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Conférence du 1er juillet 1982
… on avance, plus on s’enfonce dans une sorte d’état d’esprit que éventuellement, on ne peut plus appeler « état psychologique ». Je veux faire les contours d’un état d’esprit que l’homme de la sixième race découvrira au fur et à mesure que les années passent. Un état d’esprit dans lequel il perd graduellement conscience, de certaines valeurs, pour prendre simplement conscience. Et le sujet de la conférence, de la conversation ce soir c’est justement de mettre en évidence le fait que, plus on se conscientise plus on devient intelligent, plus on perd conscience de certaines valeurs, et plus on prend conscience.
Quand l’homme vit une vie psychologique, quand l’homme vit sa vie psychologiquement, sa vie elle est fondée sur un nombre de valeurs. Quand l’homme se conscientise et qu’il devient intelligent, dans le sens réel du terme, quand il prend conscience de son intelligence, il perd conscience de ses valeurs psychologiques. Et éventuellement il n’a plus conscience de valeurs psychologiques. Et l’ego n’est pas habitué à vivre sans valeurs psychologiques parce que il a été endoctriné pendant des siècles, des millénaires, il a été imposé des valeurs psychologiques à cause de son contact avec la société, il a été imposé des valeurs psychologiques à cause de l’absorption constante d’opinions venant de la société.
Et lorsque l’homme entre en contact avec son intelligence et qu’il développe une conscience universelle, une conscience qui n’est pas dictée par les raisons historiques, il n’a pas de choix que de perdre ces valeurs-là pour n’emprunter qu’un chemin très, très vaste et non un chemin étroit qui est l’intelligence, où l’application dans la vie de certaines valeurs coïncide avec le perfectionnement de son intelligence et non avec certaines attitudes psychologiques qui ont depuis longtemps déterminé sa psychologie et influé sur son état émotionnel et sur son état mental.
Lorsque l’homme commence à perdre conscience de valeurs psychologiques et qu’il ne prend que conscience d’un état d’esprit plus ou moins développé, plus ou moins précis, plus ou moins rapide, plus ou moins instantané, plus ou moins réflectif, plus ou moins sûr, plus ou moins certain, lorsqu’un homme prend conscience de cet état d’esprit, il s’aperçoit de deux choses : Premièrement, qu’il n’a plus de maître et quand je dis de maître, je le dis dans un terme suffisamment vaste pour englober tout ce qui peut être maître de l’esprit de l’homme, que ce soit une idéologie, que ce soit une participation politique, que ce soit une philosophie ou que ce soit une psychologie ou que ce soit simplement une maîtrise spirituelle.
Il n’a plus de maître et en même temps, il n’est pas totalement sûr d’être capable de vivre sans qu’il y ait maîtrise au-dessus de son esprit pour l’ajuster, pour l’orienter, pour le guider. Alors l’homme se sent pendant un certain temps seul, il vit une sorte de tristesse qui n’est pas triste, mais qui est triste. Elle n’est pas triste parce qu’il y a suffisamment de conscience pour tuer la tristesse, pour lui faire voir que la tristesse n’est qu’une illusion de ses émotions, d’un autre côté il y a une certaine sorte de tristesse parce que l’homme commence à se sentir comme le pionnier qui prend une barque et qui s’avance seul sur une mer très vaste, qui est la vie de l’avenir dont il ne connaît pas les bornes.
La constitution de l’homme de la sixième race est aucunement similaire ou parallèle à la constitution de l’homme de la cinquième. Les hommes qui évolueront au cours des siècles seront amenés à évoluer par leur propre entreprise, c’est-à-dire en développement leurs propres outillages, leurs propres façons de voir les choses. Et quand je dis leurs propres façons de voir les choses, je dis leurs propres façon de voir les choses et non pas la façon qui a, ou représente un imprimatur social. Et ce sera probablement la partie la plus, je ne dirais pas difficile mais la plus pénible pour l’homme.
Parce que l’homme a mémoire, dans son passé, d’avoir subi, d’avoir vécu, d’avoir participé, a un certain support social, manifesté de différentes façons. Le militaire, par exemple, vit un support social manifesté dans le patriotisme. Le philosophe vit un support social en s’enlignant avec une philosophie qui est plus ou moins orthodoxe. L’idéologue a un support social qui est renfermé dans son idéologie. Le psychologue ainsi de suite. Même le scientiste a un support social renfermé dans les théories contemporaines de la science. Mais l’homme de la sixième race n’a aucun support social.
