Synthèse
La parole devient le point d’ajustement fondamental entre l’ego et l’esprit. Tant que ce qui est dit provoque une vibration personnelle, un effet de reconnaissance ou de valorisation, l’ego demeure engagé et l’intelligence reste partielle. Lorsque la parole cesse de produire un retour pour l’ego, la communication change de nature : elle cesse d’être expérientielle et devient directement énergétique. À partir de là, la relation entre les egos se stabilise dans une vibration commune qui ne repose plus sur l’échange émotionnel mais sur la présence de l’esprit.
L’expérience, lorsqu’elle est continuellement analysée, mesurée ou comparée, se transforme en mémoire contraignante. Cette mémoire relie artificiellement les événements entre eux et enferme l’homme dans des cycles répétitifs où l’avancée réelle est remplacée par des ajustements comportementaux. Vivre de l’expérience entretient l’astral ; vivre l’expérience, sans la qualifier ni la questionner, permet de s’en dégager. C’est cette distinction qui détermine le passage de l’homme de l’expérience à l’intelligence.
La mémoire issue de l’expérience devient l’obstacle principal à l’individualisation réelle du comportement. Plus l’homme s’appuie sur ce qu’il a vécu pour orienter ce qu’il vit, plus il se coupe de l’instantanéité de l’action intelligente. L’intelligence ne se construit pas par accumulation d’expériences, mais par rupture progressive avec leur mémoire. Dès que l’ego cesse de mesurer ses actes à partir du passé ou d’anticiper leurs conséquences futures, l’acte devient clair, précis, et dégagé de la crainte.
L’effroi agit alors comme mécanisme de libération. Il force l’ego à lâcher les fils invisibles qui le relient à hier et à demain. Chaque choc, petit ou grand, met l’ego face à sa tendance à rationaliser et à sécuriser l’expérience. Lorsqu’il est vécu sans interprétation, l’effroi ouvre directement l’accès à l’intelligence, et l’homme cesse progressivement de vivre par expérience pour vivre par présence. À ce stade, l’acte ne dépend plus de la conséquence, mais uniquement de sa nature réelle, ce qui met fin à la création de mémoire et au cycle du karma.
Thèmes abordés
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libération de la mémoire créée par l’expérience comme condition d’accès à l’intelligence
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parole neutre comme mesure directe de la présence réelle de l’esprit
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différence entre vivre de l’expérience et vivre l’expérience sans la qualifier
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mémoire expérientielle comme chaîne invisible reliant passé et futur
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rationalisation de l’expérience comme mécanisme de blocage de l’intelligence
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effroi comme rupture avec l’attachement à la conséquence des actes
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instantanéité de l’action dégagée de la crainte et de l’anticipation
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fin du karma par la coupure avec la mémoire et la répétition des expériences
Cet article est en cours de relecture et de correction. Merci pour votre patience.
Conférence du 21 février 1982
Le rapport entre un ego et un autre devient plaisant et plaisant et plaisant et automatiquement les deux egos montent dans la vibration de l’esprit, là ils s’énergisent mais faut pour en arriver à ceci, faut que les egos apprennent à parler sans que ce qu’ils disent, les fassent vibrer. A parler d’une façon réellement neutre, réellement vers mais jamais pour soi, et ce n’est pas facile pour l’ego de, parler ainsi, ça prend une certaine conscientisation, je ne dirais pas une certaine habitude, une certaine conscientisation mais vient un point où on prend, où on en prend conscience de ça, puis on ne le perd plus après.
Parce que pour un ego qui se conscientise, parler est la clé de voûte de sa conscience, c’est la clé de voûte de son intelligence, et c’est la mesure même de son esprit, c’est la mesure de son esprit et pour un ego c’est important de connaître la nature de son esprit parce que la nature de son esprit détermine la proximité de son esprit, alors si vous avez des conversations ou si vous parlez et que, au début vous semblez découvrir des choses et que l’ego vibre, c’est parce qu’y a une proximité d’esprit mais il y a encore de l’ego.
Un jour viendra où vous direz des choses qui ne sont plus de l’ego mais l’ego sera tellement neutre que vous ne vibrerez plus dans l’ego, à ce moment-là vous serez, vous saurez que vous êtes dans l’esprit, c’est à ce moment-là que vous, que vous commencerez à vivre la paix de votre esprit, la paix de votre intelligence ou la paix qu’amène à l’ego l’intelligence, permettant à l’ego de voir à trois cent soixante degrés est-ouest, trois cent soixante degrés nord-sud son expérience, pour que vous en arriviez un jour à [micro coupure 2’19 à 2’ 33]… il vit simplement d’intelligence, parce que vivre d’expériences c’est épuisant pour l’ego émotivement et mentalement.
