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Conférence du 1er août 1981
BdM : On en vient à ce que notre conscience soit suffisamment claire pour qu’on puisse suffisamment se dissocier de notre personnalité. C’est quand vous allez pouvoir vous dissocier de votre personnalité que vous allez pouvoir prendre conscience de vous-même. Tant que vous allez être trop attachés à votre personnalité… c’est ça qui cause, lui, ses problèmes là-bas. Parce que notre personnalité doit être au service de l’énergie et non au service de notre égo. Puis c’est dur pour nous autres de comprendre ça, parce que c’est en dehors de notre expérience humaine. Ça fait partie de notre expérience surhumaine, transhumaine, over, ça fait partie de notre expérience consciente. La personnalité est le reflet de ce que vous êtes, parce ce que vous êtes est conditionné par l’émotivité et la mentalité de votre égo. Sans ça votre personnalité pourrait être simplement le reflet de ce que l’esprit veut qu’elle soit. C’est pas que tu bâtis une personnalité, c’est que la personnalité devient totalement plastique.
Moi durant l’initiation, quand je souffrais énormément, pour balancer mes vibrations, je redevenais un petit gars de 7 ans. Je pleurais comme un petit gars de 7 ans. Ma femme me traitait comme un petit gars de 7 ans. Puis après ça, ça arrêtait, et je redevenais comme un homme. La personnalité était totalement plastique. Je vous explique la mécanique de la transformation de la personnalité par les forces. Une fois que l’égo se conscientise.
Question de l’auditoire : Tu étais conscient que tu étais comme un enfant de 7 ans ?
Ah oui, j’étais conscient que j’étais comme un enfant de 7 ans. Mais je jouais le jeu pareil. Je jouais le jeu consciemment, mais j’étais dans le jeu. C’est parce que l’égo n’était pas impliqué que je pouvais le faire. Quand je commençais à dire à ma femme là « Je suis un dauphin, je suis un dauphin », ça c’est quand je prenais mon bain. [rire de l’auditoire] Je suis un dauphin. Ensuite, je lui disais, je suis un oiseau, je suis un oiseau. Ça avait différentes significations pour moi être un dauphin puis être un oiseau. Elle, elle comprend ce que je voulais dire, sans ça, elle m’aurait rentré à Sainte-Justine[1]! [rires de l’auditoire] Des fois, je disais, hibou ? Hibou ? Hibou. On bien je pleurais. J’avais à peu 4-5-6 modes de transformation de la personnalité pour me relaxer de la tension de l’initiation. Puis après je retombais encore dans ma personnalité plus vieille, normale. Quand un gars de 40 ans redevient un enfant de 7 ans, je te jure que ça te fait tout un party !
Question de l’auditoire : Tu devais avoir une petite cabane dans le bois.
BdM : Oui, j’en avais une ! [rires de l’auditoire] C’est pour ça que je vous explique ça ! Eh Gisèle ? Tu me connaissais-tu quand j’étais dans mes phases de bébé un peu là ? À la fin ? C’était pour balancer la souffrance de l’initiation. Je pouvais pas rire moi. J’ai été 7 ans, je pouvais pas rire. Fallait que je sois balancé. Non. Je pouvais pas rire. Faut une vibration, faut une énergie pour rire. C’est long 7 ans sans rire… Comment que tu n’aurais fait rire, que tu m’aurais chatouillé, je ne riais pas. Tu aurais dit n’importe quelle joke[2], je ne riais pas. Même que je t’aurais donné un choc ! Je ne riais pas. Parce que j’étais dans un autre… j’étais en initiation. Puis j’initiais du monde, ce qui fait que je ne riais jamais. Donc tu comprends que de temps en temps.. j’avais des.. je partais en balloune[3]. Mais je connaissais le jeu de la balloune. Ce qui fait que quand j’étais à la maison, et que j’étais dans mon état de bébé, mes chums arrivaient, puis ils attendaient que je change. Des fois ça durait 10-15-20 minutes… Je mangeais, puis je mangeais avec une petite cuillère, puis je bavais tout ici… Puis j’aimais ça. Je relaxais ! [rires de l’auditoire] Là, c’est comme si j’avais quelques minutes là, j’étais plus en initiation. Il y avait une levée parfaite, totale, de toutes les forces en moi. Ce qui fait que je tombais comme un petit gars.
