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Conférence du 18 septembre 1981
BdM : Dans les conférences comme ça, dans les petites conférences comme ça, ce que j’ai à expliquer, c’est pour les gens qui ont des choses à comprendre. Les gens qui comprennent ce que je dis, au cours de la soirée, ils changent de vibration. Mais souvent, au début de la soirée, il y a des choses que je veux expliquer, des choses que beaucoup de gens comprennent, que certains individus comprennent. Des fois, je suis obligé de retourner en arrière. Mais même si je retourne en arrière, je continue toujours en profondeur pareil [expression québécoise : quand même]. Que j’avance ou que je retourne en arrière, j’avance pareil. Les gens avancent à différents rythmes. Il y a des choses que certaines personnes saisissent à un certain moment, puis que d’autres personnes vont saisir beaucoup plus tard. Des fois, ils ne saisissent pas complètement, et ainsi de suite.
Il y en a une qui me demande, qu’est-ce que c’est la différence entre une impression puis une illusion ? une illusion, c’est une impression qui est mal comprise. Une illusion, c’est une forme d’intelligence qui est projetée dans votre mental ou dans votre émotionnel pour vous faire évoluer. si vous êtes dans l’illusion de l’intelligence, autrement dit si vous n’êtes pas intelligent, autrement dit si vous n’avez pas de psychologie, autrement dit si vous n’avez pas votre propre intelligence, autrement dit si vous n’êtes pas capable de déjouer l’intelligence, autrement dit si vous êtes pas aussi intelligent que l’intelligence, l’impression devient une illusion. Dans le jeu de l’intelligence, dans le mouvement de l’intelligence, dans le développement de l’intelligence chez l’homme, il doit y avoir un équilibre entre votre intelligence et l’intelligence.
Quand il y a un équilibre entre votre intelligence et l’intelligence, vous êtes dans l’intelligence. Mais tant qu’il n’y a pas d’équilibre entre votre intelligence puis l’intelligence, vous êtes dans les impressions de l’intelligence, et ça, automatiquement, devient pour vous autres, une illusion. Et toutes les illusions sont bonnes pour vous faire évoluer. Parce-que l’intelligence se sert justement de ces illusions-là pour vous créer des embûches, où vous devenez prisonnier émotivement ou mentalement d’une situation, puis c’est ça qui vous fait évoluer. Puis au fur et à mesure que votre intelligence grandit, à cause de cette évolution-là, de ces embûches-là, vous devenez de plus en plus intelligent. De sorte que vous comprenez de plus en plus les impressions, de sorte que vous êtes de moins en moins sous l’effet de l’illusion, créé par l’impression sur le plan mental ou sur le plan émotionnel.
On ne devient pas intelligent tout d’un coup. On devient intelligent au fur et à mesure qu’on réussit à comprendre le niveau de l’intelligence ou la nature de l’intelligence qui perce à travers notre intelligence, qui devient notre intelligence. On en arrive à être intelligent quand on n’est plus capable de se concevoir comme étant inférieur à quoi que ce soit. On devient intelligent quand n’est plus capable de se concevoir inférieur à quoi que ce soit. Ça, ça veut dire qu’à ce moment-là, quand on est rendus à ce point-là, il n’y a plus de matériel dans le mental et puis dans l’émotionnel qui est subjectif, tout est cosmique. ce qui fait que tu ne peux plus te sentir inférieur à quoi que ce soit. Puis de la même façon, tu ne peux pas te sentir supérieur à quoi que ce soit. Automatiquement, l’illusion que crée l’impression disparaît, puis tu n’es plus prisonnier de cette forme-là. tu es intelligent.
Question du public : Une illusion, c’est pas initialement visuel ?
BdM : Non, non, une illusion, ce n’est pas nécessairement visuel. Une illusion, c’est quelque chose qui fait te souffrir. Tout ce qui te fait souffrir, c’est une illusion. Tout ce qui te fait plaisir, c’est pas une illusion, c’est une impression. Toute impression est bonne, toute illusion est mauvaise. Toute impression est bonne, toute illusion est mauvaise. Parce-que toute impression vous donne quelque chose, toute illusion vous enlève quelque chose, en semblant vous donner quelque chose. Quand tu manges, c’est une impression. Manger c’est une impression. Courir, c’est une impression. Aller à la toilette, c’est une impression. Être en amour, ça peut être une impression, ça peut être une illusion. Arriver en retard au bureau, c’est une illusion.
Tout ce qui est impression, fait partie du réel, mais à un niveau très, très bas du réel, du matériel, de la matière. [commentaire inaudible de l’auditoire] je vais continuer pareil, j’ai en masse de matériel. [rires de l’auditoire] il y a une embûche, c’est très difficile à l’homme de comprendre parfaitement la différence entre l’illusion et puis une impression, parce-que l’homme, quand il vit dans l’impression, il a l’impression d’être en dehors de l’illusion parce que ça fonctionne, parce qu’il fonctionne. C’est dans les conséquences de son action qu’il réalise que l’impression étant réellement une illusion. Il faut qu’il en arrive un jour à équilibrer l’impression puis l’illusion, pour que l’illusion disparaisse, puis qu’il reste rien que l’impression. Quand l’homme rentre dans l’impression, il est dans l’impression, ça veut dire qu’il imprime dans sa mémoire quelque chose qui est réel, quelque chose qui lui sert, créativement pour lui-même, pour son bien-être, à tous les niveaux, mental, émotionnel, vital, physique. Une impression, c’est toujours bon. Je vous défie de me trouver une impression qui n’est pas bonne. Mais une illusion, c’est toujours pas bon. Je vous défie de me trouve une illusion qui est bonne.
Question du public : Mais au départ, l’illusion est toujours impression ?
BdM : Au départ l’impression est toujours illusion, c’est le contraire. Au départ, au départ, l’impression est toujours illusion. Éventuellement, l’illusion devient impression, puis éventuellement l’illusion disparaît. Alors vous partez d’une impression, qui est illusion… de l’illusion qui devient impression, la disparition de l’illusion, puis là, vous vivez rien que dans l’impression. Mais au début, vous n’êtes pas capable de réaliser que l’impression est illusion, parce-que au début, quand vous vous conscientisez, vous regardez l’impression comme étant une partie de la vie. Lorsque en réalité l’impression est une partie du mensonge de la vie, puis par le biais de la forme, qui est interprétée chez-vous, et qui vous donne l’illusion. Plus vous conscientisez, c’est le contraire qui se produit. L’illusion devient impression. C’est-à-dire que plus vous conscientisez, plus vous devenez sensible à la forme de l’illusion, qui vous donne l’impression d’être sur une voie quelconque. Mais vous n’êtes pas encore ajusté au niveau mental, parce-que vous avez encore de l’émotion, d’ailleurs l’émotion crée l’illusion.
