Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci de votre patience.
Conférence du 20 septembre 1981
Tant que l’homme est à l’affut de quelque chose, il n’est pas dans le présent de l’action. Quand je dis être à l’affut de quelque chose, je veux dire être à l’affut de quelque chose dans l’avenir. Ce n’est pas dans l’avenir que vous devez projeter. C’est dans le présent que vous devez comprendre l’avenir. Il y a une subtile différence. Si vous projetez dans l’avenir, vous ne comprendrez pas le présent de l’avenir, et si vous ne comprenez pas le présent de l’avenir, vous ferez des choses qui ne sont pas à votre avantage. Si vous agissez dans la vie par votre corps de désirs, selon vos insécurités, vous ne pourrez jamais créer dans l’avenir les conditions qui vous seront bénéfiques. Vous ne pouvez pas forcer les événements de la vie. Vous pouvez comprendre l’avenir, sentir l’avenir, mais ne pas agir tout de suite. Si vous agissez tout de suite, il faut que vous agissiez avec la conscience que ce que vous aujourd’hui faites est pour demain, mais vous ne devez pas le presser.
Si vous vous pressez, vous coupez l’énergie en vous. Et c’est si facile à l’homme de couper l’énergie en lui. L’énergie n’a jamais de raison, elle crée la raison. Elle crée la cause qui amène l’effet. Mais pour vivre de l’énergie, il faut être en dehors de la polarité de nos émotions et de nos pensées. Il faut que l’égo puisse ne rien faire, pour faire quelque chose. Si l’égo fait quelque chose, et qu’il ne peut rien faire, il est incapable de faire quelque chose parfaitement, il le fait avec ses émotions et son mental. C’est essentiel que l’homme apprenne à ne rien faire! C’est pas ça que je veux dire! Je ne dis pas de ne rien faire! Je dis de se mettre au neutre et de laisser faire l’énergie, c’est ça, faire quelque chose. La vie n’appartient pas à l’homme, elle passe dans l’homme. Si vous vous accrochez à la vie, vous allez la perdre. Si vous vous accrochez aux aspects de la vie, vous allez les perdre, ou ils ne vous donneront pas le plaisir qu’ils pourraient vous donner si vous n’étiez pas attaché ou accroché à ces choses.
La vie ce n’est pas les affaires de l’homme. Elle devient les affaires de l’homme lorsqu’il est conscient de la vie. Et la vie c’est l’énergie. Et l’énergie s’occupe de tout. Tout! De votre mental, de votre émotion, de votre vital, de votre physique. C’est l’énergie qui s’occupe de tout. Vous n’avez pas besoin de vous occuper de votre santé. Mais il faut que vous vous occupiez de votre santé. Mais vous n’avez pas besoin de vous occuper votre santé. Mais il faut que vous vous occupiez de votre santé. Je dois défaire ce que je dis. Car il y en a qui vont dire, faut pas s’occuper de votre santé, c’est pas ça que j’ai dit, les gens me comprennent toujours mal. Nous bloquons constamment l’énergie. Nous avons un mouvement d’énergie pour sortir de la maison, nous le bloquons. Ah, il pleut… peut-être qu’en sortant de la maison quand il pleut, vous allez trouver 25 cents par terre, mais si vous restez dans la maison parce qu’il pleut, vous ne trouverez pas le 25 cents.
Parce que vous ne suivez pas l’énergie. L’énergie, c’est la conscience en vous, et elle se manifeste sur tous les paliers de l’homme. Elle est intelligente, l’énergie. Mais nous la bloquons pour toutes sortes de raisons, et nous rationnalisons toutes ces raisons. Pourquoi? Parce que il y a en nous des forces du subconscient qui travaillent à travers notre mental et notre émotion. L’homme ne peut pas vivre du monde des esprits. Parce que le subconscient, c’est le monde des esprits! Ce sont les esprits qui sont le pouvoir sur la terre. Le pouvoir sur la terre est dans les mains des esprits, autrement dit de ces forces qui n’ont pas d’âmes. Parce que c’est dans la matière qu’il y aura réunion entre l’homme et l’âme. Dans la matière. Les fils de la lumière ne viennent pas du monde des esprits|!
