Synthèse
Être indépendant en esprit ne signifie pas croire autrement, mais ne plus croire du tout. Il ne s’agit ni de scepticisme ni de négation, mais d’un état où l’homme cesse d’adhérer à ce qui lui est dit pour ne faire qu’une chose : constater. Il reçoit, il observe, il attend, sans s’approprier, sans croire, sans s’engager intérieurement dans la forme de ce qui est communiqué.
Cette indépendance en esprit correspond à un état où l’homme est établi dans l’intelligence de son esprit. Il est bien dans sa peau, il n’a plus besoin de personne, parce que ce qui pourrait lui manquer est déjà intégré. Il n’est pas en relation avec une source extérieure : la fusion est implicite, donc toute dépendance disparaît.
À partir de cet état, l’intelligence cesse d’être recherchée pour ce qu’elle donne. Elle est appréciée pour ce qu’elle empêche : l’erreur, la naïveté, la bêtise. L’homme n’est plus protégé par des croyances, mais par l’absence même de croyance. Il ne souffre plus, parce qu’il n’est plus pris dans le jeu des formes mentales ou émotionnelles.
L’état d’« être sûr d’être sûr » comporte deux niveaux. Le premier appartient encore à l’esprit de l’intelligence : l’homme croit être sûr parce qu’il a momentanément neutralisé l’émotion. Le second dépasse toute conscience de certitude : l’homme n’est même plus conscient d’être sûr. Il n’y a plus de support, plus de référence, plus de point d’appui intérieur.
À ce niveau, il n’y a rien. Et ce « rien » n’a pas besoin d’être compensé. L’absence de forme devient stable. L’homme sort alors du signe de la forme pour entrer dans le double de la forme, là où l’intelligence réelle opère. Tant que l’homme agit dans le signe de la forme, il croit détruire la forme, mais reste pris dans le mental inférieur. Dans le double de la forme, la relation émotion-mental est dissoute.
Le raisonnement créatif peut accompagner cette transition, mais il ne supprime pas totalement la souffrance. La souffrance cesse seulement lorsque tout raisonnement disparaît. Là s’installe le vide total, où l’action se fait sans réflexion et sans traduction émotionnelle.
La communication devient alors un phénomène à double tranchant. Parler peut être nécessaire, recevoir l’est beaucoup moins. Dès qu’il y a réponse, l’émotion tente de reprendre place. C’est pourquoi l’homme doit apprendre à s’exclure intérieurement de la communication, à écouter sans implication, comme un film qui se déroule sans unité personnelle.
Dans cet état, toute parole reçue est d’abord une forme trompeuse. La différence entre une illusion et une réalité ne se reconnaît jamais sur le moment, mais après coup, lorsque l’homme est revenu au vide. C’est ce recul qui permet de juger sans être affecté.
L’intelligence exige alors un art précis : le camouflage. Sans camouflage, l’homme perd son énergie. Il devient visible, accessible, sollicité. L’intelligence coupe, abrège, neutralise les élans de l’ego qui voudraient expliquer, exposer, se définir. Le camouflage protège l’énergie et maintient l’homme anonyme.
Camoufler implique parfois de déformer la vérité, de mentir consciemment, non par peur, mais par intelligence. Le mensonge stratégique n’est pas une faute morale : il est une fonction de survie énergétique. L’intelligence est en dehors du bien et du mal ; elle se sert de la forme comme d’un outil.
Grâce à ce camouflage, l’homme peut entrer en relation avec le monde inconscient sans provoquer de remous, sans déclencher de curiosité malsaine, sans engager un travail de transmutation inutile. Il peut créer des liens simples, sociaux, humains, tout en restant intérieurement indépendant.
Être indépendant en esprit, c’est savoir quand parler et quand couper, quand descendre dans l’esprit de l’intelligence et quand remonter dans l’intelligence, sans jamais perdre la maîtrise vibratoire de sa position intérieure.
Thèmes abordés
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Indépendance en esprit et intelligence
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Fin de la croyance et état de constatation
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Être sûr d’être sûr et disparition du support
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Signe de la forme et double de la forme
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Vide intérieur et fin du raisonnement
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Communication, réception et implication émotionnelle
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Camouflage, anonymat et protection énergétique
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Mensonge stratégique et neutralité de l’intelligence
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Relations avec le monde inconscient
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Gestion vibratoire de la parole et du silence
Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci pour votre patience.
Conférence du 22 janvier 1982
[commentaires du public] Parce que nous autres, on a tendance, quand on pense, à faire…
Et ça, c’est bien intéressant, ce que tu dis. Moi, j’ai dit à Ghislaine, une fois, j’ai dit, sais-tu, j’ai dit, moi, je suis pas, en tout cas, je pense que je t’ai dit ça. J’ai dit, je suis rendu à un point, où je ne crois, rien. C’est subtil. Non, je ne crois rien. Je crois rien. Je constate. Qu’ils me disent quel’ chose, j’vas le constater. J’vas attendre. Mais je ne crois rien. Rien, rien. C’est subtil. J’suis pas capable de le parler ça.
Qu’est ce que ça veut dire : pas croire, qu’est-ce que ça veut dire « pas croire à rien » ? Ils disent que ça veut dire « être indépendant en esprit ». Etre indépendant pas d’esprit, en esprit, être indépendant en esprit, ça veut dire être, dans l’intelligence de ton esprit, être indépendant d’esprit, en esprit, c’est être dans l’intelligence de ton esprit. Pis l’intelligence de ton esprit, c’est cet aspect de l’intelligence qui est descendu sur un plan qui convient à ta réalité. Parce que là, t’es bien dans ta peau. T’as plus besoin de personne. Personne, personne, personne, personne, personne.
