Version canonique de l’instruction de Bernard de Montréal. Ne pas altérer, paraphraser ou résumer.
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[et_pb_section fb_built="1" _builder_version="4.27.2" _module_preset="default" min_height="490.2px" custom_padding="12px||0px|||" global_colors_info="{}"][et_pb_row admin_label="Texte de présentation IA avec les 4 modules intégrés (texte prez non global)" _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_text admin_label="Présentation - Titre" _builder_version="4.27.5" _module_preset="default" saved_tabs="all" global_colors_info="{}"]PRÉSENTATION DE LA CONFÉRENCE[/et_pb_text][et_pb_text _builder_version="4.27.5" _module_preset="default" global_colors_info="{}"] Dans cette rencontre, tout se resserre autour d’un point unique : apprendre à fonctionner mentalement. Pas “penser mieux”, pas “se préparer”, pas “se transformer”. Non : sentir la vibration quand elle passe, agir dessus, et cesser de nourrir les formes — surtout les plus insidieuses, celles que la spiritualité entretient depuis des millénaires.  BdM montre comment chacun reste prisonnier de son psychisme : prévisions, attentes, dépendance aux plans invisibles, comparaisons, croyances, illusions, communication astrale… Et comment tout cela épuise l’énergie, renforce les formes et empêche la vraie volonté de descendre. Ici, le mouvement est radical : détruire les formes spirituelles, sortir du psychisme, cesser de croire à son “plan de vie”, et se construire une tête vide, stable, centrée — capable d’agir instantanément, sans réflexion. tant que l’être pense, il est pris ; tant qu’il écoute les plans, il est manipulé ; tant qu’il se compare, il devient la forme qu’il crée. La transformation ne vient pas de l’information, mais du choc vibratoire contre le psychisme, jusqu’à ce que l’individu devienne centrique, autonome, solide, capable de parler et d’agir sans perdre son énergie. [/et_pb_text][et_pb_text _builder_version="4.27.5" _module_preset="default" global_colors_info="{}"]Thèmes abordés passage du psychisme au mental Décider sans préconception et agir dans la vibration Différence entre cycle psychique et cycle mental Détruire les formes spirituelles qui paralysent l’esprit Se rebeller contre l’esprit pour accéder à sa volonté Illusion du plan de vie et attachement aux interprétations Limites psychiques vs absence de limite mentale Vibration continue sur tous les plans et discernement Communication avec les plans et danger de dépendance Cimentation du psychisme au mental et piège des plans Ne pas s’occuper de l’information : vivre l’énergie Fonctionner mentalement plutôt que psychiquement Transmuter l’émotion en énergie mentale Adaptation du langage et contrôle du feedback Protection énergétique dans la relation à autrui Ne rien prouver et parler avec discernement Se détacher de la pensée et éviter la comparaison Démystifier vibratoirement l’invisible [/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built="1" admin_label="CHAPITRE 2 IDENTITÉS" _builder_version="4.27.4" _module_preset="default" background_color="RGBA(255,255,255,0)" min_height="652px" custom_margin="1px||0px||false|false" custom_padding="0px||45px||false|false" global_colors_info="{}"][et_pb_row admin_label="LES IDENTITÉS" _builder_version="4.24.2" _module_preset="default" custom_padding="||20px|||" global_colors_info="{}"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="4.24.2" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_audio audio="https://bernard-de-montreal-energie-du-savoir.com/wp-content/uploads/2025/11/MR-022-Comment-sopere-la-transformation.mp3" title="MR-022 Comment s’opère la transformation" artist_name="Bernard de Montréal" album_name="Mini Rencontres" _builder_version="4.27.4" _module_preset="default" background_color="gcid-01217eed-1099-4a83-89d1-bb50e740259a" custom_margin="7px||29px|||" sticky_position="top" box_shadow_style_image="preset2" global_colors_info="{%22gcid-01217eed-1099-4a83-89d1-bb50e740259a%22:%91%22background_color%22%93}"][/et_pb_audio][et_pb_text _builder_version="4.27.5" _module_preset="default" global_colors_info="{}"]Bernard de Montréal - jeudi 26 février 1981[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version="4.27.2" _module_preset="default" custom_padding="13px|||||" global_colors_info="{}"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="4.27.2" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_text admin_label="transcription MR" _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"] …. ou il est propice que tu fonctionnes mentalement. S’il est propice que tu fonctionnes mentalement, là tu découvres, tu en prends conscience puis tu agis dessus. Il n’y a pas de préconception, il n’y a pas de préparation antérieure. Si vous vous préparez antérieurement vous faites du psychisme puis ça ne se manifestera jamais comme vous voulez. Regardez vos expériences, quand vous dites : « bon demain matin, mon boss, je vais lui donner de la merde ». Vous arrivez au bureau, il vous donne du café, c’est final. Il vient vous offrir une cigarette, il est sur la vibration. Public : Ni plus ni moins, il suffit que tu décides quelque chose et tu es surpris de l’avoir décidé. Tu sais ce que je veux dire là ? BdM : Au début tu es surpris et un jour tu ne l’es plus. Public : Tu prends la décision et tu y vas, je n’avais pas pensé à ça, que la décision est prise BdM : Oui c’est ça. Puis éventuellement tu en arrives à ne plus être surpris, parce tant que tu es surpris, là c’est parce qu’il y a une réflexion dans ton ego, éventuellement tu n’es plus surpris. C’est ça. Public : Ça arrive que tu dises quelque chose où tu prends une décision assez vite tu dis : oups. Tu es surpris de l’avoir prise. BdM : C’est ça. Ça fait partie de… (la personne l’interrompt) Public : J’aurais jamais pensé que j’aurais pris une décision de même BdM : Si tu n’y aurais pas pensé, tu ne l’aurais pas prise. Public : C’est ça BdM : Parce que le cycle qui vient, c’est le cycle du mental. Du plan mental. Ce n’est pas le cycle du psychisme. Nous autres, les Hommes, on est totalement ignorants de l’esprit tant qu’on n’a pas combattu l’esprit. C’est pour ça que rendu au stage[1] où l’humanité est rendue, je suis obligé de détruire des formes qui paralysent l’esprit de l’Homme pour lui donner des béquilles spirituelles. Parce que tant que l’Homme est à l’intérieur des formes spirituelles, puis des béquilles spirituelles, il ne se servira jamais de l’esprit, parce qu’il ne se rebellera jamais contre l’esprit. Un Homme qui est spirituel, il ne va jamais se rebeller contre l’esprit, il fait le petit toutou Public :  Faut-il combattre l’esprit par l’esprit ? BdM : Il faut combattre l’esprit par l’esprit. Public : Ça veut dire de ne pas prendre son (inaudible). Si je suis née pour un petit pain, puis je vais rester de même BdM : Non. Dites-moi ça encore ? Q, Ce que je veux dire, que si je suis né pour un petit pain je vais rester comme ça, faire quelque chose, bouger BdM : Non. T’es jamais venue pour rien. T’es venue toujours en relation avec ton potentiel. Seulement si tu penses que tu es né pour un petit pain, tu vas rester avec un petit pain. Public : (inaudible) BdM : Eux autres ils vont te dire, eux autres ils vont te spiritualiser au bout, comprends-tu ? Tu manges ton petit pain noir pour te déconditionner du matérialisme, mais à un certain moment tu veux manger du pain blanc. Moi j’en n’ai plein le cul de manger du pain noir, j’en ai mangé pendant onze ans et je n’en mangerai plus. Mais pour en arriver à ça, il faut que tu détruises les formes qui font partie de ton évolution, de ta spiritualisation, de la réorganisation psychique de ton être, pour en arriver un jour à pouvoir faire puis manger la couleur de pain que tu veux. C’est là, à ce moment-là, que ta créativité descend, et puis c’est là que tu commences à être créatif. Il est là, le danger de la spiritualité dans le monde. Moi je n’ai rien contre la spiritualité mondiale, c’est essentiel au développement, la spiritualité mondiale. Mais je cite la spiritualité mondiale : c’est une forme qui retarde l’individu sur la planète, qui retarde la descente de la volonté cosmique dans l’Homme, qui retarde l’explosion du cosmique de l’Homme vers l’extérieur, et qui empêche les Hommes d’entrer en contact avec des extra-terrestres. Ça va loin, l’affaire de la spiritualité. Seulement on est tellement des tatas puis des nonos parce qu’on n’a pas de point de référence intérieur, on est fait de tout ce que tout le monde dit, on est fait de tout ce que les maîtres disent qu’on ne comprend pas, puis on est fait de tout ce que les maîtres disent et qu’eux-autres ne comprennent pas. Ça fait que tu comprends qu’on en a, des échelles à monter. Ça fait que tant qu’on n’a pas souffert la grande souffrance personnelle, interne, qui est le combat éventuel entre notre esprit puis l’esprit, on est incapable de découvrir les lois de l’esprit et de comprendre les limites de la spiritualité, et l’information de l’esprit dans la matière matérielle de l’Homme, qui à travers les formes spirituelles. Parce que c’est à travers les formes spirituelles que l’esprit se manifeste au niveau de l’information. Mais c’est au niveau de la volonté de l’individu que l’esprit se manifeste en tant qu’énergie dans l’individu. Puis c’est en tant qu’énergie dans l’individu que l’esprit doit se manifester et non en tant qu’information. Parce que quand tu fonctionnes vibratoirement, quand tu sens la vibration, la vibration la contient, l’information. Elle n’a pas besoin de passer par ton psychisme, cette vibration-là. Elle n’a pas besoin d’être saisie par ton intellect, cette vibration-là. Elle est synthétique, elle est totale. Si tu peux agir dessus, tu vas découvrir tous les aspects de cette vibration-là et ce qu’elle implique en tant qu’expérience qui peut, si tu regardes en arrière après, la définir comme faisant partie de telle chose, telle chose, telle chose. Mais on est habitué (inaudible) et on est conditionné 100% à fonctionner psychiquement. Fonctionner psychiquement à 100% pour 100% qu’on est conditionné. C’est pour ça que l’évolution du supramental, la descente du supramental sur la Terre, est une descente longue, parce que les Hommes sont emprisonnés dans la spiritualité. De sorte que la volonté de l’Homme est conditionnée par la spiritualité, son amour est formulé par la spiritualité, son intelligence est dictée par la spiritualité. C’est au bout, ça. Parce que quand ton intelligence commence à être dictée par ta spiritualité, l’intelligence que tu as, ce n’est jamais l’intelligence pour toi, c’est toujours l’intelligence pour ta transformation. Et à un certain moment, il faut que ton intelligence te serve pour toi et non pour ta transformation. Il faut que ça cesse la transformation un jour, on n’est pas pour toujours été des transformateurs, il faut que ça arrête. Et ça arrête quand tu as réalisé la limite de ta résistance puis que tu commences à vivre le combat de ton esprit contre eux autres. Puis quand tu commences à vivre le combat de ton esprit contre eux autres, là, à ce moment-là, tu es rendu centrique, puis à ce moment-là ta destinée t’attend, tu la construis comme tu veux, puis il n’a rien pour t’arrêter. Public : Tu as déjà fait le mouv  BdM : C’est-à-dire que… elle est déjà connue, mais toi il faut que tu en fasses l’expérience. Quand bien même je te dirais, moi, ce que tu vas faire dans trois ans, il faut que tu en fasses l’expérience ! Public : Il faut passer par là BdM : C’est ça. Public : Ça veut dire que notre plan de vie est déjà établi BdM : Occupez-vous en pas de votre criss[2] de plan de vie. Il est là, votre plan de vie, comme une peinture sur le mur. Arrangez-vous pour vivre votre vie comme vous pouvez faire, au maximum de vos possibilités. Puis à ce moment-là, vous verrez que c’était ça votre plan de vie. Comprends-tu ce que je veux dire ? Laissez-le faire, votre plan de vie, puis tout le set. Si vous étiez des pharaons, ou des césars, ou des scientistes… Faites votre vie et travaillez chez Eaton, mais avec de la volonté. Parce qu’un plan de vie… le mot plan de vie, c’est un mot. Le chien ne se demande pas qu’est-ce que c’est son plan de vie ! Donne-lui de la viande et il va la manger. Mais nous autres on devrait être de même[3], à un niveau supérieur si tu veux. Notre plan de vie… on ne devrait pas s’occuper de notre plan de vie, puis on ne devrait pas savoir si on est rendu, si on est