Ça peut être même décourageant pour l’ego, il y a des gens qui se découragent, ils ne se sentent pas être capables d’avancer, ils font toujours les mêmes gaffes ainsi de suite. Alors il y a des gros crochets sur le mur de l’ego et sur ce crochet là, il y a des grosses pièces astrales qui doivent être démolies avant que l’ego puisse ne plus vivre ces rebondissements constants d’expériences non terminalisées, faut que l’homme en arrive à pouvoir vivre seulement d’intelligence, de moins en moins d’expériences et de voir et de réaliser que, effectivement il avance de plus en plus dans la vie où il a besoin de moins en moins d’expériences.
Parce qu’une personne qui ne vit que d’expérience et d’expérience, et d’expérience s’aperçoit éventuellement qu’elle tourne en rond ou qu’elle n’avance pas, ou qu’elle avance puis recule, avance et recule, avance et recule, ça c’est fatiguant puis c’est décourageant pour l’ego, et pour que les personnes apprennent à vivre, d’intelligence au lieu d’expériences, il y a seulement un moyen, un moyen, c’est qu’elle s’habitue à ne jamais questionner son expérience, si vous êtes capable d’en arriver à vivre vos expériences puis à pas les questionner et à avancer et à avancer et avancer vous allez automatiquement rentrer dans l’intelligence parce que l’expérience ne se, ne vous servira plus de système de réflexion, de miroir.
Alors autant c’est bon vivre d’expérience, autant c’est mauvais, parce que quand vous vivez l’expérience vous apprenez des choses mais ce que vous apprenez c’est un nouveau comportement, et il ne s’agit pas pour l’homme d’apprendre un nouveau comportement, il s’agit pour l’homme d’individualiser son comportement. Et si vous vivez trop d’expériences, vous n’individualisez pas votre comportement vous en développez un, et vous n’arrivez jamais à être dans votre intelligence et de vivre un comportement qui est totalement individualisé, le comportement d’un être individualisé ça ne se questionne pas, par l’ego.
Mais si l’ego continue sans arrêt à questionner son expérience, questionner son expérience questionner son expérience, vérifier son expérience, checker[1] son expérience, il n’avance pas dans l’intelligence, il se sécurise dans la valeur de son expérience. L’homme doit apprendre à vivre ses expériences et à ne pas qualifier ses expériences, ne pas les mesurer ses expériences, ne pas les assujettir au regard de l’ego, il doit les vivre, un point c’est tout’ ! S’il les assujettit au regard de l’ego, c’est qu’il se sert de sa mémoire pour en mesurer la valeur, automatiquement il ne peut jamais rentrer dans son intelligence, il va toujours être prisonnier de son comportement.
Et c’est ça qui fait qu’il y a des gens qui avancent très lentement. On va dire des fois, on va dire des fois, d’ailleurs j’ai déjà dit ça, j’ai déjà dit, j’aime mieux, je préfère les gens qui ont des têtes de cochons que des gens qui sont doux, pourquoi ? Parce que les gens qui sont, qui ont des têtes de cochons, le fait qu’ils ont une tête de cochon, une façon de parler, c’est le fait qu’ils ont une sorte de volonté, une sorte de détermination et ça, ça les amènent d’une roche à une autre roche, à une autre roche, à une autre roche, à une autre roche.
Tandis que les gens qui sont doux de tempérament, n’iront pas d’une roche à une autre roche à une autre roche, ils vont à une roche, ils vont checker autour, ils vont checker autour, ils vont checker autour puis ils vont s’insécuriser, puis ils vont en vérifier, puis ils vont en mesurer, sont tu sur la bonne roche ? Sont tu pas sur le bonne roche ? Tandis que le gars qui a une tête de cochon il va aller sur une roche puis une autre roche, puis une autre roche, puis il va dire : « Qu’advienne qui peut ! » Et c’est pour ça que c’est plus facile pour ces gens-là d’entrer dans leur intelligence que pour les autres.
L’homme a extrêmement besoin d’enregistrer constamment un nouvel équilibre dans son expérience et pour qu’il enregistre un nouvel équilibre dans son expérience, c’est-à-dire pour pour qu’il vive son expérience, son autre expérience, sa nouvelle expérience d’une façon neuve, il faut que son mental et son émotif soient libérés de l’impression qu’a crée la mémoire de l’expérience antérieure, parce que l’expérience antérieure ou la mémoire de l’expérience lie, c’est comme un, des chaînes invisibles qui lient une expérience avec une autre expérience, avec une autre expérience, une autre expérience.
Puis les gens vont vivre cette expérience là parce que ils l’ont vécu l’autre avant, ils l’a connaissent un petit peu, alors automatiquement ils vont la colorer cette expérience. Exemple : Quelqu’un s’en va en voyage, dans un voyage ils se sont fait’ voler, dans la nouvelle expérience-là, ils vont s’organiser à tue-tête pour ne pas se faire voler, ils vont diminuer l’intensité de leur voyage ou ils sont allés dans un endroit dans un pays primitif où c’était roffe,[2] se sont fait’ brasser un peu, là ils n’iront pus, ils vont aller au Hilton. C’est pour ça que c’est très important pour l’homme de ne pas vivre de ses expériences, de simplement vivre ces expériences, il y a une nuance, forte, importante.
