Synthèse
L’homme échoue à construire sa vie parce qu’il agit à partir de la détermination de son ego et non selon les directives de son esprit. L’ego décide toujours à partir de la mémoire, de l’émotion et de l’inquiétude des conséquences. Toute décision prise ainsi reste partielle, réversible, chargée de doute. Elle fait avancer pour reculer, bâtir pour défaire. À l’inverse, lorsque l’esprit décide, il n’y a ni justification ni retour en arrière : la décision est froide, sans émotion résiduelle, et devient immédiatement constructive.
Le choc de l’effroi est la condition nécessaire pour que l’ego cesse de décider à la place de l’esprit. Tant que l’homme n’a pas vécu ce choc, il ne peut pas faire confiance à l’intelligence en lui. L’effroi détruit la fausse émotion attachée à l’action et libère la capacité de bâtir sans se regarder agir. À partir de là, l’ego ne fait plus que canaliser une décision déjà actée par l’esprit. C’est ce passage qui transforme la vie en processus réel plutôt qu’en suite de compromis.
La distinction entre travail et carrière devient alors centrale. Le travail appartient à la vie : il est un échange d’énergie naturel, personnel, suffisant. La carrière, elle, appartient au système social. Elle engage l’ego, le soumet aux attentes collectives, à la reconnaissance extérieure et à la sécurité conditionnelle. En se définissant par la carrière, l’homme cède son droit de vivre à la société et perd la puissance de son intelligence. La carrière devient ainsi un mécanisme de fragmentation de la conscience au profit de l’économie collective.
Lorsque l’homme se conscientise, la carrière finit inévitablement par s’effondrer. Non par idéologie, mais parce que l’esprit est créatif, autonome et agglomérant. Il ne peut rester durablement enfermé dans une structure fondée sur la peur, l’attention et la dépendance. Le travail demeure, mais débarrassé de la projection sociale. L’homme commence alors à construire sa vie à partir de l’esprit, sans modèle, sans imitation, sans sécurité empruntée. Cette construction est singulière, non reproductible, et marque la fin des petites vies gouvernées par la crainte.
Thèmes abordés
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travail et carrière comme opposition entre vie réelle et condition sociale
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décision prise par l’esprit versus décision égocentrique
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effroi comme rupture de la peur décisionnelle
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mémoire et émotion comme freins à l’action juste
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carrière comme aliénation économique et psychologique
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travail comme échange énergétique personnel
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intelligence créative et autonomie de l’esprit
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effondrement inévitable des fausses carrières
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construction d’une vie singulière et non reproductible
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fin des petites vies fondées sur la crainte
Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci pour votre patience.
Conférence du 21 février 1982
… Mais la raison pour laquelle l’homme a pas de succès dans sa vie, c’est parce que l’homme ne suit pas les directives de son esprit, il suit la détermination de son ego ! Mais si l’homme avait vécu le choc d’effroi de l’esprit il aurait appris à vivre de son esprit et éventuellement son esprit aurait nourri de plus en plus son corps mental, son corps émotionnel, sans parler des autres et automatiquement ça deviendrait de plus en plus facile pour lui de prendre des décisions, parce que quand tu es dans l’esprit, des décisions laisse moi te dire que tu peux en prendre mais quand tu les prends, tu les prends froidement, tu ne rationalises pas tes décisions !
Parce que c’est impossible à un homme de rationaliser une décision, parce qu’un homme ne connaît jamais la conséquence de sa décision alors ne connaissant pas la conséquence de sa décision, il vit de l’inquiétude de la conséquence de sa décision, c’est pour ça que les gens prennent des décisions puis ne sont jamais sûrs, ne sont jamais heureux parfaitement avec leur décision il y a toujours comme une petite crotte qui traîne. Mais un homme qui est dans son esprit qui prend une décision, il ne regarde jamais en arrière, il regarde en avant puis il apprend [1’17 à 1’32 coupure de la parole de BdeM ]…
il détruit la fausse émotion de sa décision, de sorte qu’il bâtit, puis qu’il bâtit, puis qu’il bâtit, puis qu’il bâtit, puis qu’il bâtit, puis qu’il bâtit, puis qu’il bâtit ! Mais nous autres avec nos décisions humaines, avec nos décisions égocentriques, on bâtit dans le fond on ne bâtit pas, c’est qu’on avance pour reculer un petit peu, puis on avance pour reculer un petit peu, puis on avance pour reculer un petit peu, ça c’est le cas de notre chum[1]. Prendre une décision dans la vie ce n’est pas l’affaire de l’homme, c’est l’affaire de l’esprit dans l’homme. Un ego ne peut pas prendre une décision finalisante dans sa vie c’est impossible.