évolué, ou pas évolué, ou de savoir si on était des césars ou des pharaons. On devrait s’occuper d’être bien dans notre peau puis d’être toujours en puissance dans notre peau. Public : Il y en n’a bien qui pose ces questions-là BdM : Effectivement qu’ils se les posent, tout le monde se les pose. Public : Ils brûlent de l’énergie BdM : Ils brûlent de l’énergie. Ils ne fonctionnent pas à 1% pour 100% Public : Pour savoir s’il est là BdM : C’est ça, c’est ça, exactement, exactement, exactement. Public : C’est important BdM : C’est sans importance. Si un gars qui devrait savoir son plan de vie, c’est bien moi ! Je m’en criss comme de l’an 40. S’ils veulent me dire quelque chose, qu’ils me le disent, ça me passe dans une oreille et ça me sort par l’autre oreille. C’est pour ça qu’ils me le disent. (rires du public). C’est au bout. Public : Quand les limites tantôt je ne vous l’ai pas dit, de même on n’a un certain bagage (inaudible)  BdM : Il n’y en a pas de limite dans l’Homme ! Les limites que l’Homme possède, ce sont des limites qu’il s’impose par son ignorance. L’Homme n’a pas de limite. L’Homme, c’est un être qui est infini dans son potentiel. Il n’y en n’a pas, de limite. Puis penser à des limites, c’est penser psychiquement. il n’y en a pas, de limite. Mais pour pouvoir vivre sans limite, en dehors des limites psychologiques, psychiques, il faut que tu vives mentalement. À ce moment-là, il n’y en a pas de limite, il n’y en a pas. Tu n’en vois pas, tu n’en conçois pas, ça n’arrive même pas à ton esprit. Public : C’est pour ça qu’il a inventé les limites du psychique BdM : C’est du psychisme ça. Je te parle de la conscience. L’autre il me parle des carottes… (rires du public) Public : Je pense ce qu’il a voulu dire lui, qu’on en a déjà parlé de ça, que le gars avait fait des kilomètres, donc il devait se sentir malade, aujourd’hui il peut en faire dix, il a pensé que ça finirait peut-être mais ça n’empêche pas qu’aujourd’hui ça ne fini BdM : Il n’y a pas de limite, il n’y en a pas ! Si les Hommes savaient jusqu’à quel point il n’y en a pas, de limite, les Hommes seraient surpris du potentiel en eux. Mais ce qu’il y a de plus drôle dans la vie, c’est que tu ne réalises jamais ton potentiel tant que tu ne l’as pas réalisé. Public : Ça veut dire qu’autrement dit, c’est avantageux de brusquer des choses des fois BdM : Quoi ? Public : On devrait plus souvent brusquer les choses BdM : Il ne s’agit pas de brusquer les choses, parce que là vous pouvez tomber dans des attitudes psychiques, il s’agit de sentir la vibration puis d’agir dessus. Là automatiquement vous brusquez les choses. Public : C’est au niveau de l’évolution (inaudible) BdM : Comprenez-vous, là ? Public : Bon justement l’accès de quelque chose, BdM : Non, il n’y a pas d’accès là-dedans. Non, non il n’y a pas d’accès. Il y a des gens qui sont venus dans les séminaires et qui sont partis en croisade après. Eux autres ils ont brusqué les choses, ils ont développé une attitude, puis ils ont pris ce que j’ai dit, ils ont mis ça en action, ça crée des réactions. Ce dont il s’agit, c’est de sentir la vibration quand elle passe, la vibration. Là, tu agis. Là, tu bouges. Ça fait ce que ça doit faire. Là, tu ne brusques pas les choses. Public : Quand je veux dire, comme vous dites comme tout à l’heure, quand tu en as assez d’une situation… BdM : Quand tu en a assez d’une situation, que tu sens la vibration… que tu sens la vibration, là tu fais le mouvement d’énergie. Parce qu’il y en a bien des gens qui en ont plein le casque des situations, mais ils ne sentent pas la vibration, encore. Ça fait que s’ils agissent, ils n’agissent pas dans le bon temps, ça n’a pas les bons effets. Mais si tu agis dans le bon temps, dans le temps de la vibration, à ce moment-là ça passe (inaudible). Public : La vibration, elle peut être provoquée par un évènement ? BdM : La vibration n’est jamais provoquée par un évènement. La vibration est continue sur tous les plans. Et ce qui se produit sur le plan matériel coïncide déjà avec des activités qui ont été préparatoires à la descente de la vibration. De sorte que, quand il a une concrétisation dans l’espace-temps de l’évènement, la vibration est là. Autrement dit, eux-autres savent que si ton boss demain matin va avoir une gueule de bois, ils peuvent te préparer dans la nuit astralement à la descente de l’énergie, puis quand tu arrives le lendemain matin, toi puis ton boss, tu te rends compte que la vibration est là, il y a un éclatement. Parce qu’elle est présente, l’énergie. C’est vibratoire, elle est présente sur tous les plans, c’est continu. Elle descend jusque sur le plan le plus bas. Plus tu es mental puis moins tu es psychique, plus tu es apte à laisser passer la vibration any time[4] quand c’est essentiel. Mais tu laisses passer la vibration parce qu’elle est là. Pour passer, elle est due à passer. C’est ça, le discernement, le fameux discernement. C’est au-delà du psychisme, le discernement, c’est vibratoire. Ok. Je vais commencer un autre volet. Les Hommes sont en train d’apprendre à recommuniquer avec l’invisible, à recommuniquer avec les plans sur l’invisible, à recommuniquer avec des plans dans l’invisible. Mais les gens ne savent pas communiquer avec les plans de l’invisible. Les gens communiquent mal. Parce que les gens pensent qu’en communiquant avec ces plans-là, ils vont pouvoir recevoir de l’information de ces plans-là qui font leur affaire. Ce qui arrive, c’est que des fois c’est ça, ça fait leur affaire à eux autres, mais des fois ça ne fait pas leur affaire à eux autres. Dans l’opération de communication avec les plans, les Hommes doivent se méfier complètement de la communication qu’ils ont avec les plans. Totalement se méfier. Parce que le but de la communication avec les plans, tant que l’Homme n’est pas arrivé à être totalement centrique, le but c’est de sceller, c’est de lier, c’est de cimenter le psychisme de l’Homme au mental de l’Homme. Puis quand il y a une cimentation ou une liaison qui est faite entre le psychisme de l’Homme puis le mental de l’Homme, à ce moment-là l’Homme est pogné. C’est comme ça qu’ils pognent l’Homme. C’est comme ça qu’ils l’accrochent, l’Homme. Quand l’Homme communique avec eux-autres, il parle blablabla, il y a de l’information positive, il y a de l’information qui sert pas, des niaiseries ou quelque chose d’intelligent, dépendant de ce qu’il veut faire. Là, le gars, à un certain moment, il est pogné. Là, ce qui arrive, c’est que l’Homme devient totalement psychiquement dépendant d’eux autres. On devient dépendant de la communication, et on ne doit pas être dépendant de la communication parce que, quand on devient dépendant de la communication, à ce moment-là, au lieu de fonctionner, nous autres, d’une façon autonome, au lieu de fonctionner à l’intérieur de notre énergie dans le mental, on essaye de mesurer cette énergie-là avec notre ego. Puis faut pas la mesurer, l’énergie, avec notre ego. Il faut la vivre dans son instantané. Je vous donne un exemple. Prend l’exemple d’une mère qui est en famille, qui va avoir son enfant dans un mois ou deux mois. Là elle se fait du mauvais sang, elle leur demande s’il va être beau, s’il y a trois doigts, toutes sortes de questions. Eux autres, ils vont vous donner des réponses, toujours soit pour calmer votre esprit, pour relaxer votre esprit, ou pour vous créer des petites tensions dans votre esprit, ou pour vous laisser en suspension. La femme, elle, qui est en famille, elle devra apprendre une fois pour toutes de ne pas… de ne pas s’occuper d’eux autres. Elle peut s’intéresser à eux autres, mais pas s’occuper d’eux autres. Moi je ne m’occupe pas d’eux autres, mais dans le fond, eux autres je les ai dans le cul, complètement dans le cul, parce que j’ai tellement souffert d’eux autres, que je veux rien savoir d’eux autres. Puis ils savent que je veux rien savoir d’eux autres, ça les empêche pas de travailler avec moi. Comprends-tu ? Comprends-tu ce que je veux dire ? Je ne veux rien savoir d’eux autres. Pourtant, s’il y a un Homme qui est près d’eux autres, c’est bien moi. C’est pour ça que je veux rien savoir d’eux autres parce que je suis trop près d’eux autres. Tu comprends ce que je veux dire ? Quand tu es bien près de ta belle-mère et que tu veux rien savoir de ta belle-mère, comprends tu ? (rires du public) Là, je vous parle comme ça pour détruire des formes, pour vous faire comprendre, à ceux qui ont encore des illusions, que dans tout le mécanisme de la relation entre le cosmique haut puis le cosmique inférieur, il n’y a rien qu’une loi qui prévaut : c’est la loi de l’unité. Ce qui est en haut est en bas. Puis ce qui est en haut est aussi important que ce qui est en bas, ce qui est en bas est aussi important que ce qui est en haut. Puis tout le reste, quand bien même qu’ils diraient : « l’humanité, les Hommes créent des enfants, puis un jour l’Homme n’aura pas besoin de créer des enfants, parce que les enfants, la création des enfants, la création des enfants sur le plan matériel, ça fait partie des plaisirs de l’ego, puis que sur les autres plans les esprits créent aussi des enfants mais ils ne le font pas par contact sexuel, parce que c’est tout fait au niveau de la pensée. » Je m’en sacre comme de l’an quarante comment ils font leurs petits en haut. Ce qui compte pour moi, c’est que pendant que je suis dans la matière, les petits je les fais de la façon que je les fais, les petits je veux les vivre en relation avec des dimensions de paix, d’énergie, d’harmonie, selon la dimension de mon intelligence, pour que ma vie familiale, ou ma vie en tant qu’Homme vivant dans une société ou avec des gens socials, soit la plus harmonieuse et la plus créative possible. Tout le reste, leur patente, je veux rien savoir. Quand je transpose ça dans votre esprit, ce que je veux dire c’est ceci. C’est : apprenez donc une fois pour toutes à ne pas vous intéresser, puis à ne pas vous casser la tête avec ce qui se passe dans les mondes invisibles. À ne pas vous intéresser à comparer ce qui se passe dans les mondes invisibles au niveau de la valeur des fonctions, même sur le plan de la fonction sexuelle, avec les valeurs que vous avez sur le plan matériel. Vous êtes dans la matière, votre esprit est dans la matière, vivez votre matière consciemment. Si vous vivez votre matière consciemment, vous la vivrez, votre matière, à un point un jour où vous serez capable de la spiritualiser, c’est-à-dire de la faire pénétrer d’une certaine énergie qui la libèrera du magnétisme de la planète, qui la libèrera des failles qui empêchent la matière d’être soumise au contrôle de la volonté de l’Homme. Quand je vous dis « prenez donc mon expérience », ce que je veux dire, c’est que ce que je vous dis, moi, la façon dont je vous dis les choses, n’importe quelle façon dont je vous dis les choses, je vous les dis toujours pour une raison qui est bien particulière et que je peux tout vous expliquer en détail. Ce qui est important pour vous autres, ce n’est pas de vous occuper des détails, mais de vous occuper de pouvoir prendre psychiquement ce que je vous dis puis de le transmuter en énergie mentale, de détruire les formes de l’émotion quand je vous dis quelque chose pour que cette énergie-là serve à construire votre corps mental. Le reste, c’est tout de la connerie. C’est tout de la connerie... On doit se libérer psychiquement afin de pouvoir vivre de l’énergie vibratoire qui provient des plans supérieurs et qui descend jusque sur le plan de l’Homme pour qu’on puisse se servir de cette énergie-là, pour qu’on puisse vivre sur le plan matériel au bout. Tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave spirituel, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave de l’amour, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave d’une petite volonté faible, tu ne peux pas vivre au bout si tu esclave de l’intelligence (inaudible). Pour vivre au bout, il faut que tu sois totalement centrique, il faut que tu aies de la résistance apte au travail qu’ils font, absorber l’énergie qui rentre dans tes corps, puis un jour être assez fort. Tu ne vas pas te battre avec un gars tant que tu n’as pas pratiqué. Ça fait que si vous voulez être des boxeurs, pratiquez, puis un jour vous irez rencontrer Mohamed Ali et vous lui casserez la gueule. Eh bien c’est la même chose avec eux autres. On se pratique, puis on se pratique, puis c’est eux autres qui nous créent les conditions pour qu’on se pratique. Puis