Pas vivre de ses expériences, vivre ces expériences et comme ça il en arrive à avancer dans son esprit et éventuellement à l’en découvrir la nature et vivre de nos expériences, c’est une habitude foncière de l’humanité et les peuples les plus retardataires dans le monde sont les peuples qui ont, qui mesurent leurs expériences selon la tradition, et vous regardez le monde aujourd’hui, regardez les pays arabiques où toute l’expérience est mesurée selon la loi d’Allah, prophétisée par Mahomet.
Et ça, ça crée un poids tellement vaste sur la conscience individuelle, ça retarde tellement l’évolution de l’individu que ces peuples-là n’ont aucune chance d’en arriver à l’immortalité, ils servent simplement des plans cosmiques. On est grandement prisonniers du passé mais ce qu’on ne connaît pas, ce qu’on ne comprend pas c’est la mécanique, on ne comprend pas la mécanique de notre ego, puis notre ego est tellement complexe, c’est tellement vaste que, c’est insuffisant à l’homme l’instruction, alors pour ajouter à l’instruction, l’homme doit souffrir, sans ça l’instruction suffirait.
Tu dirais à quelqu’un, « c’est de même », il comprendrait, pop for ever[3], hop, hop, hop, hop mais ce n’est pas de même, pourquoi ? Parce que l’expérience c’est la chose la plus fondamentale dans le cosmos, dans tout l’univers, à tous les niveaux, à toutes les échelles l’expérience c’est la seule chose qui ne se transmet pas. L’instruction ça se transmet mais l’expérience ça ne se transmet pas ! Alors on peut donner à l’homme l’instruction pour expliquer l’expérience mais l’homme doit vivre l’expérience mais une fois qu’il a l’instruction, son expérience n’est plus la même et c’est là qu’il va vers la découverte de la nature de son esprit et qu’il engendre en lui des forces dont il ne connaissait pas l’existence, dont il ne savait pas être lui-même la réserve.
C’est pour ça que l’homme ne peut pas se permettre à la fin du vingtième siècle, ne peut pas se permettre de rationaliser son expérience, il doit la vivre, dès qu’il l’a rationalise il s’enlise dans une mémoire qui le coupe de son intelligence. Et rationaliser pour nous autres c’est foncièrement naturel, c’est un écueil qu’on ne voit pas, c’est un obstacle qu’on oublie et c’est une couverture sur notre ego qui empêche l’esprit de pénétrer, ça prend une sorte de courage pour vivre l’expérience brutalement à vif, sans la mesurer d’avance. Mais qu’est-ce que c’est le courage ? C’est la relation entre la puissance de l’esprit sur l’ego, le pouvoir de l’esprit sur l’ego.
Mais ce n’est pas assez du courage, parce que l’ego peut très facilement se servir de cette énergie là pour se créer de l’astralité, et se croire courageux lorsqu’en fait il manquera d’intelligence dans une certaine expérience. Ce n’est pas parce que quelqu’un se noie dans l’eau, qu’il faut que tu y ailles par courage si tu ne sais pas nager ! Et à ce moment-là quand l’ego est pris dans une situation comme ça, si il n’est pas dans l’intelligence il saute à l’eau puis il se noie. Faut être intelligent, pour sauter à l’eau, faut savoir que tout est correct, faut savoir que le gars on peut le repêcher, sans ça, tu perds deux vies au lieu d’une ! Faque tu es mieux d’en perdre une que deux !
L’ego doit apprendre en parlant, à réaliser la nature de son esprit, un ego en parlant ne doit jamais se regarder lui-même, il doit regarder ce qu’il dit, et s’il regarde ce qu’il dit, il voit ce qu’il est en tant que canal il prend conscience de lui-même, il découvre la nature de son esprit, il vit de lui-même, il est bien dans sa peau. Les hommes ont beau chercher le bonheur, les hommes ont beau chercher la clé à la vie, tant qu’ils vont chercher, ils vont chercher ! La clé à la vie c’est l’équilibre entre l’esprit puis l’ego, il y a des lois sévères, des lois précises qui conviennent à l’homme du vingtième siècle et ces lois doivent être vécues, connues, senties, ressenties, perçues dans l’expérience.
Mais pour ça, faut que l’ego vive d’expérience d’une façon totalement vitale, totalement découpée de la mémoire ancienne, sans préjudice, parce que la vie c’est un processus qui est constamment renouvelé, c’est un processus qui est constamment neuf, c’est un processus qui n’est pas mémoire, dans la vie il n’y a aucun karma. Un homme qui vit ne peut pas créer de karma parce que, il est incapable d’assujettir le processus de vie à la mémoire de l’ego ! La création du karma, c’est la création de la mémoire, la création de la mémoire provient du fait que l’ego est incapable de saisir l’instantanéité de la vie de l’expérience, en relation avec elle-même.