Mais je vous explique ça pour vous faire comprendre qu’il vient un point où la personnalité est dominée par l’esprit, elle n’est plus dominée par l’égo. C’est à ce moment-là que ton égo, tu ne le sens plus, tu ne sens plus ton égo. C’est là que tu commences à être sciemment conscient. Consciemment… Tu commences à être consciemment sain d’esprit. Bien sain d’esprit… dans ce sens que ton esprit prenne n’importe quelle tangente, tu es toujours conscient de la nécessité de cette tangente-là pour la transformation de tes corps, ou pour l’équilibre de tes corps. Moi je sais pas ce qu’ils vont faire avec vous autres dans 5 ans, 10 ans… Là on commence, ça fait 1 an qu’on se connaît. Mais dans 5 ans, dans 10 ans, il y en a certainement parmi vous autres qui vont passer par des changements vibratoires suffisamment grands, que si vous aviez pas été préparés à ça, il y a peut-être des gens de votre entourage qui se demanderaient des questions…
Mais étant préparés à cela, vous allez pouvoir passer au travers. Parce que je vous le dis, l’initiation solaire, c’est absolu. Tant que les forces ne dérangent rien, ça marche. Mais quand, aussitôt que les force pénètrent et qui commencent à déranger… ça marche sur un autre trip. Ta job, tu sais… Moi j’ai été 10 ans, je n’ai pas pu travailler. Puis j’aime ça, travailler. Mais tu ne peux pas travailler, tu n’as pas la vibration, tu peux pas travailler. Comment même que quelqu’un te dirait je vais te donner une job, tu peux pas. D’abord, tu ne fonctionnes plus. T’es rendu totalement gorlo [4][rires de l’auditoire] Mais je vous dis pas que ça va être de même ! Mais il faut que je vous le dise. Pour vous habituer au paranormal, pour vous habituer au résultat de la pénétration des forces de la lumière dans vos corps. parce qu’autant aujourd’hui, vous essayez de vous comprendre, vous essayez de vous comprendre, autant un jour, vous n’essayez plus de vous comprendre. tu n’es plus intéressé à te comprendre. Tu n’es plus intéressé à te comprendre ! Là vous essayez de vous comprendre parce que votre égo, votre personnalité, il y a un jeu entre les deux, tout le temps, là. Mais quand ça descend, ces forces-là, tu n’es plus intéressé à te comprendre. Tu es bien de même !
On a beaucoup de besoin, il dit, de comprendre des choses avant qu’elles arrivent, pour que quand ça arrive, on peut l’absorber, parce qu’on a été préparés, il y a une préparation qui s’est faite. Parce que aucun homme, aucun homme ne peut vivre la vibration intense sans qu’il y ait une altération de sa personnalité. Parce que ça change la chimie de tous nos corps. Tu sais, on parlait à soir, des esprit non-nés, puis des influences des esprits non-nés dans le domaine de l’Homme. Quand on n’est plus influencés par les esprits non-nés, on devient soi-même esprit. Puis quand on devient Esprit, on n’a plus de droits. On n’a plus de droit à nous-mêmes, ça n’a plus de sens ça. Parce que la seule partie de nous autres qui est vitale, c’est l’esprit. Le reste c’est totalement un support. C’est pour ça qu’à ce moment-là on devient occulte. C’est ça que ça veut dire devenir occulte. Devenir occulte, ça veut dire engendrer en soi-même ou vivre d’une énergie qui n’est pas personnifiable. Pas liée au corps de désir, qui n’est pas liée à l’émotion, et qui n’est pas liée au mental inférieur, au monde de la pensée. C’est là qu’on devient occulte. Centrique. Mais c’est le passage à cet état-là qui est pénible. Quand on parlait à soir de Laury, Laury il est rendu à ce stage-là.