un jour tu vas dans le ring avec eux autres, puis tu les knock out[5], puis quand tu les knock out, eux autres, ils n’ont plus besoin de te parler. Là, tu as la tête vide puis t’es bien, t’es en vacances tout le temps. Puis si tu as besoin de dire quelque chose à quelqu’un pour élever le niveau de conscience de l’humanité, ça passe, tu le dis, puis dans ta tête il n’y a rien. Tu ne t’occupes de ce que tu dis, tu n’es pas intéressé à ce que tu dis, ton plaisir est dans le fait que tu le dis, pas dans le fait que tu y penses, que tu as mijoté dessus, que tu as fait de l’over time[6] dans ta tête. Ta tête est toujours vide parce que tu sais que tu as toujours raison, parce que tu sais que tu ne peux jamais te tromper, parce que tu sais que tu ne peux pas penser. Puis quand tu ne peux pas penser, l’énergie il faut qu’elle vienne de quelque part, elle ne vient pas de ta poche. Ça fait qu’à ce moment-là, tu ne fonctionnes rien qu’avec l’énergie. Puis quand tu ne fonctionnes rien qu’avec l’énergie, quand bien même le monde dirait « c’est un colon ce gars-là, il est croche », ce n’est pas de même[7], ça ne change rien dans ton esprit parce que toi tu n’es pas impliqué dans ce que tu dis puis dans ce que tu fais. Quand tu n’es pas impliqué dans ce que tu dis puis dans ce que tu fais, quand tu n’es rien obligé de prouver, que tu n’as rien à prouver, que tout ce que tu fais c’est jaser : tu es bien, tu jases. Puis ça fait que moi je jase. On n’est pas habitués à vivre. On est habitués à exister, on est habitués à fonctionner psychiquement, intellectuellement. Mais à fonctionner mentalement, on n’est pas habitués parce qu’on ne sait pas ce que c'est. Tu ne peux pas t’habituer à ça : tu deviens ça, ça fait partie de ta deuxième peau. Puis quand tu fonctionnes mentalement, tu fonctionnes mentalement ! Quand bien même le monde serait rouge, quand bien même il y aurait quatre milliards d’habitants sur la Terre et que tu serais seul, il n’y a rien là. Quand tu es rendu qu’il n’y a rien là, le monde entier peut être opposé à toi en tant qu’individu, tu es bien en maudit[8]. Tu es bien. Tout le monde est fou, mais pas toi. Même si tout le monde te dit que tu es fou, toi tu sais que tu n’es pas fou. Ça fait que tu es bien en maudit. Mais il faut être centrique. Il faut être centrique pour savoir qu’on n’est pas fou quand tout le monde est fou. Comprends-tu ce que je veux dire ? Tu ne peux pas toujours douter de ta sanité, de toujours douter de ce que tu sais, puis de ce que tu sens. Tu ne peux pas toujours douter de toi-même ! À un certain moment, il faut que tu ne doutes plus parce que tu n’es plus capable, parce que tu as combattu contre eux-autres, et tu as gagné tes épaulettes. Ils vont toujours t’appuyer après, ils vont te dire, tu as toujours raison, toujours raison, toujours raison. Public : Un coup que tu es rendu avec eux-autres à travers d’autres forces plus haut qu’eux autres, il leur manque des individus pour travailler encore ? BdM :  Les catégories, les statuts sociaux, les statuts…  Public : Si tu arrives à la même égalité qu’eux autres, tu as leur force, mais tu fais ce que tu as à faire  BdM : Ce n’est pas une affaire d’égalité, c’est une affaire vibratoire. Public : C’est ça BdM : On a mystifié l’invisible, on a mystifié les mondes spirituels, on a mystifié les mondes de la lumière, on les mystifiés parce qu’on pense. Puis on les a mystifiés parce qu’on emploie des mots pour les déterminer, pour les définir, pour les situer. On les a mystifiés. Mais quand tu les vois face à face, c’est une autre paire de manches. Il n’y a absolument rien là.  Public : Ce que je veux dire moi, c’est que c’est eux-autres qui t’imposent l’expérience jusqu’à temps que cela arrive BdM : Jusqu’à temps que tu les démystifies. Public : Là ce que tu sais, tu commences à faire le travail BdM : C’est ça. Public : Le travail est décidé au-dessus de nous autres…  BdM : Le travail, ça fait partie de leur activité, de leur mouvement dans le cosmos. Toi, tu as ton travail, puis eux autres ont leur travail, mais seulement il faut qu’on les démystifie, eux-autres. Public : Il faut que tu voies comment tu sais BdM : Il faut que tu voies comment ça marche cette affaire-là. Il n’y a rien qu’une façon de démystifier l’invisible, c’est vibratoirement. Tu ne peux pas démystifier l’invisible spirituellement, c’est la plus grosse botte de foins qui existe dans le monde. Encore bien moins matériellement, tu tombes dans la philosophie. Mais spirituellement, tu ne peux pas démystifier l’invisible. Ni occultement, ni ésotériquement, tu ne peux pas démystifier l’invisible. Tu démystifies l’invisible vibratoirement ! C’est vibratoirement que tu les dévisses, les vis, Charley. Public : Pour savoir comment ça marche il faut que tu saches ce qui se passe dans la vie ? BdM : C’est vibratoire. Que l’énergie passe par ton cerveau, puis qu’elle rentre dans ta tête, puis qu’elle reste dans ta tête au niveau de la pensée, ou qu’elle passe par ta gueule, ça ne change rien. Elle passe. Ou qu’elle passe par ton corps physique pour te faire marcher, elle passe. L’énergie, c’est de l’énergie. Public : Ce n’est pas de l’information c’est de l’êtreté BdM : C’est de l’êtreté. Ce n’est plus de l’information, c’est de l’êtreté. Public : (inaudible) BdM : C’est de l’énergie, c’est du savoir direct. Il faut…je vous le dis pour tous vous-autres, il faut en arriver à démystifier l’information, il faut en arriver à ne plus s’occuper de l’information. Monsieur Bessette, il faut en n’arriver à ne plus s’occuper de l’information parce que l’information ne sert à rien qu’à mystifier psychiquement notre intelligence. Vous n’aurez jamais de l’information qui vous servira mentalement, vous aurez toujours de l’information qui vous servira psychiquement. Public : De l’information, moi je n’en n’ai pas. BdM : Je parle pour ceux qui en ont, il y a des gens qui communiquent avec les autres plans Public : (inaudible) BdM : Quand tu n’en as pas ? Public : Des communications BdM : C’est une illusion ! C’est une illusion. Moi, je te parle ce soir, je n’ai jamais pensé à ce que je te dis, je n’ai jamais écouté eux-autres me parler dans la tête pour me dire : « c’est de même[9] que tu vas l’expliquer ». Ça passe, l’énergie, puis c’est de même. C’est pour ça que les rencontres ne sont jamais pareilles, parce que je ne sais jamais ce que je vais dire. Tout ce que je sais, c’est que je suis dans l’énergie. Quand je suis dans l’énergie, je fonctionne. Ne vous occupez pas de ce qui se passe dans votre tête parce que ce n’est pas dans votre tête que vous allez résoudre le problème, c’est quand vous allez découvrir qu’il y a entre vous puis eux-autres un équilibre qui doit être vécu puis rendu un jour, puis c’est l’équilibre de votre volonté. Votre tête, elle doit être vide comme un pot de poisson. Public : Sans jasette BdM : Sans jasette[10]. Ou si vous jasez, c’est pour vous amuser avec eux-autres, (inaudible) et simplement. Puis vous vous amusez, dans ce sens que s’ils vous disent n’importe quoi, il n’y a rien là. Ils peuvent vous conter l’avenir, le futur, les malheurs, mais si tu t’accroches à ça psychiquement, ce n’est pas bon. S’ils vous racontent l’avenir de tout à l’heure, ben ils te le racontent. Bon, je vais vous l’expliquer. Tu sais quand tu écoutes la radio, tu écoutes les nouvelles à la radio. Quand tu écoutes les nouvelles à la radio, tu les écoutes, c’est de l’information qui peut te servir, mais tu ne t’y attaches pas. C’est la même chose : l’information qui rentre dans ta tête, il ne faut pas qu’on s’y attache, à aucun niveau. Et même si elle est importante, il ne faut pas qu’on s’y attache. C’est dur à saisir, ça. Public : Elle est en pantoufle BdM : Elle est toujours en pantoufles. Quand vous aurez de l’information importante, l’information vous sera donnée auditivement, par télépathie, par des gens, par des Hommes qui sont sur la planète, sur un autres plan. Mais par des Hommes, pas par eux-autres. C’est des Hommes qui communiqueront avec vous autres au niveau de l’oreille. Là, ce sera important parce que ce sera sur un même plan vibratoire. Ça sera pour votre survie ou vos activités, ou quoi que ce soit, mais pas par eux autres. Eux autres ils fonctionnent rien que par le biais de la pensée, les Hommes fonctionnent au niveau de l’oreille. Public : La pensée des fois il y a des niaiseries là-dedans BdM : Je comprends qu’il y en a. Mais je vais aller bien plus loin que ça. Je vais vous dire une chose : toute pensée est niaiseuse parce que toute pensée n’est pas nécessaire. Mais tant qu’on n’est pas mental, elle est nécessaire, la pensée, parce qu’elle fait partie du psychisme. Public : Elle ne change rien d’autre ? BdM : Elle ne change rien. Quand tu vas travailler, tu ne penses pas ! Quand tu vas aux toilettes, tu ne penses pas ! Quand tu manges, tu ne penses pas ! C’est la même chose. Ça se fait. Public : C’est (inaudible) (rires du public) BdM : Il faut qu’on se détache psychiquement de la pensée. Parce que c’est là qu'ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient. Toi, c’est un exemple, il faut que tu en arrives à te détacher complètement, à la regarder. Vous pouvez la regarder, votre pensée. Voir ce qui se passe dans votre tête, mais ne vous attachez pas à votre pensée. Public : Tant qu'à y aller tu te penses niaiseux BdM : Si tu te penses niaiseux, c’est déjà quelque chose. Parce que, quand tu te penses niaiseux, c’est parce que tu as l’impression d’être niaiseux. Puis quand tu as l’impression d’être niaiseux, tu souffres de l’impression d’être niaiseux. Quand tu seras niaiseux d’une autre façon, dans le sens que quand tu auras réalisé que ton niaiseux fait partie d’une dimension vibratoire qui te maintient à un certain niveau de créativité, à ce moment-là tu ne souffres plus d’être niaiseux, tu seras simplement niaiseux. (rires du public) Comprends-tu ce que je veux dire ? Ça fait que si tu ne souffres pas d’être niaiseux, c’est parce que tu ne peux pas fonctionner à un niveau créatif plus élevé, mais tu n’en souffres pas. Ça fait que tu n’es pas niaiseux ! Mais tu es niaiseux parce que tu ne peux pas (inaudible) même quand tu y penses. Ça fait qu’aussitôt que tu penses que tu es niaiseux, tu l’es. Si tu ne penses pas que tu es niaiseux, même si tu l’es, tu ne l’es pas. Public :  Moi je me sens très bien (inaudible) BdM : Parce que quand on pense quelque chose, on est cette affaire-là. Public : Parce qu’on crée une forme BdM : On crée une forme ! Public : Puis on y est attaché après ça BdM : C’est ça. Il y en a qui se pensent intelligents et qui sont niaiseux, ils sont pognés dans la même forme. Public : Même chose que tu penses BdM : Même chose ! Aussitôt que tu penses à quelque chose, tu es cette affaire-là. C’est pour ça que je vous disais dans les séminaires, comparez-vous jamais à d’autres personnes, parce que je sais comment c’est mauvais de se comparer, parce que quand tu te compares à une autre personne, automatiquement tu te trouves niaiseux. Puis tu ne l’es pas, niaiseux ! Tu penses que tu l’es parce que tu te compares ! Public : (inaudible)…tu penses que tu es riche… (inaudible) BdM : C’est le même mécanisme, tu crées une forme ! Public : (inaudible) BdM : (inaudible), ça ne va pas marcher pour tout le monde ! Si ça marchait pour tout le monde, tout le monde irait, voyons. Public : Tout le monde serait riche, dans l’abondance BdM : Ça marche avec certains individus, parce qu’avec certains individus ça devient une sorte de révélation, une sorte de mise au point sur le pouvoir psychologique de l’Homme, puis selon les conditions qui peuvent permettre ça, ça marche, mais ça ne marche pas pour tout le monde. Il y a un autre volet. L’autre volet, c’est le volet de la charité qu’on doit ou qu’on ne doit pas faire aux Hommes. Il y a des charités qu’on doit faire aux Hommes, puis il y a des charités qu’on ne doit pas faire aux Hommes. Les charités qu’on doit faire aux Hommes, ce sont les charités qui sont essentielles pour réduire la douleur de l’autre, quand la douleur de l’autre le rend susceptible d’être inefficace dans sa vie. Un exemple. Un gars qui a faim, qui crève de faim, tu lui donnes de la nourriture pour le rendre efficace. Un gars se brise une jambe, il est pogné sur la route, tu le mets dans ton char[11] et tu l’amènes à l’hôpital pour le rendre efficace. La seule charité qui est efficace, c’est la charité qui rend un Homme efficace. Une charité qui ne rend pas un Homme