Il la prend, il la saisit en relation avec sa mémoire, exemple : Le gars n’a pas d’argent, il est cassé[4], il va à la banque, fait un vol de banque, ce n’est pas le vol de banque qui nuit à son évolution, et le vol de banque ne commence pas quand il vole la banque, il commence dans la mémoire de sa souffrance, de son manque d’argent, de sa pauvreté, si il n’avait pas eu la mémoire de sa pauvreté, il n’aurait pas eu le mécanisme pour l’amener à la banque, c’est le fait qu’il a eu la mémoire, puis ayant la mémoire il y a pensé, ça a crée l’énergie astrale qui l’a amené à la banque.
Alors les hommes doivent apprendre à vivre leurs expériences d’une façon pure et si l’homme vit instantanément sa vie, son expérience d’une façon qui est détachée de la mémoire, puis le mécanisme qui accumule la mémoire qui est la rationalisation, automatiquement il va apprendre à rentrer dans l’énergie de son esprit et automatiquement va rentrer dans son intelligence et c’est comme ça qu’il va apprendre à se connaître et à se réaliser et à se percevoir presque parfaitement et précisément et lorsqu’il se percevra parfaitement et précisément, il sera bien avec lui-même et automatiquement sera ben avec les autres, sa vie deviendra facile.
Il est donné à l’homme présentement dans le monde, énormément de possibilités mais se sont des possibilités qui sont tellement, subtiles, que ça prend certains hommes pour les voir mais ceux qui peuvent se faufiler dans ce petit rayonnement-là d’intelligence, peuvent découvrir un champ d’expérience énorme et une façon de vivre qui n’a pas d’égale, ou qui n’a jamais eu d’égale dans le passé. C’est pour ça que quand je parlais à soir du choc de l’effroi, ce choc de l’effroi dans sa façon, son aspect, plus, plus quotidien plus de tous les jours, on le réalise dans l’expérience, la crainte de faire telle expérience, la crainte de faire telle chose, la crainte de faire telle chose.
Et si on est capable de vivre cette crainte-là ou cette inquiétude-là rattachée à l’expérience, à ce moment-là, on vit le choc vibratoire, il n’est pas gros mais on vit un petit choc, on met l’ego sur le spot et l’homme devrait être capable de mettre son ego sur le spot tout le temps et plus tu mets ton ego sur le spot, plus tu rentres dans ton intelligence. Alors pour nous autres les hommes c’est important de ne pas craindre l’expérience et surtout les conséquences de l’expérience, parce que les conséquences de l’expérience qu’on rationalise ou qu’on imagine font parties de la mémoire qu’on a des expériences antérieures qui déterminent les expériences futures, alors c’est un cercle vicieux.
Un homme qui pense aux conséquences de son expérience, le pense toujours en relation avec la mémoire et automatiquement, il tue la vitalité de son expérience, c’est pour ça que, l’expérience doit être vécue d’une façon libre, d’une façon précise, d’une façon nette, et elle apporte à l’homme un échange d’énergie entre l’esprit et son ego et éventuellement l’homme n’a plus besoin d’expérience parce que son esprit est suffisamment présent dans son ego pour que, la vie soit vécue instantanément et consciemment et intelligemment et c’est à ce moment-là que l’homme connaît la nature de son acte mais n’est jamais impliqué dans la conséquence de son acte.
C’est la nature de nos actes qu’on doit comprendre, qu’on doit connaître et non la conséquence de nos actes. Quand tu es conscient, la nature de ton acte devient extrêmement claire et très limpide puisque ton acte émane d’une conscience créative ou d’un esprit intelligent qui éclaire ton ego à ce moment là tu n’as plus à t’inquiéter de la conséquence de ton acte, parce que si tu t’inquiètes de la conséquence de ton acte, tu vas couper le courant de l’énergie venant de l’esprit et tu as des choses que tu ne feras pas ou y a des choses que tu ne diras pas et automatiquement tu vas empêcher l’esprit ou cette énergie de descendre dans la matière.
Ce sont les egos qui empêcheront la conscience supramentale de descendre sur la terre. La perception qu’on a les hommes, de la valeur de nos actes est toujours en fonction de nos craintes, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps alors c’est évident que si sa crainte est trop grande ben, on ‘l’aborte[5]’ et automatiquement y a quelque chose qu’on aurait dû vivre et qu’on ne vit pas qui nous aurait amené plus proche de notre esprit. Et quand on est très spirituel c’est encore pire parce que quand on est très spirituel on ne veut pas se mettre les pieds dans le plat, on ne peut pas faire de la peine au petit Jésus.
Faque automatiquement on s’enlise dans une émotivité qui retarde le développement de notre volonté, si y a quelque chose qui tue la volonté sur la terre, c’est la spiritualité, c’est pour ça que j’ai déjà dit dans une conférence, les gens sur la terre qui font quelque chose, qui brassent des grosses affaires ce n’est pas les saints, c’est la mafia, c’est la mafia ! Il est temps que les saints commencent à faire des choses, comprends-tu ce que je veux dire ? Mais les saints n’ont pas de volonté, le bon monde n’ont pas de volonté c’est du nanane[6] en veux-tu, en voilà. C’est pour ça qu’ il y a beaucoup de pauvres sur la terre, y a quelque riches qui runent le show[7] et tant que les êtres seront spirituels ils ne pourront jamais construire une civilisation.