Dans le mental pur, il n’y a pas d’émotion, alors vous n’avez pas d’illusions, vous avez rien que des impressions. Puis quand vous passez, vous allez vers le supramental, à ce moment-là, il y a moins d’émotions en vous, alors automatiquement les illusions disparaissent, vous tombez de plus en plus dans l’impression. Puis l’impression, c’est une accumulation constante de vibrations, à travers l’expérience, qui vous permet de réaliser la nature de votre intelligence. Alors plus vous êtes dans votre impression, plus vous réalisez la nature de votre intelligence et plus vous réalisez la nature de votre intelligence, plus vous devenez intelligent. Parce-que pour devenir intelligent, il faut d’abord réaliser la nature de son intelligence. Mais pour réaliser la nature de son intelligence, il faut être de plus en plus en-dehors de l’illusion, qui diminue le pouvoir de l’impression sur le mental supérieur. Et qui enlève à l’homme la certitude, le « sûr d’être sûr », et ainsi de suite. De sorte qu’à ce moment-là, quand vous rentrez dans l’intelligence, puis que vous devenez intelligent, vous vous servez de l’impression, ça c’est l’autre étape après. C’est ça que je fais avec vous autres. Moi je me sers de l’impression. En connaissant la loi de l’impression, en connaissant la vibration derrière l’action, je me sers de la loi de l’impression pour augmenter le niveau vibratoire des impressions que vous pouvez avoir ou des illusions que vous pouvez avoir. Mais ça, ça fait partie de l’intelligence, parce-que l’impression ce sont, les impressions sont les facettes de l’intelligence. À tous les niveaux. Tout est impression dans le cosmos. Sur le plan matériel, sur le plan émotionnel, sur le plan mental, tout est impression.
Je peux venir me gratter le nez devant vous autres, puis il y en a qui vont dire « c’est un maudit cochon ». Je crée une impression pour créer un choc, pour faire sortir en vous la subjectivité, pour faire sortir en vous la susceptibilité à mon action, ainsi de suite. Pour vous faire sentir, pour faire sentir en vous le miroir de votre égo. Tandis que vous, si vous êtes inconscient, vous vous décrottez le nez, c’est un manque de conscience. [Rires de l’auditoire] Parce-que vous ne comprenez pas la loi de l’impression. C’est subtil ! Quand tu es dans la loi de l’impression, tout te rapporte, même si tu te décrottes le nez, mais si tu n’es pas dans la loi de l’impression, là tu perds quelque chose. Parce que quelqu’un va penser de toi d’une certaine façon. Alors ton impression va diminuer. Ton impression en lui va diminuer en énergie. [commentaire inaudible dans l’auditoire] Vous n’avez pas de volonté. La volonté, c’est quelque chose qui se développe au fur et à mesure que vous dépassez les formes de l’illusion, pour entrer dans la loi de l’impression. Le passage de l’illusion à l’impression, c’est le développement de la volonté. Vous n’avez pas de volonté. Aucune. Vous en avez de plus en plus, au fur et à mesure que vous dépassez l’illusion. C’est l’illusion qui vous empêche d’avoir de la volonté, parce-que dans l’illusion, il y a deux choses : des idées, des pensées personnelles, puis des émotions. Dans l’impression, il y a seulement le choc de la vie qui se manifeste. Alors si vous êtes en dehors de l’illusion, autrement dit de l’émotion et puis de la pensée subjective, vous allez automatiquement tomber dans l’impression. Puis automatiquement, vous vous accrochez à la volonté, parce-que vous devenez intelligent. Tu ne peux pas avoir de la volonté si tu n’as pas d’intelligence. Un va avec l’autre. C’est impossible d’avoir de la volonté, sans intelligence. Un va avec l’autre, un grandit avec l’autre, un fait grandir l’autre, ainsi de suite. C’est un cercle, la volonté et l’intelligence. Vous autres, quand vous parlez de volonté, c’est l’actualisation de votre corps de désir. C’est pas de la volonté, ça.
Commentaire du public : « Donc il faut les vivre, nos illusions… »
BdM : Vous ne pouvez pas passer à côté, vous êtes obligés de les vivre, seulement, au fur et à mesure que vous grandissez, vous apprenez à les comprendre. Vous êtes obligés de les vivre, mais vous apprenez à les comprendre, puis une fois que vous apprenez à les comprendre, là vous apprenez à vous en débarrasser. Ensuite, quand vous avez appris à vous en débarrasser, là vous commencez à avoir suffisamment d’intelligence pour empêcher qu’ils vous fassent du tort. C’est pour ça que le développement dans l’Homme, de son intelligence, son intelligence… moi de l’intelligence, je définis cela comme ceci : l’intelligence est une faculté qui fait partie de l’homme, mais dont il ne connaît pas l’origine. Deuxièmement, l’intelligence, c’est un pouvoir qui est dans l’homme, mais dont il ne connaît pas la faculté. Troisièmement, l’intelligence est un pouvoir qui est dans l’homme, mais qui n’appartient pas à l’homme, mais qui passe dans lui, pour lui donner une capacité de vivre en harmonie sur le plan matériel ou sur les autres plans. Quatrièmement, l’intelligence est une vertu de l’esprit, qui fait que l’homme qui est dans l’intelligence n’a plus d’égo. L’intelligence, c’est une faculté de l’esprit qui permet à l’homme d’entrer en communication avec le cosmos. L’intelligence, c’est une faculté de l’esprit qui permet à l’homme de devenir automatiquement maître de la vie, en lui-même d’abord. Ce qui veut dire que cela lui donne le pouvoir de contrôler en lui les impressions qui sont à l’extérieur, et de les amener vers lui selon son bien-être, et selon son bon vouloir. Centricité.