Quand je dis qu’il faut qu’il en arrive, faut qu’on passe un mur. Il y a un mur. Il y a un mur vibratoire dans la vie de chaque homme qui rentre dans l’occulte, qui rentre dans le domaine de l’esprit, il y a un mur. Ce mur-là, pour vous autres, il est peut-être dans 3 ans, 4 ans, 5 ans, 10 ans, mais il y a un mur ! Puis ce mur-là, moi j’emploie un terme, je dis il y a un mur, mais un jour vous comprendrez qu’il y a un mur. C’est ceux qui vivent, qui passent à travers, qui doivent passer à travers le mur qui savent qu’est-ce que je veux dire par le mur. Elle, elle l’a vécu, le mur, ce qui fait qu’elle sait ce que je veux dire par le mur. Il y a un mur ! Puis tu ne peux pas t’arrêter devant le mur. Il faut que tu passes à travers ce mur-là. Puis c’est là, quand tu passes à travers ce mur-là, que tu fais l’expérience du pouvoir de ton esprit. que tu fais l’expérience du pouvoir de ta volonté. Que tu fais l’expérience de la grandeur de ton intelligence. Puis que tu transmutes ta personnalité complètement, et que tu mets totalement derrière toi ton égo, pour rentrer dans ta propre lumière, que tu ne vois pas nécessairement, à moins d’avoir la vision sur l’autre plan.
Mais il y a un mur. Parce que l’égo, pour rentrer dans la lumière, sera toujours testé d’une façon ultime quelque part dans le temps, que ce soit dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans ou dans 20 ans. Mais quelque part, l’égo devra être testé parce que il faut que le lien entre l’égo et la personnalité, à un certain moment, soit brisé, puis c’est seulement les forces de la lumière qui peuvent briser le lien entre l’égo puis la personnalité. C’est jamais l’égo. Puis encore moins l’égo spirituel ! Mais les forces le brisent, ce mur-là. Puis l’égo… quand les forces brisent ce mur-là, l’égo le ressent ça comme un mur. C’est un mur. C’est bien abstrait… Mais c’est un mur. Puis laissez-moi vous dire que dans ce mur-là, qui est au niveau de l’esprit, la vibration est extrêmement intense. La vie devient très intense. C’est là que tu rentres dans le couloir qui t’amène petit à petit vers… Ça t’amène dans le couloir qui t’amène petit à petit vers la vision de ton potentiel suprahumain, vers l’immortalité, vers l’éther, vers l’infinité de ton propre esprit. Parce que c’est concret, l’infinité de l’esprit. C’est pour ça que je dis, si vous ne souffrez pas, bien tant mieux. Mais il y en a qui un jour souffriront. Parce que le système nerveux, doit être développé.
Le système nerveux est développé par les forces. C’est pas l’égo qui développe son système nerveux. C’est les forces ! Quand tu te couches le soir puis que tu ne peux pas dormir… pendant des heures de temps. Puis des jours de temps. Puis que tu te lèves un matin pour aller travailler… ça aiguise ton système nerveux. Éventuellement, les hommes dans la société aiguisent ton système nerveux, tout aiguise ton système nerveux. Éventuellement, tu deviens comme une corde de violon. Là, tu développes une très haute résistance. C’est quand tu l’as, cette résistance-là, que tu es réellement bien dans ta peau, parce que tu peux en prendre, comprends-tu ? Mais je sais pas pourquoi je vous dis ça, parce que c’est pas tout le monde qui va vivre ça. Mais au moins… C’est tu à moi ce petit café là ou si c’est à vous ? Mais ceux qui vont le vivre au moins… sauront ce qu’il en est.
On ne doit pas s’inquiéter de notre corps matériel. On doit en arriver à un point où on ne s’inquiète pas de notre corps matériel. Malade, pas malade… Bessette, il est dans une phase dans ce temps-ci. Il est malade, là… Faut pas qu’il s’inquiète de son corps matériel. Il faut qu’il situe la maladie totalement au niveau du mental, faut pas qu’il s’en occupe, qu’il s’en attache, à la maladie. Émotivement. Puis c’est bien important ça. Il est pas mal bon. Pas mal bon. Parce que c’est l’émotion qui fait mourir, c’est pas le mental ! Tu es dans ton mental, pas dans l’émotion, c’est une autre affaire.