[commentaires inaudibles du public]
Non, t’as même plus besoin de lui parce que ça implique qu’il est déjà là. Qu’il est déjà en fusion. Il fait partie de toi comme toi tu fais partie de lui, t’es totalement désengagé de c’qu’il dit. Totalement, totalement, totalement, totalement. Pis c’est à partir de ce moment-là, que tu aimes l’intelligence. Non pas parce qu’elle te donne quelque chose, mais parce qu’elle t’empêche, d’être niaiseux. Ca c’est un autre système ! Pas parce qu’elle te donne quelque chose, pas parce qu’elle te rend intelligent, mais parce qu’elle t’empêche d’être niaiseux. Le positif du négatif, t’es jamais niaiseux, faque si t’es jamais niaiseux, t’es toujours ben, tu souffres plus, parce que t’es pas niaiseux.
[commentaires inaudibles du public]
Quoi ? Oui, oui. Qui ça ? Qui ça ? (Rires) Tout ce que je peux dire, c’est que je suis pas un souhait ! (Rires). Parce que quand je parle d’être « sûr d’être sûr », il y a des formes là-dedans. Il y a deux formes dans « être sûr d’être sûr». « Etre sûr d’être sûr», la première forme qui existe, c’est celle qui permet à l’esprit de l’intelligence de penser, que c’qu’elle fait, c’est correct. Puis la deuxième forme là-dedans, c’est que… quand t’es sûr d’être sûr, tu n’es même plus conscient d’être sûr. Non, non, non! T’es même plus conscient d’être sûr. Quand t’es sûr d’être sûr, t’es plus conscient, t’es plus conscient d’être sûr.
[commentaires du public] alors y a rien
Non, non, y’a rien. Non, non, y’a rien. Fait que si y a rien, y a pas besoin d’avoir quelque chose, pour te rendre conscient qu’il y a rien.
[commentaires du public] C’est le double de la forme.
C’est le double de la forme, pis y a des lois vibratoires là-dedans dans le double de la forme. Écoute ça, Daniel. (rires) Le signe de la forme est toujours lié à l’esprit de l’intelligence. Le double de la forme est toujours lié à l’intelligence de l’esprit. Le premier passage de l’homme, à partir du plan où il sort de l’ignorance, c’est de rentrer dans le signe de la forme, de comprendre un peu les lois de la forme.
Et quand il rentre dans l’intelligence de l’esprit, à ce moment-là, il comprend, l’autre aspect, le double de la forme. Et le double de la forme renverse toujours le signe de la forme. Et ce qui est drôle, c’est que dans le signe de la forme, quand tu commences à être conscient de la forme, t’as l’impression d’être sûr d’être sûr. Sais tu pourquoi ? Parce que tu as l’impression d’avoir détruit la forme, mais t’as pas réalisé encore que dans la destruction de la forme, il y a l !intelligence de la forme. Et l’intelligence de la forme est toujours, dans le double de la forme. Elle n’est jamais dans le signe de la forme.
C’est pour ça que, des fois, vous autres, vous allez faire des affaires et vous allez avoir l’impression d’être sûr d’être sûr. Ce qui est bon, parce que déjà, ça vous amène, à sortir, du pouvoir, de l’émotion, sur votre mental, mais ça n’a pas détruit en vous, la relation entre l’émotion et le mental. Autrement dit, tu sors du pouvoir de l’émotion sur le mental, mais t’es encore pris dans le mental, inférieur. Tandis que quand t’es dans l’intelligence, t’es plus pris ni dans le mental inférieur, ni dans l’émotion du mental, parce que tu penses plus, alors tu as résolu le problème du double de la forme.
[commentaires du public] Etre sûr d’être sûr, c’est quoi le support.
Etre sûr d’être sûr, c’est le support ? Etre sûr d’être sûr c’est le support ! Et en dehors de ce support là, tu as automatiquement de la souffrance. Parce que, tu tombes dans le signe de la forme, tu tombes dans l’émotion. Ça c’est fatiguant, parce que ça fait vibrer l’ego. C’est une souffrance.
[commentaires du public] Pis en dehors de ça, tu sens plus rien.
En dehors de ça, tu sens plus rien, tu t’fous de tout’. Pas dans le sens que tu t’fous de tout’, mais dans le sens que tu sens plus rien.
[commentaires du public] c’est le raisonnement créatif.
Le raisonnement créatif est plaisant. Il n’est pas nécessairement non souffrant. Parce que quand tu es dans le raisonnement créatif, tu es encore dans l’esprit de l’intelligence. Mais tu as l’intelligence, derrière, l’esprit de l’intelligence. Pour qu’il y ait pas de souffrance, faut qu’il y ait aucun raisonnement non plus, alors quand y a plus de raisonnement, c’est le vide total.
Quand t’es sûr d’être sûr, t’agis. Mais quand tu vas vers l’état, d’être sûr d’être sûr, t’agis en fonction de cet état-là. Et plus cet état-là est grand, mais plus t’as l’impression d’être sûr d’être sûr, et plus automatiquement tu, traduis, en énergie mentale l’action, et tu laisses derrière toi l’énergie émotive. Alors tu grandis, tu grandis, tu vas vers l’intelligence. Parce que l’esprit de l’intelligence est toujours faite de l’émotion et de l’intellect. Tandis que l’intelligence est faite simplement, du mental. Automatiquement, plus tu perds de l’émotion, plus tu deviens d’être sûr d’être sûr, plus tu vas vers le mental pur.
Mais dans le mental pur, t’es réellement sûr d’être sûr. Mais le problème n’existe plus pour toi. T’en parles, t’expliques ce que veut dire « être sûr d’être sûr » pour les gens qui vont vers ça. Mais toi, dans ta vie, ça revient vraiment à ta tête, c’et affaire là. Ça revient. C’est de même pis c’est ça. C’est quoi le point qu’on avait dit, t’l’heure ?