C’est pourquoi il est si important à l’homme de comprendre la nature de ses pensées et de saisir ce qui est dénaturé dans ses pensées, et de comprendre pourquoi telle chose est dénaturée dans sa pensée. L’homme a le droit de questionner l’invisible. L’homme se doit de questionner l’invisible, si l’invisible qui perce sa conscience est relié ou provient du monde des esprits. Comment voulez-vous que l’homme se serve de son intelligence s’il ne sait pas d’où prend origine ses pensées. C’est terrible! C’est terrible. Et vous ne savez pas jusqu’à quel point c’est terrible. Quand je dis, moi, que l’homme est bon, que l’homme est grand de nature, je dis tout. C’est sa connexion inconsciente avec le subconscient qui le rend mauvais, ce n’est pas l’homme. Parce que tous les hommes, tous les êtres qui s’incarnent sur la terre, viennent sur la terre avec un but, évoluer. Et non pas de régresser! Mais aussitôt qu’ils sont rendus, qu’ils ont pénétré, qu’ils sont incarcérés dans l’enveloppe matérielle, ils perdent contrôle de leur naissance. Du but de leur naissance!
Un homme ne vient pas sur la terre meurtrier! Il devient meurtrier, à cause de ses connexions. On a beau dire sur le cerveau qu’il ne fonctionne pas, ou une partie du cerveau qui ne fonctionne pas, ou qu’il y a un manque de quelque chose de chimique dans le cerveau… tout est un tout. Moi je vous parle, parce qu’il y a un fil de connecté. Si vous coupez le fil, je ne peux plus parler. Vous ne pouvez plus entendre. Cela ne veut pas dire que c’est le fil qui me fait parler! Notre intelligence, elle est essentielle, et nous devons en comprendre les lois, la psychologie, pour que nous ayons soi-même de la psychologie. Nous devons filtrer, comprendre, toutes les pensées qui passent dans notre cerveau, si elles sont destructives ou négatives, parce qu’elles ne font pas partie de nous. Elles font partie du subconscient dans l’homme. L’homme de par sa nature ne peut pas penser. Il peut communiquer. Mais l’homme de par sa nature ne peut pas penser.
C’est une condition qui lui est imposée par son ignorance. Alors l’importance de comprendre nos pensées. Pourquoi telle pensée? Pourquoi tu me dis telle chose? Plutôt qu’autre chose? Ah, tout à coup il y a le silence dans la tête. L’homme laisse tomber. Une fois que le silence est établi, encore ça recommence, telle pensée. Et si l’homme s’éveille à la réalité que nous présentons à son esprit, il apprend à déchiffrer cette pensée, à la décoder, à la comprendre, à la forcer à se replier derrière l’écran du subconscient. L’homme n’a pas besoin de penser, où s’il pense, il doit savoir que les pensées que lui viennent sont constructives et créatives. Si elles ne sont pas constructives et créatives, et si elles ne servent pas à l’amener à comprendre le mystère de sa vie, la raison de sa vie, les mouvements de sa vie, ses pensées ne valent pas de la merde! Il vient un moment dans la vie de l’homme, s’il perd trop le contrôle de sa pensée, il va vers la folie.
Et malheureusement ce qui se produit, c’est que plus l’homme avance vers la conscience cosmique, vers la conscience supramentale, vers la conscience un point c’est tout, plus il se sensibilise dans sa pensée, plus les centres d’énergie s’ouvrent, et plus il a tendance à aller vers l’intelligence ou la folie. C’est pourquoi il est très important pour lui de sentir que dans sa tête, tout va bien. Il faut qu’il ait la volonté pour corriger ce qui vient dans sa tête. Ce n’est plus de l’autosuggestion, comme disent les psychologues. Ça n’existe pas de l’autosuggestion! Ce n’est pas important que l’homme communique, mais ce qui est important c’est que l’homme sache que lorsqu’il y a en lui une pensée qui l’emmerde, qu’il la détruise cette pensée! Mais par la psychologie de son intelligence, et non pas par le refus égoïque de ne pas essayer d’y penser. Il ne s’agit pas d’écarter les penses, il s’agit de les détruire. Si vous écartez les pensées, elles vont toujours revenir.