Ensuite l’intelligence c’est une faculté qui permet à l’homme d’entretenir avec lui-même toutes les façons, tous les aspects de la connaissance qui lui est nécessaire pour son développement et aussi pour sa compréhension personnelle. Ensuite, l’intelligence est une faculté qui permet à l’homme d’introduire dans sa vie, toutes les composantes de la réalité, selon le besoin qu’il a de connaître cette réalité. ça, c’est sur le plan matériel. Ensuite l’intelligence est une faculté qui permet à l’homme d’introduire, petit à petit, dans sa vie, une quantité suffisante d’énergie pour qu’il ne soit jamais seul. Ensuite, l’intelligence c’est une faculté qui permet à l’homme d’introduire petit à petit dans sa vie suffisamment d’énergie pour qu’il soit toujours en harmonie vibratoire avec lui-même. Parce-que, il apprend petit à petit à connaître, à comprendre et à reconnaître son intelligence, pour qu’il puisse en comprendre toutes les dimensions qui affectent les impressions qui se font dans sa vie, et qui enlèvent à son égo souvent la solidité qu’il voudrait avoir, des illusions.
Ensuite, l’intelligence est une faculté qui est permanente dans la vie de l’Homme, mais qui est totalement impermanente dans la vie de l’Homme. Elle est permanente dans la vie de l’Homme au niveau de l’énergie, elle est impermanente dans la vie de l’Homme parce qu’elle n’est pas comprise. Étant impermanente, elle empêche l’Homme d’être permanent lui-même. L’Homme n’étant pas permanent lui-même, il est incapable d’être. Ne pouvant pas être, il est incapable de savoir qu’il est bien dans sa peau. Ne pouvant pas être bien dans sa peau, il est incapable d’être heureux. Étant incapable d’être heureux, il ne comprend pas pourquoi il devrait être heureux. Et ne comprenant pas pourquoi il devrait être heureux, automatiquement, il cherche à être heureux. Et cherchant à être heureux, il est automatiquement malheureux parce-que le bonheur n’existe pas quand l’Homme est conscient. Ça, ça l’emmène à être bien dans sa peau.
L’intelligence est une faculté qui permet à l’Homme d’introduire, dans sa vie consciente, suffisamment d’énergie pour qu’il puisse se soustraire totalement de l’activité humaine normale, naturelle, sociologique de l’Homme, dans un temps quelconque de l’évolution. Ça, c’est pour plus tard. C’est une force suffisamment grande, qui permet à l’Homme d’être totalement centrique, totalement autonome, totalement vital, émotionnellement, physiquement, mentalement, et capable d’attendre le moment dans le déchirement du voile du Temps, où il passe d’un plan à un autre. La grande solitude. La destruction de la grande crainte de la mort. La capacité de s’introduire fortement, consciemment, en puissance, dans les lieux occultes de la lumière planétaire ?
C’est infini, l’intelligence. Et ce qui bloque l’intelligence dans l’homme, c’est l’émotion. Toutes les formes d’émotions, n’importe quelles sortes d’émotions. Il n’y a aucune émotion qui est bonne. Elles sont toutes mauvaises. Aucune émotion n’est bonne, sont toutes mauvaises. Aucune émotion n’est bonne, sont toutes mauvaises. Parce que les émotions font toutes partie de la nature animale de l’homme. Mais l’homme a peur de vivre sans émotions, parce qu’il est habitué de vivre avec des émotions, fait que quand tu lui enlèves ses émotions, il se sent tout nu.
Commentaire du public : « Il se sent automate »
BdM : Il se sent automate, parce que justement, il est automate. Il se sent automate, parce que justement il est automate. L’Homme est automate, l’Homme est mécanique. Puis quand on lui enlève ses illusions, là il s’aperçoit qu’il est réellement automate. Avant ça, il ne sentait pas qu’il était automate, mais là, tu lui enlèves ses illusions, qui sont le vernis sur la teinture du bois, là il s’aperçoit que le vernis, là, c’est important. C’est pour cela que l’Homme se sent automate, parce qu’il est automate.
Commentaire du public : « Mais c’est quoi, vivre sans émotions ? »
BdM : Vivre sans émotions, vous ne pouvez pas le comprendre tant que vous vivez sans émotions. Ça, c’est comme la volonté. Vivre sans émotions, c’est vivre dans l’intelligence.
Commentaire du public : « Et une impression agréable, ça serait quoi ? »
BdM : Une impression agréable c’est une forme d’émotion qui permet au mental de l’homme de se ressusciter dans l’instantané de la mémoire de l’émotion, mais de la tuer tout de suite après. De sorte que tu ne restes pas accroché après. [Commentaire inaudible du public] c’est ça. Un Homme qui est conscient et qui vit dans l’émotion, se sert de l’émotion temporairement pour balancer ses corps, mais il doit la tuer après. Il ne doit pas vivre dedans parce qu’il n’a plus de mémoire. Faut que tu aies de la mémoire pour avoir de l’émotion. Faut que tu aies de l’émotion pour avoir de la mémoire. Sans émotions, il n’y a pas de mémoire, sans mémoire, il n’y a pas d’émotions.
Question du public : « Il y a un moyen de la tuer ?«
BdM : Dans le temps ça vient, petit à petit, au fur et à mesure que vous vous conscientisez. C’est ça que l’énergie fait quand elle vous rencontre. Tu sais, les vieux, quand ils ont 50-60-70 ans, 80 ans. Ils vivent dans le passé. Ils revivent leur passé, ils le revivent, puis ils meurent. Ils vivent dans l’émotion du passé. La mémoire et l’émotion, ça va ensemble.
Question du public : « Toute émotion fait partie du corps astral ? »
BdM : Toute émotion est localisée dans le corps astral, oui.
Question du public : « Pourquoi à ce moment-là, que selon l’évolution, pourquoi il a fallu que l’Homme développe le corps astral ? »
BdM : L’Homme a développé le corps astral parce-que ça fait partie des lois de l’évolution, ça fait partie de la nature humaine, sur notre planète. Et ça permet à l’Homme d’avoir une vie qui est de plus en plus fixée dans la matière.
Commentaire du public : « Ah, ça prenait cela pour exister… »
BdM : Bien évidemment, ça prend un corps astral pour fixer la matière. Si l’homme n’a pas de corps astral, si l’homme n’a pas de corps astral, il ne pourrait pas sentir, c’est par le corps astral qu’on sent la matière, qu’on voit les arbres, qu’on voit les rues. Alors c’est pour ça que l’homme a un corps astral. je n’ai rien contre le corps astral ! mais… ça doit être de passé.