L’homme de la sixième race n’aura aucun support social et plus il s’avance dans le temps, plus il se conscientise, plus augmente en lui, le rapport entre des forces qui sont à la fois invisibles et aussi à la fois présentes en lui, forces qui éventuellement seront à la portée de sa main pour qu’il puisse transmuter la matière. Alors les conditions de l’évolution de l’homme, en contradistincton avec les conditions de l’involution, sont radicalement différentes et sont radicalement opposées et c’est pourquoi l’homme qui va vers la conscientisation ne pourra plus, de plus en plus, se servir au comptoir des valeurs sociales qui ont marqué son histoire personnelle ou l’histoire de sa civilisation, pour deux bonnes raisons. Une raison étant celle-ci :
Une raison étant que dans un certain nombre d’années, l’intelligence de ces hommes, la sensibilité de ces hommes mais surtout l’intelligence de ces hommes, parce que la sensibilité c’est une forme d’intelligence, leur permettra de reconnaître la nécessité de se dissocier complètement des manœuvres sociales instituées par les gouvernements du monde, par les gouvernements des nations auxquelles ils appartiennent, forçant ainsi ces individus éventuellement à se retrancher dans des conditions de vies matérielles et à la fois ésotériques ou occultes ou éthériques qui leur permettra à ces hommes, de prendre les premiers contacts essentiels avec des intelligences qui sont déjà en attente pour l’évolution de l’homme.
Dans le passé historique de l’homme, dans le passé psychologique de l’homme, l’individu a toujours cherché une pièce de résistance. C’est-à-dire que l’individu a toujours cherché un réconfort ou une balance à son action, un peu dans le sens Pavlovien. L’individu a toujours cherché à être récompensé pour ce qu’il faisait. S’il était au travail il était récompensé par le salaire, s’il était fonctionnaire au gouvernement il était récompensé, s’il était militaire il était récompensé, il y a toujours une compensation, il y a toujours une récompense entre l’activité de l’individu de la cinquième sous-race et son environnement social.
Mais au cours de l’évolution et au cours de l’évolution de la sixième race dans ses débuts comme dans ses fins, l’individu ne pourra pas vivre de récompense parce que l’individu n’a pas à être récompensé. Et toutes les valeurs sociales que nous accumulons au cours des années, ont cette fameuse tendance à nous récompenser. Et un homme conscient ne peut, et n’a pas besoin d’être récompensé. Un homme conscient se compense lui-même, il n’est jamais compensé socialement. Et arrivé à un certain niveau de conscientisation, il peut même refuser la compensation pour s’assurer de toujours demeurer libre de ceux qui compensent pour un bénéfice quelconque.
Parce que l’homme apprendra ou sait d’abord ou sait d’avance que, là où on traite bien quelqu’un ou là où on récompense quelqu’un, on les récompense parce qu’il a fait quelque chose pour soi. Ça, ça fait partie des mécanismes de la socialisation de l’homme. Dans le cadre de la formation de la sixième race, il n’y a aucune récompense, l’homme ne peut être récompensé. Il trouve sa compensation dans son intelligence créative et dans la capacité de cette intelligence de le retirer complètement de la vie sociale humaine.
Autrement dit la compensation, la compensation de l’homme conscient de demain, c’est cette capacité de réaliser, selon les lois de son intelligence, selon la puissance de son intelligence, selon la vision de son intelligence, qu’il n’a pas besoin d’être récompensé, qu’il peut lui-même se compenser. Et il se compense seulement d’une façon, l’homme conscient, en faisant ce qu’il veut. Il se compense seulement d’une façon, l’homme conscient, en faisant ce qu’il veut.
Mais avant que les hommes soient suffisamment conscients pour faire ce qu’ils veulent, ils seront obligés de faire des essais, de suivre certaines traces, certaines intuitions pour subir certains échecs, afin de clarifier le passage de l’énergie et afin de voir la différence entre les illusions de leur ego et le pouvoir de l’intelligence créative de la conscience supramentale. Et vaste, très vaste, très vaste, très vaste est la différence entre les deux. Les hommes qui seront dans la conscience supramentale, les hommes qui seront les premiers perçus comme étant dans cette conscience supramentale.