C’est comme vous autres, là, on est ensemble. Moi je parle. Mais je vais vous expliquer ce qui se passe. Quand je vous parle, que ce soit intéressant ou non, que vous compreniez ou non, ça n’a pas d’importance. Mais quand je vous parle, il se passe quelque chose. Ce qui se passe c’est que votre esprit se sépare de votre égo. Et il se fait une sorte d’union entre votre égo et votre âme. Ce qui vous amène à vous rapprocher de plus en plus de votre intelligence, qui ne peut rentrer en vous que lorsque l’union entre l’égo et l’âme est suffisamment grande. Pour que la lumière puisse passer à travers l’âme, et entrer dans l’égo, sans être atténuée par votre émotivité. Mais ce qui arrive, c’est que ça, ça cause des conditions, ça cause des conséquences. Les conséquences, c’est la conscientisation, c’est la réalisation qu’on change, c’est la réalisation qu’on n’est pas comme avant, c’est la réalisation qu’on perd la mémoire, toutes sortes de réalisations, suivant chaque individu.
Mais il y a une continuité à ça. C’est évident que dans 5 ans, dans 10 ans, puis dans 3 ans, vous allez pas être comme vous êtes aujourd’hui, vous allez changer. Et puis c’est dans ces temps-là qu’il va falloir que vous compreniez que vous êtes réellement on your own[5]. Et que tout ce qui se passe en vous convient à votre état mental et à votre état émotif, selon le cas de chacun de vous autres. Ils ne peuvent pas trop accélérer les changements. C’est pour ça qu’ils ne peuvent pas trop me faire parler dans une certaine vibration. Quand je vous parle, par exemple, puis que c’est plate, c’est parce qu’ils diminuent la vibration. Quand qu’ils parlent, puis que c’est le fun, c’est parce qu’ils montent la vibration. Mais ils ne peuvent pas toujours monter la vibration. S’ils montaient toujours la vibration, puis toujours la vibration, les changements seraient trop forts. Trop vites. C’est pour ça que des fois, on peut dire c’est le fun, puis que des fois on peut dire c’est plate. C’est eux autres qui contrôlent toujours le débit du langage.
Est-ce qu’il y a des questions personnelles, là ?
Question de l’auditoire : Parlez-nous donc de la peur…
BdM : La peur. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, sur la peur ? Vivez là jusqu’à temps qu’il n’en aille plus. Comment rien que je vous parlerais de la peur, ça ne va rien changer. Vous comprenez ? Il y a une différence entre la connaissance et puis l’expérience. C’est l’expérience qui compte, pas la connaissance. Si je vous dis, vivez-la, votre peur, c’est plus important que je vous l’explique. Parce que si je dis vivez-la votre peur, je vous enlève tous les supports psychologiques qui pourraient vous aider à la comprendre, pour que vous ne la compreniez pas, mais pour que vous puissiez la dépasser. Si je mettais, si je me mettais au service de votre intelligence, je ne pourrais pas transférer l’énergie que vous avez besoin pour dépasser la crainte. Mais comme je ne me mets pas au service de votre intelligence, automatiquement je transferts l’énergie qui vous amène à dépasser la crainte, en vous répondant de telle ou de telle façon. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Ils disent que c’est jamais ce que je vous dis qui est bon, c’est la façon dont je vous le dis. Vous êtes rendus au stage que vous n’avez plus besoin de savoir qu’est-ce que c’est ça, qu’est-ce que c’est ça, au contraire, vous êtes rendus au stage où vous n’avez plus besoin de savoir qu’est-ce que c’est ça, qu’est-ce que c’est ça, mais le vivre pur et simplement, sans paniquer. Si vous sortez de votre corps, vous allez en astral, ne me demandez pas ce que c’est l’astral, vivez votre expérience, revenez dedans. D’abord, vos expériences vont toujours se produire anyway, jusqu’à temps que ça ne se produise plus. Mais c’est pas en expliquant une chose que vous allez dépasser la chose. c’est en vivant la chose que vous allez dépasser la chose. c’est pour ça qu’ils ne sont pas intéressés à me donner de la connaissance. ils sont bien plus intéressés à venir vous parler d’une certaine façon, qui souvent choque notre égo, puis souvent mettent notre intelligence en alerte, notre émotion sur des épines.