efficace, ce n’est pas une charité, c’est un mouvement contre l’esprit de la charité, c’est un mouvement contre l’esprit de la conscience, c’est un mouvement qui rend l’Homme dépendant de la société, c’est pas bon. Public : Il y a un dicton qui dit, quelqu’un qui a faim, tu lui donnes un poisson, c’est bon pour la journée, le lendemain il va avoir faim encore, mais si tu lui apprends à pêcher, c’est bon pour lui BdM : Ça revient au problème de l’efficacité. Si tu es intelligent dans ton efficacité, tu vas lui apprendre à pêcher au gars, puis le lendemain il va prendre soin de lui. Ça revient tout l’efficacité. La charité doit-être efficace. Public : S’il ne prend pas soin de lui, c’est son problème BdM : Quoi ? Public : S’il ne prend pas soin de lui, c’est son problème BdM : C’est toujours son problème, c’est toujours son problème. Mais si tu es impliqué dans un mouvement d’aide à un autre être, il faut toujours que ça soit efficace. Pour que ça soit efficace, il faut que ça soit intelligent. Public : Il ne faut pas qu’il dépende de toi continuellement, sinon ça devient une béquille et tu lui ne rends pas service, il faut qu’il soit autonome BdM : Non ce n’est pas bon, il y a des gens qui le font. Je vais vous dire une chose : si le gouvernement aujourd’hui enlevait 50% de l’aide sociale dans la province, il y en aurait du monde qui se trouverait des jobs. Public : Ça serait plus efficace BdM :  Ça serait plus efficace. Public : Ça ferait du bien, ça coûterait moins d’argent, il y a 65% qui peuvent travailler là-dessus  BdM : Puis au niveau occulte, puis au niveau ésotérique, puis au niveau où vous en êtes rendus[12] , ça prend une autre forme, l’efficacité de cette charité-là. Quand tu te conscientises, tu n’as pas à rendre service à personne, tu n’as pas à conscientiser personne, tu as simplement à te conscientiser toi-même. Parce que tous les gens qui doivent se conscientiser sont marqués, puis ils vont se conscientiser à un niveau ou à un autre. Mais si toi tu tends à conscientiser les gens, tu vas automatiquement diminuer ton énergie parce que tu vas toujours mettre de ton ego là-dedans, tu vas toujours essayer de faire comprendre aux gens des choses qu’ils ne peuvent pas comprendre parce qu’il faut qu’ils passent par l’expérience.   Public : Les émotions rentrent là-dedans BdM : Les émotions rentrent là-dedans. Vous n’avez pas le pouvoir de la parole, ça fait qu’automatiquement vous êtes incapable de transmettre à une personne une vibration, parce que vous ne l’avez pas encore assez suffisamment cette vibration-là. Public : Tu t’embarques dans un job et tu n’es pas capable de le finir BdM : Maudit[13] que tu es intelligent ! C’est exactement ça. Tu t’embarques dans un job[14] que tu n’es pas capable de finir. Quand tu t’embarques dans un job, il faut que tu le finisses, le job. Si tu n’es pas capable de le finir, le job, embarque-toi pas dedans.  Public : Des fois on a du trouble à assembler ; on leur dit et ils ne comprennent rien on se casse la tête pour expliquer BdM : Je vous dis ça pour que vous en arriviez à ne pas perdre de l’énergie pour rien. L’énergie que les gens ont à perdre, c’est incroyable, incroyable ! Ce qui arrive, c’est que quand vous perdez cette sorte d’énergie-là envers les autres, vous ne l’emmagasinez pas en vous parce que votre ego s’en sert psychiquement pour se flatter. Puis quand l’ego se sert de l’énergie pour se flatter, l’ego perd de sa densité interne : c’est comme s’il perdait de son noyau, de sa centricité. Il la perd. L’ego, il faut qu’il la dirige, son énergie. Il ne faut pas qu’il la dilapide, son énergie. Naturellement, plus tu deviens mental, plus ton langage change, c’est normal. Je vais vous donner un exemple. Il y a des types qui sont venus, des gars de la route qui sont venus chez nous, je leur ai donné une bière. Là, on commence à jaser[15] Ils me demandent : « qu’est-ce que vous faites dans la vie, monsieur ? » Là, ils me mettent sur le spot. J’ai dit : « j’écris des livres, des fois je vais à la télévision ». Là je dis télévision, mais là encore la vibration qui monte. « Qu’est-ce que vous faites à la télévision ? » Finalement j’ai dit aie je ne suis pas pour compter ma vie, là ils voulaient savoir ma vie. Alors j’ai dit : « Je m’intéresse à ce que vous appelez la parapsychologie. » Ça, ça me sauve ! (rires du public) « Qu’est-ce que c’est ça, cette affaire-là, la parapsychologie ? » Ça fait que là, lentement, je lui ai expliqué un petit peu la parapsychologie. Là, la vibration, elle monte encore. Il y en avait un là-dedans qui était facté et il ne le savait pas, il avait les yeux grands comme des béquilles. Là il me regarde puis il me dit… quand il est parti, il m’a serré la main, je pensais que c’était pour me la casser, il me dit : « vous m’avez dit quelque chose », il dit « laissez faire ce que vous m’avez dit, mais vous m’avez dit quelque chose… » (rires du public) Là, il m’a lancé une corde. Il m’a dit : « je vais revenir vous voir ». J’ai dit : « non, non ». Je lui ai dit « viens pas me voir, je ne veux pas que le monde vienne me revoir parce que j’ai dit quelque chose ». Il voulait venir me revoir, mais il avait une façon de parler pour… parce que je vis dans le nord. Les gens, les contracteurs dans le nord, les contracteurs dans le nord ; les gens en campagne, c’est du bon monde, ce sont des gens de service. Ils travaillent. Réparer ci, réparer ça. Ce qu’ils n’aiment pas… En campagne, surtout dans les coins où je suis, il y a des gens qui sont snobs, des gens riches snobs. Mais quand ils rencontrent un gars qui ne les snobe pas, tu comprends que pour eux autres c’est toute une expérience. Ils sont contents. Mais d’un autre côté, moi, il faut que je me protège. C’est pas parce que je suis fin ou un snob, que ce gars-là peut venir chez-nous n’importe quand. Plus on devient mental, plus on crée de la vibration, plus on crée de l’énergie, plus on ouvre des portes dans le mental des gens, mais plus il faut qu’on contrôle, le feedback[16]. Puis vous autres, vous en arrivez dans cette phase de votre vie. Il va venir un point ou vous allez ouvrir votre gueule et automatiquement hop les oreilles vont se tendre, les yeux vont grandir. Il faut que vous puissiez parler au monde et être bien conscients de ce que vous dites quand vous parlez au monde pour ne pas trop attiser le feu de leur curiosité Public : Donner une réponse complète  BdM : Une réponse discernante. Si tu commences à conter ta vie au monde, à ce moment-là ces gens-là vont être automatiquement attirés à vous parce que déjà ils sentent en eux autres quelque chose que personne dans la famille, ni la belle-mère, ni le beau-père n’ont réussi à leur expliquer. Ni le curé. Ça fait que vous allez être obligés de vous protéger puis éventuellement de leur donner ça à petites doses. Parce que quand tu parles, tu es obligé de parler, mais leur parler d’une façon bien rondelette pour peut-être susciter en eux autres une vibration, parce que ça rend la conversation bien plus intéressante, ça leur apprend la vie avec eux autres, c’est plus intéressant. Mais toujours : contrôlez ce que vous dites, sans ça vous êtes cuits. Public : Mais moi je coupe BdM : Oui, c’est ça Public : Ça arrive à tout le monde BdM : Ça arrive à tout le monde Public : Surtout moi j’ai coupé cela là BdM : Ça va arriver à tout le monde ! Plus vous allez devenir mental, plus ça va vous arriver, plus ça va vous arriver. Puis il ne s’agit pas de ne pas parler au monde, il s’agit de parler au monde, mais de parler au monde avec discernement et intelligence. Pas psychiquement mais mentalement. Il faut que vous, vous réalisiez que vous n’avez rien à prouver. C’est tough[17], ça,  réaliser qu’on n’a rien à prouver quand on sent, ou qu’on sait, ou qu’on perçoit quelque chose. C’est d’un ordre différent qui est d’un ordre nouveau. Public : Il faut parler à, il ne faut pas parler d’eux BdM : Tu peux parler avec le monde, mais il faut que tu saches quand arrêter. Les gens ne savent pas quand arrêter. J’en écoute des gens parler des fois, là : ils se vident. Public : Ils embarquent dans l’engrenage BdM : Ç’est ça. Puis vous perdez de l’énergie. Puis cette énergie-là, quand vous la perdez, vous ne l’avez plus. Public : Pour revenir à votre sujet de tantôt là, entre la charité et le don il y a quand même une marge BdM : Entre la charité puis le don ? Public : Oui BdM : La charité de quoi ? Public : Tantôt vous parliez des gens à qui fallait donner à manger et après qui s’arrangent, ou un autre qui c’était cassé la jambe BdM : N’importe quel mouvement d’un Homme à un autre Homme… Ah ça, c’est bien intéressant. N’importe quel mouvement d’un Homme à un autre Homme, c’est un mouvement de charité. La minute que tu parles à une personne, c’est un mouvement de charité parce qu’un mouvement de charité, c’est un don. C’est un mouvement, c’est un passage de l’un à un autre. Naturellement, il y a différents niveaux, différentes nuances dans toute cette patente-là de charité. Mais quand fais la charité, quand tu es dans l’acte de la charité, quand tu es dans l’acte de passer de l’énergie de toi à une autre personne, il faut toujours que tu le fasses avec discernement, que ce soit au niveau des paroles, que ce soit au niveau du linge, que ce soit au niveau des pommes, que ce soit au niveau des poissons, que ce soit au niveau de n’importe quoi. Il faut toujours le faire avec discernement. Sans ça, tu deviens pour la personne une béquille. Et il ne faut pas qu’on devienne une béquille. La charité, ça ne se calcule pas, ça se mesure. Comprends-tu ? Ça ne se calcule pas, la charité, ça se mesure. Puis pour la mesurer, la charité, il faut être mental. Ça se calcule psychiquement mais ça se mesure mentalement, et puis c’est vibratoire ! Puis quand tu sens la vibration que c’est le temps de sacrer ton camp[18], ou que c’est le temps de lui donner 1% de vibration, tu sens la vibration, tu viens pour lui donner une pomme puis tu sens la vibration, il y a une vibration qui passe dans le corps, la vibration t’indique d’en donner rien que la moitié, de la pomme, tu lui donnes la moitié de la pomme. Mais tant que vous n’êtes pas mental, vous ne la réalisez pas, cette vibration-là, et c’est là que vous perdez de l’énergie. Public : Pour dix cents (sous) BdM : Pour dix cents, pas une piastre. Public : Qu’est-ce que tu fais quand présentement, est-ce de la charité BdM : Non, j’explique le principe. Tout ce qui passe d’un Homme à un autre Homme, c’est de la charité. Tout ce qui est charité passe d’une personne à une autre personne. Public : Et ton enseignement, c’est pas de la charité ? BdM : Je ne fais pas d’enseignement. Public : (inaudible) BdM : Le passage d’une personne à une autre personne, c’est de la charité. Public : Ni plus ni moins Bernard tu t’arranges BdM : Comment ? Comprends-tu ce que je veux dire ? Public : Je ne le sais pas, qu’est-ce que tu fais le temps que tu passes avec nous autres, l’explication que tu nous donne c’est de la charité BdM : Je vais te le réexpliquer d’une façon différente. Moi, j’ai le choix. J’ai la centricité pour crisser mon camp[19]tout de suite. Moi, je suis capable de sortir tout de suite. Tout de suite, là ! (il sort, le public murmure, puis il revient) BdM : C’est pour que vous ne sachiez pas si j’étais pour revenir oui ou non. Comprends-tu ce que je veux dire, là ? (inaudible) Autrement dit, la vibration je l’ai créée assez, juste pour que vous ne soyez pas sûr, si j’étais pour revenir oui ou non. Autrement dit je pars de moi. [1] Stade (anglicisme québécois) [2] Equivalent de satané, juron québécois [3] Comme ça (québécois) [4] N’importe quand (anglais) [5] To knock out : assomer, mettre KO (anglaise) [6] Heures supplémentaires (anglais) [7] Comme ça (québécois) [8] Tu es extrêmement bien (québécois) [9] Comme ça (québécois) [10] Parlotte, paroles sans importance [11] Véhicule, automobile (québécois) [12] Où vous en êtes arrivés (québécois) [13] Bon sang (québécois) [14] Travail (anglais) [15] Parler (québécois) [16] Retour (anglais) [17] Dur (anglais) [18] Partir (québécois) [19] Partir (québécois)[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][et_pb_row _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_column type="4_4" _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][et_pb_comments _builder_version="4.27.3" _module_preset="default" global_colors_info="{}"][/et_pb_comments][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section]