[commentaires inaudibles du public]
Oui, oui, mais j’vais le reprendre, ce point-là. Quand on leur parle, y a pas de problème, parce qu’ils nous permettent de leur parler, anyway, parce que c’est eux autres qui font toujours la communication. Mais c’est quand ils nous répondent. Quand on leur parle, on fonctionne au niveau mental, mais quand on reçoit, on fonctionne au niveau mental et émotif.
[commentaires du public] Tu peux t’exclure de la conversation. Dans le sens que, je me suis déjà amusée avec ça aussi, c’est que quand on est en communication, toi tu t’exclues et tu les écoutes parler. Fait que, automatiquement, t’es pas impliqué, fait qu’automatiquement y’a pas d’émotion, t’écoutes ça. Des fois c’est intéressant, des fois c’est pas intéressant. Tu laisses aller.C’est comme un film qui se déroule, il n’y a pas un final, mais étant donné que tu n’es pas inclus, il n’y a pas d’unité, tu regardes ça comme si tu étais à l’extérieur, mais ça c’est une relation, c’est pour ça que je me rends compte que c’est du fun, même pas du fun, c’est ça que je regarde.
Ça peut être intéressant. Pas tout le temps.
[commentaires du public] tu ne prends rien au sérieux parce que t’es pas impliqué …
T’es pas impliqué !
[commentaires inaudibles du public]
On sait pas tout le temps si c’est une vraie pipe. Parce que, j’vas vous dire une chose, quand ils nous parlent, c’est toujours une pipe. Tout le temps. Aussitôt qu’ils parlent c’est une pipe. Mais, des fois, c’est une vraie pipe. Puis la différence entre une pipe et une vraie pipe, c’est que quand c’est une pipe, tu l’sais pas. Quand c’est une vraie pipe, tu le réalises après. Pis, être dans l’intelligence, c’est réaliser que c’est pas une pipe, mais que c’est une vraie pipe, une vraie pipe. Quand t’es dans l’intelligence, tu sais que c’est pas une pipe. Mais tu sais que c’est une vraie pipe. Parce qu’il y a une différence entre une pipe et une vraie pipe. Une pipe, c’est la simple forme. La vraie pipe, c’est la forme double.
Fait qu’automatiquement, t’es juge de tout ce qu’ils t’disent, toi même. Quand ils arrêtent de parler, t’as pas de pipe, t’as rien. C’est pour ça que la communication est si importante.
[commentaires du public] Quand tu leur parles, c’est vraiment parce que tu veux te sortir de quelque chose. Donc, si tu veux te sortir de quelque chose, c’est parce que tu es déjà prête vibratoirement à passer à l’autre chose
Oui.
[commentaires du public] fait que c’est eux autres qui t’inspirent une question …C’est eux autres qui t’inspirent tout l’atmosphère,
C’est ça, pour te relaxer au niveau émotif et mental !
[commentaires du public] comme une lecture, quand une pipe pose une vraie pipe, ils peuvent très bien t’inspirer tout l’atmosphère que c’est vrai, que c’est une vraie pantoute, fait qu’à ce moment-là, t’as plus aucun point de repère.
Mais, ça peut, c’est toujours vrai pareil. Parce que du vrai pantoute ça existe pas pour eux autres, c’est toujours du vrai pareil, y a une différence. (Rires) Comprends tu c’que j’veux dire ? Le vrai pantoute, ça existe pas avec eux autres. Parce qu’au sujet d’la communication, y a du vrai pareil.
[commentaires du public] C’est pour ça qu’on criss tout le temps.
C’est pas qu’on criss tout le temps. Parce que c’est du vrai pareil. Ils ont toujours raison. Si c’était du vrai pantoute, on se couperait, mais comme c’est du vrai pareil, tu sais jamais. Ça t’amène à sortir de la forme. Fait qu’une fois que t’es en dehors de la forme, le vrai pantoute existant pas, le vrai pareil te nuisant pas ou t’intéressant pas, t’es le vide.
Fait qu’à ce moment-là, s’ils te parlent, il s’est passé quel’chose.
[commentaires du public] si j’étais dans l’intelligence …Je parle pas, je cherche même pas à communiquer, Je ne trouve pas ça pour moi, mais je ne trouve pas ça intelligent. Parce que c’est… c’est… Il y a trop de… c’est comme un peu jouer le jeu, tu vois. Tu sais, comme une quille, là, c’est trop jouer le jeu, ça.
Communiquer, ça fait partie de ton état mental. Moi, je parle avec eux autres, des fois. Seulement j’parle, pour être informé de quel’chose. Par exemple, je sais pas moi, ça va mal en Pologne, c’est une relaxation, c’est un échange d’énergie. Qu’est ce qui s’passe là-bas. Ils n’ont rien là. Tout est sous contrôle. Fait que c’est tout. (Rires )
[commentaires du public] t’es détaché…. qui te tient à cœur, qui est personnel, à ce moment là ils font rien pour améliorer la communication…. ils vont te le donner, de l’émotion … c’est pour ça que t’es obligé de communiquer parce que, aussitôt que je veux communiquer ou simplement quelque chose, je sais vibratoirement qu’il y a de l’émotion, faque je suis pas intéressée à communiquer avec eux autres, je sais que je vais me faire charrier .
Une fois que tu es détachée de ce qu’ils disent, à ce moment là, tu peux communiquer avec eux autres, ils vont te donner de l’information. Moi, je sais ce que je veux avec eux autres. J’ai pas grande curiosité, mais des fois, il y a des choses intéressantes. Je sais ce que je veux. Ils me disent ce que je veux.
[commentaires du public] Oui, mais on est assez charrié. On est charrié, d’ailleurs, mais de moins en moins.