Il va prendre une, il va prendre une décision circonstancielle et expérientielle puis ça ne vaut pas de la marde, mettez ça dans votre pipe[2] ! Y a pas un ego qui peut prendre une décision intégrale dans sa vie parce que les décisions de vie sont conditionnées par l’état mental inférieur et l’état émotif de l’ego, autrement dit elles sont conditionnées par la mémoire de l’ego et la mémoire de l’ego c’est déjà du matériel mort dans la vie de l’homme, mettez ça dans votre pipe aussi. C’est pour ça que c’est si dur à l’homme de vivre de l’esprit, c’est pour ça que c’est si dur à l’esprit de rentrer dans l’homme, c’est pour ça que quand l’esprit rentre dans l’homme, ça crée un maudit choc, puis j’appelle ça de l’effroi.
Mais après ça tu n’as plus peur, quand tu as passé par le choc de l’effroi de l’esprit, tu n’as plus peur fait qu’à ce moment là quand tu as des décisions à prendre c’est l’esprit qui les prend puis l’ego, lui, il la canalise, c’est de même que ça doit se vivre la vie, ça doit être vécu la vie, puis tant que vous ne vivrez pas vos vies de même, vous aurez des petites vies ! Puis quand je dis des petites vies, je ne veux pas dire que je condamne les petites vies, je veux dire des petites vies, des petits pains, autrement dit vous demeurerez des pauvres, ou vous demeurez des êtres ou des hommes qui doivent quêter des salaires à d’autres êtres ou à d’autres hommes. Quêter des salaires !
Une des grandes lois de l’esprit c’est la puissance de l’intelligence, ça c’est une des grandes lois de l’esprit et la puissance de l’intelligence, c’est la force qui détermine sur le plan matériel le rapport entre l’homme et l’esprit. Et cette force, elle est ascendante elle n’est jamais descendante, jamais !
Mais on vit nos vies à petits grains ! On vit nos vies à petits grains, ça veut dire qu’on vit nos vies partiellement à la fois, c’est à dire qu’on vit nos vies à petit pas cherchant la sécurité, on vit nos vies avec ‘attention’, on vit nos vies en faisant attention, et aussitôt qu’on vit nos vies en faisant attention ce n’est pas notre vie qu’on vit, on vit la vie des autres, par ricochet.
Parce que ce sont les autres qui nous imposent des conditions qui font qu’on a besoin d’attention pour la vivre notre vie. La vie c’est un processus dynamique, qui n’engage aucunement l’ego ! C’est un processus dynamique dans lequel il y a un échange d’énergie entre tous les plans de l’homme et c’est ça la vie, ça n’engage aucunement l’ego la vie, et vos vies dans vos vies, vos egos sont engagés et l’engagement social de vos egos c’est ce que j’appelle la carrière, et c’est dans la carrière que vos egos deviennent les esclaves de l’homme sociétal. C’est dans la carrière que vous perdez la puissance de votre intelligence, parce que c’est dans la carrière que vous avez donné à la société votre droit de vivre.
C’est dans la carrière que vous avez donné à votre ego l’impression de faire quelque chose, qui réfléchit bien sa personne devant les autres egos ! La carrière c’est quelque chose, c’est un état social d’esprit de l’homme moderne qui convient à l’homme moderne, ça n’existait pas avant la carrière ! Avant il y avait du travail mais à cette heure le travail a été transformée en carrière de sorte qu’aujourd’hui il n’y a plus de travail, il y a rien que de la carrière. Les hommes ne travaillent plus aujourd’hui, ils ont une carrière ! C’est très dangereux pour l’homme la carrière, c’est un des grands symptômes de la maladie économique du vingtième siècle.
La carrière c’est le résultat de la fragmentation de la conscience humaine pour le bénéfice de la conscience collective planétaire, sous le grand, la grande régie des monopoles et des grandes factions économiques mondiales, c’est ça la carrière, ça ne vaut pas de la marde la carrière, que vous soyez médecin ou avocat ou quoi que ce soit, ça ne vaut rien une carrière. C’est dur pour l’ego de voir à travers de ça, parce que l’ego voit seulement ce qu’il veut voir, il ne voit pas ce qu’il doit voir, et ne voyant pas ce qu’il doit voir, il ne peut pas voir ce qu’il peut voir, alors il ne voit rien, alors il rationalise, puis il rationalise, puis il rationaliste, puis il rationalise, puis il rationalise, puis il rationalise.
