Synthèse
La conscience planétaire correspond à ce que l’homme pense, ressent et vit dans son ego ; elle n’a aucun lien direct avec l’esprit. Tant que l’homme fonctionne dans cette conscience, il interprète la réalité par réflexion, en opposant le bien et le mal selon ses émotions et ses pensées. Cette polarisation n’est pas une vérité du réel, mais l’effet du conflit vibratoire entre l’esprit et les plans denses de l’ego. Le mal n’existe que tant qu’il est cru ; dès que l’homme sait qu’il n’existe pas, il cesse d’avoir un pouvoir sur lui.
L’effroi naît précisément de ce décalage. Il est la condensation de l’énergie de l’esprit dans les principes inférieurs de l’homme, énergie que l’ego ne peut ni comprendre ni organiser. Ce manque d’intégration crée des impressions de menace, de forces hostiles ou de formes négatives, qui ne sont que des projections astrales issues du déséquilibre entre l’esprit et l’ego. Chacun est responsable de ce qu’il voit, ressent ou interprète, car l’effroi révèle l’état réel de la relation entre son esprit et sa mémoire.
L’effroi agit comme un mécanisme de déchirement de la mémoire. Tant que la mémoire du passé conserve un pouvoir sur le mental et l’émotion, l’esprit ne peut pas se super-imposer pleinement. L’effroi force cette rupture : il habitue l’ego à supporter la tension sans paniquer, jusqu’à ce que l’expérience devienne neutre, presque cinématographique. À mesure que l’ego cesse de donner une valeur à ce qu’il vit, l’effroi perd sa charge et devient un simple passage énergétique.
Entrer dans l’esprit implique de renoncer aux valeurs, aux jugements et aux questionnements de l’ego. L’homme apprend alors à se sentir sans se percevoir, à agir sans se mesurer, à décider sans recul. Plus l’ego se libère de l’inquiétude et de la mémoire, plus l’esprit alimente ses principes et lui redonne de l’énergie. L’effroi devient alors une responsabilité individuelle, un outil de libération, et non une affliction subie.
Thèmes abordés
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responsabilité de l’effroi dans le rapport entre esprit et ego
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conscience planétaire et fonctionnement par réflexion
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illusion du bien et du mal comme produit du conflit vibratoire
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effroi comme condensation de l’énergie de l’esprit
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projections astrales et interprétations subjectives
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déchirement de la mémoire et perte de son pouvoir
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neutralité face aux formes et aux impressions
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abandon des valeurs et des jugements de l’ego
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relation entre esprit, énergie et vitalité
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passage de l’affliction à la liberté intérieure
Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci pour votre patience.
Conférence du 21 février 1982
La conscience planétaire de l’homme, autrement dit ce que vous pensez ou ce que vous vivez dans votre être aujourd’hui, ça c’est ça de la conscience planétaire ça n’a rien à faire avec l’esprit. Alors que vous vivez votre conscience sur un plan ou sur un autre, ça n’a rien à faire avec l’esprit et automatiquement, vous ne pouvez pas le comprendre de par l’esprit, vous ne le comprenez que par réflexion. Et si c’est beau, vous avez une réflexion spirituelle, si ce n’est pas beau vous avez une autre réflexion qui est le contraire.
Le grand dilemme de l’homme tant qu’il n’est pas dans l’esprit, c’est de croire aux forces du mal. L’homme croit aux forces du mal et il croit que ça existe, les forces du mal. Comme il croit que ça existe, les forces du bien il est obligé d’avoir les deux pôles. L’homme comprendra un jours que les forces du mal et les forces du bien ne sont qu’une continuation, qu’une continuation sur le plan de son ego mental, sur le plan de son ego émotif, sur le plan de son ego vital et physique, de la perturbation qui existe entre l’esprit et la matière dense. La matière dense de l’ego à tous les plans. Autrement dit le conflit entre l’esprit et l’homme, c’est ça qu’on appelle le mal.
C’est le conflit entre l’esprit et cette énergie qui est plus dense qu’on appelle l’homme inconscient. Dans le surhomme le mal n’existe pas parce qu’il n’y a plus de conflit entre les plans de l’homme et l’esprit. C’est pour ça que l’homme est immortel. Autrement dit, l’homme pendant des siècles de temps et c’est normal, l’homme pendant des siècles de temps à cause du fait qu’il n’avait pas contact avec son esprit, parce qu’il n’était pas dans son esprit, était obligé d’analyser les conséquences de cette confrontation entre son esprit et ses principes inférieurs.