Il faut en détruire le mécanisme, il faut en détruire la mécanicité, il faut en détruire la fausse intelligence, pour que nous ayons notre propre intelligence. Nous devons apporter, amener au tribunal du subconscient toutes les pensées qui nous sont envoyées et demander à ceux ou à celui ou à ces intelligences qui nous les présentent, le pourquoi. Dans un contexte graphique, je dis pourquoi vous me dites de faire telle chose, pourquoi vous me dite de tuer, pourquoi vous me dites de voler, pourquoi vous me dites ceci, pourquoi vous me dite ça. Et au début il y aura dans votre esprit le silence. Parce que lorsque l’homme confronte le tribunal du subconscient, il y a toujours le silence. Parce que le mensonge ne veut jamais se dévoiler. Et l’homme retourne le dos et continue son petit chemin et ensuite encore le même mécanisme qui recommence, et ça dure toute une vie!
Nous avons été tellement piégés dans la spiritualité de l’esprit, et nous comprenons tellement peu la nature de l’esprit, nous comprenons tellement peu la nature de l’intelligence, nous avons tellement l’impression que les plans invisibles sont des plans d’intelligence, que nous avons la tendance à croire ce que nous recevons dans notre tête. Que nous sommes cons. Que nous sommes cons! Et il faut le savoir, jusqu’à quel point nous sommes cons, pour réaliser jusqu’à quel point nous sommes cons. Et ensuite, nous demandons pourquoi nous ne nous comprenons pas. C’est normal! Le subconscient c’est une poubelle. Et du subconscient viennent les impulsions qui activent en nous la pensée et l’émotion, qui activent en nous le désir, qui activent en nous tout ce qui n’est pas homme, tout ce qui ignore tout. Et on a l’affront dans les centres intellectuels de nous parler de l’importance du subconscient. Ce n’est pas que le subconscient a de l’importance, c’est qu’il a pris de l’importance dans notre vie.
Maudite différence! Les mots! Les mots devraient être des outils dont se sert l’homme pour détruire sa faculté de penser inconsciemment. Les mots sont un outil terrible. Vous n’avez aucune idée du pouvoir du mot, lorsque le mot est allumé par l’esprit. Mais lorsque le mot est simplement un piège pour l’intellect de l’homme, pour la pensée de l’homme, c’est l’autre versant de la montagne. Les mots! Nous n’avons aucun respect pour les mots. Aucun. Nous les employons parce qu’ils font partie de notre mémoire. Ils ne sont aucunement rattachés en nous à l’énergie de l’intelligence. Ils sont rattachés à l’énergie du subconscient, de sorte que nous parlons toujours avec nos émotions. Toujours! Et lorsque nous rencontrons quelque qui parle sans émotions, nous sautons haut comme ça, nous le trouvons bête. On est toujours bêtes, nous autres. L’homme est naturellement bon. Et lorsqu’il n’est pas bon, c’est parce qu’il est dans l’émotion.
C’est l’émotion dans l’homme qui le rend pas bon, ou bonbon, c’est la même chose. Et lorsque nous commençons un peu à sentir des choses, nous croyons que nous avons le droit, que nous avons l’aptitude, que nous avons le devoir de nous servir des mots dans les relations avec ceux qui nous entourent. Nous avons l’impression que nous devons créer des chocs aux autres! Quel homme peut se permettre de donner à un autre homme des chocs, si lui-même peut vibrer aux chocs d’un autre homme. C’est un maudit orgueil! Commencez donc par être vous-même avant de vouloir rendre les autres eux-mêmes! Vous-mêmes, laissez faire les autres. Il y en a qui sont nés missionnaires! Criss, allez en afrique, prenez un bateau, formez une religion, maudite habitude qu’on a de missionnariser le monde. Occupez-vous donc de vous autres, vous en avez plein le cul là, plein la tête, je veux dire! Quand je parle des chocs, je parle de ceux qui ont l’attitude de vouloir donner des chocs. Je ne parle pas de ceux qui donnent des chocs parce que l’énergie passe, je parle de ceux qui donnent des chocs aux autres, parce qu’ils veulent faire comprennent quelque chose aux autres, parce que eux autres veulent faire comprendre quelque chose aux autres. L’égo, le petit moi, le spirituel.