Commentaire du public : « Il a fallu qu’il développe, par les années il a fallu qu’il développe… »
BdM : L’homme, fallait qu’il descende dans la matière, pour ensuite sortir de la matière pour aller dans la lumière, mais il fallait qu’il descende dans la matière. Or, on est descendus dans la matière jusqu’au bout, puis là on est rendus, si ça continue de même, on va avoir les pieds gelés tout à l’heure… Puis après ça, faut en sortir, et puis c’est au moment où on en sort, de la matière, que l’on trouve ça tough [NDLR : anglais : dur], parce-que ça fait des milliers d’années qu’on descend dans la matière. On rentre dans un autre cycle d’évolution, on est obligés de tout réapprendre la vie. Puis quand je dis réapprendre la vie, je veux dire qu’on est obligé à partir de ce moment-là, on est obligés de commencer à comprendre les lois de la vie, non selon l’intelligence humaine, mais selon l’intelligence en nous autres, qui est une intelligence cosmique universelle. ça, ça défait la mémoire du corps astral, ça amène de l’énergie dans le mental supérieur, puis c’est ça qui crée la connexion.
Il faut qu’on réalise qu’on est des radios. Un Homme qui ne réalise pas… un radio quand ça joue, tu prends un radio qui joue de la musique… Un radio qui jouerait sa musique, puis qu’il penserait que c’est lui qui joue la musique… Il serait capoté en vrai hein ?! [NDLR : expression québécoise : complètement déjanté] Eh bien nous autres, on est de même, on pense qu’on joue notre musique, ce qui fait que, imagine-toi si on est capotés. [Rires de l’auditoire] On pense qu’on joue notre propre musique ! On se tune [NDLR : syntoniser en anglais] à AM et puis FM , puis on pense que c’est nous autres qui jouons notre musique. Puis on ne joue pas notre musique pantoute [NDLR argot québécois : du tout], c’est un mythe. Puis c’est là qu’on commence à grandir. Quand on commence à réaliser que ce n’est pas nous autres qui jouons notre musique, on commence à capoter un petit peu sur les bords, comprends-tu… [NDLR argot québécois : s’énerver] Parce qu’avant, ça nous enlève notre individualité apparente qu’on avait. Ça nous enlève notre automatisme qu’on ne réalisait pas, ce qui fait que là, on se réalise automate, puis là on se réalise, puis là on a peur de ça, on a peur d’être automate. L’égo a peur de lâcher prise, il a peur ! Il y en a qui me disent des fois, t’es un esclave toi, tu es… comment ils me disent ça…? T’es une machine, t’es un esclave, t’es un robot, C’est moi qui est le robot, pas eux autres, c’est moi… c’est toujours moi qui est le robot…
Question du public : « Comment tu expliques que tu es créateur ? »
BdM : Tu es créateur quand l’intelligence passe à travers de toi, tu es créateur. C’est tu c’est quoi notre problème ? On ne comprend pas la nature de l’Homme. On ne sait pas ce que c’est un Homme. Il n’y a pas d’Hommes sur la Terre. Il n’y a pas d’Hommes sur la Terre ! Quand il y aura un Homme sur la Terre qui aura le contrôle sur la nature, là je dirai il y a un Homme sur la Terre. Mais tant qu’il n’y aura pas d’Hommes sur la Terre qui n’auront pas le contrôle sur la nature, quand il pleut, tu veux qu’il pleuve sur ton terrain pour avoir des carottes, il va-t’en faire descendre de la pluie par ton mental, mais tant que les Hommes ne pourront pas faire ça, il n’y aura pas d’Hommes sur la Terre. Il y aura des êtres humains, il y aura des êtres biologiques intelligents mais il n’y aura pas d’Hommes. Parce-que la définition de l’homme dans la conscience universelle, c’est le pouvoir de la lumière sur la matière, de l’homme dans la matière de l’homme, en relation avec l’universel, en relation avec la nature, c’est ça, l’homme. le support de la lumière dans la matière, c’est l’homme. Mais s’il n’y a pas de support dans la matière, ce n’est pas l’Homme. C’est un statut un petit peu plus évolué qu’un singe. [Rires de l’auditoire] Ils ont fait des expériences aux États-Unis avec un singe. Ils ont un computer là [NDLR : ordinateur], il a des bananes, il a des oranges, puis il a des cartes de visites, et puis il pèse [appuie] sur le computer, le singe. Et puis quand il veut une orange, il pèse sur le computer le singe, il pèse sur le piton, et puis l’orange elle vient. Il y a de l’intelligence dedans. Il a de l’intelligence mécanique, qui fait partie de la mémoire. Ce n’est pas de l’intelligence créative, c’est de l’intelligence mécanique. Puis l’intelligence de l’égo, c’est de l’intelligence mécanique. ce n’est pas de l’intelligence créative.
Puis on a de la difficulté à comprendre c’est quoi la différence entre l’intelligence mécanique puis l’intelligence créative. L’intelligence mécanique automatiquement crée la mécanicité. L’intelligence créative détruit la mécanicité. La preuve, la science ! La science, c’est de l’intelligence mécanique rendue au bout. Ça détruit, l’intelligence mécanique, parce-que ça n’a pas de vision de la perfection. Ça a simplement le désir du pouvoir. Puis nous autres, on vit de ça, on s’imagine que parce qu’on va à l’université, qu’on a un doctorat, qu’on est intelligents… On est intelligents, mais c’est de l’intelligence mécanique qu’on a. C’est pas de l’intelligence créative. L’intelligence mécanique, ça appartient à l’Homme, il peut faire ce qu’il veut avec. Il va la chercher quand il veut. Ya rien qu’à bien étudier, puis avoir une bonne mémoire, puis ça marche. Mais de l’intelligence créative, même si tu avais une bonne mémoire, tu étudierais, tu n’en auras pas plus. Parce-que l’intelligence créative n’appartient pas à l’homme, ça fait partie de l’énergie dans le cosmos, qui descend dans l’homme et qui le fait pousser. La fleur, elle pousse, c’est le soleil qui la fait pousser, elle ne pousse pas toute seule. Mais si tu dis à une fleur que c’est le soleil qui te fait pousser, elle fanerait ! Ça c’est l’homme… [Rires de l’auditoire] On est au boutte [argot québécois : super].
