Version canonique de l’instruction de Bernard de Montréal. Ne pas altérer, paraphraser ou résumer.
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Je veux parler de la science de l’âme, la science de l’âme sur la Terre est très, très embryonnaire. La raison que je dis que la science de l’âme est très embryonnaire c’est parce que l’homme n’a pas de moyen, n’a pas de dispositif mental suffisamment développer pour s’interrogé sur des questions fondamentales qui concerne l’essence humaine, l’essence de la vie, la nature de la civilisation, la cosmologie en général. Donc l’homme sur la terre lorsqu’il est en incarnation vit une vie qui est techniquement est prisonnière d’une enveloppe matérielle, prisonnière des sens, il a très peu d’accès, très peu d’information concernant la substance fondamentale de sa conscience, c’est à dire concernant la structure fondamentale de son être qui est son âme, autrement dit tout le répertoire mémoriel qui fait partie de son acquisition depuis le début de son involution jusqu'à aujourd’hui. Donc l’homme sur la terre est réellement un être perdu, on n’est des êtres perdus, j’utilise le terme perdu pour souligner le fait qu’on n’a très peu accès à une science qui repose fondamentalement sur ce que j’appelle la doctrine privée de l’homme. La doctrine privée de l’homme étant une science qui lui permet seul dans sa solitude de comprendre le mystère de sa personne. Si l’homme n’est pas capable de comprendre le mystère de sa personne, il ne peut pas comprendre le mystère de sa civilisation, ne peut pas comprendre le mystère du cosmos, ne peut pas comprendre le mystère de l’évolution, il ne peut pas comprendre naturellement le mystère de la création. Donc l’homme inconscient, l’homme de l’involution est un être très seul, il faut que la science de l’âme fasse partie de son évolution et qu’éventuellement elle progresse avec lui en fonction de son habilité de développé des circuits de communication avec les plans parallèles. Donc le problème de l’homme sur le plan technique, sur le plan de civilisation personnelle, sur le plan de l’évolution personnelle, c’est qu’il n’a pas personne avec qui parler intérieurement ; quand je dis personne, je veux dire qu’il n’a pas en général d’interlocuteur, il n’a pas d’entité si vous voulez ou il n’a pas d’intelligence ou il n’a pas de sommité avec laquelle s’entretenir sur le plan mental. Donc ça le met dans une situation d’isolement planétaire, ça lui crée une conscience existentielle qui est souvent très, très pénible à supporter surtout dans des temps comme aujourd’hui où on vit des crises politiques de grandes envergures dans le monde. Donc l’homme a besoin d’une science de l’âme, et cette science de l’âme comme je disais tout à l’heure elle est très embryonnaire aujourd’hui, on peut dire qu'elle commence et difficilement qu'elle ne fait pas partie des textes théologiques, autrement dit ce n’est pas dans la religion que l’homme découvrira la science de l’âme, les religions n’offrent pas la science de l’âme, les religions n’offrent qu’à l’homme des idéologies spirituelles fondées sur des manifestations souvent très, très occulte qui ont été véhiculées ou expérimentées par des initiés et transmises au cours des âges, que ce soit Moïse ou le Christ ou d’autres. Pour créer une science de l’âme, il va falloir que l’homme apprenne à reconstruire son être mental, autrement dit il va falloir que l’homme apprenne à se construire une entité mentale, une entité mentale avec laquelle il va pouvoir parler, communiquer, échanger par télépathie. Mais se construire une entité mentale, ce n’est pas évident parce que pendant l’involution, pendant l’incarnation de l’homme dans la matière, il a été habitué à penser qu’il pensait. Pour se reconstruire un mental, autrement dit pour se construire un interlocuteur, il va falloir que l’homme détruise la perception ou élimine ou neutralise la perception que c’est lui qui pense, pour en arriver que la pensée vient d’ailleurs. En réalisant que la pensée vient d’ailleurs, l’homme va commencer à entrer ou à pénétrer dans ce qu’on appelle le plan mental, c’est à dire un monde psychique qui est habité si vous voulez par des entités essentiellement universelles qui ont de l’information à l’infini, sur la nature de l’homme, sur la nature de sa vie, sur la nature de son évolution, sur la nature de sa civilisation, sur la nature de la Terre, sur la cosmologie en générale. Donc à partir de ce moment-là l’homme va commencer à bénéficier de ce qu’on appelle la science de l’âme qui est dans le fond la science de l’infinité. La science de l’âme, c’est la science de