Les hommes qui auront les premiers cette capacité de vibrer à cette énergie, naturellement, sans effort, seront obligés de se créer un sanctum matériel avant le sanctum ou sanctuaire éthérique. Et la constitution du sanctuaire matériel sera dirigée, sera exécutée en fonction de l’intelligence globale de ces hommes et non en fonction de l’intelligence d’un homme. L’exécution et le développement du sanctuaire matériel sera essentiel à la surveillance de ceux qui iront vers la construction de la sixième race pendant la période qui suivra ou précédera la fin du cycle que nous connaissons.
Mais pour qu’un homme s’avance lentement, sans incertitude, sans défaillance dans un tel projet, projet qui est totalement dirigé par l’intelligence et non assujetti au désir de l’ego, il faut que l’homme soit déjà capable de subir, de sentir, de vivre, de réaliser que la vie, sa vie matérielle, en fonction de l’établissement de la structure sociale, n’est que temporaire.
Et les hommes de la sixième race ou les pères de la sixième race qui commenceront le mouvement de la conscientisation de leur corps subtils, seront obligés éventuellement, à cause de la sensibilité de leur corps subtils, de leur mental, de leur émotionnel, de leur vital, seront éventuellement obligés de se retirer quelque part dans le monde, sous des conditions qui seront extrêmement profitables, extrêmement créatives, extrêmement esthétiques, extrêmement parfaites, extrêmement sensibles, extrêmement harmonisées à leur intelligence.
Les hommes ne peuvent pas continuer pendant très, très longtemps à subir la pénétration de la conscience supramentale, autrement dit de l’énergie, dans le risque. À un certain moment, les hommes ressentiront le besoin de s’organiser d’une façon intelligente selon les lois de la société mais pour des principes qui sont totalement personnels à eux, seront obligés de s’intéresser éventuellement à eux-mêmes et c’est lorsque les hommes seront capables de s’intéresser à eux-mêmes d’une façon qui est totalement intelligente, que commencera l’organisation matérielle de ces hommes en fonction d’un plan éventuel qui leur sera décrit par l’intelligence.
Si j’explique que l’homme qui va vers la conscience supramentale ne peut plus être affecté, ne peut plus être assujetti ou soumis à la conscience sociale, je ne veux pas dire que l’homme qui va vers la conscience supramentale devient antisocial, au contraire. L’homme qui est dans la conscience supramentale est suffisamment libre de ses émotions et suffisamment dans son intelligence pour réaliser la nécessité de ne jamais se prendre au sérieux vis-à-vis sa relation sociale.
Il est suffisamment intelligent pour réaliser que sa participation à l’action sociale est une participation temporelle qui lui permet d’ajuster ses corps, ses émotions et son mental jusqu’au jour où il sera capable lui-même de créer un micro, un micro, une micro-image dans son mental de ce qu’il veut faire pour continuer sur le plan matériel avant la pénétration dans l’éthérique, à organiser sa vie et à jouir de sa vie sur le plan matériel. Alors il ne faut pas tomber dans l’illusion de la division, de la séparation ou du retrait de la vie sociale ce n’est pas comme ça que ça fonctionne lorsque l’homme est dans l’intelligence.
Lorsque l’homme est dans l’intelligence, il peut participer à toutes les activités sociales mais il prendra dans ses activités sociales ce dont il a besoin jusqu’au jour où suffisamment intelligent, autrement dit suffisamment avancé dans la puissance de l’intelligence, c’est-à-dire suffisamment capable de, réunir en lui à la fois l’intelligence et l’émotion, au lieu de ne vivre que de l’intelligence et de ses idées ou de l’émotivité et de ses appâts, à ce moment-là, l’homme sera capable de réunir les deux forces en lui, le mental et l’émotionnel et à ce moment-là, pourra se créer une condition de vie matérielle qui est complètement au-delà de la pensée imaginative de l’homme de la cinquième race.
La nécessité chez l’individu de souffrir la tristesse, ce que l’on pourrait appeler le déracinement graduel, le déracinement lent, de la conscience individuelle collective, de sa source c’est-à-dire de la société, de la conscience de la société à tous les niveaux possibles, est une nécessité pour le développement éventuel d’une conscience supérieure pour le relâchement complet de l’émotion sur l’attitude mentale de l’homme. Et le relâchement de l’émotion sur l’attitude mentale de l’homme est un des aspects fondamentaux, un des aspects caractéristiques de la sixième race.