Il faut qu’on puisse vivre notre vie d’une façon qui est propre à nous-mêmes, à notre capacité. La seule chose qu’on a à savoir, nous autres les Hommes, c’est que l’on rentre dans la conscience. Si on sait, puis on sent, que l’on rentre dans la conscience, automatiquement, qu’il se passe n’importe quoi dans notre vie, c’est sans importance. Si tu ne rentres pas dans la conscience, là, c’est une autre paire de manches. Là c’est bon que tu saches qu’est-ce que c’est la peur ! Mais si tu rentres dans la conscience, t’as pas besoin de savoir qu’est-ce que c’est la peur. Tu vas le savoir quand tu vas le vivre.
Question de l’auditoire : Où bien c’est la peur qui fait arriver des choses ?
BdM : Quelles choses ? La peur qui arrive des choses, provient du fait que tu anticipes que des choses arrivent, tu le sais pas que des choses vont arriver ? Tu le sais pas. Mais quand elles vont arriver, mais avec la conscientisation, tu vas voir comment tu peux passer au travers. Puis ensuite, il y en a d’autres qui arrivent, puis éventuellement, tu n’as plus peur de rien. Mais c’est pas en t’expliquant la peur que tu vas pouvoir dépasser ce que c’est.
Commentaire de l’auditoire : À un moment donnée, j’étais couchée, puis j’ai eu une sensation, endormie, entre deux eaux, puis tout tournait, comme si mon corps tournait, comme une toupie, je voulais crier, je voulais me sortir de ça, puis j’étais pas capable… puis ça c’est placé, j’ai eu assez peur…
BdM : Ça s’est placé. Puis si ça se passait encore à soir, vous auriez peur encore, puis éventuellement, vous n’auriez plus peur. Ce qui fait qu’à ce moment-là, vous sortiriez. C’est de même. Mais quand même que je vous expliquerais ce qu’est la peur, ça n’aurait rien changé. Vous allez tourner pareil. Vous comprenez ce que je veux dire ?
Question de l’auditoire : Oui, mais là qu’est-ce qu’ils veulent faire ?
BdM : Ils ne veulent rien faire. C’est avec le temps. Avec la conscientisation, vous perdez la crainte. Parce qu’avec la conscientisation, l’égo se détache de la personnalité. Pis quand votre égo va être détaché de votre personnalité, vous n’aurez plus peur. Que vous tourniez comme une toupie ou non. Vous n’aurez plus peur. La conscientisation élimine tous les traumatismes qui existent dans l’égo à cause de la personnalité, qui est insuffisante, parce qu’elle n’est pas nourrie par l’esprit. Une fois que la personnalité est nourrie par l’esprit, ces traumatismes-là n’existent plus. Moi, il a des gens qui se matérialisent chez nous dans la nuit, à tous les soirs. On s’assis, puis on se parle. J’ai plus peur. La conscientisation. Mais avant… Je serais descendu en bas prendre une Chiklet[6]! [rires de l’auditoire, puis commentaires inaudibles] Mais je n’ai pas peur. Qu’est-ce qu’ils peuvent me faire ?
Question de l’auditoire : Bien j’aurais moins peur de ça que de me faire tourner comme une toupie, j’ai pas de contrôle là…Si quelqu’un venait me jaser, on jase…
BdM : Ouais, vous verrez, dans le temps ! [rires de l’auditoire] Vous saurez me le dire ! Vous saurez me le dire !