Question de l’auditoire : « Mais pourquoi qu’on est obligés de se faire dire ça, on devrait le savoir ? »
BdM : On devrait savoir ça tu seule, parce-que on devrait savoir beaucoup de choses tu seule [NDLR : argot québécois : par soi-même] Mais on peut savoir les choses tu seule simplement quand on est dans l’intelligence créative. Si on n’est pas dans l’intelligence créative, on peut intuiter certaines choses, mais notre égo nous bloque. L’égo, c’est bien plus dense qu’on s’imagine. C’est maudit, l’égo [NDLR argot québécois : sournois]. Tu prends le phénomène de l’âme. L’âme, puis l’égo. D’abord l’âme, ça n’a jamais été expliqué à l’Homme, parce-que ça n’a jamais été compris. Pour comprendre quelque chose, faut que tu le saches. Pour que tu le saches, il faut que quelqu’un te le dise. Pour que quelqu’un te le dise, il faut que tu aies une communication quelque part ! Et pour que tu aies une communication, il faut que tu sois en rapport d’intelligence sur un plan avec un autre. Mais L’égo se refuse ça, ce qui fait que automatiquement l’égo ne peut pas absorber cette intelligence-là, parce que automatiquement l’égo ne peut pas savoir ce que c’est, l’âme. Puis ne connaissant pas ce que c’est l’âme, il ne peut pas connaître les lois de l’énergie en lui. Puis l’Homme est énergie. On ne le réalise pas tellement quand on est inconscient, parce qu’on ne sent pas tellement ça, l’énergie. Mais quand tu te conscientises, puis que tu rentres dans le supramental, tu vis rien que de l’énergie, tu es rien que là-dedans, puis tu le sens constamment, tous les jours, que c’est de l’énergie qui manipule, qui manipule, puis qui manipule, qui manipule… Puis c’est quand que tu commences à vivre au niveau de l’énergie qui te manipule, que tu commences à souffrir en maudit [NDLR argot québécois : beaucoup], au niveau de l’égo. Là, tu commences à en avoir plein le cul, parce-que c’est à ce moment-là que tu commences à réaliser que tu n’es pas aussi libre que tu pensais.
Commentaire de l’auditoire : « Là, tu te sens dominé… »
BdM : Là, tu te sens dominé, puis t’en souffres une maudite shot [argot québécois : beaucoup]. C’est justement ça, cette partie-là de ta vie qui est la plus importante. C’est quand tu commences à te sentir dominé par l’énergie que tu commences à grandir. Parce-que là, tu commences à réagir ! Tu commences à réagir, automatiquement tu commences à détruire le vernis sur le bois teinté… Donc là tu réalises que effectivement, tu es dans un champ d’énergie, puis tu n’as pas autant de liberté que tu avais. Petit à petit, tu réagis à ça. Petit à petit, tu développes de la volonté contre ça, puis de l’intelligence pour comprendre ça. Là, tu rentres dans l’intelligence et puis la volonté. Puis éventuellement, ça s’équilibre, ces champs de force-là, puis là tu es bien. Mais on ne réalise pas qu’on est dans l’énergie, tant que cette énergie ne s’est pas faite sentir en nous autres même, mais quand elle commence à se faire sentir, Charlie… [NDLR expression populaire au Québec, désigne l’auditeur] Même si tu ne voudrais pas l’avoir, tu ferais des prières au Saint-Esprit… Inquiète toi pas ! [Rires de l’auditoire]
Commentaire de l’auditoire : « Comme ça, on peut avoir des brises d’intelligence ».
BdM : Vous avez des moments d’intelligence. Mais vous ne vivez pas de ces moment-là d’une façon permanente, parce que vous n’avez pas de support mental, de support émotionnel pour vivre de cette intelligence-là tout le temps. Vous l’oubliez, vous retombez dans la vibration de l’émotion puis du mental, de votre égo. Vous retombez dans votre égo.
Commentaire de l’auditoire : « L’égo a trop d’emprise ».
BdM : L’égo a beaucoup d’emprise. Ça, ça prend des années, sans ça, vous seriez obligés de passer par des prises de conscience terribles.
L’égo de l’Homme… L’Homme, si on dit que l’Homme c’est l’égo là, parce que l’Homme, c’est l’égo… l’égo de l’homme doit un jour transmuter, changer, amener sous son contrôle l’énergie de l’âme, cette vibration-là qui est dans nous autres. Qu’on sent, quand on commence à la sentir… il faut qu’il la contrôle complètement. Complètement. Et absolument, il faut qu’il la contrôle.
Moi je cherchais quelque chose dans ma maison cet après-midi, je cherchais… comment on appelle ça… une affaire pour sabler [expression québécoise : poncer] du bois. Je ne le trouvais pas. Puis moi, je me fâche vite… Là j’ai pris mon marteau, j’ai dit : « mon enfant de chienne , si tu me fais pas trouver mon affaire dans 1 seconde, je prends mon marteau puis je le pète dans la vitre ». Là, ils m’ont fait tourner de bord [de sens], puis il était là, il était en dessous de mes « couvartes » [argot québécois : couvertures, draps]. Ce sont des chiens !
Je vous explique le principe du contrôle de l’énergie, par l’égo. L’âme, elle sait tout. Elle sait tout ! Elle sait tout ! Puis elle vous bave [NDLR : argot québécois : nargue], puis elle vous bave…puis elle vous bave… Parce que pour que l’énergie descende dans le mental de l’Homme, pour que l’Homme devienne intelligent et volontaire, il est obligé d’aller chercher ce qu’il veut. Vous n’aurez jamais rien, rien ne vous sera jamais donné. Rien ne vous sera jamais donné, au niveau cosmique, vous allez tous aller le chercher. Ça je vous le garantis [argot québécois, dans le sens de je vous l’assure] absolument. Rien ne vous sera jamais donné
Question du public : « Il faut se fâcher ? »
BdM : Quand je parle de rébellion…éventuellement, c’est ça. Rien ne vous sera jamais donné. Spirituellement il y a bien des choses qui vous sont données, ça c’est pour vous empoisonner l’esprit, c’est de l’opium ça. Mais de la lumière, elle ne vous sera jamais donnée. Vous allez être obligés d’aller la chercher, la lumière, vous allez la chercher dans le combat, puis dans le combat. Puis c’est là que vous devenez intelligent, puis volontaire.