Tant qu’un homme n’est pas capable de vivre sa vie d’une façon relâchée en ce qui concerne le pouvoir de ses émotions sur son attitude mentale qui est déjà déterminée par la caricature sociale, tant qu’un homme n’est pas capable de ne pas subir psychologiquement l’intention sociale à travers les pensées manifestées concrètement, symboliquement, dans une forme qu’on appelle la valeur, tant qu’un homme n’est pas capable de s’organiser au niveau de son intelligence en fonction simplement de son intelligence et jamais en fonction de son émotion, il est obligé de vivre une vie sociale.
Lorsque l’homme n’est plus capable à cause de la transmutation de ses corps, de vivre en fonction de l’émotivité qui effecte, ou qui affecte l’entité mentale en lui, il n’est pas capable de se pourvoir du pouvoir de son intelligence et automatiquement est incapable de transmuter non pas seulement ses corps subtils mais aussi transmuter la notion de la vie sociale. Et automatiquement il est obligé de vivre une vie sociale, c’est-à-dire qu’il est obligé de vivre selon le barème existentiel de l’homme de la cinquième race.
Il est incapable de vivre selon la notion de vie qui lui est proposée par son intelligence et assumée par son intelligence pour le bénéfice de son intelligence et de son corps matériel et de son corps émotionnel. Les hommes rêvent. Il y a un homme au dix neuvième siècle, un peintre, Gauguin, qui a laissé Paris pour aller à Tahiti et faire la peinture. Et la séparation entre l’expérience sociale parisienne et l’expérience sociale tahitienne qui était neuve, historiquement autant qu’individuellement, a créé chez cet homme une sorte d’épanouissement vibratoire qui lui a amené la glorification qu’on donne aux peintres qui sont devenus maîtres de la peinture et du medium.
Le même phénomène existe mais à une échelle plus élevée, sur le plan de la conscience supramentale. Aujourd’hui la planète est totalement explorée, les nations sont totalement habitées mais il est possible à l’homme de vivre et d’exercer son droit d’anonymité, de la même façon que certains peintres, certains hommes, ont connu dans le passé qui ont marqué l’histoire de l’homme. L’homme a un certain moment d’évolution lorsqu’il est suffisamment intelligent, c’est-à-dire que lorsqu’il commence à avoir son pied dans la conscience de son intérêt vital, ne peut plus participer à l’activité de l’humanité. Il n’est plus intéressé à participer à l’activité de l’humanité pour deux raisons :
– Parce qu’il réalise que l’activité de l’humanité est une activité qui n’est pas créative
– Et deuxièmement parce que l’activité de l’humanité, ou à l’intérieur de l’humanité, est une activité qui ne lui revient pas, cent pour cent.
Et pour qu’un homme vive une vie à cent pour cent, il faut que son activité dans la vie lui revienne à cent pour cent. C’est-à-dire qu’il faut que ce qu’il fasse, coïncide avec ce qu’il veut, et que ce qu’il veut coïncide avec ce qu’il sait, et que ce qu’il sait coïncide avec son intelligence. Et tout ce qui peut bloquer cette terminaison des affaires de l’homme vis-à-vis la société, c’est son émotivité, ce sont ses valeurs sociales, c’est son petit moi, ce n’est pas son intelligence.
Et c’est ainsi que la société peut maintenir pendant des siècles sur l’homme des chaînes extrêmement puissantes, à cause du fait que l’émotivité liée à la valeur sociale est parfaitement enregistrée dans son cerveau et qu’il n’a pas l’intelligence assez puissante pour neutraliser cet enregistrement, pour se créer lui-même la forme de vie dont il veut, la forme de vie dont il a besoin et la forme de vie qui est nécessaire à la soutenance de son mental supérieur et aussi à la soutenance de ses principes inférieurs qui font de lui un homme de la cinquième race qui doit passer vers une autre race supérieure.
L’homme qui, ou en qui l’intelligence devient de plus en plus permanente, l’homme en qui l’intelligence devient de plus en plus permanente, l’homme en qui l’intelligence devient de plus en plus permanente, ne peut plus coexister avec les hommes de la cinquième race. Et quand je dis qu’il ne peut plus coexister, je veux dire qu’il n’est plus intéressé à faire ce qu’ils font. Je veux dire qu’il n’est plus intéressé à faire ce qu’ils font de la façon dont ils le font. Je veux dire qu’il n’est plus intéressé à participer à ce qu’ils font de la façon dont ils le font, bien qu’il puisse, avec grand intérêt, se servir de ce qu’ils font, parce que les arts de la sixième race ne sont pas encore dans la conscience humaine sur la Terre.