Je vais vous expliquer quelque chose concernant la peur. La peur, la peur provient du manque de l’expérience occulte de l’homme. La peur provient du fait que l’homme ne connaît pas les lois des mondes invisibles. Si l’homme connaissait les lois des mondes invisibles, il n’aurait pas la crainte, la peur, parce qu’il les connaîtrait les lois. C’est parce qu’on ne connaît pas les lois. Mais quand l’Homme se conscientise, il commence à connaître et puis à comprendre les lois des mondes invisibles, la peur est aussi étrangère à lui qu’à un petit enfant. Parce que quand tu te conscientises, tu sais que tu n’es plus affecté. tu n’es plus affectable, puis tu n’es plus affecté. Tu n’es plus affecté par le mal. Moi, il n’y a plus un être qui peut venir chez nous puis essayer de me … je sais pas comment vous appelez ça, vous autres ? Tu vis pas dans la crainte. Tu es toujours à l’aise. Mais c’est l’ajustement des corps qui t’amène là, c’est l’expérience qui t’amène là, c’est la conscience qui t’amène là.
Mais de temps en temps, ils changent tes conditions astrales pour te faire vivre une certaine expérience de plus haute conscience, même si tu n’en comprends pas tous les aspects. Mais il y a toujours un lien entre votre égo puis votre personnalité, la preuve c’est que quand vous dormez, vous êtes conscient, un petit peu. Il y a toujours un petit peu de conscience quand vous êtes conscient. Ce qui fait qu’il y a toujours un lien. Mais quand il n’y a plus de lien entre ton égo puis ta personnalité, à ce moment-là, tu ne souffres plus de ta personnalité, parce que la crainte est dans la personnalité, elle est pas dans l’égo. C’est seulement dans l’égo, la crainte. Éventuellement, la personnalité est au service de l’esprit, au lieu d’être au service de l’égo. Ce qui fait que automatiquement, quand elle est au service de l’esprit, la personnalité n’a plus la même valeur qu’elle avait quand elle était au service de l’égo, parce qu’elle ne se prend plus au sérieux. La personnalité se prend au sérieux parce qu’elle est au service de l’égo. Elle est constamment influencée par l’égo. Mais quand elle est au service de l’esprit, elle n’est plus influencée par l’égo, ce qui fait qu’automatiquement elle ne se prend plus au sérieux. Automatiquement, tout ce qui se passe, y’a rien là ! Ce qui fait qu’il n’y a plus de craintes possibles. J’ai expliqué quand j’étais à New-York au restaurant, avec les deux noirs qui sont rentrés dans le restaurant, et puis qui se tiraient, un dehors, puis un en-dedans. Le gars qui tirait en dedans, puis le gars qui tirait dehors, j’étais quand même une cible là…
Mais ma personnalité n’était pas au service de mon égo, ce qui fait que je suis resté là, bien assis. Mais si ma personnalité aurait été au service de mon égo, j’aurais fait comme tout le monde, je me serais caché en dessous des tables. Là peut-être que j’aurais reçu une balle… par ricochet. Parce que l’égo a ses lois, qui sont déterminées par ses sens. Tandis que la personnalité, quand elle est au service de l’esprit, la personnalité est sous les lois de l’esprit, qui connaît, qui n’est pas limitée par les sens de l’égo, ce qui fait que tu n’as pas à craindre. Le gars, il jette une grenade là, tu restes là, tu continues à parler. C’est pour ça que la crainte, c’est pour ça les gens sont amenés petit à petit, petit à petit, petit à petit, à la conscience, à la lumière, à l’éther, petit à petit. Sans ça, les gens ne pourraient pas passer à travers.
Quand ils disent tu ne regardes pas la lumière de Dieu dans les yeux, c’est bien ça que ça veut dire. Tu paniques, parce que la personnalité se prend au sérieux. Puis l’Homme, comme il disait lui a soir, l’Homme anthropomorphise tout. Tu ne peux pas le blâmer, tu vas à l’astral, les gens qui vont en astral, ils vont dans des mondes où tout est anthropomorphisé. Mais quand tu rentres dans la lumière, quand tu rentres dans l’éther, il n’y a rien d’anthropomorphisé. Tout est esprit. La vie de l’égo n’est plus la même. L’expérience de la personnalité est totalement… diminutive. Tu ne vis plus d’expériences. Tu vis d’esprit. Tu n’es plus au service de l’âme, l’âme est à ton service à toi, c’est toi qui run le show[7]. C’est normal que vous ayez peur. Vous avez peur vous, parce que vous avez une sensibilité délicate. Les gens sensibles ont peur, c’est normal. Mais il faut qu’on en arrive un jour à faire face à l’occulte. Donc on est préparés pour ça, ce qui fait qu’on a de petites peurs de temps en temps pour nous tasser. Puis éventuellement, tu n’as plus peur de l’occulte. Tu n’as plus peur autrement dit de l’invisible, du contraste, ou de l’intervention de l’invisible dans le matériel, ainsi de suite. Bon, je vais m’asseoir.