Faque si il se conscientise quelque part, quelque part dans le temps, il va recevoir un maudit choc, puis les gens qui se transmutent vont recevoir un maudit choc dans le temps, deux ans, cinq ans, dix ans, vingt ans ça n’a pas d’importance mais l’homme qui transmute va se voir, il va vivre un maudit choc qui est l’effroi, ça va vous mettre votre criss de carrière à terre, laissez moi vous dire. Mais ça ne va pas vous empêcher de travailler par exemple, grande différence, le travail ça fait partie de la vie, la carrière ça fait partie de l’état psychologique de l’homme moderne, c’est une situation la carrière. Puis les gens vont, les gens vont payer le prix de leur carrière.
Parce que la fabrique économique et politique de voilà vingt ans ou de voilà quarante ans ce n’est plus la même aujourd’hui ! Faque vos petites carrières tout à l’heure ne vaudront pas grand-chose. Faque vous êtes mieux de commencer à contempler puis à regarder le travail plutôt que la carrière, et il y a une différence. Le travail c’est pour soi, la carrière c’est pour tout le monde ! C’est pour ton patron, c’est pour le patron du patron, puis le patron du patron, puis le patron du patron puis toi tu as le cou de même, puis tu attends qu’il te dises : « Tu as bien fait ça ton affaire » puis pour te monter un petit peu plus haut, c’est ça la carrière, ce n’est pas pour vous autres la carrière. C’est pour l’industrie, pour le système à l’intérieur duquel vous travaillez la carrière.
Puis vous êtes maintenu par des fils invisibles puis vous ne le réalisez même pas ! Alors pour se sécuriser l’homme de carrière qu’est-ce que c’est qu’il a fait’ ? ça commence un petit peu plus là, il commence à faire des unions, il s’unifie, pourquoi ? Pour sauver et protéger sa carrière ! Faque quand tu as des médecins qui se carrièrisent ou qui s’unifient par l’union puis des avocats qui tombent dans l’union, tu finis par quoi ? Tu finis par un système socialiste puis quand tu as un système socialiste, qu’est-ce que tu as ? Tu as une conscience collective qui ne s’occupe pas de l’individu, de l’homme libre mais qui s’occupe de l’homme productif.
Parce que les gens font des différences philosophiques entre le socialisme puis le communisme, il y en a pas une criss de différence entre le socialisme puis le communisme, la seule différence c’est que le socialisme c’est une forme de communisme adaptée au monde capitaliste, c’est ça la différence entre les deux, faque arrivez moi pas avec vos grandes théories Marxiste, je vais toutes les défoncer vos théories Marxiste, vos philosophies de merde ! Là où il y a dans la vie de l’homme un affrontement entre l’esprit de l’homme et l’ego de l’homme et où l’ego de l’homme prend le dessus sur l’esprit de l’homme vous aviez une déformation d’un système politique que ce soit capitaliste, socialiste ou communiste, c’est la même merde, puis c’est ça qu’on est en train de vivre aujourd’hui.
Faque il est temps que l’homme commence à rentrer dans son esprit et qu’il souffre le choc de l’effroi que peut lui donner l’esprit pour en arriver à revenir au travail jusqu’à temps qui passe à l’éther puis qu’il n’est plus besoin de travailler. Parce que tu ne peux pas rentrer dans l’esprit de l’homme et poursuivre une carrière indéfiniment, tu peux le faire pendant dix ans, pendant quinze ans mais un jour tu ne pourras plus, parce que savez vous ce qu’est l’esprit de l’homme ? C’est la partie la plus près de l’intelligence et tout ce qui est intelligent est créatif et tout ce qui est créatif, mû par lui-même, pour lui-même, envers lui-même, pour tout le temps ! Faque ce n’est pas envers les autres, pour les autres.
Moi je te garantis que demain matin, si je rentre dans une industrie dans quelques années, elle m’appartient l’industrie c’est final ! Ou moi je sors, faque il n’y a pas de jeu parce que l’esprit, c’est une force qui agglomère, qui agglomère, qui agglomère, qui agglomère, c’est infini l’esprit ! Faque quand tu rentres dans l’esprit, puis que l’esprit travaille avec l’ego, c’est l’esprit qui run[3] faque si l’ego a la force de prendre les conditions qu’impose l’esprit au système dans lequel il travaille, ça passe. Il y a une différence entre l’ego puis l’esprit dans l’homme. C’est pour ça que si vous avez des carrières aujourd’hui, tant mieux, c’est parfait c’est bon !
Mais je vous le dis que si vous transmutez un jour, vous en arriverez un jour à ne plus pouvoir vivre dans votre carrière, vous vivrez d’un travail beaucoup plus sain que votre carrière aujourd’hui mais qui vous suffira parce que déjà astralement vous serez re-déconditionné. Je n’ai rien contre la carrière mais j’ai beaucoup contre la fausse carrière et la plupart des hommes vivent d’une fausse carrière, ils ne vivent pas d’une vraie carrière.