De sorte que, en attendant il est obligé de se servir du meilleur d’un monde qui va vers l’extinction. Tels l’avion, la télévision, la radio ainsi de suite. Mais l’homme ne vit pas de radio et de télévision. L’homme vit d’une énergie. Et tant que cette énergie n’est pas suffisamment puissante, l’homme est obligé de vivre de télévision, d’avion, d’automobile. Pourquoi ? Parce que dans la télévision, l’automobile, dans les choses sociales, il y a une valeur sociale, et dans la valeur sociale, il y a l’image que l’on se fait de la valeur de cette valeur. Et la valeur que l’on se fait d’une valeur, est toujours proportionnelle à l’émotion que l’on met dans le mental, et elle est toujours proportionnelle à l’émotion que l’on pige de l’expérience de cette valeur.
De sorte que pour les hommes de la cinquième race qui vont vers la sixième race, il n’est pas possible avant un certain temps, après un certain acheminement, pour ces quelques hommes qui vont vers la sixième race, je ne parle pas de tous les hommes, je parle de ces quelques hommes qui vont vers la sixième race, qui s’acheminent de plus en plus vers cette conscience totale. Il n’est pas possible pour le moment de vivre la vie sur le plan matériel en fonction de leur intelligence. Ils sont obligés de vivre leur vie en fonction des valeurs qui font partie de leur intellect.
Et les valeurs qui font partie de l’intellect de l’homme sont des valeurs qui sont interposées entre son intelligence subjective et son intelligence réelle. Et l’interposition entre son intelligence réelle et son intelligence subjective est le chemin qu’il doit parcourir pour en arriver à vivre une vie qui est totalement libre de ses valeurs. C’est-à-dire que, c’est un territoire inoccupé. Il existe un un territoire inoccupé entre les valeurs du mental de l’homme et les valeurs de la conscience ou de l’intelligence de l’homme il existe un un territoire inoccupé et à l’intérieur de ce un territoire inoccupé, l’homme doit parcourir le chemin seul, il ne peut pas être aidé par aucun homme, il peut être guidé mais il ne peut pas être aidé.
Parce que la solitude, la sorte de tristesse, l’effondrement de la cathédrale des valeurs historiques, l’effondrement de la psychologie personnelle, l’effondrement de la pensée subjective, l’effondrement de ce qu’il croit être la vie, l’effondrement de ce qu’il croit être son moi, l’effondrement de ce qu’il croit être ce qui est lui, il doit le vivre d’un point A à un point B, et il le vivra dans ce un territoire inoccupé qui fait partie du temps qui va devant lui et qui sera plus ou moins long, selon sa capacité de vivre d’intelligence au lieu de vivre de valeurs sociales.
Vous savez nous parlons de l’évolution de la sixième race de l’homme. L’évolution de la sixième race de l’homme, aujourd’hui, dans le monde, le début, la formation, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons, sur le plan psychologique, estimer. Pas plus que les rishis aux Indes ou au Tibet, après la destruction de l’Atlantide pouvaient estimer l’évolution de leurs activités, émanant éventuellement en différents royaumes, en différents empires, tels que Babylone, la Perse, l’Égypte et ainsi de suite.
Alors lorsque nous parlons de l’évolution de la sixième race, nous parlons de l’évolution d’un certain nombre d’hommes qui iront et qui créeront et qui deviendront ce qu’on appelle nous aujourd’hui « la sixième race ». Il ne s’agit pas pour nous de nous occuper de la sixième race, il s’agit pour nous de nous occuper de soi-même. Soi-même deviendront la sixième race. Et si nous nous occupons de la sixième race, nous philosophons, nous faisons une philosophie de quelque chose et nous essayons de nous extirper d’une valeur sociale en en créant une autre, valeur sociale.