Y en-t-il parmi vous autres qui commencent à ne pas se sentir dans la personnalité ? À un certain moment, t’es beau, t’es fin, t’es ci, t’es ça, tu as des défauts… Y en-a-t-il qui commencent à sentir qu’ils n’ont pas de défauts et qu’ils n’ont pas de qualités ? Y en-a-t-il qui commencent au moins ? Il y en a qui commencent, bon. Bon bien si vous commencez, vous commencez à rentrer dans la phase qui vous amène à ne pas sentir votre personnalité. Comprenez-vous ce que je veux dire ? C’est la phase qui vient, ça.
Commentaire de l’auditoire : Définitivement, on se voit différent.
BdM : Ouais. Puis éventuellement, tu ne te vois plus. [commentaires inaudibles de l’auditoire]
Commentaire de l’auditoire : Tu ne réagis plus à des choses comme tu réagissais.
BdM : Ouais. Si vous commencez là, ceux qui commencent à ne pas sentir leurs défauts, ni leurs qualités, ça c’est un signe. Vous entrez, parce que le stage après, tu ne vois pas ta personnalité. Là tu commences à être, là. Être. C’est drôle, les mots, hein ? Il y en qui me comprennent pas ? Des fois ? Mais il y en a qui me comprennent pas ?
Commentaire de l’auditoire : Le ¾ du temps je ne te comprends pas…
BdM : Le ¾ du temps tu ne me comprends pas ? Tu me comprends tu, toi, Malie ? Est-ce qu’il y en a d’autres qui me comprennent pas ? Ça va venir… Pourtant, je suis si simple à comprendre. [rires de l’auditoire] C’est interne. Me comprendre, c’est me comprendre. [commentaires inaudibles]
Commentaire de l’auditoire : Quand tu parles là, c’est compréhensible, puis tu le vois, au niveau d’une image de la parole que tu dis. D’ailleurs après c’est d’essayer de le parler.
BdM : Ça c’est normal. Dans l’esprit, ça se tient. [commentaires inaudibles] Où c’est qu’il est Ti-Guy ? Il est là ? Lui, c’est extraordinaire. Je mettrais mon 30 sous sur lui n’importe quand ! [rires de l’auditoire] C’est drôle, il est sourd d’une oreille, puis il me comprend pareille. C’est extraordinaire. C’est pour ça que je suis content qu’il y ait des gens comme ça parmi nous autres, parce qu’un jour, ces gens-là seront là pour vous donner un coup de main si vous avez besoin d’un coup de main.
Commentaire de l’auditoire : Parce que Guy explique des choses d’une façon différente de la tienne, dans le sens que, on a eu une petite rencontre il n’y a pas longtemps. Il s’adresse surtout je dirais à notre intellect, je sais pas si le mot est juste, mais C’est bien bien différent. Moi je vois ça comme ça. Parce que toi ce que tu nous dit ça ne s’adresse pas à notre intellect. On s’en rend compte. Plus on essaye d’analyser, synthétiser…moins t’arrive à quelque chose.
BdM : Mais lui il vous ramène ça. Moi je sais, quand je l’ai rencontré Guy, quand je l’ai rencontré, je lui ai dit : tu me comprends ? Il dit oui. Puis ça faisait pas longtemps, je l’ai rencontré à l’école là-bas. Moi je le sais quand les gens me comprennent. Pourtant c’est si simple.
Commentaire de l’auditoire : On peut ne pas comprendre d’abord, sans être capables de le réexpliquer, parce qu’on le réexpliquerait, mais on le comprend.
