Synthèse
La conscience humaine avance et recule parce qu’elle est tenue par la conscience expérimentale, soutenue par l’âme et par l’amour astral. L’homme absorbe mal l’énergie réelle : il avance, puis recule, comme le cheval à qui l’on dit d’avancer et de reculer en même temps. Cette oscillation n’est pas psychologique, elle est structurelle. Elle vient du fait que l’homme vit sous l’emprise d’une conscience imposée, gouvernée par des forces qui utilisent l’âme, la mémoire et l’émotion pour maintenir le lien avec la matière.
Tout ce que l’homme a appris dans le passé, dans les religions, les philosophies, les systèmes spirituels ou moraux, fait partie de cette conscience expérimentale. Cette accumulation a été nécessaire pour solidifier l’ego, mais elle a aussi coupé l’homme de l’intelligence pure. L’homme ne pouvait pas comprendre certaines réalités tant que son ego n’était pas suffisamment constitué. Aujourd’hui, ce seuil est atteint, et une nouvelle étape devient possible.
Cette étape passe par la compréhension et l’intégration de la haine cosmique. La haine n’est pas émotionnelle, elle n’est pas humaine, elle n’est pas dirigée contre les personnes. Elle est une force issue de l’intelligence et de la volonté, une haine de la forme, une haine des structures qui maintiennent l’homme prisonnier de la conscience expérimentale. Sans cette haine, l’homme ne peut pas rompre le lien avec l’âme.
L’âme est la totalité de l’astralité de l’homme : mémoire, émotions, expériences passées. Elle a été essentielle à l’évolution, mais elle devient un obstacle à l’entrée dans l’intelligence. L’amour terrestre est un amour astralisé, issu de l’âme. Il entretient le lien avec la conscience expérimentale. Tant que l’ego aime inconsciemment, il demeure lié à l’âme et à la mort. Il n’y a pas d’intelligence dans cet amour, seulement du sentiment.
Pour détruire le pouvoir de l’âme, l’ego doit être outillé. Cet outil est la haine cosmique. Elle n’est pas donnée, elle se développe à mesure que l’homme devient capable d’absorber l’énergie du réel sans passer par la mémoire. Cette haine agit comme une force de séparation, permettant à l’homme de dissocier son intelligence de l’astralité, et de transmuter l’énergie de l’âme en énergie consciente.
La haine cosmique ne vise jamais la personne. Elle vise la conscience expérimentale qui emprisonne la personne. Elle apparaît et disparaît selon la nécessité de corriger une structure, sans attachement ni continuité émotionnelle. Elle est un mouvement fonctionnel de l’intelligence, non un état affectif.
L’homme a cru que les portes de la vie s’ouvriraient par l’amour. En réalité, elles s’ouvrent par la destruction de la forme, par l’application intelligente de la haine contre ce qui assujettit l’ego. C’est par cette force que la conscience expérimentale se détruit, que l’âme perd son pouvoir, et que l’homme devient libre, non pas spirituellement, mais réellement.
Thèmes abordés
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Haine cosmique et destruction de l’âme
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Conscience expérimentale et asservissement de l’ego
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Différence entre haine humaine et haine intelligente
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Rôle évolutif puis limitant de l’âme
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Amour astral et lien avec la mort
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Volonté et intelligence comme forces de séparation
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Mémoire, émotion et astralité
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Absorption de l’énergie du réel
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Avancer et reculer dans la conscience
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Libération de l’homme et lumière de la Terre
Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci pour votre patience.
Conférence du 15 novembre 1981
Je vais vous conter une petite histoire, c’est un fermier qui avait un cheval qui s’appelait Hercule puis il disait, avance Hercule, avance Hercule, le cheval est devenu fou. On est rendu à ce point là. Dans les petites conférences, des petites conférences sociales, des fois j’aborde des sujets que les gens au large, n’ont pas la chance d’entendre parce que les gens sont occupés ou les gens travaillent, les gens sont loin.