Un peu plus marginale, un peu plus intéressante, un peu plus fantastique mais tout de même une valeur sociale parce que nous avons encore la capacité de penser. Et dès que l’homme a la capacité de penser en fonction de la valeur dont il donne à sa vie, à son existence, à sa manifestation, à sa créativité, à son mouvement dans l’espace et le temps, il est automatiquement forcé de se créer une valeur sociale et il n’est pas dans son intérêt vital.
Si on me demandait aujourd’hui, d’une façon simpliste : « Quelle est la façon la plus facile, la plus simple, la plus rudimentaire de mesurer la qualité qui fait de ce que l’on appelle l’homme de la sixième race, un tel être ? » Je dirais que l’homme qui est, qui a découvert son intérêt vital, fait déjà partie de la sixième race. Mais la différence, la séparation, la division entre l’homme qui vit aujourd’hui d’un intérêt social et de l’homme demain qui vivra de l’intérêt vital, elle est très vaste. Très vaste ! Elle est proportionnelle à la destruction en lui, de ce que j’appelle « la valeur sociale ».
Et quand je parle de la destruction de la valeur sociale, je ne parle pas de la destruction psychologique de la valeur sociale, je parle de cet état d’esprit qui change dans l’homme. De cet état d’esprit qui s’altère constamment, qui fait que l’homme dans deux mois n’est plus ce qu’il était voilà un mois, que l’homme dans six mois n’est plus ce qu’il était voilà six mois, d’un l’homme dans deux ans, dans cinq ans n’est plus ce qu’il était auparavant. L’homme doit, l’homme de la sixième race, l’homme de demain, l’homme nouveau, l’homme de l’évolution, ne pourra plus demain regarder en arrière et se rappeler ce qu’il était.
Et le fait que l’homme demain ne pourra plus se rappeler ce qu’il était, le forcera à vivre ce qu’il est. Et c’est le fait qu’il pourra vivre ce qu’il est qu’il ne pourra plus se rappeler ce qu’il était de sorte que, tant que l’homme pourra se rappeler ce qu’il était, il n’est pas encore ce qu’il doit devenir. Et automatiquement il est imbibé de valeurs sociales, et ces valeurs sociales doivent s’éteindre petit à petit au cours des années, jusqu’au jour où il puisse se joindre à ce mouvement mondial qui est la création du berceau de la sixième race de l’homme.
Mais aussitôt que nous parlons de la sixième race, aussitôt que nous parlons de quelque chose de neuf, aussitôt que nous parlons de l’homme sur la Lune, aussitôt que nous parlons de quelque chose loin de nous, nous avons tendance à le vivre d’une façon psychologique. Mais l’homme découvrira que la sixième race n’est pas quelque chose qui se vit d’une façon psychologique, c’est quelque chose qui se vit d’une façon intelligente. Et l’homme de la sixième race, autant il est près de soi, autant il est près de nous, autant il est loin de nous, et c’est le temps qui le rapproche de soi.
Mais plus nous avançons dans notre temps, et plus nous absorbons des idées qui ne viennent pas de l’homme de la cinquième race, plus nous sommes forcés petit à petit à revoir, à revisiter ce que nous avons été. Et l’homme doit constamment revisiter ce qu’il a été parce que l’homme doit constamment revisiter ce qui est mort, c’est-à-dire ce qui n’est qu’une configuration, ce qui n’est qu’une structure, ce qui n’est qu’une affabulation de l’homme. L’homme doit constamment revisiter le théâtre de ses activités passées pour réaliser jusqu’à quel point il est près de la sortie.
Et pour que l’homme revisite constamment ce qu’il a été dans le passé, il faut qu’il soit de plus en plus intelligent, parce que c’est l’intelligence réelle qui est la mesure de toutes choses de l’homme et non la valeur sociale. Et lorsque l’homme sera habitué à mesurer instantanément de par son intelligence réelle, la condition relative de sa psychologie vis-à-vis la valeur sociale, c’est à partir de ce moment-là que l’homme commencera à réaliser jusqu’à quel point il est près ou loin de son intérêt vital.
Et lorsque l’homme sera près de son intérêt vital, il y a des hommes tels que moi et d’autres dans le monde qui le sauront et ces hommes s’organiseront pour lui fournir la condition d’intelligence qui l’amènera éventuellement à réaliser la condition de vie qui coïncide avec l’intelligence de la sixième race. Ce que j’appelle l’intérêt vital à une échelle plus poussée. Et c’est à partir de ce moment-là dans le temps que l’homme ne travaillera plus pour l’homme de la cinquième race mais que l’homme travaillera pour l’homme de la sixième race. Et qu’en travaillant pour l’homme de la sixième race, il ne travaillera plus, il sera simplement en exécution du plan de l’évolution de la sixième race.