Et en analysant ces confrontations-là, de par son mental inférieur il en a déduit logiquement une harmonie et une désharmonie, et il a appelé une le mal, et une il a appelé l’autre le bien et depuis ce temps-là, l’homme est malade parce que il n’est pas dans son esprit. Alors automatiquement il est malade dans son ego. S’il est trop dans le bien, bien il souffre puis si il est trop dans le mal, il souffre, faque des deux bords il souffre. On a les témoignages des grands mystiques du Moyen-Age qui se flagellaient pour enlever le dernier péché qui revenait tout le temps. Puis il en avait toujours un, puis il en avait toujours un autre, puis il en avait toujours une autre. Pourtant c’étaient à des grands saints, ils se flagellaient pareil.
Alors cette douleur existentielle de l’homme, cette douleur existentielle de l’ego qui est séparée de l’esprit, constitue ce qu’on appelle, sur la terre, le mal. Et quand je dis que le mal n’existe pas, je ne dis pas que le mal n’existe pas, je dis que le mal n’existe pas. Autrement dit, le mal il existe tant que vous croyez que ça existe puis il n’existe plus quand vous savez qu’il n’y en a pas. Et c’est très subtil ce que je vous dis. C’est à l’esprit de l’homme de délimiter la nature du réel et non à l’ego d’amplifier la nature de ses émotions et de ses pensées pour décrire, selon sa propre nature, les catégories du réel.
Et quand l’homme sera suffisamment dans son esprit, son ego sera translucide et à ce moment-là, l’homme n’aura plus peur de rien. Il n’aura plus peur de l’effroi parce qu’il ne pourra plus croire, il ne pourra plus penser que le mal existe. Mais tant que l’homme pensera et croira que le mal existe, le mal existera et l’homme souffrira de l’effroi. Parce que l’effroi c’est la condensation de l’énergie de l’esprit dans les principes de l’homme et cette condensation est tellement grande, que lorsque l’homme vibre à cette énergie-là, n’ayant pas la vue souterraine des plans dont il est fait’.
La vue souterraine du mental, la vue souterraine de l’émotion, la vue souterraine du vital, la vue souterraine du physique, c’est quoi ? C’est la conscience parfaite de l’inégalité parfaite de la valeur, parfaite des plans inconscients. Autrement dit, que vous soyez sur n’importe quel plan, vital, matériel, émotif et mental, vous serez toujours dans l’inégalité de ces plans-là vis-à-vis l’esprit et c’est ça qui crée chez l’homme, le trouble dans son ego qu’on dit le trouble dans son esprit.
C’est impossible à l’homme d’être sur un plan, matériel, vital, mental ou fait de plans, ou émotifs et être dans son ego et ne pas être assujettis à la conscience du mal, parce que c’est justement le rapport vibratoire d’une force contre une autre qui crée cette impression-là. Et c’est tellement vrai ça que le mal, que le mal est une impression créée dans l’ego de l’homme à cause du manque d’organisation, d’intégration de son esprit avec ces plans, que un homme peut très très facilement me regarder moi, s’il est moindrement voyant là, il peut très facilement me regarder et en me regardant voir au lieu des formes de lumière voir des formes qui sont totalement à l’opposée.
Autrement dit le jeu dans l’esprit de l’ego est parfait, parce que le déséquilibre entre l’esprit et l’égo est parfait. Et c’est ça qui détermine des gens à venir vers ma personne, ou d’autres gens à aller contre ma personne. Il y a des gens qui me regardent et ce qu’ils voient c’est diable, puis il y en a d’autres qui me regardent et voient d’autres choses. Ça, ça fait justement partie du fait que leur esprit et leur ego sont en désaccord vibratoire. Fait que moi, je ne suis pas pour perdre mon temps puis à dire : Ben écoute, je ne suis pas le diable, je suis d’autre chose. » Ça, c’est ta job, c’est ta vie, c’est ton effroi. Et chaque homme est responsable de son propre effroi.
Parce que c’est inconsistant avec le réel qu’il y en a qui qui me voient d’une façon, puis y en a qui me voient d’une autre façon, comment ça se fait qu’il y en a qui me voient fin-fin[1] puis y en a qui me voient fou-fou[2] t’sé pourquoi ? Décidez-vous ! Soit, voyez moi tout’ fin-fin ou voyez-moi tout fou-fou mais make up your mind[3]!