Mais à un certain moment, il faut que je super-impose, ce que je dis dans les petites conférences rencontres, faut que je les super-impose sur les conférences générales parce que les conférences générales sont le seul moyen dont je dispose après les séminaires pour heu, augmenter la vibration dans le mental de l’homme. Et au risque que les gens avancent puis reculent, je suis obligé de continuer. Il y a des gens qui viennent dans les conférences générales, après un séminaire ou ça ne fait pas longtemps, les gens n’ont pas tous la même capacité d’absorber, mais je ne peux pas retarder ce que je fais.
Alors si vous venez dans les conférences générales, puis j’aborde des sujets qui sont un peu raides, je vous souhaite de ne pas être comme de cheval. La grandeur de la conscience humaine est proportionnelle à la capacité d’absorption par l’ego, par l’homme, par la conscience intérieure ou la conscience qui se développe de tout ce qui peut la pénétrer de tout ce qui peut lui être donnée comme vibration, quand je parle des êtres qui sont forts, je ne parle pas des êtres qui sont forts physiquement, je parle des êtres qui sont capables de prendre et d’absorber le maximum d’énergie dans un temps quelconque pour leur propre évolution, et dernièrement, j’ai commencé à, à déchiffrer un peu le mystère de l’âme.
J’ai commencé à parler un peu de la haine cosmique, de la haine supramentale, et je veux aujourd’hui continuer dans ce domaine parce que c’est un domaine extrêmement important pour l’homme qui entre dans la conscience pure, et il y a trois éléments dans cette, c’est une trilogie de concepts que je veux faire miroiter l’un par rapport à l’autre, l’âme, la haine cosmique qui est la haine de la forme et non la haine humaine née de l’émotion et le fait universel de la conscience expérimentale de l’homme sur la terre. Alors je vais enchevêtrer ces trois éléments là pour créer un tableau suffisamment vaste de la condition de l’homme passé et de la condition de l’homme de demain.
Sur le plan de la conscience expérimentale ou sur le plan de la conscience de l’âme, ce n’est pas tellement problématique, sur le plan de la haine ça peut être difficile parce qu’il a beaucoup d’émotions et l’homme suivant ne comprend pas ce que je veux dire tout de suite, alors s’il y en a parmi vous qui ne comprennent pas où qui ne saisissent pas essentiellement ce que je veux dire au niveau de la haine, vous n’avez qu’à attendre et ne pas vous lier émotivement à ce que je dis.
J’ai déjà expliqué que l’homme vit sur la terre une conscience expérimentale, dans le vrai sens du mot, du terme, c’est-à-dire une conscience qui lui est imposée par des royaumes d’intelligences gouvernementales qui s’occupent de l’évolution du cosmos et qui s’occupent de l’évolution de l’homme, l’évolution progressive de l’homme jusqu’au moment où l’homme entrera dans sa maturité et où ils pourra de par lui-même, être sur le siège de l’intelligence et appartenir créativement à ces gouvernements invisibles.
Tout ce que l’homme a appris dans le passé, à quels que niveaux que ce soient, dans toutes les domaines que ce soient, tout ce qui a nourri l’homme émotivement et mentalement dans le passé de l’humanité et qui s’est accumulé pendant des siècles et des millénaires, fait partie de la conscience expérimentale de l’homme, fait partie de l’exploitation essentielle nécessaire de l’humanité au niveau émotionnel et au niveau mental pour l’évolution progressive de ses mœurs, pour l’amener, éventuellement vers la maturité, de sorte que tout ce que l’homme a appris dans le passé fait partie à un niveau ou à un autre, d’une forme quelconque d’astralité dont il avait de besoin pour intensifier son rapport avec la matière et à la fois se couper, avec le temps, de l’intelligence pure.
L’homme ne pouvait pas comprendre dans le passé des choses que demain ou aujourd’hui il peut comprendre, tel le phénomène de l’âme ou le phénomène de la haine cosmique, parce que l’homme était encore en voie d’évolution progressive, dont le but était le développement normal de son émotionnel et de son intellect afin qu’il puisse un jour avoir un ego suffisamment solide pour entrer en contact avec un autre niveau de vibration, d’intelligence.