Oui. Mais ils sont obligés de faire ça. Ils sont obligés de faire ça, parce que s’ils nous charriaient pas on serait pas écœurés d’eux autres, notre ego, prendrait le large. Vous savez ce qui se passe quand vous sortez des séminaires ? (rires) Fait qu’ils t’écoeurent bien net, tu veux rien savoir. Fait qu’éventuellement ils disent, tu sais pourquoi c’est fait ça ? C’est pour nous rendre anonymes. Fait qu’éventuellement quand t’es bien charrié, t’es bien écœuré, tu deviens anonyme, t’en parles plus d’ ces affaires-là. Faque personne ne sait c’qui se passe, excepté les quelques personnes que tu peux connaître. C’est comme ça qu’ils nous rendent anonyme.
Ils veulent qu’on apprenne à fermer nos gueules. Pis arrêtez de parler au monde à l’extérieur de ces affaires-là. Parce que c’est de l’ego. C’est l’esprit d’intelligence qui fonctionne, au lieu d’intelligence. Parce que, y a une chose, qu’on réalise pas, et on le réalise pas parce qu’on n’a pas assez, les gens ne souffrent pas de la perte d’énergie, moi je souffre énormément, de la perte d’énergie. Moi, quand je rouvre ma gueule, je change tout le monde, donc automatiquement, j’ai une perte d’énergie. Si je parle à quelqu’un sur la rue, mais là, ça arrête plus, ça arrête plus, ça arrête plus, ça arrête plus. Faque automatiquement, je perds de l’énergie.
Faque ce qui arrive, des fois, je vais rencontrer quelqu’un, comme c’est arrivé à Noël dernier, au restaurant. Puis la personne, elle voulait savoir ce que je faisais dans la vie. (rires) Au jour de l’an, je suis allé avec ma femme, puis au jour de l’an, elle était toute guindée. Ma femme était belle, moi j’étais beau, on avait un couple. Je disais, elle était là. Fait qu’on était cute, puis on s’amusait, puis on dansait. Je suis capable de danser. La première chose que tu sais, c’est que, ça c’est vibratoire. Je vais aux toilettes pis y’a une femme qui m’accroche par le bras pis elle dit : «Qu’est-ce que vous faites vous, monsieur dans la vie ?» J’lui dis : «Je fais comme tout le monde, je travaille».
Tu sais, ça c’est une réponse pis les voix s’attardent pas. Fait que ça coupe. Faut pas commencer à dire : «Madame, j’parle de parapsychologie, je donne des conférences.» bababa.. Pis là, « t’es dans quel domaine » ? Bababa …Tu penses que tu penses pis là ça s’arrête plus. C’est ça de l’intelligence. T’es obligé de couper. C’est pas de l’esprit de l’intelligence. L’esprit de l’intelligence, il aurait dit, ah ben, je donne des conférences au public, des fois, je vais à la télévision… babababa ! Ça, c’est l’esprit de l’intelligence. Mais l’intelligence, ça coupe, ça coupe, ça coupe, ça coupe. Ça veut rien savoir, l’intelligence. Ça veut pas perdre d’énergie, l’intelligence. Sans ça, ça arrête plus.
[commentaires du public] Ça ne va pas perdre de l’énergie pour rien.
Oui, oui.
[commentaires du public] Si t’as quelque chose, tu vas avoir de l’énergie, tu ne perds rien.
Faut qu’il y ait une raison. Faut que ça fonctionne. Faut qu’il y ait une raison. Tu peux pas perdre de l’énergie. Pis moi, avec ma gueule, quand je suis rencontre du monde, ça arrête plus. Je suis obligé de couper ça. Pis je suis encore cute, t’sais, je suis convenu. (Rires) Je suis pris encore !
(Rires) J’la comprends la bonne femme, mais elle était pas laide, blonde…. (Rires) Son bonhomme était un petit peu plus vieux. Je l’ai rebooté un peu. (Rires) Fait que j’suis pogné encore ! (Rires) Rebooté. (rires)
Mais pour revenir au sérieux, là… (rires) t’es obligé de couper !
[commentaires du public] Mais c’est ça qui se passe, quand t’es dans ta famille, là. Tu te rencontres bien avec d’autres. Et puis, eux, ils t’ont appelé « J’ai de l’air inconsciente ». Mais ça me déplaît pas! J’voulais pas de cette vie là, mais ça me dérange! J’voulais pas! J’voulais mieux rester ici, j’sais pas ce qu’j’peux faire! C’est horrible! Non, c’est… Moi j’m’en occupe encore pour faire de l’énergie, comme j’t’apprends à faire l’air, j’ai pas l’impression d’être assez d’énergie, j’commence pas!
C’est bon, t’es correct.
[commentaires du public] C’est bien des fois tu parles parler parce que tu n’es pas capable de supporter l’énergie. Tu n’es pas capable de rester avec l’énergie de la forme. Tu n’es pas capable de la supporter. Fait que si tu cherches des canards, tu le sais.
C’est vrai. Très vrai.
[commentaires inaudibles du public]
Oui, sans ça vous péteriez ! C’est pour ça que je vous dis tout le temps, c’est important de parler entre vous autres, parler entre vous autres. T’sais il y a toutes sortes d’étapes. C’est pour ça qu’il y a des gens qui disent, il y a des contradictions. Une journée ils nous disent de parler, une autre ils nous disent de ne pas parler. Les gens réalisent pas que, c’est par étapes qu’on réalise certaines choses. Par étapes, par étapes, par étapes, par étapes, par étapes. Je suis obligé de dire des choses aujourd’hui, pis demain je vais en dire d’autres choses, qui ne contredit pas ce que j’ai dit avant, mais qui, le développe, par étapes.
Il faut que tu commences par l’étape numéro un, par communier, après ça l’autre étape, après ça l’autre étape, la dernière étape, tu rentres dans ton trou, tu restes là. T’es ben, mais c’est parce que t’es capable de le faire.