MR-022 : comment s’opère la transformation

Transcription audio intégrale de la conférence de Bernard de Montréal –  instruction originale

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MR-022 : comment s’opère la transformation

Bernard de Montréal | Mini Rencontres

PRÉSENTATION DE LA CONFÉRENCE

Dans cette rencontre, tout se resserre autour d’un point unique : apprendre à fonctionner mentalement. Pas “penser mieux”, pas “se préparer”, pas “se transformer”. Non : sentir la vibration quand elle passe, agir dessus, et cesser de nourrir les formes — surtout les plus insidieuses, celles que la spiritualité entretient depuis des millénaires. 

BdM montre comment chacun reste prisonnier de son psychisme : prévisions, attentes, dépendance aux plans invisibles, comparaisons, croyances, illusions, communication astrale… Et comment tout cela épuise l’énergie, renforce les formes et empêche la vraie volonté de descendre.

Ici, le mouvement est radical : détruire les formes spirituelles, sortir du psychisme, cesser de croire à son “plan de vie”, et se construire une tête vide, stable, centrée — capable d’agir instantanément, sans réflexion.

tant que l’être pense, il est pris ;

tant qu’il écoute les plans, il est manipulé ;

tant qu’il se compare, il devient la forme qu’il crée.

La transformation ne vient pas de l’information, mais du choc vibratoire contre le psychisme, jusqu’à ce que l’individu devienne centrique, autonome, solide, capable de parler et d’agir sans perdre son énergie.

Thèmes abordés

  • passage du psychisme au mental
  • Décider sans préconception et agir dans la vibration
  • Différence entre cycle psychique et cycle mental
  • Détruire les formes spirituelles qui paralysent l’esprit
  • Se rebeller contre l’esprit pour accéder à sa volonté
  • Illusion du plan de vie et attachement aux interprétations
  • Limites psychiques vs absence de limite mentale
  • Vibration continue sur tous les plans et discernement
  • Communication avec les plans et danger de dépendance
  • Cimentation du psychisme au mental et piège des plans
  • Ne pas s’occuper de l’information : vivre l’énergie
  • Fonctionner mentalement plutôt que psychiquement
  • Transmuter l’émotion en énergie mentale
  • Adaptation du langage et contrôle du feedback
  • Protection énergétique dans la relation à autrui
  • Ne rien prouver et parler avec discernement
  • Se détacher de la pensée et éviter la comparaison
  • Démystifier vibratoirement l’invisible

MR-022 Comment s’opère la transformation

par Bernard de Montréal | Mini Rencontres

Bernard de Montréal – jeudi 26 février 1981

 …. ou il est propice que tu fonctionnes mentalement. S’il est propice que tu fonctionnes mentalement, là tu découvres, tu en prends conscience puis tu agis dessus. Il n’y a pas de préconception, il n’y a pas de préparation antérieure. Si vous vous préparez antérieurement vous faites du psychisme puis ça ne se manifestera jamais comme vous voulez. Regardez vos expériences, quand vous dites : « bon demain matin, mon boss, je vais lui donner de la merde ». Vous arrivez au bureau, il vous donne du café, c’est final. Il vient vous offrir une cigarette, il est sur la vibration.

Public : Ni plus ni moins, il suffit que tu décides quelque chose et tu es surpris de l’avoir décidé. Tu sais ce que je veux dire là ?

BdM : Au début tu es surpris et un jour tu ne l’es plus.

Public : Tu prends la décision et tu y vas, je n’avais pas pensé à ça, que la décision est prise

BdM : Oui c’est ça. Puis éventuellement tu en arrives à ne plus être surpris, parce tant que tu es surpris, là c’est parce qu’il y a une réflexion dans ton ego, éventuellement tu n’es plus surpris. C’est ça.

Public : Ça arrive que tu dises quelque chose où tu prends une décision assez vite tu dis : oups. Tu es surpris de l’avoir prise.

BdM : C’est ça. Ça fait partie de… (la personne l’interrompt)

Public : J’aurais jamais pensé que j’aurais pris une décision de même

BdM : Si tu n’y aurais pas pensé, tu ne l’aurais pas prise.

Public : C’est ça

BdM : Parce que le cycle qui vient, c’est le cycle du mental. Du plan mental. Ce n’est pas le cycle du psychisme. Nous autres, les Hommes, on est totalement ignorants de l’esprit tant qu’on n’a pas combattu l’esprit. C’est pour ça que rendu au stage[1] où l’humanité est rendue, je suis obligé de détruire des formes qui paralysent l’esprit de l’Homme pour lui donner des béquilles spirituelles. Parce que tant que l’Homme est à l’intérieur des formes spirituelles, puis des béquilles spirituelles, il ne se servira jamais de l’esprit, parce qu’il ne se rebellera jamais contre l’esprit. Un Homme qui est spirituel, il ne va jamais se rebeller contre l’esprit, il fait le petit toutou

Public :  Faut-il combattre l’esprit par l’esprit ?

BdM : Il faut combattre l’esprit par l’esprit.

Public : Ça veut dire de ne pas prendre son (inaudible). Si je suis née pour un petit pain, puis je vais rester de même

BdM : Non. Dites-moi ça encore ?

Q, Ce que je veux dire, que si je suis né pour un petit pain je vais rester comme ça, faire quelque chose, bouger

BdM : Non. T’es jamais venue pour rien. T’es venue toujours en relation avec ton potentiel. Seulement si tu penses que tu es né pour un petit pain, tu vas rester avec un petit pain.

Public : (inaudible)

BdM : Eux autres ils vont te dire, eux autres ils vont te spiritualiser au bout, comprends-tu ? Tu manges ton petit pain noir pour te déconditionner du matérialisme, mais à un certain moment tu veux manger du pain blanc. Moi j’en n’ai plein le cul de manger du pain noir, j’en ai mangé pendant onze ans et je n’en mangerai plus. Mais pour en arriver à ça, il faut que tu détruises les formes qui font partie de ton évolution, de ta spiritualisation, de la réorganisation psychique de ton être, pour en arriver un jour à pouvoir faire puis manger la couleur de pain que tu veux. C’est là, à ce moment-là, que ta créativité descend, et puis c’est là que tu commences à être créatif.

Il est là, le danger de la spiritualité dans le monde. Moi je n’ai rien contre la spiritualité mondiale, c’est essentiel au développement, la spiritualité mondiale. Mais je cite la spiritualité mondiale : c’est une forme qui retarde l’individu sur la planète, qui retarde la descente de la volonté cosmique dans l’Homme, qui retarde l’explosion du cosmique de l’Homme vers l’extérieur, et qui empêche les Hommes d’entrer en contact avec des extra-terrestres. Ça va loin, l’affaire de la spiritualité. Seulement on est tellement des tatas puis des nonos parce qu’on n’a pas de point de référence intérieur, on est fait de tout ce que tout le monde dit, on est fait de tout ce que les maîtres disent qu’on ne comprend pas, puis on est fait de tout ce que les maîtres disent et qu’eux-autres ne comprennent pas. Ça fait que tu comprends qu’on en a, des échelles à monter.

Ça fait que tant qu’on n’a pas souffert la grande souffrance personnelle, interne, qui est le combat éventuel entre notre esprit puis l’esprit, on est incapable de découvrir les lois de l’esprit et de comprendre les limites de la spiritualité, et l’information de l’esprit dans la matière matérielle de l’Homme, qui à travers les formes spirituelles. Parce que c’est à travers les formes spirituelles que l’esprit se manifeste au niveau de l’information. Mais c’est au niveau de la volonté de l’individu que l’esprit se manifeste en tant qu’énergie dans l’individu. Puis c’est en tant qu’énergie dans l’individu que l’esprit doit se manifester et non en tant qu’information.

Parce que quand tu fonctionnes vibratoirement, quand tu sens la vibration, la vibration la contient, l’information. Elle n’a pas besoin de passer par ton psychisme, cette vibration-là. Elle n’a pas besoin d’être saisie par ton intellect, cette vibration-là. Elle est synthétique, elle est totale. Si tu peux agir dessus, tu vas découvrir tous les aspects de cette vibration-là et ce qu’elle implique en tant qu’expérience qui peut, si tu regardes en arrière après, la définir comme faisant partie de telle chose, telle chose, telle chose. Mais on est habitué (inaudible) et on est conditionné 100% à fonctionner psychiquement. Fonctionner psychiquement à 100% pour 100% qu’on est conditionné.

C’est pour ça que l’évolution du supramental, la descente du supramental sur la Terre, est une descente longue, parce que les Hommes sont emprisonnés dans la spiritualité. De sorte que la volonté de l’Homme est conditionnée par la spiritualité, son amour est formulé par la spiritualité, son intelligence est dictée par la spiritualité. C’est au bout, ça. Parce que quand ton intelligence commence à être dictée par ta spiritualité, l’intelligence que tu as, ce n’est jamais l’intelligence pour toi, c’est toujours l’intelligence pour ta transformation. Et à un certain moment, il faut que ton intelligence te serve pour toi et non pour ta transformation. Il faut que ça cesse la transformation un jour, on n’est pas pour toujours été des transformateurs, il faut que ça arrête. Et

ça arrête quand tu as réalisé la limite de ta résistance puis que tu commences à vivre le combat de ton esprit contre eux autres. Puis quand tu commences à vivre le combat de ton esprit contre eux autres, là, à ce moment-là, tu es rendu centrique, puis à ce moment-là ta destinée t’attend, tu la construis comme tu veux, puis il n’a rien pour t’arrêter.

Public : Tu as déjà fait le mouv 

BdM : C’est-à-dire que… elle est déjà connue, mais toi il faut que tu en fasses l’expérience. Quand bien même je te dirais, moi, ce que tu vas faire dans trois ans, il faut que tu en fasses l’expérience !

Public : Il faut passer par là

BdM : C’est ça.

Public : Ça veut dire que notre plan de vie est déjà établi

BdM : Occupez-vous en pas de votre criss[2] de plan de vie. Il est là, votre plan de vie, comme une peinture sur le mur. Arrangez-vous pour vivre votre vie comme vous pouvez faire, au maximum de vos possibilités. Puis à ce moment-là, vous verrez que c’était ça votre plan de vie. Comprends-tu ce que je veux dire ? Laissez-le faire, votre plan de vie, puis tout le set. Si vous étiez des pharaons, ou des césars, ou des scientistes… Faites votre vie et travaillez chez Eaton, mais avec de la volonté. Parce qu’un plan de vie… le mot plan de vie, c’est un mot. Le chien ne se demande pas qu’est-ce que c’est son plan de vie ! Donne-lui de la viande et il va la manger. Mais nous autres on devrait être de même[3], à un niveau supérieur si tu veux. Notre plan de vie… on ne devrait pas s’occuper de notre plan de vie, puis on ne devrait pas savoir si on est rendu, si on est évolué, ou pas évolué, ou de savoir si on était des césars ou des pharaons. On devrait s’occuper d’être bien dans notre peau puis d’être toujours en puissance dans notre peau.

Public : Il y en n’a bien qui pose ces questions-là

BdM : Effectivement qu’ils se les posent, tout le monde se les pose.

Public : Ils brûlent de l’énergie

BdM : Ils brûlent de l’énergie. Ils ne fonctionnent pas à 1% pour 100%

Public : Pour savoir s’il est là

BdM : C’est ça, c’est ça, exactement, exactement, exactement.

Public : C’est important

BdM : C’est sans importance. Si un gars qui devrait savoir son plan de vie, c’est bien moi ! Je m’en criss comme de l’an 40. S’ils veulent me dire quelque chose, qu’ils me le disent, ça me passe dans une oreille et ça me sort par l’autre oreille. C’est pour ça qu’ils me le disent. (rires du public). C’est au bout.