Et l’homme aujourd’hui, à la fin du 20e siècle, est prêt à vivre cette nouvelle étape et il est obligé pour vivre cette nouvelle étape, d’entreprendre une nouvelle forme d’éducation, c’est à dire d’entreprendre, de connaître des choses qui pour lui, dans le cadre de son involution, s’avérait essentiellement contraire. Et si non contraire, du moins différent. Un des plus grands principes de la réalisation de la conscience supramentale sur la terre que vivra l’homme c’est la conscience de la haine.
La conscience de la haine étant une conscience extrêmement intelligente qui permet à l’homme de voir d’une façon globale, l’effet de la conscience expérimentale sur son devenir, l’imposition de la conscience expérimentale sur son état d’esprit et aussi le voile que crée cette conscience expérimentale sur son intelligence. Et l’homme ne peut pas détruire cette conscience expérimentale en lui, s’il ne connaît pas la haine.
Parce que la haine est le produit de la volonté de l’intelligence et non le produit d’une réaction émotionnelle au niveau du cœur. La haine est tellement essentielle dans la vision des choses de l’avenir, que c’est cette force qui séparera les humanités. C’est la haine qui séparera les humanités. C’est à dire que c’est la haine intelligente qui permettra à un certain nombre d’hommes sur la terre, de se dissocier complètement de la conscience expérimentale et d’entamer leur mouvement vers leur propre destinée occulte, vers leur propre destinée morontielle.
Pour que l’homme comprenne l’importance de la haine, il doit être intelligent, un homme qui n’est pas intelligent ne peut pas haïr dans le sens cosmique du terme, il peut haïr sur le plan humain, mais la haine sur le plan humain, c’est de l’inconscience et ça fait partie de la conscience expérimentale. Un homme qui haït dans la conscience supramentale ou qui haït dans l’intelligence ou de par l’intelligence, ne haït jamais la personne, il haït les forces dans la personne, les conditions humaines qui lient la personne à la matière et qui empêche la personne d’être dans son intelligence.
Et pour comprendre le phénomène de la haine, il faut comprendre le phénomène de l’âme. L’amour est venu sur la terre dans sa forme primitive, dans sa forme émotionnelle, par le biais de l’âme. C’est par le biais de l’âme qui est une énergie astrale que l’amour est descendu sur la terre, c’est pour ça que l’amour sur la terre aujourd’hui à l’intérieur du cadre de la conscience expérimentale est un amour astralisé. Il n’y a pas d’amour cosmique sur la terre. L’âme étant pour l’homme, la totalité de son astralité, étant pour l’homme, la totalité de sa mémoire, étant pour lui la totalité des expériences antérieures qui ont crée cette mémoire.
L’âme est essentiellement dans la vie de l’homme l’aspect le plus puissant en lui de la conscience expérimentale, c’est par l’âme que s’est créée sur la terre de la conscience expérimentale. C’est par le biais de l’âme que cette conscience expérimentale est devenue si puissante et qu’elle a permis l’évolution de l’homme. Alors l’âme était dans le passé très importante à l’évolution, mais autant l’âme dans le passé a été importante à l’évolution, autant l’âme dans l’avenir devra être détruite. Et si nous rapportons que la destruction de l’âme est essentielle pour l’homme qui va vers la lumière de la terre, il est évident que tout ce qui est sous-tendu par l’âme dans la vie de l’homme, dans la conscience expérimentale de l’homme, doit être aussi détruit.
Et c’est pourquoi peu d’hommes sur la terre pourront ou auront la capacité ou la force d’aller jusqu’au bout de ce chemin. On a idéalisé l’âme on l’a apothéosée, on lui a donné un rôle extrêmement important dans la vie mortelle de l’homme, on lui a donné un caractère de finalité, on a parlé de l’âme de l’homme, on a parlé du retour de l’âme vers la lumière, on a parlé du retour de l’âme vers la paix, mais on n’a jamais expliqué ce que voulait dire ce retour, cette paix, cette lumière, de sorte que l’homme, dans sa conscience expérimentale est demeuré pendant des siècles, attaché à la vertu de l’âme et n’en a jamais compris l’intelligence et la mécanicité.