[commentaires du public] Et Bernard on peut le voir sans le voir, et tu parlais tantôt voir des formes là, … voir une construction de formes, on peut le voir mais en sachant que c’est un jeu de l’astral
C’est toujours un jeu de l’astral.
[commentaires du public] Donc il s’agit de rester neutre dans tout ça.
Il s’agit toujours de rester neutre faut jamais que l’ego fasse interférence avec l’esprit
[commentaires du public] Qu’est-ce qui se passe quand on voit ces formes là…
Attendez que ça disparaisse.
Dans l’âge du verseau, dans la période où l’homme va commencer à pénétrer le monde de son esprit, il est évident que l’homme va faire des expériences ou va vivre des expériences qui ne seront pas faciles. Pourquoi ? Parce que l’homme doit vivre le déchirement de sa mémoire. Sa mémoire doit être déchirée, à un point tel que sa mémoire éventuellement ne doit plus avoir sur lui de pouvoir dans mental et dans l’émotionnelle ou d’effets sur les autres plans inférieurs. L’homme doit en arriver à être totalement libre de sa mémoire
Pourquoi est-ce que vous dites, il y en a qui se disent, comment ça se fait que je ne suis pas dans l’intelligence puis comment ça se fait que je ne suis pas capable de parler, comment ça se fait que je ne suis pas capable de comprendre instantanément ci et instantanément ça ? Parce que vous n’avez pas suffisamment vécu l’effroi. Le contact entre votre ego puis votre esprit n’a pas créé en vous un déchirement dans votre mémoire alors il vous reste toujours dans le mental ou dans l’émotionnel un résidu du passé.
Et c’est ce résidu-là qui vous empêche d’être dans le futur, d’être dans l’avenir ou d’être dans le présent de l’avenir ou l’avenir du présent. Vous n’êtes pas capable de savoir pourquoi, parce que votre esprit est incapable de se loger dans votre énergie. Votre esprit est incapable de se super-imposer sur l’énergie qui font de vous des hommes de la cinquième race. L’esprit n’est pas capable de déchirer la mémoire que vous avez, qui est liée à votre expérience et pour qu’elle le déchire, ce voile-là, il faut que l’esprit crée en vous de l’effroi.
Une fois que l’homme a commencé à vivre l’effroi, une fois, deux fois, trois fois il s’habitue, et éventuellement il n’y a plus rien et je cite une personne dans la salle qui a eu des expériences à un certain niveau avec l’effroi. C’est la jeune dame qui est là en arrière, à côté de Mme Marquis, oui Mme Marcos si vous parlez avec elle, elle va vous en parler un peu de l’effroi, puis aujourd’hui elle commence à pouvoir un petit peu plus, je ne dirais pas de la contrôler mais être capable de la prendre, c’es-tu le mot correct ? Elle est capable de le prendre plus, elle est capable de le prendre plus.
Quand on est inconscient puis qu’on n’a jamais été instruit dans les lois de l’esprit, c’est évident que des expériences comme ça c’est difficile, puis on se demande si ce n’est pas nous autres qui… Mais quand on commence à être instruit dans la science de l’esprit, à ce moment-là on peut à un certain moment réaliser un avantage qu’on a sur le reste des hommes. Et pour une personne comme elle, qui peut vivre l’effroi comme elle l’a vécu… Il y a certainement un avantage et cet avantage il est grand, je ne le souhaite pas à tout le monde, parce que tout le monde n’est pas fait pareil, on n’a pas toutes les mêmes reins[4].
Mais c’est un avantage qui est très grand et qui prédispose facilement l’homme à la transmutation. L’effroi c’est effroyable parce qu’on ne connaît pas les lois de l’esprit. Si on connaissait les lois de l’esprit, l’effroi ne serait pas effroyable, l’effroi deviendrait simplement du cinéma, du cinéma. Ça vous dit-tu quelque chose quand je dis ça vous ? Ça vous dit-tu quelque chose ? Ça vous dit quelque chose ? L’effroi devient rien que du cinéma, et quand l’homme est capable de vivre l’effroi comme du cinéma, l’homme il est, il commence à être un petit vers la sortie de l’astral.