Commentaire du public : « C’est un combat tout le temps ».
BdM : C’est un combat tout le temps. Tout le temps. Jusqu’à temps que tu es rendu tellement centré, que là, il n’y en a plus de combat, tu es dedans tout le temps. T’es tout le temps dedans.
Commentaire du public : « Bernard, pendant la conférence, tu as dit qu’il n’y en aurait pas beaucoup qui connaîtraient ça, cette lumière-là. Je trouve ça décourageant…ça donne rien finalement, on ne le sait pas si on va arriver là… »
BdM : Tous les Hommes en arrivent là. Tous les Hommes, que ce soit dans une vie ou une autre, en arrivent là.
Question du public : « Ah oui, on va recommencer, on va revenir..? »
BdM : Ça dépend de vous autres. Ça dépend de votre force intérieure. Ça dépend de vous autres
Commentaire du public : « Mais d’après ce que tu dis, ça dépend pas de notre vouloir, ce que tu viens de dire ».
BdM : Ça dépend de votre vibration. Ça dépend de votre vibration. Puis votre vibration, il faut que vous en arriviez un jour à être suffisamment dans votre énergie, dans votre vibration, dans votre mental, dans votre conscience centrée, pour savoir, par vous-mêmes, où vous allez. On est dans une maudite illusion, qui naît du fait qu’on a l’impression qu’on va être donné quelque chose. On va être donné rien ! Je vous le dis, on nous donne rien. C’est bon pour les spiritualistes, ça, donner. Les Témoins de Jéhovah, puis les gens qui sont dans les religions. On n’est donnés rien, c’est pour ça qu’il n’y a tellement peu qui vont passer au travers. puis ceux qui vont passer au travers, sont sus, sont connus, c’est enregistré, ils vont avoir la vibration. Ceux qui n’ont pas la vibration, ils meurent, puis automatiquement, vont continuer sur une autre planète, puis éventuellement ils fusionnent anyway [NDLR : anglais, d’une manière ou d’un autre]. Ça, c’est pas grave. Faut pas s’occuper… faut s’occuper d’être heureux dans cette vie ici, c’est ça qui compte, le reste, ça vient tout seul. Mais si tu ne t’occupes pas d’être heureux dans cette vie-ci, réellement heureux dans ta peau, bien dans ta peau, le reste, être fusionné pas fusionné… passer à l’éther…
Question du public : « La vraie harmonie, initialement, comment tu la définies toi ? »
BdM : La vraie harmonie ? La vraie harmonie, c’est la conscience qu’on a d’être sûr d’être sûr. Quand t’es sûr d’être sûr, t’es en harmonie, Charlie. Parce que tu ne peux plus souffrir de rien, ni mentalement ni émotionnellement.
Commentaire du public : « Bon c’est ça, Bernard, pour arriver à ne plus souffrir de rien, faut que tu te battes tout le temps. »
Vous n’avez pas le choix de vous battre. Ça dépend de vos centres d’énergie, ça. Ça dépend de chacun de vous autres, il n’y a pas une personne pareille. Mais plus vos centres d’énergie s’ouvrent à l’énergie, plus vous êtes évolués, autrement dit, plus vous allez vous battre. Plus vous allez évoluer, plus vous aller vous battre. [commentaires inaudibles du public]
À un certain moment, t’arrête de perdre. Tu gagnes tout le temps. Moi je gagne tout le temps. À 99.9 %. Puis en ’84 je gagnerai tout le temps. J’ai encore jusqu’en ’84 pour gagner tout le temps. Mais je peux pas gagner tout le temps encore, parce-que la vie serait trop facile pour moi. En 84, je vais gagner tout le temps. En attendant, ça me tient en énergie ça pour faire mes affaires. Parce-que si je gagnais tout le temps, je voudrais pas donner de séminaires. Je gagnerais tout le temps.
Je pense que la plus grande révélation que j’ai faite à l’homme, c’est de faire réaliser à l’homme, que les forces en dehors de l’homme, sur les autres plans de l’homme, c’est des chiens. Un gars qui comprend ça, il comprend tout. Un gars qui ne comprend pas ça, il ne comprend rien. Puis, on est mauditement spirituels… Je te dis qu’il y en a qui disent, il y en a qui s’essayent des fois et qui disent dans leur tête « maudit chien ! » puis ils vibrent en dedans, ils viennent tout croches, sont gênés, ont-ils fait de la peine… [rires de l’auditoire] C’est comme des yoyos.
Parce-que nous autres, on a un désavantage. C’est qu’on ne connaît pas l’avenir. Si tu connaissais ton avenir, toi, si tu savais qu’en mille-neuf-cent et quelques, que tu vas passer dans l’éthérique ! Tu pourrais en passer des situations, ça ne te dérangerait pas. Mais vous le savez pas, vous êtes pris entre deux eaux, je vais tu passer, je vais tu pas passer…? Ce qui fait que vous ne savez pas. Mais quand tu le sais, c’est une autre paire de manches. Tu peux en passer des situations, puis des situations, puis des situations. C’est quand on le sait pas. Puis le fait qu’on ne connaît pas notre avenir, c’est un package deal ça [NDLR : anglais, se dit d’une entente où on accepte les éléments en bloc, et non individuellement]. Parce-que quand tu commences à connaître ton avenir, quand tu peux connaître ton avenir, faut que tu connaisses tout de ton avenir. Les gens n’ont pas les reins assez solides pour ça. Le gars, il verrait la belle-mère qui meurs en telle année… le beau-père qui meurs… la fille qui a un accident… Le mari qui sacre son camp [argot québécois : qui s’en va]. Vous êtes mieux d’avoir les reins solides pour connaître votre avenir. D’ici à ce temps-là, vous êtes mieux de rester de même.
Ça, c’est comme les gens qui s’intéressent à leur karma. Comme je disais, si vous étiez des kaisers[1] puis des Napoléon, là, vous êtes contents ! Mais si vous êtes des petits trous de cul en Afrique, des crottés, là, vous n’êtes pas contents. Des meurtriers… Ce qui fait que l’égo, c’est quelque chose ! L’égo, c’est de la niaiserie. L’égo c’est de la niaiserie pure. De la niaiserie pure. Pure ! Mais nous autres, on essaye de découvrir des raisons, comprendre, puis rationaliser, pourquoi la situation de l’Homme est comme elle est, est de même ! C’est la condition de l’Homme. C’est la condition de l’égo en involution. C’est pour ça que la seule porte de sortie qu’il nous reste à nous autres, c’est la conscientisation totale, absolue, au bout. Sans ça, tu ne t’en sors pas ! Tu es toujours pris dedans ! Pourquoi on est de même. Il en a qui se fâchent des fois, pourquoi on est rendus comme ça ?!