Quand les hommes seront intelligents, là ils pourront construire une civilisation ! Faque en attendant on se le met dans la poche, c’est normal. Moi j’ai bien plus de sympathie pour les criminels puis les tueurs puis les gangsters que vous ne pouvez vous imaginer, au moins ils font quelque chose. Le bon monde ils ne font rien, ils se font mener, ils se font manger la laine sur le dos comment est-ce que tu veux sympathiser avec du monde de même ! Un de mes grands amis c’est un grand esprit croche, il est mourant[8] il me fait mourir[9] il est intelligent, pas dans son esprit ! Mais il a une partie c’est parce que c’est crochi par l’ego de la déformation de la personnalité, il est au bout’ !
Qu’est-ce que c’est le gars-là, l’américain là qui se faisait passer pour un avocat, puis un médecin, puis un pilote d’avion, puis un ci, puis un ça, hein ?
[commentaires inaudibles du public]
Franky Abigail
[commentaires inaudibles du public]
… au bout’ ! J’ai dis à eux autres en haut, j’ai dit : « Comment ça se fait que ce gars-là, il a fait toutes sortes d’expériences de même ? » Sais-tu ce qu’ils m’ont dit ? Ils m’ont dit : « D’abord l’expérience ça ne se transmet pas, faut que tu la vives ! » puis ils ont dit : « Ce gars-là, là, il a vécu toutes sortes d’expériences croches » puis un jour il en est assorti puis aujourd’hui il a ouvert une institution pour enseigner au gouvernement, puis enseigner aux gros monopoles comment ne pas se faire voler par des computers puis des ci puis des ça, c’est un spécialiste, faque moi quand je rencontre des gars comme ça, je vois un petit peu plus loin que la morale humaine, je rencontre des types de même, je trouve ça fantastique !
Parce que ils vivent leurs expériences au bout’, ils en souffrent d’accord, parce qu’ils sont inconscients mais ils vivent leurs expériences au bout’, c’est pour ça que ces gens-là développent dans la vie une sorte d’intelligence qui ne convient pas à tout le monde mais qui éventuellement peut servir au niveau social, puis c’est ça qui est arrivé avec ce type-là, il est très, il est très, il est très bien vu aujourd’hui puis, on a passé la brosse sur son dossier, pourquoi ? Parce qu’il rend d’énormes services aux grandes industries puis aux grands monopoles qui se servent des computers.
Mais ce qui arrive dans des cas des expériences comme ça, c’est que, un ego est poussé par l’esprit, puis il ne le sait pas, puis il souffle, puis il souffre, puis il se prend pour un voleur, puis se prend pour un croche, puis il se prend pour un mafioso mais dans le fond un jour, parce qu’il ne connaît pas sa destinée, un jour si il savait que, il fait ça aujourd’hui parce que demain il va avoir un institut qui va enseigner ça au monde, qu’il fallait passer par la crocherie[10] pour un jour qu’il ait de la droiture, il serait flatté dans son ego mais on vit toujours notre vie à l’insu de l’esprit, alors l’ego en souffre.
C’est pour ça que, ces gens-là, quand on regarde leurs vies d’une façon objective, on s’aperçoit que, y a plus d’intelligence en eux qu’on pouvait s’imaginer, c’est parce qu’elle n’est pas ajustée encore. Les grands romans que tout le monde lit avec avidité là, tout le monde voudrait vivre des vies de mêmes, des vies pleines, c’est fait’ de gens comme ça qui sont poussés par l’esprit, qui en souffrent parce qu’ils sont inconscients mais qui un jour, quand que ça s’est réorganisé l’affaire, que leurs plans de vies a changé s’aperçoivent que, il y avait des raisons pour ça, il y a toujours des raisons dans notre expérience et si on coupe notre expérience à cause de notre mémoire, c’est là que, on vit des petites vies.
Ils disent qu’un homme qui vit ses expériences là, brutalement là, brute d’une façon brute, sans la regarder en arrière, sans la mesurer, sans la qualifier, cet homme là ne peut pas avoir dans la vie d’insuccès. L’insuccès dans la vie vient du fait que les hommes ne vivent pas leur expérience au bout’, ils la vivent partiellement ou ils se coupent de leur expérience. Et si on va dans le domaine du mariage, puis des unions intimes des hommes et des femmes, combien d’hommes et de femmes surtout dans notre passé, surtout dans le temps de nos parents, qui auraient jamais osé laisser leur mari ou leur femme qui était invivable parce que ça n’aurait pas été bien vu dans la société.