Parce que c’est son esprit, c’est son esprit qui contemple ce qui se passe par le biais de l’expérience de l’ego. C’est comme si vous prenez un œuf, il y a une partie de vous qui est en dehors de l’œuf puis y a une partie de vous qui est à l’intérieur de l’œuf. La partie de vous qui est à l’intérieur de l’œuf c’est l’ego qui vit l’effroi et il y a la partie de vous qui est à l’extérieur de l’œuf et qui commence à super-imposer avec l’intérieur de l’œuf, c’est l’esprit. C’est à partir de ce moment-là que l’homme commence à souffrir de moins en moins d’effroi. Fait que, éventuellement, le raccordement entre le centre de l’œuf et l’esprit se fait, éventuellement… !
L’ego doit un jour être transpercé par l’esprit, ça se fait lentement mais l’ego doit un jour être transpercé par l’esprit dans ce sens que, l’esprit doit être capable, ça c’est bon pour tout le monde, l’esprit doit être capable d’assujettir l’ego à n’importe quel effroi et l’ego doit être capable d’être mental dans l’effroi. N’importe quel sorte d’effroi, même si c’est un effroi ou une situation, il est mûr. L’ego doit être capable d’être mental et d’attendre que ça se passe. Et c’est à ce moment-là que l’ego commence à entrer dans son intelligence.
Pour que l’ego entre dans son intelligence, parce qu’il y a des étapes dans la pénétration de l’intelligence, pour que l’ego puisse entrer dans son intelligence, il faut qu’il puisse se nourrir de l’esprit. Il faut qu’il se fasse un processus d’osmose entre la couche extérieure de l’œuf et la couche inférieure de l’œuf et c’est l’effroi qui crée ça. Les souffrances à un niveau ou a un autre, ça fait partie de la même chose, simplement que l’effroi c’est encore plus dramatique c’est encore plus traumatique. Mais l’ego à un certain moment doit être capable de vivre cette tension entre l’esprit et lui-même, et ne pas craquer c’est-à-dire ne pas perdre contact avec l’esprit.
Si il perd contacte avec l’esprit automatiquement il retourne dans la mémoire, il retourne dans l’œuf. Si il ne perd pas contact avec l’esprit, il ne retourne pas dans les mémoires, il vit le moment dans l’instantanément, qui peut être très intense, le mental cesse de fonctionner parce que les pensées ne fonctionnent plus, c’est comme si le cerveau est gelé. Et le cerveau reste gelé jusqu’à temps qu’il se dégèle. Et ça, c’est le processus de connexion entre l’esprit et l’ego. Il y en a-tu qui ont vécu ça, qui ont compris ça ?
On doit tout comprendre de nous-mêmes, on doit tout comprendre de notre expérience mais on doit la comprendre de la façon dont je l’explique, parce que vous n’avez pas les moyens de comprendre votre expérience par vous-même encore. Pour deux raisons. Parce que l’esprit c’est une partie d’un autre esprit. De sorte que l’esprit de l’homme n’est pas seul. L’esprit de l’homme est généré par un autre esprit. Que pour le moment, j’appelle l’ajusteur de pensée, mais plus tard j’irais plus loin. Mais c’est l’ajusteur de pensée qui génère l’esprit de l’homme et il le génère par le biais du mental supérieur.
Autrement dit s’il n’y avait pas d’ajusteur de pensée, il n’y aurait pas d’esprit de l’homme, il y aurait de l’esprit dans l’homme et cet esprit serait généré par des êtres inférieurs et c’est le phénomène que l’on retrouve dans le monde animal. Mais dans le cas de l’homme, il y a un esprit supérieur qui génère l’esprit de l’homme, de sorte que l’homme, conscient, l’homme qui est dans son esprit n’est jamais seul, parce que son esprit est généré par un autre esprit. Et lorsque l’homme comprend que son esprit est généré par un autre esprit, il s’aperçoit que il n’est jamais seul et il s’aperçoit aussi qu’il est toujours deux et il s’aperçoit aussi qu’en étant deux, il est parfaitement seul.
C’est le fait qu’il est deux qui le rend parfaitement seul. S’il était seul et qu’il n’était pas deux, il ne serait pas parfaitement seul. Il serait parfaitement quoi ?
[commentaires du public] …… il n’y aurait jamais de connexion…… Il serait isolé
Isolé, il serait parfaitement isolé okay. Mais étant deux, il est parfaitement seul et la différence entre l’isolation de l’homme et la solitude de l’homme, c’est une différence qui est extrêmement importante et que l’homme doit comprendre, et que l’homme a peur de comprendre quand il est inconscient, parce que l’homme quand il est inconscient, il est parfaitement isolé et il recherche l’autre aspect de ça, l’intégration. Mais lui, il pense que l’intégration, ou il ne réalise pas que l’intégration a à faire avec le fait qu’il doit être parfaitement seul parce qu’il est deux.