[commentaires inaudibles du public]
Une vraie carrière il n’y a aucun effort dedans, il n’y a aucune recherche, ça fait partie de ton esprit actif en relation avec l’ego, c’est la collaboration de l’esprit avec l’ego une vrai carrière mais quand il n’y a pas une vraie collaboration entre l’esprit et l’ego à ce moment-là ce n’est pas une vraie carrière, c’est une fausse carrière, puis une fausse carrière amenuise la conscience chez l’homme, détruit la conscience chez l’homme et si l’homme doit transmuter, un jour l’esprit fera sauter la carrière, c’est automatique pour lui créer un, à l’ego, un choc et l’amener à développer une autre sécurité, une sécurité qui est foncièrement orientée envers lui-même et non une sécurité orientée envers la société, pour lui-même plus tard avec l’espoir que la société puisse, plus tard lui donner cette sécurité.
Ce n’est pas des choses à discuter en public, c’est des choses à discuter en privé. Pour que les hommes voient, parce que les hommes ne voient pas ils regardent, pour que l’homme voit, puis quand tu vois, tu vois ce que tu dois voir, pas ce que tu veux voir ! Quand tu regardes, tu vois ce que tu veux voir et quand tu vois, tu vois ce que tu dois voir, ça c’est de l’intelligence, c’est une prise de conscience. Mais la plupart des gens voient ce qu’ils veulent voir, continuez à avoir ce que vous voulez voir ! Vous allez finir sur le trottoir ! Suivez les nouvelles dans le monde il y en a à la télévision là, c’est rendu que les nouvelles sont plus intéressantes que n’importe quoi.
Watchez[4] Barbara Frum[5] à soir, Fift the State[6] programme en anglais pas rien que des programmes en français, il n’y a pas rien que des programmes français au Québec. Au moins si vous ne comprenez pas vous allez avoir des images. On pense toujours nous autres que ça ne viendra pas ici, ne soyez pas si sûr que ça, que ça ne viendra pas ici. L’homme doit construire sa vie, et c’est seulement quand il la construit sa vie qu’il peut vivre sa vie mais tant qu’il n’a pas construit sa vie, il ne peut pas la vivre sa vie, il l’exécute, selon les circonstances environnantes, il vit dans un périmètre. Ça se construit une vie, ça se construit avec l’esprit pas l’ego ou l’intellect de l’ego.
[commentaires inaudibles du public]
Pardon ?
[commentaires inaudibles du public]
Non, c’est ça la différence, il doit jamais aller selon les impressions qu’il subit, il doit aller selon l’esprit, il n’y a pas d’impression dans l’esprit mais dans l’ego il y a des impressions, il doit aller selon l’esprit, c’est pour ça que c’est nécessaire le choc d’effroi que crée l’esprit parce qu’éventuellement ça force l’ego à s’imbiber de lui, à s’alimenter de lui jusqu’à tant qu’il ne soit plus capable, cet ego-là, de vivre des impressions qui l’a subit dans le passé, pour que l’ego arrête complètement de vivre en relation avec le passé mais qu’il vive en relation avec son esprit tout suite, qui fonctionne dans lui.
Là, à ce moment-là le gars il se construit une vie, puis laisse-moi dire que ce n’est pas une vie qui est calquée puis qui est calquable et que tu peux trouver dans les annales de la société de l’homme, c’est une vie qui est totalement particulière à lui-même.
[commentaires inaudibles du public]
C’est une impression
[commentaires du public] Qui brise énormément les lois sociales … …
Tu ne brises pas
[commentaires du public] … l’intelligence …
Quand tu es dans l’intelligence, quand tu es dans l’esprit, tu ne brises pas les lois
[commentaires du public] A vous entendre …
Ça ne brise pas les lois l’intelligence ! L’intelligence ça éclaire l’homme pour qu’il comprenne bien les lois. Hein ?
[commentaires inaudibles du public]
Les lois de l’homme sont nécessaires, sont essentielles mais si l’homme est dans l’esprit, il comprend les lois. Faque si tu comprends les lois tu n’en souffres pas des lois ! Tant qu’il y a des sauvages dans le monde ça prend des lois. Mais l’esprit qui vit à l’intérieur d’une forme, où il y a des lois, doit comprendre les lois, et si il est dans l’esprit il les comprend les lois, ça se sait si une loi a du bon sens ou si elle n’a pas de bon sens, ça se sait si ça vaut la peine de perdre de l’énergie contre une loi ou non parce qu’elle n’a pas de bon sens, puis ça se sait quand est-ce qu’elle va être changée la loi, ça se sait comment elle s’est défendue une loi, toutes les lois se défendent.