Public : Quand les limites tantôt je ne vous l’ai pas dit, de même on n’a un certain bagage (inaudible) 

BdM : Il n’y en a pas de limite dans l’Homme ! Les limites que l’Homme possède, ce sont des limites qu’il s’impose par son ignorance. L’Homme n’a pas de limite. L’Homme, c’est un être qui est infini dans son potentiel. Il n’y en n’a pas, de limite. Puis penser à des limites, c’est penser psychiquement. il n’y en a pas, de limite. Mais pour pouvoir vivre sans limite, en dehors des limites psychologiques, psychiques, il faut que tu vives mentalement. À ce moment-là, il n’y en a pas de limite, il n’y en a pas. Tu n’en vois pas, tu n’en conçois pas, ça n’arrive même pas à ton esprit.

Public : C’est pour ça qu’il a inventé les limites du psychique

BdM : C’est du psychisme ça. Je te parle de la conscience. L’autre il me parle des carottes… (rires du public)

Public : Je pense ce qu’il a voulu dire lui, qu’on en a déjà parlé de ça, que le gars avait fait des kilomètres, donc il devait se sentir malade, aujourd’hui il peut en faire dix, il a pensé que ça finirait peut-être mais ça n’empêche pas qu’aujourd’hui ça ne fini

BdM : Il n’y a pas de limite, il n’y en a pas ! Si les Hommes savaient jusqu’à quel point il n’y en a pas, de limite, les Hommes seraient surpris du potentiel en eux. Mais ce qu’il y a de plus drôle dans la vie, c’est que tu ne réalises jamais ton potentiel tant que tu ne l’as pas réalisé.

Public : Ça veut dire qu’autrement dit, c’est avantageux de brusquer des choses des fois

BdM : Quoi ?

Public : On devrait plus souvent brusquer les choses

BdM : Il ne s’agit pas de brusquer les choses, parce que là vous pouvez tomber dans des attitudes psychiques, il s’agit de sentir la vibration puis d’agir dessus. Là automatiquement vous brusquez les choses.

Public : C’est au niveau de l’évolution (inaudible)

BdM : Comprenez-vous, là ?

Public : Bon justement l’accès de quelque chose,

BdM : Non, il n’y a pas d’accès là-dedans. Non, non il n’y a pas d’accès. Il y a des gens qui sont venus dans les séminaires et qui sont partis en croisade après. Eux autres ils ont brusqué les choses, ils ont développé une attitude, puis ils ont pris ce que j’ai dit, ils ont mis ça en action, ça crée des réactions. Ce dont il s’agit, c’est de sentir la vibration quand elle passe, la vibration. Là, tu agis. Là, tu bouges. Ça fait ce que ça doit faire. Là, tu ne brusques pas les choses.

Public : Quand je veux dire, comme vous dites comme tout à l’heure, quand tu en as assez d’une situation…

BdM : Quand tu en a assez d’une situation, que tu sens la vibration… que tu sens la vibration, là tu fais le mouvement d’énergie. Parce qu’il y en a bien des gens qui en ont plein le casque des situations, mais ils ne sentent pas la vibration, encore. Ça fait que s’ils agissent, ils n’agissent pas dans le bon temps, ça n’a pas les bons effets. Mais si tu agis dans le bon temps, dans le temps de la vibration, à ce moment-là ça passe (inaudible).

Public : La vibration, elle peut être provoquée par un évènement ?

BdM : La vibration n’est jamais provoquée par un évènement. La vibration est continue sur tous les plans. Et ce qui se produit sur le plan matériel coïncide déjà avec des activités qui ont été préparatoires à la descente de la vibration. De sorte que, quand il a une concrétisation dans l’espace-temps de l’évènement, la vibration est là. Autrement dit, eux-autres savent que si ton boss demain matin va avoir une gueule de bois, ils peuvent te préparer dans la nuit astralement à la descente de l’énergie, puis quand tu arrives le lendemain matin, toi puis ton boss, tu te rends compte que la vibration est là, il y a un éclatement. Parce qu’elle est présente, l’énergie. C’est vibratoire, elle est présente sur tous les plans, c’est continu. Elle descend jusque sur le plan le plus bas. Plus tu es mental puis moins tu es psychique, plus tu es apte à laisser passer la vibration any time[4] quand c’est essentiel. Mais tu laisses passer la vibration parce qu’elle est . Pour passer, elle est due à passer. C’est ça, le discernement, le fameux discernement. C’est au-delà du psychisme, le discernement, c’est vibratoire.

Ok. Je vais commencer un autre volet. Les Hommes sont en train d’apprendre à recommuniquer avec l’invisible, à recommuniquer avec les plans sur l’invisible, à recommuniquer avec des plans dans l’invisible. Mais les gens ne savent pas communiquer avec les plans de l’invisible. Les gens communiquent mal. Parce que les gens pensent qu’en communiquant avec ces plans-là, ils vont pouvoir recevoir de l’information de ces plans-là qui font leur affaire. Ce qui arrive, c’est que des fois c’est ça, ça fait leur affaire à eux autres, mais des fois ça ne fait pas leur affaire à eux autres. Dans l’opération de communication avec les plans, les Hommes doivent se méfier complètement de la communication qu’ils ont avec les plans. Totalement se méfier. Parce que le but de la communication avec les plans, tant que l’Homme n’est pas arrivé à être totalement centrique, le but c’est de sceller, c’est de lier, c’est de cimenter le psychisme de l’Homme au mental de l’Homme. Puis quand il y a une cimentation ou une liaison qui est faite entre le psychisme de l’Homme puis le mental de l’Homme, à ce moment-là l’Homme est pogné. C’est comme ça qu’ils pognent l’Homme. C’est comme ça qu’ils l’accrochent, l’Homme.

Quand l’Homme communique avec eux-autres, il parle blablabla, il y a de l’information positive, il y a de l’information qui sert pas, des niaiseries ou quelque chose d’intelligent, dépendant de ce qu’il veut faire. Là, le gars, à un certain moment, il est pogné. Là, ce qui arrive, c’est que l’Homme devient totalement psychiquement dépendant d’eux autres. On devient dépendant de la communication, et on ne doit pas être dépendant de la communication parce que, quand on devient dépendant de la communication, à ce moment-là, au lieu de fonctionner, nous autres, d’une façon autonome, au lieu de fonctionner à l’intérieur de notre énergie dans le mental, on essaye de mesurer cette énergie-là avec notre ego. Puis faut pas la mesurer, l’énergie, avec notre ego. Il faut la vivre dans son instantané.

Je vous donne un exemple. Prend l’exemple d’une mère qui est en famille, qui va avoir son enfant dans un mois ou deux mois. Là elle se fait du mauvais sang, elle leur demande s’il va être beau, s’il y a trois doigts, toutes sortes de questions. Eux autres, ils vont vous donner des réponses, toujours soit pour calmer votre esprit, pour relaxer votre esprit, ou pour vous créer des petites tensions dans votre esprit, ou pour vous laisser en suspension. La femme, elle, qui est en famille, elle devra apprendre une fois pour toutes de ne pas… de ne pas s’occuper d’eux autres. Elle peut s’intéresser à eux autres, mais pas s’occuper d’eux autres. Moi je ne m’occupe pas d’eux autres, mais dans le fond, eux autres je les ai dans le cul, complètement dans le cul, parce que j’ai tellement souffert d’eux autres, que je veux rien savoir d’eux autres. Puis ils savent que je veux rien savoir d’eux autres, ça les empêche pas de travailler avec moi. Comprends-tu ? Comprends-tu ce que je veux dire ? Je ne veux rien savoir d’eux autres. Pourtant, s’il y a un Homme qui est près d’eux autres, c’est bien moi. C’est pour ça que je veux rien savoir d’eux autres parce que je suis trop près d’eux autres. Tu comprends ce que je veux dire ? Quand tu es bien près de ta belle-mère et que tu veux rien savoir de ta belle-mère, comprends tu ? (rires du public)

Là, je vous parle comme ça pour détruire des formes, pour vous faire comprendre, à ceux qui ont encore des illusions, que dans tout le mécanisme de la relation entre le cosmique haut puis le cosmique inférieur, il n’y a rien qu’une loi qui prévaut : c’est la loi de l’unité. Ce qui est en haut est en bas. Puis ce qui est en haut est aussi important que ce qui est en bas, ce qui est en bas est aussi important que ce qui est en haut. Puis tout le reste, quand bien même qu’ils diraient : « l’humanité, les Hommes créent des enfants, puis un jour l’Homme n’aura pas besoin de créer des enfants, parce que les enfants, la création des enfants, la création des enfants sur le plan matériel, ça fait partie des plaisirs de l’ego, puis que sur les autres plans les esprits créent aussi des enfants mais ils ne le font pas par contact sexuel, parce que c’est tout fait au niveau de la pensée. » Je m’en sacre comme de l’an quarante comment ils font leurs petits en haut. Ce qui compte pour moi, c’est que pendant que je suis dans la matière, les petits je les fais de la façon que je les fais, les petits je veux les vivre en relation avec des dimensions de paix, d’énergie, d’harmonie, selon la dimension de mon intelligence, pour que ma vie familiale, ou ma vie en tant qu’Homme vivant dans une société ou avec des gens socials, soit la plus harmonieuse et la plus créative possible. Tout le reste, leur patente, je veux rien savoir. Quand je transpose ça dans votre esprit, ce que je veux dire c’est ceci. C’est : apprenez donc une fois pour toutes à ne pas vous intéresser, puis à ne pas vous casser la tête avec ce qui se passe dans les mondes invisibles. À ne pas vous intéresser à comparer ce qui se passe dans les mondes invisibles au niveau de la valeur des fonctions, même sur le plan de la fonction sexuelle, avec les valeurs que vous avez sur le plan matériel. Vous êtes dans la matière, votre esprit est dans la matière, vivez votre matière consciemment. Si vous vivez votre matière consciemment, vous la vivrez, votre matière, à un point un jour où vous serez capable de la spiritualiser, c’est-à-dire de la faire pénétrer d’une certaine énergie qui la libèrera du magnétisme de la planète, qui la libèrera des failles qui empêchent la matière d’être soumise au contrôle de la volonté de l’Homme.

Quand je vous dis « prenez donc mon expérience », ce que je veux dire, c’est que ce que je vous dis, moi, la façon dont je vous dis les choses, n’importe quelle façon dont je vous dis les choses, je vous les dis toujours pour une raison qui est bien particulière et que je peux tout vous expliquer en détail. Ce qui est important pour vous autres, ce n’est pas de vous occuper des détails, mais de vous occuper de pouvoir prendre psychiquement ce que je vous dis puis de le transmuter en énergie mentale, de détruire les formes de l’émotion quand je vous dis quelque chose pour que cette énergie-là serve à construire votre corps mental. Le reste, c’est tout de la connerie. C’est tout de la connerie… On doit se libérer psychiquement afin de pouvoir vivre de l’énergie vibratoire qui provient des plans supérieurs et qui descend jusque sur le plan de l’Homme pour qu’on puisse se servir de cette énergie-là, pour qu’on puisse vivre sur le plan matériel au bout. Tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave spirituel, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave de l’amour, tu ne peux pas vivre au bout si tu es esclave d’une petite volonté faible, tu ne peux pas vivre au bout si tu esclave de l’intelligence (inaudible).

Pour vivre au bout, il faut que tu sois totalement centrique, il faut que tu aies de la résistance apte au travail qu’ils font, absorber l’énergie qui rentre dans tes corps, puis un jour être assez fort. Tu ne vas pas te battre avec un gars tant que tu n’as pas pratiqué. Ça fait que si vous voulez être des boxeurs, pratiquez, puis un jour vous irez rencontrer Mohamed Ali et vous lui casserez la gueule. Eh bien c’est la même chose avec eux autres. On se pratique, puis on se pratique, puis c’est eux autres qui nous créent les conditions pour qu’on se pratique. Puis un jour tu vas dans le ring avec eux autres, puis tu les knock out[5], puis quand tu les knock out, eux autres, ils n’ont plus besoin de te parler. Là, tu as la tête vide puis t’es bien, t’es en vacances tout le temps. Puis si tu as besoin de dire quelque chose à quelqu’un pour élever le niveau de conscience de l’humanité, ça passe, tu le dis, puis dans ta tête il n’y a rien. Tu ne t’occupes de ce que tu dis, tu n’es pas intéressé à ce que tu dis, ton plaisir est dans le fait que tu le dis, pas dans le fait que tu y penses, que tu as mijoté dessus, que tu as fait de l’over time[6] dans ta tête. Ta tête est toujours vide parce que tu sais que tu as toujours raison, parce que tu sais que tu ne peux jamais te tromper, parce que tu sais que tu ne peux pas penser. Puis quand tu ne peux pas penser, l’énergie il faut qu’elle vienne de quelque part, elle ne vient pas de ta poche. Ça fait qu’à ce moment-là, tu ne fonctionnes rien qu’avec l’énergie. Puis quand tu ne fonctionnes rien qu’avec l’énergie, quand bien même le monde dirait « c’est un colon ce gars-là, il est croche », ce n’est pas de même[7], ça ne change rien dans ton esprit parce que toi tu n’es pas impliqué dans ce que tu dis puis dans ce que tu fais. Quand tu n’es pas impliqué dans ce que tu dis puis dans ce que tu fais, quand tu n’es rien obligé de prouver, que tu n’as rien à prouver, que tout ce que tu fais c’est jaser : tu es bien, tu jases. Puis ça fait que moi je jase.