Et lorsqu’un homme ne comprend pas l’intelligence de quelque chose ni la mécanicité de ce quelque chose, il est en proie au phénomène de la croyance qui fait aussi partie de la conscience expérimentale et ne peut jamais atteindre les sommets infinis de son intelligence parce que il est obligé d’accepter quelque chose, parce que on le lui a dit, mais jamais parce qu’il l’a su. Et lorsque l’homme accepte quelque chose qu’on lui a dit et qui ne convient pas nécessairement à ce qu’il sait, il est obligé de par ce fait, de vivre une intelligence diminuée et automatiquement de réapparaître éventuellement sur le plan matériel par la voie de la réincarnation et des cycles de vies.
La conscience expérimentale, l’âme et la haine sont trois forces, sont trois aspects de la condition de l’homme. Et ces trois aspects de la condition de l’homme deviendront de plus en plus évident à l’homme au fur et à mesure qu’il reconnaîtra en lui le pouvoir de l’énergie, de l’âme sur sa vie matérielle, sur ses émotions et sur son intellect. Lorsque je dis que l’homme ne peut pas entrer dans son intelligence, qu’il ne peut pas être intelligent si il est dominé, quel que soit, peu, par quelque chose, j’affirme une réalité qui peut se discuter si on veut, mais qui ne se discute pas lorsque l’on sait.
L’intelligence de l’homme, l’intelligence dans l’homme, n’est pas de rapport de l’homme avec la vibration de l’âme. L’intelligence dans l’homme est totalement au-delà de ce que lui, peut apporter l’âme, L’âme ne peut pas donner à l’homme d’intelligence, elle peut simplement donner à l’homme de la mémoire. Et dans l’intelligence, il n’y a aucune mémoire, dans l’intelligence, il y a aucun arrêt devant la forme. Dans l’intelligence, il n’y a aucune impossibilité à l’esprit de l’homme, de connaître les mystères de l’évolution.
Mais dans l’âme il y a énormément de remparts qui empêchent l’homme de vivre l’infinité de son intelligence parce que l’âme asservie l’ego de par ses émotions et de par son intellect. De sorte qu’à un certain moment l’ego pour détruire le lien entre lui-même et l’âme doit être outillé. Il doit avoir un outil et cet outil c’est la haine. Un ego qui aime est automatiquement lié à l’évolution de l’âme, un ego qui aime sur la terre, inconsciemment, éventuellement doit mourir. Un ego qui aime sur la terre, inconsciemment, éventuellement doit mourir, parce que le fait d’aimer pour lui, est une condition de la conscience expérimentale et fait partie du lien entre l’ego et l’âme.
Et il n’y a aucune intelligence dans cet amour, il y a simplement du sentiment à quelque niveau que ce soit. Par contre, un ego qui entre dans la conscience supramentale, un homme qui devient, de par son évolution, esprit, ne peut plus aimer sur la terre inconsciemment. Et pour détruire le pouvoir de l’âme sur lui-même, pour détruire la mémoire de l’âme qui constitue la somme la, la sommation de toutes ces émotions et de toutes ces pensées subjectives, il est obligé de vivre la haine, mais la haine n’est pas donnée à l’homme. Cet outil n’est pas donné à l’homme, cet outil vient à l’homme au fur et à mesure qu’il est capable, de par son intelligence, en dehors de sa mémoire, d’absorber l’énergie de cette intelligence, c’est-à-dire d’absorber l’énergie du réel.
Et lorsque l’homme commence à absorber l’énergie du réel, qu’il commence à intégrer en lui même ce qu’il sait, avec ce qu’il a su ou contre ce qu’il a su, lorsqu’il a cette capacité, autrement dit, lorsqu’il devient plus fort dans le mental, c’est à ce moment-là que l’homme commence à comprendre les lois de la haine contre la forme et qu’il commence à détruire l’énergie de l’âme en lui, pour se l’intégrer dans ses principes inférieurs afin qu’un jour il puisse transmuter la matière et passer du plan de la terre matérielle au plan de la lumière de la terre.