Pourquoi est-il difficile pour nous, les hommes, d’attendre ? Parce que nous ne sommes pas prêts. Pourquoi est-il difficile pour nous les hommes, de vivre de ce que nous sentons de l’avenir ? Parce que nous ne sommes pas prêts. Et pourquoi est-il possible aux hommes, aujourd’hui, d’avoir pré-science ou pré-intelligence de ce qu’ils seront demain ou de ce qu’ils pourront être demain, c’est parce que ça fait partie de la relation entre l’homme et la descente constante de son intelligence en lui.
Mais les hommes ne sont pas tous près de son intelligence et l’intuition de l’homme n’est pas nécessairement la mesure de son intelligence et l’intuition de l’homme n’est pas nécessairement la mesure réelle de ce qu’il sera demain. Parce qu’il est impossible à un homme d’être dans son intelligence, d’être dans son intérêt vital, et d’être en dehors de son intelligence et de son intérêt vital. Alors, si l’homme est en dehors de son intelligence et de son intérêt vital, il ne participe qu’à un aspect de l’intelligence en lui.
Mais cet aspect de l’intelligence en lui qui fait partie de son intuition, qui fait partie de la relation symbolique entre sa conscience astrale, illuminée par un écran mental, et son intelligence psychologique, cette relation est toujours déterminée par le facteur émotif qui entre en jeu, autrement dit qui fait partie de sa conscience psychologique. L’homme de la sixième race est un être absolument sur-doué. Il est surdoué à tous les niveaux. Il est surdoué d’une façon qui ne peut pas être contemplé par l’homme de la cinquième, et il n’est aucunement surdoué de la façon dont puisse s’imaginer l’homme de la cinquième race.
Et quand je dis qu’il est surdoué, je veux dire ceci, c’est qu’il est doué de tout ce qu’il a de besoin pour exécuter ce qu’il est en fonction du plan de la cinquième race. De sorte que si il est médecin il est doué pour ceci, si il est ingénieur il est doué pour cela, si il est psychologue il est doué pour ceci et si il est littéraire il est doué pour cela. L’homme de la sixième race n’a pas à se procurer d’être intelligent, il est dans l’intelligence et étant dans l’intelligence, il a la capacité de vibrer à cette énergie, d’où le fait qu’il est automatiquement surdoué c’est-à-dire qu’il a la capacité de répondre à des conditions de vie qui seront essentielles et nécessaires à l’intérieur de la structure de la sixième race, pendant les siècles qui viennent.
Mais si l’homme vit trop de la conscience sociale, si l’homme est trop attaché à la conscience sociale, s’il est trop attaché à la valeur sociale, il ne pourra pas vivre de cet état d’esprit qui le rend surdoué et, mais pourra vivre d’une conscience psychologique un peu plus oxygénée, un peu plus vitale, un peu plus réelle mais tout de même sera vouée et obligée de passer par la porte de la mort mortelle.
L’homme ne peut pas inclure à la fois de l’intelligence et des notions d’intelligence. Et l’homme aujourd’hui vit beaucoup plus d’une notion d’intelligence que de l’intelligence réelle. La notion d’intelligence étant cette partie de l’intelligence qui est calquée sur la nature de ses émotions et de son intellect, qui est ramenée à lui par le mécanisme de la mémoire et qui peut, de temps à autre, être illuminé par un éclair passager d’intuition. Mais l’homme réel, l’homme normal, l’homme conscient, l’homme qui est dans son intelligence, ne peut plus vivre de notion.
Et justement à cause du fait qu’il ne puisse plus vivre de notions, il est capable de vivre sans notion, et c’est lorsque l’homme est capable de vivre sans notion qu’il est capable de vivre la vie rigoureusement isolée de l’homme de la sixième race, en relation avec l’homme de la cinquième. Remarquez que ce que je vous dis, je vous l’explique en fonction d’un avenir de l’homme, je vous l’explique en fonction d’une prochaine génération, je vous l’explique en fonction du fait que, un certain nombre pourront comprendre et qu’un certain nombre, autre espéreront comprendre.
