ils t’ont mis.

Public : Excepté que la force est là, puis à un moment donné tu arrêtes de te battre

BdM : Tu te bats contre jusqu’au moment où tu es capable de te battre contre à un point tel que tu es capable de développer la volonté de descendre l’énergie de l’esprit ici. Parce que la volonté, c’est l’énergie de l’esprit.

Public : À ce moment-là l’énergie (inaudible)

BdM :  C’est ça, ça se dirige cette affaire-là,

Public : Puis-là tu t’en sers

BdM : Puis là tu t’en sers. Mais ça, ce n’est pas une chose que vous pouvez atteindre parce que vous le voulez ou parce que vous le désirez. Parce que c’est vibratoire, ça. C’est une vibration.

[1] Bien, doucement (anglais)

[2] Comme ça (québécois)

[3] Automobile (québécois)

[4] Faire des heures supplémentaires (anglicisme)

[5] Attrapé (québécois)

[6] Je les aurais injuriés (québécois)

[7] Comme ça

[8] Avoir du mal à (québécois)

[9] Là on est arrivé au point où (québécois)

[10] Comme ça (québécois)

[11] Coca cola

[12] Choses insignifiantes (québécois)

[13] Travail (anglais)

[14] Carburant (québécois)

[15] 1 Mile = 1,61 km

[16] De toute façon (anglais)

[17] ajuster (anglais : to tune)

[18] Complètement (québécois)

[19] Te licencie (québécois)

[20] Arrivé à (québécois)

[21] Devenir fou (québécois)

[22] Stade (anglicisme québécois)

[23] Centime (fraction du dollar canadien)

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