On n’est pas habitués à vivre. On est habitués à exister, on est habitués à fonctionner psychiquement, intellectuellement. Mais à fonctionner mentalement, on n’est pas habitués parce qu’on ne sait pas ce que c’est. Tu ne peux pas t’habituer à ça : tu deviens ça, ça fait partie de ta deuxième peau. Puis quand tu fonctionnes mentalement, tu fonctionnes mentalement ! Quand bien même le monde serait rouge, quand bien même il y aurait quatre milliards d’habitants sur la Terre et que tu serais seul, il n’y a rien là. Quand tu es rendu qu’il n’y a rien là, le monde entier peut être opposé à toi en tant qu’individu, tu es bien en maudit[8]. Tu es bien. Tout le monde est fou, mais pas toi. Même si tout le monde te dit que tu es fou, toi tu sais que tu n’es pas fou. Ça fait que tu es bien en maudit. Mais il faut être centrique. Il faut être centrique pour savoir qu’on n’est pas fou quand tout le monde est fou. Comprends-tu ce que je veux dire ? Tu ne peux pas toujours douter de ta sanité, de toujours douter de ce que tu sais, puis de ce que tu sens. Tu ne peux pas toujours douter de toi-même ! À un certain moment, il faut que tu ne doutes plus parce que tu n’es plus capable, parce que tu as combattu contre eux-autres, et tu as gagné tes épaulettes. Ils vont toujours t’appuyer après, ils vont te dire, tu as toujours raison, toujours raison, toujours raison.

Public : Un coup que tu es rendu avec eux-autres à travers d’autres forces plus haut qu’eux autres, il leur manque des individus pour travailler encore ?

BdM :  Les catégories, les statuts sociaux, les statuts… 

Public : Si tu arrives à la même égalité qu’eux autres, tu as leur force, mais tu fais ce que tu as à faire 

BdM : Ce n’est pas une affaire d’égalité, c’est une affaire vibratoire.

Public : C’est ça

BdM : On a mystifié l’invisible, on a mystifié les mondes spirituels, on a mystifié les mondes de la lumière, on les mystifiés parce qu’on pense. Puis on les a mystifiés parce qu’on emploie des mots pour les déterminer, pour les définir, pour les situer. On les a mystifiés. Mais quand tu les vois face à face, c’est une autre paire de manches. Il n’y a absolument rien là. 

Public : Ce que je veux dire moi, c’est que c’est eux-autres qui t’imposent l’expérience jusqu’à temps que cela arrive

BdM : Jusqu’à temps que tu les démystifies.

Public : Là ce que tu sais, tu commences à faire le travail

BdM : C’est ça.

Public : Le travail est décidé au-dessus de nous autres… 

BdM : Le travail, ça fait partie de leur activité, de leur mouvement dans le cosmos. Toi, tu as ton travail, puis eux autres ont leur travail, mais seulement il faut qu’on les démystifie, eux-autres.

Public : Il faut que tu voies comment tu sais

BdM : Il faut que tu voies comment ça marche cette affaire-là. Il n’y a rien qu’une façon de démystifier l’invisible, c’est vibratoirement. Tu ne peux pas démystifier l’invisible spirituellement, c’est la plus grosse botte de foins qui existe dans le monde. Encore bien moins matériellement, tu tombes dans la philosophie. Mais spirituellement, tu ne peux pas démystifier l’invisible. Ni occultement, ni ésotériquement, tu ne peux pas démystifier l’invisible. Tu démystifies l’invisible vibratoirement ! C’est vibratoirement que tu les dévisses, les vis, Charley.

Public : Pour savoir comment ça marche il faut que tu saches ce qui se passe dans la vie ?

BdM : C’est vibratoire. Que l’énergie passe par ton cerveau, puis qu’elle rentre dans ta tête, puis qu’elle reste dans ta tête au niveau de la pensée, ou qu’elle passe par ta gueule, ça ne change rien. Elle passe. Ou qu’elle passe par ton corps physique pour te faire marcher, elle passe. L’énergie, c’est de l’énergie.

Public : Ce n’est pas de l’information c’est de l’êtreté

BdM : C’est de l’êtreté. Ce n’est plus de l’information, c’est de l’êtreté.

Public : (inaudible)

BdM : C’est de l’énergie, c’est du savoir direct. Il faut…je vous le dis pour tous vous-autres, il faut en arriver à démystifier l’information, il faut en arriver à ne plus s’occuper de l’information. Monsieur Bessette, il faut en n’arriver à ne plus s’occuper de l’information parce que l’information ne sert à rien qu’à mystifier psychiquement notre intelligence. Vous n’aurez jamais de l’information qui vous servira mentalement, vous aurez toujours de l’information qui vous servira psychiquement.

Public : De l’information, moi je n’en n’ai pas.

BdM : Je parle pour ceux qui en ont, il y a des gens qui communiquent avec les autres plans

Public : (inaudible)

BdM : Quand tu n’en as pas ?

Public : Des communications

BdM : C’est une illusion ! C’est une illusion. Moi, je te parle ce soir, je n’ai jamais pensé à ce que je te dis, je n’ai jamais écouté eux-autres me parler dans la tête pour me dire : « c’est de même[9] que tu vas l’expliquer ». Ça passe, l’énergie, puis c’est de même. C’est pour ça que les rencontres ne sont jamais pareilles, parce que je ne sais jamais ce que je vais dire. Tout ce que je sais, c’est que je suis dans l’énergie. Quand je suis dans l’énergie, je fonctionne. Ne vous occupez pas de ce qui se passe dans votre tête parce que ce n’est pas dans votre tête que vous allez résoudre le problème, c’est quand vous allez découvrir qu’il y a entre vous puis eux-autres un équilibre qui doit être vécu puis rendu un jour, puis c’est l’équilibre de votre volonté. Votre tête, elle doit être vide comme un pot de poisson.

Public : Sans jasette

BdM : Sans jasette[10]. Ou si vous jasez, c’est pour vous amuser avec eux-autres, (inaudible) et simplement. Puis vous vous amusez, dans ce sens que s’ils vous disent n’importe quoi, il n’y a rien là. Ils peuvent vous conter l’avenir, le futur, les malheurs, mais si tu t’accroches à ça psychiquement, ce n’est pas bon. S’ils vous racontent l’avenir de tout à l’heure, ben ils te le racontent. Bon, je vais vous l’expliquer. Tu sais quand tu écoutes la radio, tu écoutes les nouvelles à la radio. Quand tu écoutes les nouvelles à la radio, tu les écoutes, c’est de l’information qui peut te servir, mais tu ne t’y attaches pas. C’est la même chose : l’information qui rentre dans ta tête, il ne faut pas qu’on s’y attache, à aucun niveau. Et même si elle est importante, il ne faut pas qu’on s’y attache. C’est dur à saisir, ça.

Public : Elle est en pantoufle

BdM : Elle est toujours en pantoufles. Quand vous aurez de l’information importante, l’information vous sera donnée auditivement, par télépathie, par des gens, par des Hommes qui sont sur la planète, sur un autres plan. Mais par des Hommes, pas par eux-autres. C’est des Hommes qui communiqueront avec vous autres au niveau de l’oreille. Là, ce sera important parce que ce sera sur un même plan vibratoire. Ça sera pour votre survie ou vos activités, ou quoi que ce soit, mais pas par eux autres. Eux autres ils fonctionnent rien que par le biais de la pensée, les Hommes fonctionnent au niveau de l’oreille.

Public : La pensée des fois il y a des niaiseries là-dedans

BdM : Je comprends qu’il y en a. Mais je vais aller bien plus loin que ça. Je vais vous dire une chose : toute pensée est niaiseuse parce que toute pensée n’est pas nécessaire. Mais tant qu’on n’est pas mental, elle est nécessaire, la pensée, parce qu’elle fait partie du psychisme.

Public : Elle ne change rien d’autre ?

BdM : Elle ne change rien. Quand tu vas travailler, tu ne penses pas ! Quand tu vas aux toilettes, tu ne penses pas ! Quand tu manges, tu ne penses pas ! C’est la même chose. Ça se fait.

Public : C’est (inaudible) (rires du public)

BdM : Il faut qu’on se détache psychiquement de la pensée. Parce que c’est là qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient, puis qu’ils nous charrient. Toi, c’est un exemple, il faut que tu en arrives à te détacher complètement, à la regarder. Vous pouvez la regarder, votre pensée. Voir ce qui se passe dans votre tête, mais ne vous attachez pas à votre pensée.

Public : Tant qu’à y aller tu te penses niaiseux

BdM : Si tu te penses niaiseux, c’est déjà quelque chose. Parce que, quand tu te penses niaiseux, c’est parce que tu as l’impression d’être niaiseux. Puis quand tu as l’impression d’être niaiseux, tu souffres de l’impression d’être niaiseux. Quand tu seras niaiseux d’une autre façon, dans le sens que quand tu auras réalisé que ton niaiseux fait partie d’une dimension vibratoire qui te maintient à un certain niveau de créativité, à ce moment-là tu ne souffres plus d’être niaiseux, tu seras simplement niaiseux. (rires du public) Comprends-tu ce que je veux dire ? Ça fait que si tu ne souffres pas d’être niaiseux, c’est parce que tu ne peux pas fonctionner à un niveau créatif plus élevé, mais tu n’en souffres pas. Ça fait que tu n’es pas niaiseux ! Mais tu es niaiseux parce que tu ne peux pas (inaudible) même quand tu y penses. Ça fait qu’aussitôt que tu penses que tu es niaiseux, tu l’es. Si tu ne penses pas que tu es niaiseux, même si tu l’es, tu ne l’es pas.

Public :  Moi je me sens très bien (inaudible)

BdM : Parce que quand on pense quelque chose, on est cette affaire-là.

Public : Parce qu’on crée une forme

BdM : On crée une forme !

Public : Puis on y est attaché après ça

BdM : C’est ça. Il y en a qui se pensent intelligents et qui sont niaiseux, ils sont pognés dans la même forme.

Public : Même chose que tu penses

BdM : Même chose ! Aussitôt que tu penses à quelque chose, tu es cette affaire-là. C’est pour ça que je vous disais dans les séminaires, comparez-vous jamais à d’autres personnes, parce que je sais comment c’est mauvais de se comparer, parce que quand tu te compares à une autre personne, automatiquement tu te trouves niaiseux. Puis tu ne l’es pas, niaiseux ! Tu penses que tu l’es parce que tu te compares !

Public : (inaudible)…tu penses que tu es riche… (inaudible)

BdM : C’est le même mécanisme, tu crées une forme !

Public : (inaudible)

BdM : (inaudible), ça ne va pas marcher pour tout le monde ! Si ça marchait pour tout le monde, tout le monde irait, voyons.

Public : Tout le monde serait riche, dans l’abondance

BdM : Ça marche avec certains individus, parce qu’avec certains individus ça devient une sorte de révélation, une sorte de mise au point sur le pouvoir psychologique de l’Homme, puis selon les conditions qui peuvent permettre ça, ça marche, mais ça ne marche pas pour tout le monde.

Il y a un autre volet. L’autre volet, c’est le volet de la charité qu’on doit ou qu’on ne doit pas faire aux Hommes. Il y a des charités qu’on doit faire aux Hommes, puis il y a des charités qu’on ne doit pas faire aux Hommes. Les charités qu’on doit faire aux Hommes, ce sont les charités qui sont essentielles pour réduire la douleur de l’autre, quand la douleur de l’autre le rend susceptible d’être inefficace dans sa vie. Un exemple. Un gars qui a faim, qui crève de faim, tu lui donnes de la nourriture pour le rendre efficace. Un gars se brise une jambe, il est pogné sur la route, tu le mets dans ton char[11] et tu l’amènes à l’hôpital pour le rendre efficace.

La seule charité qui est efficace, c’est la charité qui rend un Homme efficace. Une charité qui ne rend pas un Homme efficace, ce n’est pas une charité, c’est un mouvement contre l’esprit de la charité, c’est un mouvement contre l’esprit de la conscience, c’est un mouvement qui rend l’Homme dépendant de la société, c’est pas bon.