Le phénomène de l’intelligence est totalement inconnu de l’homme, l’intelligence cosmique est un mystère à l’homme et ce n’est que graduellement que l’homme peut découvrir la vibration de cette intelligence et ce n’est que graduellement qu’il peut absorber cette vibration. Cette vibration étant autre que ce qu’il s’imagine, cette vibration étant prépersonnelle, cette vibration étant haut delà de ce qu’il veut connaître, cette vibration étant haut delà de ce que, au niveau de son corps de désir au niveau de sa conscience expérimentale, il a le droit de connaître.
C’est pourquoi dans le mouvement de la conscience pure, dans le mouvement de l’intelligence pure, dans l’ouverture de l’intelligence supramentale chez l’homme, il doit automatiquement se poser ce phénomène que j’appelle la haine cosmique contre la forme. C’est-à-dire l’application du principe de l’intelligence et de la volonté contre cette forme et cette expérience est pénible, elle n’est pas facile parce que lorsque l’homme apprend ou réalise qu’il a la capacité de haïr d’une façon neutre, c’est à dire d’une façon totalement détachée de son intellect et de son émotionnel, il s’aperçoit qu’effectivement, c’est cette énergie qui ouvrira pour lui, les portes de la vie.
Autant l’homme s’imaginait ou s’est imaginé que les portes de la vie lui seront ouvertes par l’amour, autant l’homme comprendra un jour que les portes de la vie lui seront ouvertes lorsqu’il aura compris les lois mentales de la haine cosmique contre la forme, afin que se détruisent en lui la conscience expérimentale, afin que l’homme, une fois pour toutes, devienne libre des intelligences qui gouvernent dans les mondes invisibles, afin de lui permettre un jour d’appartenir créativement à ces gouvernements, afin de travailler avec eux.
Lorsque je parle de la nécessité chez l’homme de vivre la destruction de l’âme, certains me demanderont comment sent on ceci, comment sent on cette destruction de l’âme? Chaque fois que vous sentez en vous-même une vibration, cette vibration vient de l’âme, chaque fois. Ahh [crie de BdeM] la vibration que vous ressentez vient de l’âme et elle assujettie votre être. Je vous donne un exemple, mais dans la vie de tous les jours vous vivez une multitude d’exemples.
L’homme, lorsqu’il est conscient ne vit plus ici, et lorsque l’homme a quelque peu une proportion en lui de cette énergie de l’âme, il vit ici, c’est justement ceci qui le fait sauter, et dans la vie, dans les expériences de la vie, dans vos rencontres avec les hommes, dans votre dialogue, vous vibrez toujours ici. De sorte que, vous n’avez pas le pouvoir de la vie en vous, vous exécutez simplement émotivement ou mentalement, une programmation qui vous est imposée par l’énergie de l’âme.
C’est pourquoi l’âme dans l’homme doit être détruite, parce que c’est cette énergie, cette mémoire qui le lie à la matière, qui le lie à ses émotions, qui le lie à son mental inférieur et qui l’empêche d’entrer dans la lumière de la terre. Pour que l’homme avance au lieu de reculer, pour qu’il cesse d’avancer et de reculer, il doit être capable d’absorber dans un temps quelconque, autant de savoir qu’il puisse.
Il doit être capable objectivement, au-delà de ses émotions et de son intellect, d’absorber autant d’énergie qui mise à détruire en lui, les formes, qui sont le soutien de sa conscience expérimentale. Parce ce que la faiblesse de l’homme est tellement grande, cette conscience expérimentale en lui tellement intégrée à son être, qu’il n’a pas le pouvoir de savoir, et n’ayant pas le pouvoir de savoir il est incompatible en lui deux aspects, l’intelligence et la volonté.
Et étant incompatibles, ces deux aspects en lui, l’intelligence et la volonté il ne peut bénéficier de l’outillage dont il a de besoin, c’est à dire la haine, pour continuer à détruire ce qui soutien en lui comme dans l’humanité, la conscience expérimentale et qui le rend à tous les niveaux, un être qui peut être violé dans ses droits. Lorsque je parle des droits de l’homme, je ne parle pas des droits politiques de l’homme, je parle des droits d’intelligence dans l’homme. Ce n’est que par l’intelligence que l’homme vit, ce n’est que par l’intelligence que l’homme sait, ce n’est que par l’intelligence que l’homme peut dominer la conscience expérimentale pour un jour connaître la lumière de la terre.