Ce n’est pas les lois qui sont les problèmes pour l’homme, c’est que lui il est prisonnier de ses émotions et automatique, il est abruti par la loi. Dans notre petit train-train de tous les jours, il y en a une qui me parlait à soir là, elle me dit : « Je suis comme encadrée dans quatre murs, là j’ai quatre murs là, puis je ne suis pas capable de sortir de ça là » puis : « C’est bien ! » Elle était surprise que je lui dise : « C’est bien » elle va comprendre pourquoi est-ce que j’ai dit : « C’est bien » c’est le travail sur le corps astral, corps astral, parce que c’est le corps astral qui nous enlève le pouvoir de l’esprit.
C’est le corps astral, c’est nos criss d’émotions qui nous bloquent, pour toutes les raisons, toutes les raisons possibles imaginables, c’est nos émotions, puis on se dit : « On n’a pas d’intelligence de l’esprit, puis on n’a pas d’esprit, on n’est pas… » Je comprends qu’on peut pas être dans notre esprit, on est voilé, puis voilé par nos émotions. Faque quand ils te mettent dans une petite boîte là, tu restes dans une petite boîte comme des gars durant la guerre au Japon là, là à ce moment-là, il se fait un travail, faque quand ils enlèvent les murs tu respires, c’est pour ça qu’ils le font !
Ça crée une pression psychologique, ça étouffe l’ego, puis l’ego il faut qu’il soit étouffé pour mieux respirer après. Parce que là il respire de la gazoline[7] là, puis il pense que ça fonctionne, parce que ça pète. Ça crée un petit effroi quand tu es mis dans une petite boîte, tu n’as pas de sortie, ça inquiète. On veut comprendre, on veut comprendre les lois, on veut comprendre les lois de l’intelligence, les lois de la vie, on veut comprendre la vie mais on ne veut pas payer le prix.
Heureusement que la transmutation des hommes sur la terre c’est quelque chose qui est imposée à l’homme, parce qu’il n’y en aurait pas un maudit qui irait, il n’y en aurait pas un maudit qui irait, moi le premier, si ça ne m’était pas imposé je n’y serai jamais allé, moi le premier, comme tout le monde, c’est bien trop toff[8]! Y en a un qui me dit : « Je vais me suicider ! » je lui ai dit : « Suicide-toi ! » Câlice, ça va en faire un de moins sur la planète. Suicider !
[commentaires inaudibles du public]
Je vais me suicider ! Tant que l’ego est capable de rationaliser sa condition humaine il n’est pas assez dans l’esprit, il y en a qui on dépassé ce stage-là, elle la petite, elle a dépassé ce stage-là ! Tu commences à respirer quand tu es rendu là, elle, elle rationalise encore de ce stage-là qu’elle vit, un jour, tant qu’on rationalise notre condition humaine on n’est pas dans l’esprit, dans notre esprit, c’est puissant notre esprit, c’est tout ce qu’on a notre esprit, à part de ça on est des tout nu. Tu es tu déjà vu dans le cercueil, ils te mettent une petite bavette jusqu’au nombril, puis tout le reste du pissou est à l’air, tu n’as plus rien, quand bien même tu serais un roi !
C’est pour ça que j’essaye d’imprimer dans votre esprit, l’importance de réaliser et de capitaliser sur les situations qui créent de l’effroi, c’est bon ! Je le sais je l’ai vécu, c’est au bout’, c’est une faveur ! Si vous n’avez pas à le vivre de ça ben tant mieux, si vous avez à le vivre tant mieux ! Là, là je commence à être écœuré un petit peu, ça commence, parce que moi ça se fait lentement, je commence à être écœuré des faibles, je commence, il paraît que va commencer en quatre vingt trois je vais être ben écœuré des faibles, je ne sais pas encore qu’est-ce que ça veut dire là mais je sais que ça commence.
Ça, ça veut dire que dans ce temps-là je suis prêt à prendre du monde un, deux, trois, quatre, cinq, six puis lui dire : « Bon ben là j’ai le temps là, on va se mettre ensemble, je vais vous parler dans le nez, à votre hauteur puis vous allez pouvoir comprendre » Parce que je n’ai plus de temps à perdre, les autres ben ils liront de mémoire, puis ils suivront, puis ils suivront, puis ils suivront après mais je n’ai plus de temps à perdre, j’ai trop de choses à dire ! Résoudre les problèmes personnels du monde, je n’ai plus de temps pour résoudre des problèmes personnels du monde, il faut que les gens résoudent leurs problèmes par eux-mêmes. Il faut qu’ils la vivent leur expérience, faut qu’ils vivent leurs effrois, le monde.