Commentaire de l’auditoire : « De toute façon, même si on le savait ça changerait rien… »
BdM : Ça changerait rien, non. C’est pour ça que je dis, notre avantage à nous autres, c’est de savoir ! C’est de savoir, puis pour savoir, faut avoir accès à notre intelligence, faut que ça se développe ça. Ce qui fait que c’est un travail, qui est lié à notre évolution, qui fait partie de notre évolution, puis ceux qui sont en harmonie vibratoire suffisamment élevée pour passer d’un stage à l’autre, parce que la vie matérielle, y’a rien là. C’est pas la fin du monde, c’est le commencement du monde. Puis on gueule, on est fatigués, naturellement qu’on est fatigués. Quand tu souffres pendant des années de temps, tu en as plein le casque. Mais le point n’est pas là. Le point est qu’il faut que nous autres, les Hommes, on devienne des Surhommes. Ça veut dire qu’il faut qu’on les transmute nos émotions, puis nos pensées, puis tout ce qui nous fait souffrir. Jusqu’à temps qu’on puisse décrocher ça, cette volonté-là et cette intelligence-là. Puis on se fait toujours pogner [NDLR : expression québécoise : se faire fourvoyer]. On se fait toujours pogner, parce qu’on s’aperçoit quand on se conscientise, jusqu’à quel point on est faibles. Hé, seigneur du bon dieu ! On est des vrais tourtereaux. Moi c’est pour ça, quand les gens me parlent des extraterrestres, ça me fâche. Commence par te regarder dans le miroir pour pas sauter, là… Avant de regarder les autres…parce que tu vas sauter quand tu vas voir les autres, et si tu sautes, t’es fini. On vit dans un dreamstate [NDLR anglais : état de rêve] … on rêve en couleur… Technicolor…
La vie c’est bien plus simple qu’on s’imagine. Mais ça prend de la volonté, puis de l’intelligence pour vivre la vie simplement. Si tu n’as pas de volonté, ni d’intelligence, elle est complexe en maudit [NDLR : en maudit, superlatif québécois signifiant beaucoup, très], ta vie. Tu travailles pour le gouvernement… tu veux changer la société… tu veux changer tout le monde… ta belle-mère… On est terribles ! C’est pour ça que c’est si pénible, l’évolution. Puis quand ils parlent des souffrances des enfants de la lumière, laisse-moi te dire qu’ils ont raison en maudit ! C’est souffrant ! Moi, ça fait des années que je le dis à ceux qui veulent entendre, je vais souffrir jusqu’en ’84. Mais je me suis organisé pas mal.
Question du public : « Donc si tu souffres, tu ne sais pas ce que c’est l’harmonie ? »
BdM : Oui, oui, je suis en harmonie, mais moi faut que je souffre, c’est nécessaire que je souffre. Mais je souffre suffisamment peu pour… Moi ma vie, si tu vivais ma vie comme moi, tu serais heureuse, ce serait heureux pour toi. Si tu vivais dans ma vibration, bon bien, c’est comme si tu serais heureuse. Mais moi, c’est pas assez pour moi. Moi être heureux, c’est pas assez. Vivre la vie dans des conditions qui me forcent à la vivre, pour des raisons de travail, je suis obligé de le faire. Mais c’est pas assez pour moi, la vie, cette vie-là.
Il y a une partie de nous-mêmes qui sait beaucoup de choses. Puis quand on est en contact avec cette partie de nous-même là, qui sait ça, on veut soi-même le savoir, puis on veut soi-même le pouvoir de savoir. L’Homme est grand, tu sais. L’Homme est grand. Quand l’Homme va se réaliser, l’Homme va être grand, sa vibration va être grande. Mais l’Homme est grand. Mais il est petit en maudit en attendant… ! L’Homme est très grand. Il est mauditement grand. La preuve que l’Homme est grand, la preuve que l’Homme est grand, c’est quand l’Homme est conscient, il est capable de défaire tous les jeux de l’Esprit en dehors du plan matériel. Les yoyos qui communiquent avec vous autres, quand ils passent par moi, je te jure que je défais leur game [NDLR : game, anglais : leur jeux, plans]. C’est parce que l’Homme est grand. Faut qu’ils aient de la lumière. Mais on ne sait pas ce que c’est que l’intelligence, on n’a pas d’idée ce que c’est de l’intelligence. Il y a toujours des parties de nous-mêmes qui rationnalisent. Parce qu’il y en a parmi vous autres, il y a une partie d’eux-mêmes intuitive, ainsi de suite… mais il y a une autre partie de vous-mêmes qui rationalise. Toujours une petite partie. Vous jouez toujours sur deux notes en même temps. Vous ne jouez jamais sur une note toute seule. Toujours une autre partie. Puis c’est cette autre partie-là qui vous empêche d’avoir votre intelligence parfaite. Puis ça, ça prend les années que ça prend. Cela fait qu’on est en interférence. C’est pour ça que vous n’êtes jamais capable de vous mesurer parfaitement. Si vous n’êtes pas capables de vous mesurer parfaitement, vous n’êtes pas capables de parler parfaitement. Parce que tu parles parfaitement quand tu te mesures parfaitement. C’est la mesure de ta perfection et c’est la perfection de ta mesure, parler parfaitement. Tu parles ce que tu es.
Commentaires du public : « Alors Bernard on peut dire à ce moment-là qu’on sait qu’on doit évoluer. Pourquoi on évolue, on essaie de le saisir de jour en jour. Puis le comment, c’est pas de nos affaires. »
BdM : C’est pas de vos affaires parce que vous n’avez pas le choix.