Pour vous faire comprendre la différence entre la haine cosmique et la haine du cœur, qui est la haine inconsciente de l’homme faisant partie de la conscience expérimentale, je vous explique ceci: Un homme qui est dans l’intelligence ne haït jamais la personne, parce qu’il est dans l’intelligence et connaît les lois de la personne, alors il ne haït jamais la personne, il haït la conscience expérimentale qui enchaîne la personne.
Et si, à un moment de la vie, il haït, dans l’autre moment de la vie, il ne haït plus, parce que, haïr dans cette conscience, n’appartient pas à l’homme ça fait partie simplement du mouvement en lui, de l’intelligence et de la volonté pour corriger tant soit peu, les abus de la conscience expérimentale, dans la conscience d’un être humain. Mais pour que l’homme apprenne à haïr supra-mentalement, pour que l’homme apprenne à haïr d’une façon pure et parfaite, il doit être conscient d’une volonté qui agit en lui et qui asservit son existence, il doit être conscient de la vibration de l’âme.
Le concept de l’âme est une abstraction. On ne peut pas saisir d’une façon abstraite l’âme, mais on peut vivre d’une façon concrète, son rapport avec soi, et ce rapport avec soi, se fait de plus en plus connaître lorsque nous, nous, nous devenons de plus en plus sensibles et que nous commençons à réaliser qu’il y a en nous, des forces qui agissent et qui nous imposent une certaine volonté par le biais de notre émotion ou par le biais de notre mental inférieur.
Et c’est à ce moment-là que l’homme peut comprendre et réaliser, concrètement, en lui, la présence de l’âme, et c’est à ce moment-là qu’il commence à pouvoir la détruire, parce que lorsque l’homme commence à réaliser la présence en lui de l’énergie de l’âme, de cette volonté qui lui crée une souffrance, il se révolte et c’est cette révolte qui lui permet de détruire l’âme et d’intégrer son énergie en lui même en transmutant l’émotion et le mental inférieur.
Les hommes sur la terre aiment trop, même s’ils n’aiment pas. Même si les hommes sur la terre ne savent pas aimer, ils aiment trop, et le fait qu’ils aiment trop, que leur amour est astral et que leur amour soit totalement imparfait, cette activité fait le bonheur de l’âme, fait le bonheur des forces qui œuvrent dans le monde de l’astral, fait le bonheur des gouvernements qui servent à, ou qui cherchent à asservir l’humanité, mais ne fait jamais le bonheur de l’homme. Le bonheur de l’homme est dans la tête, c’est à dire que le savoir de l’homme est dans la tête et que tout ce qu’il vit dans la vie doit être vu, compris de par la tête.
Et si ce n’est pas compris de par la tête, de par l’intelligence l’homme est automatiquement asservi, même s’il a beaucoup de plaisirs. Les religions, les philosophies, ont parlé de l’âme, les occultistes ont parlé de l’âme, tous les hommes ont parlé de l’âme et tous les hommes ont eu raison. Tous les hommes ont expliqué le grand rôle de l’âme dans la vie de l’homme. Mais les hommes n’ont jamais connu la nature de l’âme, ils n’ont jamais su l’importance de sa destruction.
Lorsque l’homme commence à détruire l’énergie de l’âme en lui, à se l’intégrer si vous voulez, il commence à réaliser qu’il est important dans la vie et je ne parle pas de cette importance psychologique ou de cette importance spirituelle, je parle de cette importance qui ne se définit pas, mais qui se sent quelque part en soi et lorsque l’homme commence à reconnaître cette importance, il commence petit à petit à sentir son corps éthérique, parce que bien que nous avions des sens, bien que nous ayons des sens, bien que nous nous rapportions facilement, trop facilement, à une réalité qui nous est réfléchie par ces sens, que nous appelons notre personnalité matérielle, bien que nous nous sentions fermement ici, je vous assure que nous sommes fermement quelque part autre.