Au moins vous êtes chanceux vous avez des points de références pour vous faire comprendre tout’ vos états, c’est au moins ça ! Quand je vais vous expliquer la nature de l’intelligence demain vous allez freaker[9] net si vous n’en arrivez pas à comprendre les nécessités de vivre l’effroi, parce qu’il ne restera plus grand chose à votre ego mais que je vous l’explique. On doit apprendre à ne pas s’appuyer sur nous-mêmes, c’est mortel s’appuyer sur nous-mêmes, on se nourrit de notre mémoire ! Puis les pics de pénétrations de ces forces là deviennent de plus en plus forts, de plus en plus grands, de plus en plus intenses.
Alors il faut que les gens puissent être capables de vivre ces cycles là pour ne pas craquer, pour ne pas fondre mais les supporter avec des épaules bien carrées puis arrêter de paniquer, c’est une illusion de l’ego la panique. Dans toutes expériences humaines, à quels que niveaux que ce soit, l’homme doit vivre des épreuves à tous les niveaux, même dans les niveaux les plus physiques comme les olympiques, le gars est obligé de vivre des épreuves, puis des épreuves, puis des épreuves, puis des épreuves, puis des épreuves jusqu’à temps que, pour lui ça devient une grande facilité son agilité mais au niveau de nous autres, c’est la même chose.
Il faut qu’on en vive des épreuves, puis plus qu’on rentre dans l’esprit plus on en vit mais plus on est capable de les supporter, pour qu’on passe éventuellement du stage égoïque dense, au stage égoïque translucide ou le mental, l’émotion puis le vital puis le physique sont très harmonisés, où on ne peut plus être malade pour rien ! Mais on ne fait pas confiance à cette partie de nous-même qui est éternelle, qui ne meurt pas, je ne parle pas de l’âme, je parle de l’esprit. Puis aussitôt qu’on ne fait pas confiance à cette partie là de nous-mêmes, c’est ben subtil se faire confiance à cette partie là de nous-mêmes. Faire confiance à cette partie là de nous mêmes, c’est ne jamais laisser notre ego faire interférence avec cette confiance là.
Aussitôt que tu laisses ton ego faire interférence avec cette confiance là, tu viens de perdre de l’énergie, tu viens de tomber sous sa domination, parce que c’est impossible à l’homme de faire quelque chose de croche. Il pense lui, qu’il peut faire quelque chose de croche, c’est pour ça qu’il fait quelque chose de croche, puis s’il n’y penserait pas puis il agirait, il ne ferait pas quelque chose de croche, il ferait quelque chose de tellement droit, qu’il verrait qu’avant il était tout’ croche !
Puis on n’est pas capable de vivre puis de faire quelque chose de droit, droit, on n’est pas capable parce qu’on n’a pas cette confiance là, dans cette partie de nous-mêmes qui fait partie de notre esprit, on le met en doute puis on le questionne, puis on a peur, on raisonne, mau-dit qu’on raisonne ! Elle, elle s’en va dans le sud-là, elle ne sait pas pourquoi est-ce qu’elle s’en va, elle sait qu’elle ne devrait pas y aller selon sa situation mais il y a une poussée qu’elle y aille faque elle y va, c’est de même qu’on vit câlisse ! Quand ça te pousse dans les reins tu y vas, tu ne rationalises pas ton bureau, tes affaires patati patata, tu y vas !
Mais on n’est pas capable de vivre de même parce qu’on est lié à des fils, puis des fils, puis des fils faque on reste accroché à nos fils. Ça prend de l’intelligence pour faire confiance à ça, cette autre partie de soi, c’est ça de l’intelligence ! L’intelligence ce n’est pas rien que de l’affaire de parler, c’est de l’affaire vécue, aussi. Puis ensuite les gens ont des problèmes, je comprends que les gens ont des problèmes ! Si vous autres vous avez des problèmes imagine-toi le monde entier ! Puis les années qui viennent en quatre vingt deux, dans les mois qui viennent, il y a des gens qui vont vivre des changements, c’est déjà commencé, des changements vibratoires au niveau du corps astral, suffisamment intenses pour créer cet effroi là.
Puis quand vous les vivrez ces maudits états là, ben vivez les donc puis restez donc tranquille, soyez donc contents que ça se passe, c’est un bon signe ! Y en a qui vont perdre connaissance dans ces états là, ben perdez connaissance cassez-vous pas la tête ! Y en a qui vont penser qu’ils sont possédés dans ces états là, vivez les en attendant votre possession, jusqu’à temps qu’elle se dépossède ! L’ego va vous donner toutes sortes de raisons, toutes sortes de raisons pour s’inquiéter, toutes sortes de raisons c’est sa nature. Quand je dis que ça n’existe pas le mal, quand on n’y croit pas !