Il y a des chocs et des chocs. Il y a des chocs qui sont constructifs parce qu’ils ne font pas partie de l’égo, et il y a des chocs qui ne sont pas constructifs parce qu’ils font partie de l’égo. Moi je vous dis que dans les années qui viendront, vous ne serez plus intéressé à partager votre énergie. Vous aurez compris toutes les illusions de votre énergie. Vous voudrez la paix. L’échange, la communication facile. Le subconscient c’est une très grande force dans l’homme… plus l’homme avance dans la conscience cosmique, plus il voit instantanément la polarité dans telle chose, ou telle chose, ou telle chose. Et lorsque l’homme commence à vivre et à sentir la polarité, il commence à subir le test de l’intelligence. Le test de l’intelligence, parce que vivre de l’intelligence implique automatiquement un test.
Parce que l’égo est obligé de se replier devant le pouvoir de l’esprit. L’égo est obligé de faire certaines choses pour détruire en lui la polarité. L’égo est obligé de s’effacer dans ses émotions, dans ses idées, de se replier, jusqu’au jour où il disparait complétement. Avant de continuer sur ce que je veux dire, je veux faire une parenthèse, une petite parenthèse, qui est très importante. De l’intelligence, ça ne se comprend pas. Quand on est dans l’intelligence…. C’est pas ça que je veux dire. De l’intelligence, ça ne se comprend pas. Supposons que je dis quelque chose dans une conférence, puis que ça bloque dans votre tête, c’est parce que vous essayez de le comprendre, autrement dit il y a de l’émotion dans votre intelligence, et c’est pour ça que vous ne pouvez pas le comprendre. Tout ce qui est intelligent ne se comprend pas par l’intellect, parce que c’est en dehors de la polarité. Il n’y a pas d’émotions dedans.
Si vous essayez de le comprendre et que ça bloque, attendez, éventuellement jour ça ne bloquera plus et puis là, vous allez le comprendre. Quand vous allez le comprendre, vous ne le comprendrez pas comme vous le compreniez avant, ou comme vous auriez essayé avant de la comprendre. Je parlais avec lui toute à l’heure, lui, il commence à rentrer dans son intelligence. Quand les gens commencent rentrent dans leur intelligence, ça paraît, ça se sent, parce qu’il y a un équilibre automatique entre deux personnes intelligentes. C’est automatique. Une personne qui est intelligente, lui s’il me parle, quand il me parle, qu’il me parle de n’importe quoi, moi je suis obligé de l’absorber, je ne peux pas le réfuter, c’est impossible, parce que c’est dans l’intelligence.
C’est bien important ça de comprendre ça. Ce qui est de l’intelligence ne se comprend pas et qu’on doit attendre avant de le comprendre. Quand on est dans la vibration de l’intelligence, autrement que l’émotion est reliée à cet aspect-là qu’on veut comprendre, qu’on ne peut pas comprendre, à ce moment-là on le comprend quand c’est le temps, parce qu’il n’y a plus d’émotion rattaché avec. C’est quand il n’y a plus d’émotions rattachées avec quelque chose qu’on le comprend. Aussitôt qu’il y a de l’émotion, tant qu’il y a de l’émotion, on ne peut pas le comprendre. C’est une parenthèse importante que je veux faire.