Et aussitôt qu’on lui dit que tu penses que tu penses y a quelqu’un, là il commence à paniquer parce qu’avant il pensait qu’il pensait tout seul, il était parfaitement isolé, là il n’est plus isolé, il y en a un autre qui pense pour lui, là il est tout’ mélangé qu’est-ce que je fais ici, c’est un autre qui pense pour moi patati-patata, là il s’inquiète parce que ‘avant il était isolé, là il devient seul mais là il a peur parce qu’il ne comprend pas ses habitudes il pense que sa solitude, la solitude qui va découvrir c’est une invasion de son territoire psychique.
Ce n’est pas une invasion de son territoire psychique, c’est une intégration de son territoire psychique. Mais il est tellement habitué à être isolé, t’sais quand tu prends un bachelor, t’sais les gars qui sont des vieux garçons. Vous êtes pas vieux garçons, vous. Un vieux garçon, c’est un vieux garçon. Puis quand bien même que… Quand bien même tu lui donnerais toutes les raisons au monde pour avoir une femme, il ne veut rien savoir, il est habitué sa petite popote, son linge, ses shorts[5], il les lave tout seul il n’est pas intéressé que la femme voie ses shorts puis lave ses bas[6], il a des habitudes.
Alors l’homme c’est la même chose, l’homme c’est un vieux garçon puis il a toujours été isolé. Puis là que tu lui parles de mariage, tu lui mets le feu au cul. Parce qu’il ne comprends pas que dans le mariage il y a une unité et cette unité-là est tellement grande, elle est tellement personnelle, elle est tellement parfaite, que l’homme est seul quand il le vit. Il est seul par rapport à quoi ? Pas par rapport à lui-même, par rapport aux autres hommes. Et ça ne le dérange plus parce qu’il n’est plus dans son ego, il est dans l’esprit.
Alors il existe dans le phénomène humain une dimension où un esprit engendre un autre esprit, génère un autre esprit et l’homme de demain découvrira que le fait qu’un esprit génère un autre esprit, ça crée dans le cosmos une dimension. Alors, qu’est-ce que c’est l’éther ? C’est la dimension créée par la génération instantanée et éternelle d’un esprit envers un autre esprit. L’éther, c’est la génération, c’est le produit dimensionnel, matériel, physique et invisible du contact entre un esprit qu’on appelle l’ajusteur de pensée et l’esprit de l’homme.
Alors l’éther, c’est dans le fond, une dimension dans laquelle l’être conscientisé est totalement seul. Mais la solitude de l’être est tellement parfaite, qu’elle coïncide avec la solitude d’autres êtres, qui sont dans la même perfection, et c’est ça qui permet que des hommes demain pourront, dans cette grande solitude qui est la fusion, qui est le rapport entre un esprit qui génère un autre esprit, c’est ça qui permettra que des hommes demain pourront se reconnaître mais ne pourront pas se voir.
Ils pourront se reconnaître parce que l’esprit reconnaît l’esprit, mais ils ne pourront pas se voir parce que pour se voir, c’est un phénomène égocentrique. C’est l’ego qui voit, c’est l’ego qui veut voir. Et il y a une grande différence entre se reconnaître et se voir. Les hommes ont peur de ne pas se voir, le gars il veut rencontrer sa femme là-bas, tu comprends ? Parce que ça c’est l’ego. Mais l’esprit lui, il n’est pas intéressé à voir, il est intéressé à reconnaître et la différence entre voir et reconnaître c’est celle-ci : C’est que quand on reconnaît quelque chose, on le voit par les yeux de l’esprit mais on ne le voit pas par les yeux de l’âme.
Puis il y a une grosse différence. Quand vous allez dans l’astral vous voyez par les yeux de l’âme, quand vous voyez par les yeux de l’âme, vous voyez par les yeux, puis vous allez voir comment c’est subtil en maudit ça, quand vous, qu’est-ce que je disais ?