Mais nous avons l’impression d’être fermement ici parce que nous sommes prisonniers de la conscience expérimentale. Ce n’est que dans le rêve que nous pouvons un peu sentir que nous sommes quelque part autre, mais le rêve n’est pas assez, parce que le rêve aussi fait partie de la conscience expérimentale de sorte que, que l’homme soit éveillé ou qu’il soit endormi, qu’il soit sur le matériel conscient ou qu’il soit dans le rêve inconscient, sur les deux plans il est prisonniers de l’âme. Le grand Steiner disait que, lorsqu’il allait dans les mondes, il voyait le gardien du seuil et que le gardien du seuil était encerclé de ces fameux chiens cerbères qui empêchaient la pénétration, l’entrée, au-delà du seuil, le grand Steiner avait raison.
Le seuil de l’homme, c’est l’âme, et l’âme fera tout pour empêcher l’homme d’entrer dans la lumière de la terre parce que l’âme, la totalité des âmes dans l’univers font parties de la conscience cosmique Luciférienne. Avance et recule, avance et recule. Si l’homme avançait chaque jour, chaque moment de sa vie sans reculer, il serait déjà dans la conscience pure, mais l’homme avance, il recule, il avance et il recule de sorte que son mouvement vers la lumière de la terre est très lent. Ses doutes profonds, sa conscience humaine constamment abîmée par les blessures de la révélation.
L’homme veut mais craint, c’est pour ça que l’homme qui est prisonnier dans la conscience expérimentale a la même valeur dans le cosmos, galactique qu’un chien, la relation entre l’animal et l’homme, est la même que la relation entre l’homme et les êtres qui sont dans les mondes de la lumière, nous les aimons les chiens, mais ce sont de tendres et de pauvres pitous, nous cherchons de temps à autres à les domestiquer, à les amener à notre table, mais ils ne savent pas manger des miettes avec des fourchettes.
Et effectivement l’homme de par sa condition de conscience expérimentale, est libre d’aller vers la lumière de la terre ou de continuer son cycle d’évolution dans les mondes astraux, lorsqu’il a franchi les murs de la mort il est libre. Il n’est pas libre dans le sens qu’il dicte sa liberté, il est libre de par sa condition humaine, c’est-à-dire de par son évolution.
C’est pour ça que le phénomène de l’homme, le phénomène du terrestre, du point de vue des gouvernements invisibles ou des intelligences qui sont dans les mondes de la lumière ou dans la lumière de la terre, le phénomène de l’homme est un phénomène qui, sur le plan humain, sur le plan de l’émotion, sur le plan de la spiritualité, n’existe pas. Des êtres qui sont et qui font partie des gouvernements invisibles, des êtres qui aident l’homme à tous les niveaux n’ont aucun sentiment pour l’humanité, parce que ils savent que tant que l’homme ne se sera pas sortie de la conscience expérimentale, il devra continuer à évoluer et à se réincarner pour éventuellement vivre la mission avec leur intelligence.
Expliquer à l’homme le phénomène de la haine mentale, de la haine cosmique, ce n’est pas facile pour lui, parce que déjà l’homme a été inspiré d’une façon volumineuse et pour de grandes causes, de l’importance de l’amour, mais l’amour qui a été expliqué à l’homme par ceux qui l’ont connu c’était un amour, c’était un principe que l’homme connaîtra dans la lumière de la terre et non sur la planète. De sorte que l’homme a toujours vécu le goût amer de l’amour, il n’a jamais réellement compris ce que veut dire l’amour et il n’a jamais compris que pour aimer cosmiquement, il faut pouvoir haïr cosmiquement. Et que si l’on n’aime pas cosmiquement, on ne peut pas haïr cosmiquement.
Et que si l’on aime humainement, on peut choisir de continuer à aimer humainement, on peut refuser de haïr humainement ce qui est bon, mais les deux aspects de l’un ne conviennent pas aux deux aspects de l’autre parce que ce sont deux aspect différents. Ce qui fait partie des aspects positifs de la conscience expérimentale a été établie sur la terre pour l’involution et pour le développement progressif de l’homme, pour l’amener éventuellement à un stage de préparation suffisamment avancé pour qu’il puisse entrer dans la lumière de la terre.


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