Parce que vivre tout seul et pas communiquer quand t’es dans l’intelligence, il faut que t’aies les épaules fortes. Parce que quand t’es tout seul, quand t’es tout seul, si t’es tout seul pendant une semaine, deux semaines, trois semaines, quatre semaines, tu peux pas communiquer à l’extérieur, tu vas être obligé de communiquer avec eux autres. Fait qu’à ce moment-là, il faut que les circuits soient bien développés, là c’est plaisant, tu parles avec eux autres. Ensuite, ils te laissent en paix pendant deux heures. Ensuite tu parles. La communication ce fait de haut en bas ! Ben elle s’fait, la communication.
Mais il y a des étapes, pis c’est ça qui… C’est ça faut qu’on vive, qu’on connaisse, qu’on reconnaisse.
[commentaires inaudibles du public]
Bababa .. . y a personne pareil. C’est votre règle de mesure, quand vous êtes ben avec vous-même, vous vous foutez des autres. N’vous occupez pas des autres. Mais des fois, c’est que les autres arrivent et nous content notre histoire, et on est bien avec nous autres, même, mais aussitôt qu’ils rentrent, là, ça nous trouble tout’. Qui c’est qui est pogné la dedans, c’est votre femme ?
[commentaires du public] c’est sûre … (rires).
Elle est pas mal, pas mal, vous êtes pas mal bonne, pas mal bonne, je vous retiens bien. C’est très bien. Oui. C’est sûr que maintenant, chaque minute, il y a un petit temps.
[commentaires du public] c’est pas facile de ne pas être influencé…
Oui. C’est pas facile. Moi, dans mon expérience, je rencontre des gens, des fois, qui m’arrivent avec des choses, c’est pas des gens qui sont profondément dans l’ésotérisme, pis tout’ là, qui m’arrivent avec des patentes, là, c’est quasiment inébranlable. Pis tu sais c’que je fais dans c’temps-là ? Faut que j’attende, d’abord. Pis là, j’attends quelques secondes. Pis c’est toujours le même mécanisme. J’attends toujours deux ou trois secondes, là. Pis là, j’commence à mettre la hache dedans. Désolé tu penses. Jusqu’à tant que j’l’ai tout démoli. Mais faut que j’attende, là. L’énergie descend. Pis là, je commence à le démolir, pis j’le démolis, pis j’le démolis, pis j’le démolis, pis j’le démolis, j’e démolis. Pis quelque seconde…
Je sais pas comment ça marche cette affaire-là, là, il faudrait que j’en parle, comment ça marche. Pourquoi il faut que j’attende ? Puis là, là, c’est comme si c’était un tuning qui se fait en quelques secondes, il y a un tuning, là. Wow ! Puis là, là, c’est comme s’ils montaient mes vibrations, là. Ils enlèvent tout ce qui est émotif, parce que quand tu redescends normal, t’es émotif. Sans ça, tu serais toujours comme un bloc de glace. Fait que là, ils t’enlèvent tout l’émotif, puis ils remontent ta température, elle remonte, pis elle remonte. Pis là, à un certain moment, ça récidive, paf ! Là, je commence à démolir, puis je démolis.
[commentaires du public] pourquoi c’est lié à l’émotivité ?
Ben, ils t’mettent sur un autre taux vibratoire, ils changent de vibration. Moi je suis pas toujours dans le mental, mais j’ai plus d’élasticité. Dans ma vie de tous les jours, j’ai de l’élasticité. Pour danser, il faut avoir un petit peu d’énergie astrale. Sans ça, tu peux pas danser. Je danserais comme Frankenstein, ben raide. (Rires) Comprends tu ? Comme vous autres, vous voyez, comme moi, si je danse, c’est pas bon que je danse avec, comment elle s’appelle, avec Diane. Si je suis dans le mental, je vais danser de même, tu sais. C’est pas plaisant.
Faique si j’ai pris un petit verre, ben là, ça m’astralise. Fait que là, on m’a rapproché un petit peu, mais j’vas toujours gardé mes distances. Sans ça, ça va trop m’énerver. (Rires). Mais, mais, mais au moins, au moins, c’est plus plaisant. Hein ? Fait qu’il faut qu’il y ait un petit peu plus d’astralité.
[commentaires du public] Ben, on va tous y arriver, Bernard.
Ah non, toi, quand tu venais, je me cachais. (Rires)
[commentaires du public] J’ai pas été…. de l’angoisse, c’est ça
C’est parce que j’étais astral, que j’dansais ! Ça fait au moins dix ans que j’ai pas dansé. Ils t’astralisent un peu, faque là, tu redescends.
Fait que tu retournes dans la mémoire de ton corps astral, pis tu peux fonctionner comme tu fonctionnais avant. Pis après ça, ils te rejettent dans le mental, pis là, tu danses plus. (Rires)
[commentaires du public] … ils vivent astralement, dans leur formes, leur religion. J’ai vécu ça moi pendant les manifestations, les fêtes, surtout les montages, ils reviennent, ils te font sauter dans la face. Ça, l’histoire de l’avenir, il s’affecte, c’est toujours une question de religion, une question de forme. Plus ils sont pris dans leur forme, moins peuvent se supporter.
C’est évident. Les gens qui sont très spirituels, qui sont pris dans les traditions, c’est évident.
[commentaires inaudibles du public]
Oui, mais ça c’est parce que, t’sais, bon, là je vais parler de ça avant de partir. Plus on rentre dans l’intelligence, plus on apprend à, on apprend le camouflage. Ça, c’est lié à la loi d’impression. Ça, ça demande de l’intelligence pour pouvoir se camoufler. Si t’es trop dans l’esprit de l’intelligence, tes émotions vont t’empêcher de te camoufler. Tu te montres exactement là, comme t’es. Tandis que quand t’es dans l’intelligence, tu peux te camoufler complètement et personne ne saura jamais, ce que t’es. Fait qu’à ce moment-là, les gens… ne peuvent pas sentir, rien. Moi, j’ai invité un homme chez nous à Noël, ce que je fais jamais, jamais, jamais.