Commentaires du public : « À ce moment-là, ce qui touche l’émotion, comment ça touche l’émotion… comment je peux y arriver, on mentalise ça… »
BdM : C’est pas de vos affaires comment vous allez évoluer. Il y a des gens qui me parlent de leur karma. Leurs karma… C’est pas de vos affaires, votre karma. Si vous connaissiez votre karma, cela vous retarderait plus qu’autre chose. Cela vous créerait des maudites tensions, il y en a qui n’étaient pas des cadeaux [NDLR : expression québécoise : ne pas être une personne facile] dans le temps… C’est pas de nos affaires ! Ce qui est de nos affaires à nous autres, sur la Terre, c’est de vivre notre vie comme on veut. Ça c’est de nos affaires. Mais tu ne peux pas vivre ta vie comme tu veux tant que tu n’es pas intelligent, puis que tu n’es pas volontaire. Ce qui fait que automatiquement, ta vie, en attendant, c’est pas de tes affaires. Moi ma vie c’est de mes affaires, aujourd’hui. Mais vous autres, c’est pas de vos affaires, votre vie. Moi c’est de mes affaires, parce que je l’ai faite « de mes affaires ». Moi je fais ce que je veux. Je fais ce que je veux ! S’il y a une maudite force qui m’empêche de faire ce que je veux, je la détruis. Je la détruis, automatiquement, je la détruis !
Commentaire du public : « Ça prend énormément de volonté… »
BdM : C’est ça, la volonté. C’est vibratoire.
Commentaire du public : « Ça va ensemble, si t’as pas de volonté… »
BdM : Ça va tout en ensemble. Puis, pour faire ce que tu veux, faut que tu saches ce que tu veux faire. Ça, ça demande de l’intelligence encore, pas de l’égo, mais de l’intelligence. Savoir ce que tu veux faire. Puis tu t’aperçois que ce que tu veux faire, c’est pas ce que tu fais, et c’est pas ce que tu as été préparé pendant des années de temps pour faire, mais c’est autre chose complètement aux antipodes.
Commentaire du public : « Puis quand ça dérange ton entourage, alors tu te dis… »
BdM : Là, c’est encore plus compliqué. C’est trop compliqué. Si vous vivez en relation avec votre entourage, vous êtes finis, vous êtes brûlés avant de commencer ! Mais ça, c’est des choses que vous allez réaliser avec le temps.
Quand je dis que l’Homme de la 6e race va briser ses liens, totalement, absolument, avec l’Homme de la 5e race, je sais ce que je veux dire. Les liens raciaux vont être complètement brisés. Les seuls liens que l’Homme de la 6e race va avoir, ça va être des gens de la 6e race, ce ne sera pas avec des gens de la 5e race. Pour quelque raison que ce soit, quand même que vous invoqueriez n’importe quelle raison, vous allez voir que dans 10-15-20 ans, ces raisons-là vont totalement sauter, si vous faites partie de la 6e race. C’est automatique. Vous avez pas le choix ! Parce qu’à ce moment-là, la vie devient occulte. Puis la vie, quand elle devient occulte, elle est dirigée, elle est sous l’emprise de la lumière. Puis le corps matériel et l’Homme, travaillent, est en fonction de la lumière. La suspension de l’égo, la réorganisation mentale de l’Homme, de l’émotion de l’Homme, en énergie mentale supérieure, ça fait de l’Homme un surhomme. Plus un Homme. T’es plus un Homme. Tant que t’es un Homme, tu as des liens avec la 5e race raciaux. Mais quand tu n’es plus un Homme, tu n’as plus de liens avec la 5e race. Tu les brûles. Parce que les liens avec la 5e race, c’est des liens émotifs. Tu ne peux pas transmuter sans détruire ces liens-là.
Question du public : « Mais comment on se rend compte qu’on se retarde avec ces liens-là ? »
BdM : C’est pas que vous vous retardez en vivant ces liens-là. C’est avec le temps, vous allez les briser, les liens. Si vous devez les briser, si ça fait partie de votre plan de vie, si ça fait partie de votre énergie, de votre vibration. Si ça ne fait pas partie de votre énergie, parce que vous n’avez pas les reins assez forts, vous allez les garder les liens. Je te dis. La vie, c’est pas de vos affaires. C’est l’énergie qui va rendre votre vie translucide, pas vous autres, vous êtes pas capables ! Vous avez tous des lunettes de soleil. Puis quand tu rentres , c’est pour ça que je dis, quand tu rentres dans le champ d’énergie de l’âme, le champ d’énergie, moi je sais ce que je veux dire. Il y en a qui savent ce que je veux dire. Quand tu rentres dans le champ d’énergie, tu le sais que tu es dans le champ d’énergie. Tu n’es plus dans l’égo, là. Tu es un petit peu dans l’égo, et tu es un petit peu dans le champ d’énergie. Puis plus tard, tu es rien que dans le champ d’énergie, tu n’es plus dans l’égo pantoute [NDLR : expression québécoise signifiant «pas du tout»] Mais quand tu pars de l’égo, quand tu as un pied dans l’égo, pis un pied dans le champ d’énergie, Charlie, là ton égo il commence à faire de l’overtime [NDLR : anglais, temps supplémentaire]. C’est là que vous souffrez. Puis c’est là que vous commencez à grandir, puis à évoluer. Puis c’est là que vous sacrez, c’est là que vous devenez des volcans… c’est là que vous sautez, puis c’est là que vous faites tous les temps, c’est là que vous gueulez, c’est là que vous chialez après moi, toutes sortes d’affaires. Puis tu ne peux pas en sortir de ce champ d’énergie-là, une fois que les centres sont ouverts, ça dure son temps. Mais au moins vous avez tous les points de référence pour comprendre ce qui se passe, donc vous ne capotez [expression québécoise perdre contenance] pas. De toute manière, vous ne pouvez pas capoter quand vous êtes là-dedans. Vous avez l’impression de capoter. Et ça, ça vous fait capoter encore bien plus. Tant que vous avec bien peur de capoter, vous êtes sujets à capoter, dans votre propre illusion. Puis ensuite, ils changent de champ d’énergie, puis là, vous êtes corrects. Puis là, ils vous font capoter encore. Ils ont du fun avec vous autres. Chaque fois, ça pogne.
Commentaire du public : « Même si tu réalises que tu as pogné, mais après… »
BdM : Tout le temps après… Ouais. Plus vous devenez conscients, quand vous devez bien intelligents, vous vous voyez d’avance. Donc là, ils ne peuvent plus d’accrocher. Ils vont essayer. Ils vont toujours essayer. La lumière essaye toujours.
- Empereur d’Allemagne, d’Autriche. ↑


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