[commentaires inaudibles du public]
Oui, puis quand vous voyez par les yeux de l’esprit vous ne voyez pas par les yeux de l’âme et automatiquement vous ne voyez pas en relation avec la mémoire et c’est ce phénomène-là qui crée dans tous les hommes, la petite inquiétude, puis c’est vrai ne vous rappelez pas rien que de ça, je vais vous la décrire d’une façon simple, rappelez-vous quand vous étiez jeune puis on vous parlait de vos péchés. Vous aviez peur que si ton père meurt, puis toi puis ton père tu te rencontres l’autre bord, il va voir tout’ tes péchés. C’es-tu vrai ça ou bien c’est pas vrai ? Vous l’avez vécu, hein ?
[commentaires inaudibles du public]
On a peur d’être déculotté l’autre bord. Et imagine toi un petit gars qui est dans sa chambre puis qui est après[7] se masturber, puis qui pense que plus tard, dans le ciel, son père va tout connaître ça, Saint-Pierre il connaît tout’ ça là, là il vient tout’ mal, là qu’est-ce que ça fait ? Ça lui coupe de sa masturbation, il commence à faire l’interférence avec son esprit. Ça va loin ! Tu sais, quand je dis que j’ai pas commencé à parler, qu’est-ce que je veux dire ? Je veux dire que quand je vais vous avoir parlé suffisamment vous allez comprendre, vous allez commencer à comprendre que l’esprit c’est infini et que l’ego c’est totalement limité.
Et qu’il n’y a pas de limite à l’esprit, qu’il n’y a pas de fin à l’esprit, puis qu’il n’y a pas de fin à l’intelligence. Fait que quand on en a assez, ben on commence à voir pas mal à travers l’ego, c’est là qu’on commence à avoir du bon sens. L’effroi peut se vivre dans la vie de différentes façons, les inquiétudes, l’effroi dans le sens que je l’emploie c’est un thème extrêmement générique, c’est universel. Et tout en vous, tout, tout en vous qui est moindrement, qui est moindrement non enligné avec votre esprit, vous créera de l’inquiétude, et c’est pour ça que l’ego vit de l’inquiétude.
Et ce qui se produit c’est que vous avez une mémoire qui vous rapporte à votre passé, qui vous a créé des conditions dans votre passé, et vous avez cette mémoire-là. Et aujourd’hui votre mémoire conditionne votre rapport avec votre esprit. Alors plus vous avez eu dans le passé des expériences difficiles, plus votre ego aujourd’hui est conditionné et plus c’est difficile pour vous d’avoir un rapport égal et parfait avec votre esprit. C’est pour ça que vous n’avez pas la conscience parfaite de vous-même. C’est pour ça que vous n’êtes pas capable de vivre votre vie selon la loi de l’esprit mais que vous la vivez selon les lois et les principes de l’ego.
Faque automatiquement vous avez des petites vies. Vous ne pouvez pas avoir des grandes vies, vous devez avoir des petites vies. Parce que la mesure de votre vie est à la mesure de votre ego elle n’est pas à la mesure de votre esprit. Mais pour que notre vie soit à la mesure de notre esprit, il faut que le moindre effroi en soi soit neutralisé par l’esprit. Autrement dit que l’ego se laisse vivre, au lieu de vivre ce qui créerait de l’effroi. De s’empêcher de vivre parce qu’il y a de l’effroi. L’effroi vous empêchera toujours de vivre alors elle vous mettra toujours une petite barrière.
Et selon le développement de votre esprit mais cette barrière tombera, puis tombera, puis tombera, puis tombera de sorte qu’avec les années qui viendront, vous vivrez de plus en plus la vie de l’esprit au lieu de la vie de l’ego et c’est ça qui vous amènera un jour, quand il y aura des tremblements de terre ou des commotions dans le monde, dans la politique, à aller là où vous devez aller, parce que vous serez amené par votre esprit là, et non restreint par votre ego. Et ça sera votre protection dans la matière jusqu’à temps que vous passez à un autre plan. Alors vaut mieux pour l’homme aujourd’hui de vivre les effrois qui sont contingents à sa psychologie formative que de vivre demain le grand effroi, la grande terreur de l’avenir.
Je prends un break[8]
On continue en haut. Okay, je continue. Un homme qui, un homme qui fonctionne en relation avec son ego, dans ce sens qu’il est porté à se fier sur ce qu’il ressent en tant qu’ego, automatiquement perd de l’énergie, d’une façon très très subliminale. Aussitôt qu’un homme fonctionne à l’intérieur de l’ego, de par l’ego, pour quelque bonne raison que ce soit, il perd de l’énergie. De sorte que les hommes, comme les hommes fonctionnent en relation avec leur ego, ils perdent constamment de l’énergie et éventuellement ils doivent mourir.