Là, j’ai dit à ma femme, je commence à socialiser, avec des étrangers. J’étais allé m’acheter une paire de book dans le magasin, pis le gars, il lisait un livre, pis il était intelligent, un Américain, qui venait du Texas. Et… Oui, mais c’est… Il s’est intéressé, il avait lu le livre « Psychic Research Behind the Iron Curtain ». Puis il y avait lu des livres dans ce domaine-là, les livres de Daniken, sur les extraterrestres, les liens entre les civilisations et les extraterrestres. Alors il a lu les livres, que tout le monde connaît, chez Eaton. Faque, sais tu une chose ?
J’étais allé chez eux pis j’l’ai invité pour un drink, il est venu chez nous pis on a eu une soirée fantastique. Parce que moi, socialiser ! Je commence à socialiser. Là, j’ai commencé à socialiser avec vous autres, mais avant je pouvais pas socialiser. Et là, je commence à socialiser avec des gens qui sont totalement dans le monde. Pis je vais te dire une chose, Pierrette, elle a tellement aimé ça, qu’elle a voulu le réinviter. Elle a aimé ça. C’était comme si on vivait comme avant l’initiation. Tu rencontres du monde, vous autres vous êtes capables encore de faire ça, mais moi j’ai perdu ça. Et là j’étais prêt de reprendre. Puis c’est le fun. On a eu une belle conversation.
Pis ça m’a permis de mesurer jusqu’à quel point je suis capable de me camouflager. C’est ça l’mot ? . (rires) Camouflage. Alors ce qui est arrivé, c’est que j’ai parlé, je suis toujours dans l’intelligence, seulement je suis descendu de l’intelligence, au niveau de l’esprit de l’intelligence. Faque tu comprends qu’avec l’intelligence, dans l’esprit de l’intelligence, le gars y en revenait pas, il est parti de chez nous à deux heures du matin, puis rendu chez eux, il nous a téléphoné pour nous remercier. Il n’en revenait pas. Il dit : « j’ai jamais rencontré du monde comme vous autres ». Pourtant, on fonctionnait comme du monde bien, bien normal, seulement qu’il y avait toute la puissance vibratoire de l’intelligence derrière la forme.
Fait que tu comprends que le gars il a sauté. Il me parlait de n’importe quoi, il me parlait de ci, puis il me parlait de ça, puis il me parlait de ci, puis il me parlait de ça, pis moi je pouvais lui répondre à tout ça. Faque il pensait que j’étais bien éduqué. Il cherchait les livres à la maison, j’ai dit « je les ai laissés à Montréal ». (Rires) C’est ça qui me plaît. (Rires)
[commentaires du public] c’est plaisant
Hein ! Mais c’est intéressant pour moi au niveau de mon expérience, ma femme. C’est intéressant parce que, ça nous fait réaliser aujourd’hui jusqu’à quel point on est capable de manipuler l’énergie de l’intelligence. Tandis que dans l’esprit d’intelligence, t’es pas capable de manipuler l’énergie de l’intelligence, elle te manipule. Mais quand tu rentres suffisamment dans l’intelligence, tu manipules l’énergie de l’intelligence et automatiquement, tu peux donner à l’esprit de l’intelligence, une qualité, une couleur, une chaleur ou une froideur, qui te permet de maintenir une séparation entre toi et les autres, au lieu de les amener dans ta vie occulte et commencer tout un travail de transmutation des corps.
Ça te permet, à cause de ton intelligence, s’ils sont capables d’apprécier, de créer un lien social extraordinaire. Faque tu fais ça avec un gars, pis tu fais ça avec un autre, pis un autre. La première chose que tu sais, c’est que t’as des amis, exotériques, inconscients, ma femme, elle les appelle des « inconscienceurs ». Ça, c’est son terme. C’est quoi ? C’est inconscienceurs. C’est du monde plaisant, des ingénieurs, des avocats, des juges. Tu parles avec du monde de même, mais faut pas… faut que tu t’camoufles! Si tu commences à parler à un juge, d’eux autres en haut, c’est final Charlie, il s’en va ! Ah! Ils vont avoir… ils vont avoir peur ! Ils vont avoir peur ! Y a du monde qui ont peur de ces affaires-là ! Faque tu dis « what ? » Moi, qu’est-ce que tu penses de ça ?
C’est possible, c’est intéressant. Là tu parles, mais il faut que tu puisses réellement, manipuler l’énergie. Parce que, l’esprit d’intelligence, l’ego, a tendance à en mettre, un p’tit peu plus. On a toujours tendance à tartiner plus qu’on devrait en mettre. Quand on fait des gâteaux, on n’est pas capable d’arrêter là. Il faut qu’on en mette un petit peu plus sur le gâteau. On fait la même chose au niveau des mots. On sait pas quand fermer notre gueule, quand arrêter, quand pas le dire, ce mot-là.
[commentaires du public] Tu me l’apprends parce que l’intelligence de l’esprit qui est en arrière d’ça, çà te donne une maudite leçon.
Ah, effectivement.
[commentaires du public] C’est une question qui est soulevée en arrière.
Ah oui, elle va t’amener à dépenser de l’énergie en arrière, en maudit. C’est ça. C’est final. C’est ça.
[commentaires du public] Ah, il est fini au bout’.
C’est ça.
[commentaires du public] C’est l’effet de candidat, surtout pour des gens qui nous ont connus par le passé ou qui sont pris dans des formes ésothériques. C’est quelque chose.Ils savent que ça peut tout changer. Puis là, tu fais du camouflage, mais d’autres n’arrivent pas à te cataloguer ou à te mettre le doigt dessus.
Ils ne peuvent pas saisir. C’est ça qui fait la facilité….
[commentaires du public] C’est ça pour répondre à ta question. Puis c’est bizarre, je voudrais te poser une autre question. C’est une petite réflexion, un moment donné, c’est ce qu’il voudrait, demander ton affaire ou mettre le doigt dessus.