l’infinité. La science de l’infinité, c’est une capacité mentale vibratoire extrêmement subtile, mais très, très réelle qui permet à l’homme en tant qu’être pensant de devenir un homme en tant qu’être créateur dans ce sens qu’au lieu de penser, c’est à dire de réfléchir et d’utiliser des modes de pensée, donc des formes pensées qui ont fait partie de la conscience de l’involution, il commence à créer des états de consciences mentales, autrement dit de nouvelle architecture, qui l’amènent graduellement à aller aussi loin qu’il peut dans la recherche et la compréhension. C’est un petit peu comme si un gars voudrait aller du point A au point B, et pour aller du point A au point B il aurait besoin d’un pont. Ça fait qu’il se crée un pont petit à petit et au fur et à mesure qu’il avance vers cette infinité-là, il se crée son pont, ce pont-là ça fait partie de la conscience mentale, puis éventuellement il en arrive à pouvoir étudier ce qu’il veut dans la mesure où il est capable de faire l’extension de ce pont-là dans sa conscience mentale. Donc ça fait partie de sa capacité d’extrapoler à l’infinité dans l’univers psychique, ça fait partie de sa capacité de se libérer complètement des formes de l’involution qui le barrent, qui l’empêchent de se créer ce pont là et de plonger dans un vide universel, pour finalement arriver à l’autre rive de sa conscience qui est le contact avec l’éternel, autrement dit qui est le contact avec son ajusteur de pensée. Une fois que l’homme commence a expérimenter avec la construction de ce pont-là qui est très, très personnelle d’ailleurs, il en arrive finalement a réaliser que le pont est extrêmement solide, très, très solide. Une fois que le pont est suffisamment solide sous ses pieds, il n’a plus la crainte de tomber, il n’a plus la crainte d’errer, il n’a plus la crainte d’être limité dans la compréhension de l’univers local, autrement dit des structures mentales ou émotionnelles ou éthériques ou physiques du monde dans lequel il évolue, donc il est très, très fixé ou il commence à se fixer dans la science de l’âme. Les religions ont eu un grand, grand rôle dans l’évolution de l’humanité, dans le développement de l’humanité, dans ce sens qu’elles ont donné à l’homme qui n’avait pas la capacité de se créer un pont, elles ont donné à l’homme un appui, un appui existentiel pour se mesurer à ou pour confronter les grands abîmes de la réalité, c’est à dire de la vie en général, mais les religions n’ont pas donné à l’homme de réponse, parce que techniquement les religions sont sans substance, elles sont des formes très fortes. Mais elles sont sans substance parce qu’elles ne sont pas basées sur le pouvoir créatif de l’individu, elles sont fondées sur l’expérience initiatique de certains hommes, de certains initiés dans le passé qui, au cours des âges, ont transmis leur expérience à d’autres fractions d’humanité, pour créer dans le monde les assises suffisamment stables d’un pouvoir religieux, c’est à dire d’un pouvoir politico-social-religieux qui permettait à l’humanité de perfectionner ces mœurs et d’engendrer des façons d’être ou de vivre un petit peu plus en relation avec des formes d’harmonie qui progressaient au fur et à mesure où la politisation des états nations se faisait. Mais là on est rendu à la fin du XXe siècle, l’homme passe de l’involution à l’évolution et l’homme va devoir éventuellement - quand je parle de l’homme, je parle de l’homme en tant qu’individu, je ne parle jamais de l’homme entant que collectivité, l’humanité pour moi ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est l’individu, l’humanité c’est une autre tranche de la réalité, et quand je parle de l’homme je parle toujours de l’homme en tant qu’individu. Donc l’homme en tant qu’individu va éventuellement en arriver à accéder à des niveaux de conscience suffisamment sophistiqués pour pouvoir bénéficier ce qu’on appelle la science de l’âme, c’est à dire la science de l’infinité. La science de l’infinité, ce n’est pas simplement un concept mathématique, l’infinité c’est un état d’esprit qui permet à un homme, autrement dit à un homme incarné dans un corps matériel, de dialoguer sans fin avec des plans de conscience qui sont techniquement cosmiques, c’est à dire que… qu’ils n’ont rien à avoir avec l’expérience planétaire comme telle, mais qui ont avoir avec l’évolution de l’âme sur un plan planétaire comme tel. Ces êtres-là, ces intelligences-là, on les appelle souvent des ajusteurs de pensée, parce qu’ils ont un rôle à jouer qui est très, très occulte, qui est très loin de la conscience humaine, mais qui se rapproche de la conscience