Si vous y croyez ça existe, plus vous y croyez, plus ça va exister ! Faque si vous êtes des témoins de Jéhovah puis que vous y croyez ben gros, ben c’est évident qu’on est tout’ des maudites athées puis on est tout’ damnés. Regardez le mouvement international des témoins de Jéhovah ! Moi je suis un antéchrist, puis vous autres vous êtes tout’ dans la magie noire. Il est temps que les gens ouvrent leur lumière ! Plus on est dans notre esprit, plus on est obligé de supporter le poids de notre intelligence tout seul, on ne peut plus demander l’opinion à personne.
Puis ça ce n’est pas facile pour des egos qui ont été endoctrinés pendant des siècles, à penser avec des pensées des autres, ce n’est pas facile ! Surtout quand les opinions viennent de hauts lieux, puis eux autres ils te disent : « Aux yeux d’eux autres ». C’est tout le temps présent de l’esprit, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. C’est une force immanente qui te nourrit tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, puis tu es toujours tout seul avec cette force là, puis tu n’en souffres jamais. Mais quand elle cogne à la porte c’est toff[10], c’est l’effroi, faque si vous avez la chienne tant mieux !
La crainte, la chienne c’est l’inversion de l’intelligence, c’est l’inversion de l’intelligence, c’est l’opposé autrement dit pour ceux qui ne sont pas aller à l’école longtemps. La conscientisation ce n’est pas, c’est, la conscientisation ce n’est pas un état qui arrête, qui fige, ça n’arrête pas ! Parce que l’intelligence ça n’arrête pas, parce que l’esprit c’est infini, ça n’a pas de borne. Faque éventuellement l’ego il est washé[11]. Commences-tu à en sortir un petit peu de la crainte toi, un petit peu ?
[commentaires inaudibles du public]
Oui c’est bon. Ce n’est pas facile je le comprends puis, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, je suis toujours ben pas pour vous troubler mais au moins je vous l’explique puis avec le temps, vous voyez que ça se tasse, puis ça se tasse, puis ça se tasse, puis ça se tasse. Faut que le monde en arrive éventuellement à sortir de la crainte de moi, il y a du monde qui ont peur de moi peur de quoi ? Ce n’est pas de moi qu’ils ont peur c’est d’eux autres, arrêtez d’avoir peur vous autres, vous n’aurez plus peur de moi. Peur de moi ! Ma mère n’a pas peur de moi, moi j’ai peur de ma mère ! Je suis une bonne mesure pour vous autres moi, de la crainte. Je suis une bonne mesure pour vous autres.
Si vous êtes capable de dépasser la crainte de moi, vous êtes au bout’, après ça ben, it’s easy[12], je peux dire n’importe quoi, je peux ouvrir n’importe quelle porte, là au moins votre esprit s’allume, puis il s’éveille, puis il s’éveille, puis il s’éveille mais si vous avez la crainte de moi, vous allez bloquer, vous allez bloquer, vous allez bloquer. L’effroi c’est fait’ pour détruire en nous notre insécurité foncière, à tous les niveaux, ça nous clean[13]. Vous n’êtes pas tout seul, j’en ai des expériences moi qui créent de l’effroi, j’en ai eu une cette semaine une expérience qui crée de l’effroi mais je ne panique pas ! Je me réfère à l’esprit qui génère mon esprit, puis ça arrête.
Faque si vous vivez des conditions d’effrois dans votre vie dans les années qui viennent, c’est bon pourvu que vous ne rationalisez pas, et que vous ne pensez pas toujours en terme du mal, puis des forces du mal puis toute la niaiserie ésotérique-là, ou spirituelle ou religieuse, regardez les choses avec votre esprit, pas avec votre intellect puis vos émotions. Puis l’effroi c’est essentiel parce que ils vont vous amener petit à petit, petit à petit à pouvoir voir, faut que vous en arriviez un jour à voir avec les yeux de votre esprit, pas les yeux de votre corps, ça ne vaut rien mais avec les yeux de votre esprit, pour que vous puissiez mieux connaître la matière et les autres plans.