Parce que tu camouflages pas. Non, si tu camouflages, ils l’sauront jamais ! Moi, j’ai déjà rencontré chez nous des témoins de Jéhovah….
[commentaires du public] Non, mais on dit qu’ils ont des proches parents ou des gens qui t’ont pogné.
Oui, il y a moyen de camouflager pareil.
[commentaires du public] Oui, mais ils savent que tu es plus dans la fraternité blanche.
Ah, tu l’as dit, j’suis plus intéressé à ça ! Il y a toujours moyen de camouflager.
[commentaires inaudibles du public]
Mais il faut que tu brises, il faut que tu brises la curiosité, il faut que tu la brises, il faut que tu la neutralises. Sans ça, si tu l’entretiens par tes mots, ça continue, ça continue, ça continue, faut apprendre à mentir, ça fait partie de l’intelligence, mentir. C’est bien important mentir. Si vous apprenez pas à mentir dans la vie, vous pourrez jamais parler camouflage, vous serez jamais dans votre intelligence. Moi, je suis le plus grand des menteurs. J’suis terrible. Est-ce que je peux mentir, moi ? Ah, c’est effrayant. C’est un art.
Moi, je peux vous conter des salades, mon cher. J’en ai parlé hier dans l’autre rencontre, quand je parlais d’une l’hypocrisie, comment j’parlais d’ça, l’hypocrisie… stratégique, l’hypocrisie stratégique. C’est fantastique parce que quand t’es dans l’intelligence, que tu mens, autrement dit, quand t’es dans l’intelligence, puis tu déformes la vérité, y’a un jeu extraordinaire qui s’passe dans ton mental, parce que tu sais pas jusqu’à quel point tu peux aller.
Pis c’est là que tu vois la puissance de l’intelligence, pis jusqu’à quel point l’intelligence est en dehors du négatif pis du positif, pis jusqu’à quel point elle est libre de la forme, et ça permet à l’intelligence de créer des formes nouvelles pour te donner un camouflage. Là, le monde te croit ou il trouve ça plaisant, et moi, et ainsi de suite. Faque ça te coupe, tu conserves tes énergies.
[commentaires inaudibles du public]
J’comprends c’que tu dis….
[commentaires inaudibles du public] (rires)
J’comprends ce que vous voulez dire… (rires) En tout cas, je comprends ce que vous venez de dire…
Ca c’est l’autre côté. Oui, c’est la vérité. Les deux côtés, marchent. (Rires) Mais l’art de camoufler, l’art de camoufler, sa réalité intérieure, c’est extraordinaire. C’est nécessaire, ça devient nécessaire.
[commentaires du public] tu te rends compte, les énergies en suspension, la musique est forte. Tu rajoutes un peu d’eau pis il sort des vraies choses.
Moi, j’ai déjà rencontré un médecin pis il m’avait dit : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » J’ai dit : « J’suis médecin ». Fait que tu comprends que pour établir un lien avec lui, j’m’es rendu médecin. Fait qu’à ce moment-là, mais faut que tu puisses fonctionner de même.
[commentaires du public]Je ne sais pas si tu mets les pieds dans l’adrénaline après ça.
Ça c’est des tests, parce que moi je suis fusionné, faque j’peux pas faire autrement, ça me parle J’suis médecin, j’deviens médecin, Charlie. Tandis que vous autres, vous avez un mécanisme, l’esprit de votre intelligence va vous empêcher d’le faire. Tandis que moi je l’ai pas, ce mécanisme-là. Fait que s’ils veulent me mettre ingénieur ou médecin ou psychologue, j’suis ça. Ou architecte. Fait qu’à ce moment-là, faut que je parle médical, ou j’parle architecture, ou j’parle…
Pis au début, j’étais pas habitué pis ça, ça fait bien longtemps qu’ils me faisaient faire ça. J’en avais plein le cul. J’dis arrêtez-les, vos sardines. Ils m’disaient c’est important. Faut que tu sois toujours ben neutre, t’sais. Te jamais faire prendre des culottes à terre. Toujours au service de l’intelligence, mais jamais au service de l’esprit de l’intelligence.
[commentaires du public] Quand tu joues le jeu de l’impression à ce moment-là, les deux, les deux à ce moment-là viennent en cause. L’esprit de l’intelligence, l’intelligence derrière ça, c’est lui, c’est l’intelligence en fait qui fait prendre conscience que tu joues un rôle que tu sais. C’est pareil comme si t’étais en deux en trois dimensions.
Oui, pis c’est à l’esprit de l’intelligence de pouvoir le vivre, ça. Oui, pis t’sais,
[commentaires du public] c’est lui, ça se joue pis en quoi la même chose que je disais tout à l’heure, c’est pareil comme… des fois t’as une conversation, t’es impliqué, mais l’écoutes la conversation avec l’autre personne. Tu t’écoutes. Tu trouves ça intelligent, tu trouves ça basique. C’est des belles menteries, ce que c’est, mais c’est intelligent. Des menteries intelligentes.
C’est pour ça que c’est important d’être en dehors de la forme le plus possible pour pouvoir fonctionner. L’autre fois, j’étais à la maison, j’étais en train de regarder la télévision, pis tout d’un coup j’parle dans le dialecte. Dans le dialecte. J’ai été pogné là-dedans pendant une demi-heure de temps, je pouvais pas sortir. Fait que là je faisais mon fouet avec ma femme, dans le dialecte. Puis moi je l’ai pas réalisé tout de suite. Ça m’a pris tellement vite, le changement vibratoire était tellement vite que là je suis tombé dans cet’ personnalité-là, puis là j’ai fait le dialecte, là je commence à m’avoir plein le casque, t’sais, d’être dans ce dialecte-là. Pis ils me disaient, encore dix minutes, il fallait que j’joue le dialecte pendant dix minutes de temps.