Je parlais de la fourche après-midi. Quand on rentre dans l’intelligence, quand on avance dans l’intelligence, il vient un point, une période où on a l’impression de toucher du doigt à la folie. Mais la folie c’est le combat que mène le subconscient contre l’égo qui devient esprit. La folie c’est une situation qui est imposée à l’homme pour que lui ne devienne pas libre. Quand l’homme est inconscient et qu’il est prisonnier des formes, il n’a pas besoin de devenir fou parce qu’il est prisonnier anyway. Mais aussitôt qu’il veut sortir de la prison, le garde de la prison se présente à la porte, c’est la folie. Tant que tu es dans la prison, t’es correct. Tu manges, tu tournes, tu marches. Tu te penses libre. T’es en prison! Tu ne le sais pas. Tout d’un coup un jour, tu t’aperçois qu’il y a des murs. Oh, quand tu commences à t’apercevoir qu’il y a des murs, là tu veux les faire sauter les murs.
Aussitôt que tu fais sauter les murs, le garde vient à la porte. Tu ne savais pas qu’il y avait un garde, c’est une grande prison, elle est ben ben vaste, des miles, puis des miles, puis des miles en étendue… tu te promènes au centre, tu penses que tu es libre. Tout d’un coup, un jour quelqu’un te met la puce à l’oreille. Puis il te dit va donc voir par là… va voir par là…là, tu t’en vas par-là et tu marches pendant des jours, puis des jours. Tout d’un coup tu t’aperçois qu’il y a des murs dans cette criss de place là! Là tu fais le tour, puis tu vois qu’effectivement y’a un périmètre! Mais si quelqu’un t’avais pas mis la puce à l’oreille, tu ne l’aurais jamais su qu’il y avait une limite à ton terrain. Parce que tu es né dedans et tu es habitué à ton terrain. Tu t’es fait des jeux dans ton terrain, tu t’es bâti une maison dans ton terrain. Tu travailles comme père fils, dans ton terrain. Tu vas à l’église dans ton terrain. Tout d’un coup un gars un jour te dis, hey prends des petites vacances, marche par-là, pour le fun. Tu marches par-là, tu marches puis tu marches, puis y’a rien, tu penses que tu perds ton temps, tout d’un coup là oups, tu vois qu’il y a un mur, tu regardes, puis tu t’aperçois qu’il y a un mur. Tu suis le mur, puis il y a un mur tout autour de ton terrain.
Ça c’est la condition de l’homme, là tu te réveilles. Donc là tout à coup, tu veux aller au-delà du mur, c’est normal, le gardien vient à la porte. La folie. Alors qu’est-ce qu’il fait le gars? Quand l’homme fait face à la folie, quand il arrive au mur, quand il arrive au combat entre l’extérieur puis l’intérieur, il doit être capable en tant qu’égo, de faire face à l’impression de la folie. Parce que la folie avant d’être réelle, est une impression. Si tu es capable de faire face à la folie en tant qu’impression, parce que tu n’as plus les formes que tu avais avant pour te supporter, t’as l’impression, ton égo est tout seul, il n’a plus de support, il n’est plus dans le centre de l’espace, il est au bord. L’homme doit être capable de faire face à l’impression, et ne pas prendre l’impression pour un fait. À ce moment-là, automatiquement, il détruit en lui le pouvoir du subconscient. Qui est le pouvoir qu’a le subconscient sur l’homme, qui est la folie. Parce que l’intelligence, la lumière est en dehors complètement des limites.
L’homme est obligé d’aller au-delà du subconscient, il est obligé de détruire le garde pour arriver à la lumière. Le garde est armé d’émotions et de pensées subjectives, et il nourrit l’égo de ça. Puis si l’égo veut combattre le garde, il est obligé d’être très fort. Mais si l’égo regarde un petit peu au-delà du garde, au-delà du garde, il va voir qu’il y a un petit peu de soleil quelque part. Il y a bien de la brume, parce que c’est le monde du subconscient, mais il y a un petit point de lumière. Et ce petit point de lumière là, c’est cette partie de l’homme qui lui permet de réaliser qu’il n’est pas fou. Alors si dans vous-même, dans vos expériences, dans votre mouvement vers la frontière, vers le garde, dans le combat avec le garde, si en vous-même il y a une petite partie qui sait que vous n’êtes pas fou, c’est cette petite partie là que vous avez besoin, parce que c’est ça votre intelligence. Et plus vous allez combattre le garde, plus cette partie-là va grandir, ce petit soleil là va devenir plus grand, plus grand, plus grand. Puis quand vous aurez mis le garde à terre, à ce moment-là, toute cette énergie-là, toute cette intelligence-là vient vers vous.