BdM : C’est intérieur, on se sent bien avec ça. C’est ça le comprendre, c’est se sentir bien, avec ça. C’est individuel. Toi tu peux me comprendre d’une façon, l’autre va me comprendre d’une autre façon, toi l’autre d’une autre façon, mais vous me comprenez tous pareil. Vous, me comprenez-vous ? Et vous ? Vous me comprenez. Ça doit être le fun de ne pas comprendre. Parce que moi je ne me comprends pas. faut que je m’écoute. si je m’écoute sur un tape[8], là je me comprends. Tu sais, c’est tu intéressant ? [rires de l’auditoire] Je trouve ça intéressant. Mais quand je parle, je parle trop vite, j’ai pas le temps, j’ai plus de réflexion, je peux pas ma comprendre, je parle puis c’est final, ça s’en va par là. Mais quand je m’écoute sur un tape, là je me comprends, puis je trouve ça intéressant.
Commentaire de l’auditoire : Tu parlais dimanche passé qu’il va y avoir un changement vibratoire important qui s’en vient là. À quelle échelle, à quel niveau.
BdM : Vous ne le réaliserez pas. C’est trop interne.
Commentaire de l’auditoire : Mais tu veux dire pour la masse des gens, ceux qui étaient à la conférence que tu as donnée ?
BdM : C’est intérieur, ça. Vous, me comprenez-vous, vous ? Vous aussi vous me comprenez ? Facile à comprendre, hein ? C’est au boutte ! Puis il dit que je suis facile à comprendre. C’est clair. Puis il est comique, parce lui , il me comprend pas comme vous autres vous me comprenez. C’est toute une autre patente. Le gars, il a une autre tuyauterie. [rires de l’auditoire] Toi tu commences à me comprendre pas mal, hein ? [commentaires inaudibles dans l’auditoire] Moi j’essaie de comprendre ce que ça veut dire comprendre quelqu’un, j’ai bien de la difficulté à comprendre ça. Si tu me parles toi là, quand tu me parles là, supposons que tu me parles, je te comprends. Mais c’est pas que je te comprends. C’est que je prends tout ce que tu me dis, puis je le mets dans moi. Mon intellect ne bloque pas avec ce que tu me dis. C’est pour ça que je te comprends. Si mon intellect rentrerait, là je ne te comprendrais pas, parce que j’essayerais de te comprendre. Comprends-tu ce que je veux dire ? C’est ça que vous faites, vous autres, c’est pour ça que vous ne me comprenez pas.
Commentaire de l’auditoire : On essaye plutôt d’écouter que de comprendre…
BdM : Oui, écouter…Je ne peux pas développer avec vous autres, il y a trop de choses, c’est infini. Je parle d’un petit peu de ça, un petit peu de ça, puis je le développe, je le développe. C’est pour ça qu’il dit qu’il faut se détacher de la connaissance, puis rentrer rien que dans la vibration. Si t’as une route, tu t’en vas sur une route, qu’elle soit 10 miles ou 100 miles, du moment que tu marches dessus… C’est un petit peu de même
Commentaire de l’auditoire : L’instruction que tu nous donnes, elle s’arrête au moment où nous autres même on veut l’avoir, nous autres même ? À ce moment-là, on est en attente, tout simplement ?
BdM : C’est ça.
La même chose que « ils me disent que »… Pour un nom… un gars qui pense pas qu’il y a du monde l’autre bord, c’est une façon ordinaire de dire « je pense que »…
C’est de la psychologie. Tu peux pas arriver à quelqu’un et puis dire c’est de même, puis c’est de même et puis c’est de même ! Il va dire pour qui tu te prends toi ?! Ce qui fait que tu dis « je pense que ». J’ai l’idée que. Tu ne peux pas dire « ils disent que » parce qu’ils vont dire, qu’est-ce que c’est ça, ils disent.
- Hôpital pour enfants à Montréal. ↑
- Anglais : Blague ↑
- Expression québécoise : partir en improvisation, ou sans aucun rapport. ↑
- Expression québécoise : se dit d’une personne loufoque, ou qui a perdu l’esprit. ↑
- Anglais : autonome, en solo ↑
- Marque de gomme à mâcher ↑
- Dans le sens de diriger. ↑
- Bande audio. ↑


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