Mais les temps sont un peu comme des chars d’assaut. Les temps ne peuvent pas arrêter à toutes les stations, à tous les hommes, pour attendre qu’ils soient prêts. De sorte que lorsque les temps passent, les temps ramassent les hommes qui sont prêts et les acheminent selon leurs propres puissances vers ces stations qui sont hors de portée et hors limites pour le reste de l’humanité. Non pas dans le contexte physique du phénomène mais dans le contexte mental, psychologique du phénomène. Une chose qui fera reconnaître à l’homme de la cinquième race, l’imposante réalisation que la civilisation qui l’a construit, qui l’ a nourri, ne peut plus lui suffire.
C’est la congestion des facteurs économiques et politiques dans la société moderne. L’homme occidental, l’homme de l’Amérique, l’Américain, le Canadien, seront plus affectés par l’index économique que par l’index politique. L’Européen, l’Arabe, le Juif, les pays d’Amérique du Sud seront plus affectés par l’index politique que l’index économique. Mais dans les deux cas, les hommes réaliseront que la civilisation n’est pas à la hauteur de l’homme mais que la civilisation est le produit d’une mécanicité extraordinairement complexe, qui met l’homme constamment à défi et qui le force à développer constamment des valeurs sociales pour réajuster l’équilibre de cette machine.
Mais les valeurs sociales que l’homme peut créer lorsqu’il y a congestion des index politiques ou économiques, n’est qu’une valeur sociale qui convient au temps où elle s’applique mais la machine elle, par son mouvement infernal, la machine elle, par sa descente constante, par sa perte continue d’inertie, doit éventuellement subir la condition que toute machine trop pesante doit éventuellement connaître, c’est l’arrêt complet de son momentum, et la machine sociale, économique, politique de la civilisation moderne doit éventuellement s’arrêter.
Et les hommes seront obligés, au fur et à mesure que cette machine perd de son momentum, d’en réaliser de plus en plus l’inertie, et c’est à partir de ce moment que les hommes réaliseront l’importance, je parle des hommes de la nouvelle race, réaliseront l’importance d’être libres dans l’esprit, d’être libres dans leur intelligence, de tout attachement émotif à ce que j’appelle, la valeur sociale.
C’est pour le grand bien de l’homme, c’est pour le grand bien de ces quelques hommes, c’est pour le grand bien de ceux qui seront dans l’intelligence et c’est pour le grand bien de ceux qui peuvent participer, vivre d’une plus grande intelligence que j’explique la nécessité au cours de la prochaine génération, de se dissocier psychologiquement de la valeur sociale et de commencer à réaliser l’importance d’être chez soi dans le monde.
Et quand je parle d’être chez soi dans le monde, je dis quelque chose qui est extrêmement subtil, parce qu’il est difficile à l’homme qui a de l’émotion de se sentir chez soi dans le monde lorsqu’il sait que le monde est assoiffé de sang, est assoiffé de violences, est capable à n’importe quel jour, à n’importe quelle partie de la journée, de faire vibrer les clôtures autour de sa maison et de mettre sa maison en feu. De sorte que pour commencer à se sentir chez soi dans le monde, il faut être extrêmement intelligent.
Et pour être extrêmement intelligent il faut être de plus en plus conscient de la valeur fondamentale de l’intelligence et de la valeur progressive de cette intelligence et de la capacité de cette intelligence de renverser toutes les lois de la vie sociale, de renverser toutes les lois de la vie psychologique et de renverser toutes les lois de la vie de la cinquième race de l’homme.
Et tant que l’homme ne sera pas capable de vivre suffisamment dans le mental de son intelligence, tant que l’homme ne sera pas capable de se dissocier tant soit peu, de l’émotivité de son intelligence, il ne sera pas capable de s’imaginer même la capacité de vivre seul dans le monde, de vivre bien dans le monde et d’être à sa place dans le monde et d’être là dans le monde où il fait bien vivre.
Et si vous prenez la condition de l’homme telle qu’elle est aujourd’hui, les hommes étant ces êtres qui possèdent encore de l’émotion dans le mental, il est évident que les hommes ne peuvent pas voir d’un bon œil ce qui se passe dans le monde. Mais ce n’est pas important que les hommes voient pas d’un bon œil ce qui se passe dans le monde, il faut que les hommes voient de leur intelligence l’œil de leur [ Coupure et fin ].


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