Et vous allez vers elle. C’est ça la conscience supramentale. L’homme ne doit pas avoir peur de la folie. Parce que l’homme qui a peur de la folie, ça c’est comme avoir peur d’un animal sauvage. Si tu as peur d’un animal sauvage, c’est évident que tu vas te faire manger par. Mais si tu n’as pas peur d’un animal sauvage, puis tu t’organises pour le combattre cet animal sauvage, parce que tu sais qu’il est destructif, automatiquement tu amèneras en toi des forces qui te permettront de le dépasser et de t’en libérer. C’est pour ça que l’homme qui va vers cette muraille-là, qui est loin de son terrain habituel, à un certain moment, vit le doute. Parce quand il arrive à la muraille, elle est tellement forte, puis que le garde est là et que tout est là, il ne réalise pas qu’il a le pouvoir dans ses bras de les écarter, les barreaux, puis qu’il a le pouvoir dans ses mains d’égorger le garde! C’est là, le doute. Puis l’homme ne peut pas se permettre de douter. L’homme ne peut pas se permettre de se douter quand vient le temps du combat entre lui-même et la folie.
Il est évident, parce que ça fait partie des lois de l’esprit, des lois du monde, des lois de l’univers, il est évident que lorsque l’homme entre en contact avec l’intelligence, il est obligé de mener un combat, parce que l’intelligence fait partie de l’évolution et les structures qui le forcent à combattre font partie de l’involution. Il est rendu aux limites de son territoire humain pour entrer dans l’infinité du territoire du surhomme. Et les forces du subconscient, les forces subconscientes veulent maintenir l’homme à l’intérieur de ses frontières et lui donner tous les jouets, tous les toutous dont il a besoin pour demeurer sous leur contrôle. Et la seule arme que possède l’homme, la seule, c’est de réaliser qu’il n’est pas fou, et pour réaliser qu’il n’est pas fou, il faut qu’il puisse ne pas se douter, c’est-à-dire qu’il faut qu’il puisse ne pas douter qu’il y a un petit point là-bas, de soleil, c’est l’intelligence en lui. Le pouvoir du subconscient sur l’humanité est un pouvoir total, est un pouvoir intégral qui fait partie de la personnalité de l’homme, ça fait partie de l’homme.
Et c’est ce qui met la personnalité de l’homme au service de l’égo, parce que l’égo c’est l’outil, quand il est inconscient, autrement dit ignorant, du subconscient. Parce que l’égo, l’homme, est un radio. On est des radios! Et les pensées qu’on a, les émotions qu’on a, toute l’énergie derrière ces formes ne viennent pas de l’homme. Elles viennent du subconscient, et passe dans l’homme, et l’homme les vit, les subit, paye le prix. Et le prix c’est son manque de liberté. C’est pour ça que les sciences occultes, qu’on appelle les sciences occultes, les sciences ésotériques, ont toujours été condamnées par l’autorité, parce que les sciences occultes ou les sciences ésotériques mènent l’homme vers une certaine individualité. Et l’individualité, c’est mal vu de l’autorité, parce que l’autorité est nourrie par le subconscient.
L’autorité est de toute pièce, maintenue en force par le subconscient. L’autorité c’est la présence du subconscient sur la terre. C’est subtil. Regardez dans les années passées quand les livres étaient à l’index. Aujourd’hui, ils se fendent le cul [1]pour te vendre la bible, mais dans ce temps-là, tu aurais payé n’importe quoi, tu ne pouvais pas l’avoir. Puis aujourd’hui tu vas dans un motel, avec une guidoune[2], puis la première chose que tu regardes, en-dessous de ton oreiller, il y a une bible. Le bon dieu s’occupe de toi! Mais il y a une évolution sociale au niveau de l’homme qui fait qu’aujourd’hui c’est plus difficile au pouvoir d’empêcher que l’homme s’instruise. Mais il y a encore des forces.


0 commentaires