Parce que la mort c’est la perte éventuelle de l’énergie. Un homme qui fonctionne en relation avec son esprit, au lieu de perdre de l’énergie, il en reçoit de l’énergie d’une façon subliminale. De sorte que plus il entre en contact avec son esprit, plus ses principes inférieurs sont alimentés par cette énergie-là, et plus il est capable éventuellement de supporter le poids de l’intelligence de l’esprit sur son ego, plus il est capable autrement dit, d’agir non pas selon les lois de l’ego mais selon les lois de l’esprit, ce qui l’amène à être capable de plus en plus de vivre au centre même du cœur de l’effroi.
Parce qu’il va permettre à l’esprit, il va donner à l’esprit une certaine liberté que l’esprit ne pourrait pas avoir si il n’était pas aussi désengagé de lui-même. Plus l’ego entre dans l’esprit plus il entre dans son esprit, plus il devient translucide, plus il est obligé d’assumer la fonction de l’esprit, le rôle de l’esprit dans sa vie, le rôle de l’esprit en relation avec toute sa vie, de sorte que ça crée dans l’ego une sorte d’élasticité, ça crée dans l’ego une sorte de liberté d’action, ça crée dans l’ego une sorte de, de puissance d’action, ça ouvre son champ de vie. Ça l’élimine petit à petit de la responsabilité égocentrique.
Ça élimine de sa vie tous ces fils qui retiennent l’ego à l’inquiétude, qui retiennent l’ego à l’effroi. Plus l’ego rentre dans l’esprit moins l’effroi a de pouvoir sur lui. Alors il vient un moment dans sa vie où il est tellement libre de l’effroi, qui est l’impossibilité à l’esprit de canaliser sans heurts ou sans obstacles son énergie, que il vient à un point dans sa vie où l’ego se sent, se sent mais il se sent, sans se percevoir. Et c’est à partir de ce moment-là que l’homme commence à être libre. Il se sent sans se percevoir. Parce que se percevoir, c’est un phénomène égocentrique.
Mais se sentir, c’est percevoir l’énergie de l’esprit dans les centres qui crée l’homme, et quand l’homme se sent et ne se perçoit plus, il est incapable de souffrir du mal, c’est-à-dire qu’il est incapable de souffrir de quoi que ce soit qui ne lui est pas imposé par l’esprit. Il peut souffrir de quelque chose qui est imposé par l’esprit mais il ne peut pas souffrir de quelque chose qui n’est pas imposé par l’esprit, de sorte que il entre graduellement dans l’état d’être un agent libre. Il entre graduellement dans un état qui est tellement vibrant, qui est tellement instantané, qui est tellement éveillé qu’il ne peut jamais ne pas être éveillé, de sorte qu’il ne peut jamais être affligé dans la vie. Et le problème de l’affliction, je veux l’expliquer.
Être affligé dans la vie ça veut dire ne pas être capable de soutirer suffisamment d’énergie de l’esprit pour nourrir un de nos principes qui font de nous des hommes de la cinquième race, le mental émotionnel, de vital, le physique. Et c’est une condition de l’inconscience de l’homme, l’affliction. Et tant qu’un homme peut être affligé dans la vie, il ne peut pas se sentir en dehors de la condition humaine.
Et tant qu’il ne peut pas se sentir en dehors de la condition humaine, ou marginal à la condition humaine, ou allant un petit peu à l’extérieur de la condition humaine, ou allant un petit peu à l’extérieur de quelque chose qu’il ne peut pas complètement saisir encore, il se sent comme un homme. Et tant qu’un homme se sent comme un homme, il est prisonnier de la condition humaine, il est prisonnier de son ego, il est prisonnier du fait que la relation entre l’esprit et l’ego n’est pas suffisamment grande. Et automatiquement, il ne peut pas être bien dans sa peau ou parfaitement bien dans sa peau.
Parce que dans le phénomène de l’affliction sur la Terre, il y a toujours deux aspects fondamentaux. C’est que dans l’affliction, on est affecté, et dans l’affliction, on est infecté. Mais la raison pour laquelle on est affecté, c’est parce que déjà on est infecté. Et on est infecté par quoi ? On est infecté par le fait qu’on n’a pas la capacité de détruire sur le champ ce qui nous infecte et ceci c’est l’émotion de l’expérience, ou l’émotion rattachée à l’expérience. C’est l’émotion qui infecte l’homme, l’émotion négative je parle, qui infecte l’homme.