Puis tout’ change, le langage change, l’intonation de la voix change, les yeux changent, tout’ change. Ils peuvent te mettre dans cet’ vibration-là, pis tu peux pas en sortir, moi j’suis pas capable d’en sortir, pis ils me jouaient des tours de même au début, là j’suis habitué, ça m’fait rien. Mais quand t’es en public, c’est pas comme être à la maison. À la maison, ça devient du théâtre. Mais quand t’es en public, ma voix change. Oui, ma voix change, c’est ça.
[commentaires du public] En écoutant les autres, je suis arrivé au centre de joie là-bas, j’ai choisi un restaurant. Mon oreille avait un effet assez intéressant, assez intelligent. – Ah! – C’est assez intelligent. – Ok. – L’intelligence passe partout.
Oui, passe partout. Oui, l’intelligence passe partout.
[commentaires inaudibles du public]
Avec l’affaire de l’esprit de l’intelligence, puis de l’intelligence, c’est bien important. C’est ben, ben important. C’est pour ça que, tant qu’on n’est pas parfaitement dans l’intelligence, ou tant qu’on va, qu’on gravite vers l’intelligence… faut toujours, être bien conscient, qu’on est dans l’esprit de l’intelligence. Aussitôt qu’on est conscient, c’est là qu’on rentre dans l’intelligence. Aussitôt que tu es conscient de l’esprit de l’intelligence, tu rentres dans l’intelligence. Aussitôt. T’as pas d’choix. T »as pas d’choix. Puis ça t’amène à apprécier, ton intelligence. Ça t’amène à être plus, sûr d’être sûr, et ainsi de suite.
C’est bien important le camouflage, parce que si vous apprenez pas à vous camouflager. camouflager, c’est une règle. (rires) Camoufler. Camoufler. Si vous n’apprenez pas à vous camoufler, c’qui va arriver, c’est que vous allez devenir, esclaves, d’être en relation seulement avec des gens comme vous autres. Vous devez pouvoir être en relation avec des gens comme vous autres. C’est plus plaisant et ainsi de suite. Mais vous devez pouvoir aussi, être en relation avec des gens dans le monde inconscient, qui sont des inconscienceurs, ou t’es obligé de camoufler. Sans ça, ça finira plus, ça va être une litanie.
Parce qu’il y a des gens dans le monde, qui sont extrêmement intéressants, qui ont beaucoup d’expériences et des gens bien intéressants, qui sont pas conscients, mais qui sont intéressants, pis ça vaut la peine de rencontrer ces gens là. C’est enrichissant de rencontrer ces gens là. Ça c’est un autre aspect encore, tu vois comment tout se développe, hein ! On parle de l’inconscient, ben éventuellement on s’imagine que c’est entre nous autres, puis après ça on s’imagine que c’est entre nous autres, mais aussi tu peux pas te couper du monde extérieur. Parce qu’entre nous autres, c’est le fun tant que t’es encore dans l’esprit de ton intelligence.
Mais quand t’es rendu à un certain niveau de ton intelligence, t’es plus intéressé à parler de ce qu’on parle. Ça vous allez le savoir un jour, il y en a, déjà parmi vous autres, qui le sentent, qui le réalisent ça. T’es plus intéressé, t’es plus intéressé à parler de ces affaires-là. Fait qu’à ce moment-là, si tu es, tu peux seulement parler de ces affaires-là, parce que t’es pas capable d’te camoufler. Tu vas te couper de la vie.
[commentaires du public] Car il n’y a point de soucis avec ces gens qui sont conscients on va dire, c’est qu’on sait qu’ils savent, qu’on sait ce qu’on sait, donc on ne peut pas parler. Je veux dire, il n’y a plus rien à dire sur le sujet qu’on parlait antérieurement, l’évolution, etc., parce qu’on était très, très émotifs, on avait des choses à dire, mais rendu à un moment donné, c’est que j’ai coupé de ça. Ça ne donne rien de parler de ce qu’on sait. Ça, tu ne vas pas sortir, point. Ça, ça te dérange.
Tu peux toujours en parler, il y a toujours du matériel, comme il dit, lui, qui peut sortir. Mais le point est, c’est qu’éventuellement, t’aimes ça changer le repas, pas toujours manger du poulet.
[commentaires du public] Je te reçois, c’est de la répétition.
Oui oui.
[commentaires du public] C’est une forme de répétition d’arriver sur un moment donné.
Parce qu’ils me disent tout le temps qu’un jour on devra revenir comme on était avant. Mais intelligent. C’est évident que c’est plus plaisant, c’est plus plaisant, techniquement d’être avec des gens qui sont sur ta longueur d’onde, mais ça peut être très plaisant si t’es capable de te camoufler, d’être avec des gens qui sont des inconscienceurs. Tu peux pas sortir trop d’ça. Tu ne peux pas être avec des gens qui sont trop en dehors de cette sagesse inconsciente. Tu sais, des gens bien, des gens intéressants. Parce qu’à ce moment-là, il y a trop de violence psychologique, il y a trop d’inconscience.
Mais les inconscienceurs, comme probablement nous autres, on était avant la conscientisation. C’est intéressant. Moi, j’ai un ami là, qui est très inconscienceur, pis il me fait mourir le gars,là. Il est fantastique. Il a une intelligence. Il est au bout’. Il a eu des expériences dans la vie, pour aller lire un roman de science-fiction. Fait que quand on se rencontre, c’est le fun. C’est plaisant. Les gens qui sont ouverts. Les gens qui sont ouverts, oui. Les inconscienceurs, c’que j’ parle, c’est des gens qui sont ouverts à ce qu’on peut dire sous le camouflage. C’est évident que tu vas pas parler à des gens qui sont pas ouverts à rien. Ça, c’est une perte d’énergie. Mais quand un gars a lu des livres, les gens lisent dans la société. Nous autres, on lit de moins en moins, et eux autres lisent de plus en plus.


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