Faque ils sont restés pluggés[11] avec des plugs[12] pendant quatre vingt ans, sais tu qu’est-ce que c’est être pluggé avec une plug pendant quatre vingt ans ? C’est long, c’est ça du karma. [rires du public]
[commentaires du public] C’est un manque de volonté
C’est un manque d’intelligence, qui mène à un manque de volonté, c’est toujours un manque d’intelligence, n’employez jamais le mot volonté avant le mot intelligence, le mot intelligence vient toujours avant le mot volonté, là où il y a de l’intelligence il y aura de la volonté, la volonté, ça n’existe pas seule. Du caractère ça peut être seul mais pas la volonté, il n’y a pas nécessairement d’intelligence dans du caractère ! Du caractère c’est une déformation de la volonté, le caractère est à la volonté ce que l’intellect est à intelligente.
Une vie humaine ça doit être totalement, dénudée, tu ne peux pas vivre une vie humaine avec des fils, tu ne peux pas vivre une vie humaine avec des fils rattachés à hier ou rattachés à demain, une vie humaine ça se vit tout de suite, puis il ne peut pas y avoir de fil s’il y a des fils ce n’est pas une vie humaine, c’est une existence et plus vous deviendrez conscient, plus vous deviendrez conscient des fils de ces fils invisibles qui vous lient à hier ou à demain, c’est à dire à votre mémoire, ou à votre corps de désir. Une vie humaine ça se vit, tu ne peux pas penser hier ou demain.
Sans ça on fait de l’angoisse, c’est pour ça que l’homme vit de l’angoisse, parce qu’il ne vit jamais le vide, des liens avec le passé ou le futur, vous pouvez être ici vous autres là, je vous comprends, ce n’est pas que je ne vous comprends pas mais vous pouvez être ici là, vous pouvez penser : « Faut que je me lève demain matin je travaille » ça crée une tension tout de suite, si vous étiez dans votre esprit, l’énergie vit, vous auriez l’énergie pour vous levez demain matin, vous n’auriez même pas senti l’heure mais la mémoire, hop …, hop les enfants qui s’inquiètent, hop la gardienne, hop hop hop, tu es assises sur la chaise, ça va être la gardienne, ha la gardienne est là-bas, c’est un autre monde, non la gardienne !
Faque on est connecté au passé puis à l’avenir par des fils invisibles, puis c’est ça qui nous crée de l’angoisse, puis après ça les gens disent : « Comment ça se fait que je ne suis pas capable de parler ? » Je comprends que vous n’êtes pas capable de parler ! Toute votre énergie sert à nourrir l’astral, comment voulez-vous que l’énergie serve à nourrir votre mental dans le présent, c’est impossible, c’est pour ça que vous n’êtes pas capable de parler. Si un homme était instantanément coupé de sa mémoire, il parlerait comme un pape !
Alors pour nous amener à ça, à cet état-là, l’esprit crée des chocs que j’appelle l’effroi et il crée des chocs à toutes les échelles de l’expérience. Et quand viennent les expériences où on doit vivre ce conflit entre l’esprit et l’ego, on doit être capable de passer à travers et de le vi-vre ! Sans s’inquiéter des conséquences sans rationaliser dessus, rien que le vi-vre, c’est comme ça qu’on devient intelligent.
Parce que de l’intelligence c’est facile, c’est le raisonnement qui est pénible mais l’intelligence y a rien plus facile que de l’intelligence, c’est tellement facile l’intelligence que ça en est facile, puis le pire c’est que quand tu es dans l’intelligence tu ne sais même pas qu’est-ce que c’est de l’intelligence tant que c’est facile, tu ne peux pas, tu ne peux pas mesurer ça de l’intelligence, tu l’écoutes, tu t’écoutes parler, c’est facile de l’intelligence mais c’est pénible d’en arriver à la canaliser, parce que on ne vit pas nos expériences libre du passé, du futur, autrement dit libre de notre astralité. Je ne suis pas, je ne me considère pas un phénomène moi, du tout, parce qu’un phénomène c’est une projection de l’ego.
Alors l’intelligence c’est très facile mais c’est l’expérience qui mène à l’intelligence qui est difficile, mais on vous dit comment opérer, comment ça fonctionne, vivez donc vos expériences froidement, pour en arriver à pouvoir vous remplir de votre confiance dans l’action parce que c’est votre confiance dans l’action qui est la porte par laquelle passe l’énergie de l’esprit, si vous n’avez pas de confiance dans votre action, l’énergie de l’esprit ne peut pas passer par la porte ! Les lois de l’homme sont très simples, très simples mais il ne sera jamais donné à l’homme les secrets de l’esprit sans que lui-même en arrive à découvrir ces secrets-là par l’expérience, c’est pour ça qu’il doit vivre l’expérience, et ne jamais la qualifier de bonne ou de mauvaise, elle est toujours bonne.