Et plus l’homme va vers l’esprit, plus l’esprit est obligé de troubler cette relation entre lui et l’ego, et de créer en lui une affliction dont il est habitué, qui fait partie de sa condition humaine, et cette affliction c’est l’effroi. Parce que l’effroi c’est une affliction mais c’est une affliction naturelle. C’est une affliction que doit vivre l’homme jusqu’à temps. qu’il ne puisse plus être affecté parce que il ne sera plus infecté.
Et dans le phénomène de l’affliction ou de l’effroi en tant qu’affliction, il y a toujours le phénomène de l’émotion dans l’homme qui l’infecte et il y a toujours le phénomène de l’affection ou l’affectation dans l’homme qui provient du fait qu’il a une mémoire à laquelle sont rattachées des valeurs quelconque. Et l’ego doit en arriver un jour à vivre sans valeurs.
Et plus il entre dans l’esprit plus il vit sans valeur, c’est-à-dire que plus il est capable de vivre dans l’instantanéité de la manifestation de son esprit, au lieu de vivre en relation avec un passé valoriel qui le valorise ou le dévalorise dans son action et qui lui empêche de passer sur le pont très très étroit qui existe entre l’ego et l’esprit.
L’homme est tellement habitué à penser à ce qu’il va faire, puis il est tellement habitué à peser ce qu’il va faire, il est tellement habitué à mesurer ce qu’il va faire, que chaque fois qu’il fait ça, il empêche l’esprit de créer en lui l’énergie nécessaire pour que lui puisse vibrer dans une instantanéité et vibrer dans le vide qui existe entre l’ego et l’esprit. Autrement dit ce vide étant fait de cette incertitude de savoir si on a bien fait’ ou si on n’a pas bien fait’. Parce que tant que l’ego n’est pas totalement devenu esprit, il y a toujours comme une séparation entre ces deux mondes-là le monde de l’ego et le monde de l’esprit.
Puis aussitôt que l’ego fait quelque chose qui est moindrement un petit peu à part des autres egos mais qui n’est pas totalement dans l’esprit, il y a comme un vide il y a une incertitude, il y a une inquiétude-là, il y a une question sur soi-même, il se questionne et l’ego ne doit jamais se questionner. Quand l’ego se questionne c’est parce qu’il est encore dans l’ego il n’est pas assez dans l’esprit, et plus il rentre dans l’esprit moins il se questionne, alors automatiquement plus il apporte vers lui de l’énergie de l’esprit dans son mental, son émotionnel, son vital et son physique.
Et c’est une habitude foncière de l’homme de se questionner, c’est une habitude foncière de l’homme de détourner son regard de l’objet de sa contemplation mais d’être incapable de le détourner complètement. J’explique : Si un homme a une question importante à résoudre, ou a une décision importante à prendre, puis elle est vitale cette décision-là. Il est obligé de couper les prix, de faire une guerre de prix à son compétiteur. Alors il va contempler la situation, puis il va détourner son regard de la situation, puis il va agir avec la main gauche.
Au lieu de le faire froidement, dans l’esprit de la compétition, qui est le rapport entre le pouvoir créatif et le pouvoir purement déterminatif de l’ego, le pouvoir créatif de l’esprit et le pouvoir déterminatif de l’ego, il va le faire mais il y a toujours une petite crotte sur le cœur[9] Et automatiquement il tue, il diminue le pouvoir de sa décision. Et ça, ça se produit dans toutes nos vies. On prend des décisions mais on les prend à reculons et quand on prend des décisions à reculons c’est très mauvais parce que ça crée en nous de la mémoire.
Et dans cette mémoire-là il y a de l’inquiétude. Et cette inquiétude-là elle demeure avec nous et elle se nourrit de nous. Et automatiquement on perd la capacité d’être de plus en plus dans notre esprit. Et il y a toujours une règle de mesure sociale qui vient nous confronter, il y a toujours quelqu’un qui va venir dire : Ben ce n’est pas bien ce que tu as fait’ ! : Ce n’est pas bon ce que tu as fait’ ! : Ce n’est pas gentil ce que tu as fait’ ! Et l’ego lui ayant peur de l’esprit, autrement dit ayant peur de la décision qui aurait dû regarder à trois cent soixante degrés, perd l’énergie de son esprit. C’est pour ça que les gens n’ont pas de succès dans la vie.


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