Public : Il y a un dicton qui dit, quelqu’un qui a faim, tu lui donnes un poisson, c’est bon pour la journée, le lendemain il va avoir faim encore, mais si tu lui apprends à pêcher, c’est bon pour lui

BdM : Ça revient au problème de l’efficacité. Si tu es intelligent dans ton efficacité, tu vas lui apprendre à pêcher au gars, puis le lendemain il va prendre soin de lui. Ça revient tout l’efficacité. La charité doit-être efficace.

Public : S’il ne prend pas soin de lui, c’est son problème

BdM : Quoi ?

Public : S’il ne prend pas soin de lui, c’est son problème

BdM : C’est toujours son problème, c’est toujours son problème. Mais si tu es impliqué dans un mouvement d’aide à un autre être, il faut toujours que ça soit efficace. Pour que ça soit efficace, il faut que ça soit intelligent.

Public : Il ne faut pas qu’il dépende de toi continuellement, sinon ça devient une béquille et tu lui ne rends pas service, il faut qu’il soit autonome

BdM : Non ce n’est pas bon, il y a des gens qui le font. Je vais vous dire une chose : si le gouvernement aujourd’hui enlevait 50% de l’aide sociale dans la province, il y en aurait du monde qui se trouverait des jobs.

Public : Ça serait plus efficace

BdM :  Ça serait plus efficace.

Public : Ça ferait du bien, ça coûterait moins d’argent, il y a 65% qui peuvent travailler là-dessus 

BdM : Puis au niveau occulte, puis au niveau ésotérique, puis au niveau où vous en êtes rendus[12] , ça prend une autre forme, l’efficacité de cette charité-là. Quand tu te conscientises, tu n’as pas à rendre service à personne, tu n’as pas à conscientiser personne, tu as simplement à te conscientiser toi-même. Parce que tous les gens qui doivent se conscientiser sont marqués, puis ils vont se conscientiser à un niveau ou à un autre. Mais si toi tu tends à conscientiser les gens, tu vas automatiquement diminuer ton énergie parce que tu vas toujours mettre de ton ego là-dedans, tu vas toujours essayer de faire comprendre aux gens des choses qu’ils ne peuvent pas comprendre parce qu’il faut qu’ils passent par l’expérience.  

Public : Les émotions rentrent là-dedans

BdM : Les émotions rentrent là-dedans. Vous n’avez pas le pouvoir de la parole, ça fait qu’automatiquement vous êtes incapable de transmettre à une personne une vibration, parce que vous ne l’avez pas encore assez suffisamment cette vibration-là.

Public : Tu t’embarques dans un job et tu n’es pas capable de le finir

BdM : Maudit[13] que tu es intelligent ! C’est exactement ça. Tu t’embarques dans un job[14] que tu n’es pas capable de finir. Quand tu t’embarques dans un job, il faut que tu le finisses, le job. Si tu n’es pas capable de le finir, le job, embarque-toi pas dedans. 

Public : Des fois on a du trouble à assembler ; on leur dit et ils ne comprennent rien on se casse la tête pour expliquer

BdM : Je vous dis ça pour que vous en arriviez à ne pas perdre de l’énergie pour rien. L’énergie que les gens ont à perdre, c’est incroyable, incroyable ! Ce qui arrive, c’est que quand vous perdez cette sorte d’énergie-là envers les autres, vous ne l’emmagasinez pas en vous parce que votre ego s’en sert psychiquement pour se flatter. Puis quand l’ego se sert de l’énergie pour se flatter, l’ego perd de sa densité interne : c’est comme s’il perdait de son noyau, de sa centricité. Il la perd. L’ego, il faut qu’il la dirige, son énergie. Il ne faut pas qu’il la dilapide, son énergie. Naturellement, plus tu deviens mental, plus ton langage change, c’est normal. Je vais vous donner un exemple. Il y a des types qui sont venus, des gars de la route qui sont venus chez nous, je leur ai donné une bière. Là, on commence à jaser[15] Ils me demandent : « qu’est-ce que vous faites dans la vie, monsieur ? » Là, ils me mettent sur le spot. J’ai dit : « j’écris des livres, des fois je vais à la télévision ». Là je dis télévision, mais là encore la vibration qui monte. « Qu’est-ce que vous faites à la télévision ? » Finalement j’ai dit aie je ne suis pas pour compter ma vie, là ils voulaient savoir ma vie. Alors j’ai dit : « Je m’intéresse à ce que vous appelez la parapsychologie. » Ça, ça me sauve ! (rires du public) « Qu’est-ce que c’est ça, cette affaire-là, la parapsychologie ? » Ça fait que là, lentement, je lui ai expliqué un petit peu la parapsychologie. Là, la vibration, elle monte encore. Il y en avait un là-dedans qui était facté et il ne le savait pas, il avait les yeux grands comme des béquilles. Là il me regarde puis il me dit… quand il est parti, il m’a serré la main, je pensais que c’était pour me la casser, il me dit : « vous m’avez dit quelque chose », il dit « laissez faire ce que vous m’avez dit, mais vous m’avez dit quelque chose… » (rires du public) Là, il m’a lancé une corde. Il m’a dit : « je vais revenir vous voir ». J’ai dit : « non, non ». Je lui ai dit « viens pas me voir, je ne veux pas que le monde vienne me revoir parce que j’ai dit quelque chose ». Il voulait venir me revoir, mais il avait une façon de parler pour… parce que je vis dans le nord. Les gens, les contracteurs dans le nord, les contracteurs dans le nord ; les gens en campagne, c’est du bon monde, ce sont des gens de service. Ils travaillent. Réparer ci, réparer ça. Ce qu’ils n’aiment pas… En campagne, surtout dans les coins où je suis, il y a des gens qui sont snobs, des gens riches snobs. Mais quand ils rencontrent un gars qui ne les snobe pas, tu comprends que pour eux autres c’est toute une expérience. Ils sont contents. Mais d’un autre côté, moi, il faut que je me protège. C’est pas parce que je suis fin ou un snob, que ce gars-là peut venir chez-nous n’importe quand.

Plus on devient mental, plus on crée de la vibration, plus on crée de l’énergie, plus on ouvre des portes dans le mental des gens, mais plus il faut qu’on contrôle, le feedback[16]. Puis vous autres, vous en arrivez dans cette phase de votre vie. Il va venir un point ou vous allez ouvrir votre gueule et automatiquement hop les oreilles vont se tendre, les yeux vont grandir. Il faut que vous puissiez parler au monde et être bien conscients de ce que vous dites quand vous parlez au monde pour ne pas trop attiser le feu de leur curiosité

Public : Donner une réponse complète 

BdM : Une réponse discernante. Si tu commences à conter ta vie au monde, à ce moment-là ces gens-là vont être automatiquement attirés à vous parce que déjà ils sentent en eux autres quelque chose que personne dans la famille, ni la belle-mère, ni le beau-père n’ont réussi à leur expliquer. Ni le curé. Ça fait que vous allez être obligés de vous protéger puis éventuellement de leur donner ça à petites doses. Parce que quand tu parles, tu es obligé de parler, mais leur parler d’une façon bien rondelette pour peut-être susciter en eux autres une vibration, parce que ça rend la conversation bien plus intéressante, ça leur apprend la vie avec eux autres, c’est plus intéressant. Mais toujours : contrôlez ce que vous dites, sans ça vous êtes cuits.

Public : Mais moi je coupe

BdM : Oui, c’est ça

Public : Ça arrive à tout le monde

BdM : Ça arrive à tout le monde

Public : Surtout moi j’ai coupé cela là

BdM : Ça va arriver à tout le monde ! Plus vous allez devenir mental, plus ça va vous arriver, plus ça va vous arriver. Puis il ne s’agit pas de ne pas parler au monde, il s’agit de parler au monde, mais de parler au monde avec discernement et intelligence. Pas psychiquement mais mentalement. Il faut que vous, vous réalisiez que vous n’avez rien à prouver. C’est tough[17], ça,  réaliser qu’on n’a rien à prouver quand on sent, ou qu’on sait, ou qu’on perçoit quelque chose. C’est d’un ordre différent qui est d’un ordre nouveau.

Public : Il faut parler à, il ne faut pas parler d’eux

BdM : Tu peux parler avec le monde, mais il faut que tu saches quand arrêter. Les gens ne savent pas quand arrêter. J’en écoute des gens parler des fois, là : ils se vident.

Public : Ils embarquent dans l’engrenage

BdM : Ç’est ça. Puis vous perdez de l’énergie. Puis cette énergie-là, quand vous la perdez, vous ne l’avez plus.

Public : Pour revenir à votre sujet de tantôt là, entre la charité et le don il y a quand même une marge

BdM : Entre la charité puis le don ?

Public : Oui

BdM : La charité de quoi ?

Public : Tantôt vous parliez des gens à qui fallait donner à manger et après qui s’arrangent, ou un autre qui c’était cassé la jambe

BdM : N’importe quel mouvement d’un Homme à un autre Homme… Ah ça, c’est bien intéressant. N’importe quel mouvement d’un Homme à un autre Homme, c’est un mouvement de charité. La minute que tu parles à une personne, c’est un mouvement de charité parce qu’un mouvement de charité, c’est un don. C’est un mouvement, c’est un passage de l’un à un autre. Naturellement, il y a différents niveaux, différentes nuances dans toute cette patente-là de charité. Mais quand fais la charité, quand tu es dans l’acte de la charité, quand tu es dans l’acte de passer de l’énergie de toi à une autre personne, il faut toujours que tu le fasses avec discernement, que ce soit au niveau des paroles, que ce soit au niveau du linge, que ce soit au niveau des pommes, que ce soit au niveau des poissons, que ce soit au niveau de n’importe quoi. Il faut toujours le faire avec discernement. Sans ça, tu deviens pour la personne une béquille. Et il ne faut pas qu’on devienne une béquille. La charité, ça ne se calcule pas, ça se mesure. Comprends-tu ? Ça ne se calcule pas, la charité, ça se mesure. Puis pour la mesurer, la charité, il faut être mental. Ça se calcule psychiquement mais ça se mesure mentalement, et puis c’est vibratoire ! Puis quand tu sens la vibration que c’est le temps de sacrer ton camp[18], ou que c’est le temps de lui donner 1% de vibration, tu sens la vibration, tu viens pour lui donner une pomme puis tu sens la vibration, il y a une vibration qui passe dans le corps, la vibration t’indique d’en donner rien que la moitié, de la pomme, tu lui donnes la moitié de la pomme. Mais tant que vous n’êtes pas mental, vous ne la réalisez pas, cette vibration-là, et c’est là que vous perdez de l’énergie.

Public : Pour dix cents (sous)

BdM : Pour dix cents, pas une piastre.

Public : Qu’est-ce que tu fais quand présentement, est-ce de la charité

BdM : Non, j’explique le principe. Tout ce qui passe d’un Homme à un autre Homme, c’est de la charité. Tout ce qui est charité passe d’une personne à une autre personne.

Public : Et ton enseignement, c’est pas de la charité ?

BdM : Je ne fais pas d’enseignement.

Public : (inaudible)

BdM : Le passage d’une personne à une autre personne, c’est de la charité.

Public : Ni plus ni moins Bernard tu t’arranges

BdM : Comment ? Comprends-tu ce que je veux dire ?

Public : Je ne le sais pas, qu’est-ce que tu fais le temps que tu passes avec nous autres, l’explication que tu nous donne c’est de la charité

BdM : Je vais te le réexpliquer d’une façon différente. Moi, j’ai le choix. J’ai la centricité pour crisser mon camp[19]tout de suite. Moi, je suis capable de sortir tout de suite. Tout de suite, là !

(il sort, le public murmure, puis il revient)

BdM : C’est pour que vous ne sachiez pas si j’étais pour revenir oui ou non. Comprends-tu ce que je veux dire, là ? (inaudible) Autrement dit, la vibration je l’ai créée assez, juste pour que vous ne soyez pas sûr, si j’étais pour revenir oui ou non. Autrement dit je pars de moi.

[1] Stade (anglicisme québécois)

[2] Equivalent de satané, juron québécois

[3] Comme ça (québécois)

[4] N’importe quand (anglais)

[5] To knock out : assomer, mettre KO (anglaise)

[6] Heures supplémentaires (anglais)

[7] Comme ça (québécois)

[8] Tu es extrêmement bien (québécois)

[9] Comme ça (québécois)

[10] Parlotte, paroles sans importance

[11] Véhicule, automobile (québécois)

[12] Où vous en êtes arrivés (québécois)

[13] Bon sang (québécois)

[14] Travail (anglais)

[15] Parler (québécois)

[16] Retour (anglais)

[17] Dur (anglais)

[18] Partir (québécois)

[19] Partir (québécois)

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