Faque ils sont en train de petit à petit, vous donner des yeux, vous donner des yeux puis vous donner des yeux mais ce que vous voyez tout de suite, parce que ce n’est pas clair, ça vous crée de l’effroi. Quand vous le verrez clairement ça ne vous créera plus d’effroi, vous saurez quoi faire. L’homme est crainte, il est crainte à tous les niveaux, c’est la fondation même de son ego la crainte, puis les expériences, les exigences de chaque jour ne sont pas bien exécutées à cause de la crainte c’est pour ça qu’on a des petites vies.
[commentaires inaudibles du public]
Ça vient de l’esprit.
[commentaires inaudibles du public]
C’est parce que ce n’est pas clair.
[commentaires inaudibles du public]
C’est parce que ce n’est pas assez présent à l’esprit.
[commentaires inaudibles du public]
Tu attends, qu’est-ce que tu veux faire ? Faut que tu attendes, c’est toujours de l’esprit mais ça ne passe pas.
[commentaires inaudibles du public]
Quand ça ne passe pas ben tu te mets au neutre, ou tu souffres la situation mais tu n’as pas le choix mais ce qui est important pour vous autres de comprendre, c’est que quand ça se vit ces expériences là, que vous autres au niveau de votre ego, vous vous désengagiez de la valeur morale de ça, que vous viviez simplement l’expérience difficile vibratoire de ça, le choc !
[commentaires inaudibles du public]
Oui, ça peut en avoir, c’est connecté mais c’est dans la tête que c’est le pire
[commentaires du public] Après avoir passé ces épreuves là, est ce qu’il vient un état que, on sent très bien à travers le besoin de nos désirs, on se sent très bien, très bien profond, très bien, exceptionnel, très bien quelque chose je sais pas comment l’exprimer, un état d’harmonie qui change …
Quand tu n’as pas de crainte, tu n’as pas de crainte, quand tu n’as pas de crainte que tu vives n’importe quel état tu n’as pas de crainte t’sais, tu peux être dans ton esprit puis vivre des expériences ou aller dans des plans, vivre des expériences qui sont pénibles peut être pour le reste de l’homme, de l’humanité mais toi tu n’as pas de crainte, faque tu passes à travers.
[commentaires du public] … c’est pas pareil
Tu n’en souffres pas des épreuves
[commentaires du public] On parle de souffrance et on peut parler aussi de jouissance, un état de jouissance des fois que, on est au dessus de ça.
Non, non, non c’est de l’ego ça
[commentaires du public] Hein ?
C’est de l’ego ça
[commentaires du public] Lequel, ça dépend lequel
C’est de l’ego quand tu, quand, quand, quand, quand tu es
[commentaires du public] Si on parle d’harmonie y a pas d’impuissance dans l’harmonie
Dans l’harmonie il y a simplement un bien être mais c’est un bien être qui n’est pas de l’ego
[commentaires du public] Ben oui, je parle pas de celui là non plus t’sais
Quand tu es dans l’esprit il n’y a pas d’ego, il n’y a pas de réflexion dans l’ego ! Fait que, ça soit harmonieux ou désharmonieux il n’y a pas de réflexion dans l’ego, il n’y en a pas ! L’ego devient une lentille à travers, à travers laquelle l’esprit regarde.
[commentaires du public] Si l’ego est un état, son état de base est la crainte ça veut dire souffrance, l’état de base de l’esprit, c’est quoi ?
C’est l’ego.
[commentaires du public] L’état de base de l’esprit
Oui c’est l’ego. C’est l’ego !
[commentaires du public] Vous disiez tout à l’heure que [46’26 à 46’39 bande son défectueuse]
La partie inférieure là se transmute, se transmute puis elle devient parfaite à ce moment-là, c’est de l’esprit.
[commentaires du public] Et puis y a plus rien
Y a plus de crainte, non
[commentaires du public] C’est un bien être
C’est un bien être, la paix, la paix.
[commentaires du public] C’est ce que je veux dire
Mais il n’y a pas de réflexion dans l’ego.
[commentaires du public] C’est un état
C’est un état, c’est un bien être. C’est ni ici ni là, c’est de partout ça. Il n’y a aucune spiritualité liée à ça, c’est ben translucide, la paix ! Ce n’est pas psychologique la paix, c’est vibratoire ! La paix psychologique ce n’est pas de la paix, c’est une situation avant la tempête. La paix c’est constant, ça ne se détruit pas la paix, quand bien même qu’il y aurait une grosse, qu’il y aurait une tempête la paix c’est la paix, tu es toujours dans la paix quand tu es dans la paix, l’Esprit. La paix de l’Esprit ce n’est pas la paix de l’ego, la paix de l’ego c’est psychologique, il y a de l’émotion, il y a de la spiritualité, il y a toutes sortes de petites fleurs là-dans. Dans la paix de l’Esprit il n’y a rien c’est ça, la paix .


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