C’est pour ça que le choc de l’effroi, c’est un choc qui se sait, qui s’étale sur une, sur une règle à l’intérieure de laquelle y a plusieurs mesures et l’homme doit être capable de tout’ vivre les mesures de ce choc de l’effroi, de ce contact entre l’esprit et l’ego. Parce que ce n’est pas nécessairement les gros chocs de l’effroi qui sont difficiles, ils sont difficiles mais ce ne sont pas nécessairement ces gros chocs-là qui sont les plus importants, ce sont les petits chocs de tous les jours qu’on vit dans notre bureau, dans notre vie personnelle, c’est ceux-là qui sont les plus pénibles.
Parce que, dans la vie de tous les jours on n’est pas prêt’, tout le temps, à vouloir admettre qu’on peut avoir raison mais d’une façon autrement qu’on voudrait, alors on prend l’autre façon, alors on perd la raison de notre existence puis en perdant la raison de notre existence, on n’a plus de raison de vi-vre alors on existe, on a plus de raison de vivre, c’est pour ça qu’on meurt ! Parce que pour avoir une raison de vivre il faut avoir une intelligence de vie sans ça on n’a pas de raison de vivre, qu’il y ait un ouragan, qu’il y ait une tornade, qu’il y ait la mort, qu’il y ait la maladie, n’importe quoi ça nous wash[13] puis ça nous amène de l’autre bord.
Parce que pour qu’un homme réalise qu’il y a une raison de vivre, pour avoir une raison de vivre, il faut vouloir vivre et vouloir vivre dans le sens occulte du terme, c’est-à-dire vouloir continuer à donner à sa conscience l’empire de l’esprit et le pouvoir de cet empire-là qui va jusqu’à l’immortalité. T’sais ce n’est pas rien que simplement de dire philosophiquement : « Moi je ne veux pas mourir ! » C’est ben facile de dire : « Moi je ne veux pas mourir, j’aimerai ça ne pas mourir, t’sais c’est le fun l’immortalité ! » ça c’est ben ces gars-là mais de là à transcender l’acte philosophique qu’est la pensée philosophique, pour matérialiser l’esprit dans l’ego dans tous ses principes, pour détruire le pouvoir de la mort sur le plan matériel, c’est une autre paire de manche.
Faque rendu à ce point là tu ne peux plus vivre dans le passé ou le futur de l’expérience, tu vis dans l’expérience, dans l’expérience, dans l’expérience, dans l’expérience, dans l’expérience elle te mène où, elle te mènera là l’expérience, parce que où tu es dans la vie en relation avec ton esprit tu es toujours à la bonne place anyway,[14] tu ne peux pas faire un vol de banque si ce n’est pas ta place, tu vas faire d’autres choses, faque tu fais toujours l’affaire, tu fais toujours la chose que tu es supposé de faire mais tu ne la fais jamais ben, parce que tu as toujours de l’émotion qui t’empêche de bien la faire ! Tu as un accident automobile tu rationalises, ta femme est fâchée : « Pourquoi tu n’as pas faite attention patati patata ! ».
Pourtant dans l’accident d’automobile tu as appris quelque chose, tu as appris le calme, il s’est fait’ soudainement une connexion entre l’esprit puis l’ego, puis ils te disent : « Inquiète toi pas tout est correct ! » Tu as appris quelque chose, tu as vécu dans l’instantanéité de l’expérience ! Moi j’ai eu une expérience avec un char voilà quelque années dans le Nord, une petite Honda, j’avais capoté sur le highway[15], puis quand je capotais je disais : « Qu’est-ce que c’est qui se passe ? » Il dit : « T’inquiètes toi pas, on va, tu vas te tasser ! » Hop hop, puis pendant que je roulais hop, là suis remonter sur la route puis j’ai continué. J’ai perdu la mémoire de l’expérience, instantanément, continué comme si rien n’est arrivé.
Un jour j’étais après prendre ma cigarette, j’étais en train de m’allumer une cigarette, puis t’sais sur le highway quand un gars est arrêté, quand un gars marche c’est comme si il était arrêté parce que à cause de l’illusion optique, faque il y avait un type là, y avait l’air d’être ben loin, faque moi je prends ma cigarette, je m’allume ma cigarette puis quand je lève mes yeux, j’étais rendu dessus, trois pieds soixante mille à l’heure, j’ai juste eu le temps de tourner mon volant, puis mon char il est ben, ben stable puis là, je suis retourné comme ça, puis je suis retourné de même.
J’ai dit : « Pourquoi tu as fait’ ça ? » Il me dit : « C’était rien que pour te montrer comment est-ce qu’il est stable ton char ! » [rires du public] ça c’est dans l’instantanéité de l’expérience mais si j’avais été à l’émotion je me serais tué mais aussitôt que j’ai levé mes yeux j’ai retourné, c’est l’esprit qui te fais retourner, il te donne la force que tu as de besoin dans ton bras, pas plus, pas moins, juste correct mais c’est parce qu’il n’y a pas d’émotion, l’émotion là tu te tournes de même, tu te … [rires du public] Quand j’ai demandé des explications ils ont dit : « C’était pour te montrer que ton char est bien construit ! Final.
Mais nous autres, quand on est dans l’ego puis qu’on n’est pas dans notre esprit, puis tu es pogné avec une expérience de même puis surtout si tu es avec ta belle-mère c’est final, tu es un niaiseux, tu es ci puis tu es ça. Et plus on se conscientise naturellement, plus l’esprit est présent en nous, alors automatiquement plus on peut comprendre pourquoi est-ce qu’on a fait telle chose dans telle expérience, faque ça nous explique pourquoi, ça nous explique pourquoi, puis l’ajustement entre notre ego puis l’esprit se fait, se fait, de sorte qu’éventuellement tu peux vivre des expériences qui sont pas mal au bout’.
Mais tu ne te fais jamais mal mais elles sont au bout’ pareilles mais tu ne te fais jamais mal, faque automatiquement qu’est-ce c’est que tu développes ? Tu développes une résistance, à l’effroi. T’sais quand tu t’en vas à Mexico dans les petites montagnes, les petites rues là, qui ne sont pas ben, ben, ben larges là, puis ils te disent : « Continue quatre vingt mille à l’heure » Tout d’un coup il y a quelqu’un qui s’en vient : « Non c’est bon on le sait nous autres si y a quelqu’un qui s’en vient, mêle-toi donc de tes affaires » On veut toujours se mettre notre nez dans leurs affaires : « Mêles-toi donc de tes affaires, on s’occupe nous autres, on transforme tes corps, on les ajuste tes corps, on détruit la crainte ».
Non, on se mêle toujours de ce qui ne nous regardera pas notre vie, maudite habitude qu’on a ! Puis après ça là, on veut être conscient, puis on veut s’immortaliser, puis on lit : ‘La vie des maîtres’, puis on bave, puis on rêve, puis on tourne dans le lit, puis on a des, toutes sortes de patentes. Puis on va dans des écoles ésotériques puis on cherche des maîtres puis des manitous, puis on se fait ‘manipouter’[16]. C’est essentiel qu’on vive l’expérience, qu’on ne la qualifie jamais l’expérience, et qu’on la vive d’une façon totalement neuve chaque fois, chaque fois, chaque fois, chaque fois et qu’on fasse jamais interférence avec l’expérience.
Si on fait interférence on en bénéficie moins ! Alors l’expérience sert à ajuster nos violons, quand nos violons sont ajustés ben à ce moment-là tu ne passes plus d’expériences de même, parce que le travail est fait’, tu ne vis plus d’expérience, tu vis simplement d’intelligence, ou si pour une raison ou une autre qui en avait une expérience, ce ne serait plus une expérience, ça, ça serait simplement une situation de vie qui te permettrait de faire telle chose, telle chose, telle chose, telle chose, plus d’expérience. Quand tu n’as plus d’expérience dans la vie ben là, la vie commence à être le fun.
La planète Terre c’est une grande planète, y a bien du monde, y a bien des nations, y a bien des choses à vivre, y a bien des choses à voir, y a bien des choses à s’intéresser, y a bien, c’est vaste la terre, y en a qui sont, y en a qui sont nés à Saint Tite qui vont mourir à Saint Lin imagines-toi que c’est toute une expérience de vie ! Tu leurs parles des villes, des grandes villes du monde sont pas intéressés. Pas intéressés.
C’est comme ma belle-mère, elle est partie de la rue, puis elle est déménagée sur l’autre rue, puis tu lui parles de la vie, elle fait : « Ha je connais tout’ ça moi » ils connaissent tout’ ça eux autres : « Tu ne vas pas me montrer à faire des enfants, le gros bedon, les gros seins là, tu vas pas me montrer à faire des enfants ! » L’autre expression c’est : « Tu n’as pas fait le tour de mon jardin ! » Je ne voudrais pas ! [rires du public] C’est effrayant l’ego, l’ignorance crasse, balcon /ville t’sais [rires du public]. Okay « Allo police[17] la petite bière Molson, quarante ans, Bernard de Montréal c’est un chien [rires du public] c’est un capoté » [rires du public] je comprends, c’est triste la vie de l’homme !
C’est pour ça que si vous avez des expériences dans lesquelles y a de la crainte, dans laquelle y a de l’effroi, vivez les vos expériences et ne cherchez pas toujours de fil en aiguille, pourquoi ? Puis à quoi ça sert ? Puis qu’est-ce que c’est ? C’est tu de l’astral, c’est tu pas de l’astral ? Vivez les, occupez-vous pas du reste, c’est un piège de l’ego.
Si y a un gars qui devrait être bombardé par les mauvais esprits c’est ben moi ! Si y a un gars qui devrait être attaqué à gauche puis à droite c’est ben moi ! Pourtant je dors sur mes deux oreilles. J’ai jamais vécu ça moi, j’ai jamais connu ça, cette patente-là, ces craintes astrales, je ne me promène pas rien qu’en métro moi, ça ne m’arrive jamais !


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