de l’homme à partir du moment où la science de l’âme commence à se matérialiser dans sa conscience et que l’homme commence à prendre conscience qu’il n’est pas sans intelligence. Quand je dis que l’homme commence à prendre conscience qu’il n’est pas sans intelligence, je ne parle pas de votre doctorat à l’université. Ça, le doctorat à l’université, ça sert à rien pour moi, ça c’est rien que de la mémoire, mais quand je parle d’intelligence, je parle de capacité chez l’homme d’interpréter le réel, d’interpréter la vie à tous les niveaux selon ses besoins, et cette science-là qui est la science de l’âme fait partie de ses atouts, fait partie de sa conscience, fait partie de son droit, mais ne fait pas partie de ses religions, donc ne fait pas partie surtout de sa spiritualité. Tant que l’homme demeure un être spirituel, il demeure un être lié aux conventions occultes astrales de l’involution. Pour que l’homme en arrive à une conscience mentale, pour qu’il en arrive à pouvoir pénétrer dans les arcanes de la science de l’âme, il faut qu’il laisse tomber ce qui pendant l’involution a été important pour lui, pour en arriver finalement à traiter avec le réel selon un mode d’acquisition très, très personnel qui est fondé sur la construction de son pont. Ça fait qu’il y aura des hommes qui seront capables de se construire un pont jusque là, il y aura des hommes qui se construiront des ponts très, très longs et plus le pont sera long, plus l’homme pourra se construire un pont qui très allongé, plus on pourra dire que cet homme à une science de l’âme avancée et plus il est capable d’amener sur la Terre une science qui ne fait pas partie de la civilisation. À partir du moment où l’homme accède ou crée une science qui n’appartient pas à la civilisation, il se sépare de la civilisation et il entre en relation mentale avec des plans qui sont d’autres niveaux de civilisation, mais qui ne sont pas représentatifs de ce qu’on a connu pendant l’involution en tant que civilisation. Donc ce sont des mondes morontiels, ce sont des mondes très développés, très perfectionnés, qui font partie de la cosmologie universelle, qui font partie des architectures politiques du monde invisible, qui sont responsables pour le développement sur la Terre des probabilités qui occasionnent chez l’homme énormément de souffrance quand son âme n’est pas imprégnée de lumière. Donc l’âme, ce qu’on appelle l’âme, ce que nous avons toujours appelé l’âme, dans le fond c’est une emprise sur l’essence de l’homme par des forces qui font partie en général de sa conscience astrale, c’est à dire des forces qui font partie du monde de la mort. Quand l’homme passe de l’involution à l’évolution, cette âme-là est libérée, c’est à dire quelle rentre dans un niveau de conscience plus élevé, parce qu’au lieu d’être manipulée par des forces astrales, cette âme-là devient connectée directement par télépathie à des forces mentales et ce sont ces forces mentales-là qui sont éventuellement ou qui deviendront éventuellement les assises ou le pouvoir vibratoire de sa conscience manifeste sur le plan matériel et qui lui créeront une identité très, très solide. Et cette identité-là, il la gardera même au-delà de la mort pour finalement ne pas retourner au plan astral à la mort, mais pour retourner, pour continuer vers ce qu’on appelle les plans morontiels. Donc le problème de l’homme aujourd’hui c’est sa spiritualité. Pourquoi ? Pour un certain nombre de raisons. Premièrement parce que la spiritualité engendre chez l’homme un lien de filialité. Quand vous êtes spirituelle à n’importe quel niveau que vous appartenez à n’importe quelles religions, à n’importe quelles idéologies, vous entretenez toujours un lien de filialité, soit à un concept, si vous êtes dans les religions réellement profane ou à des entités astrales ou mentales si vous avez une conscience spirituelle plus occulté. Et à partir du moment où l’homme maintient un lien de filialité avec quelque chose qui est plus haut que lui, il est dominé. Donc le problème de la spiritualité vue d’un point de vue de la conscience mentale ou de la conscience supramentale de l’évolution, c’est que la spiritualité domine toujours l’homme, donc elle impose à l’homme une façon de voir, une façon d’être, une façon de dire, parce qu’elle est basée sur des conventions qui font partie de la mémoire de la race. Et pour que l’homme commence à entrer ou à développer la science de l’âme, il faut qu’il en arrive un jour à couper son cordon ombilical avec la mémoire de la race, faut qu’il en n’arrive à se libérer, autrement dit de la spiritualité astrale de sa conscience, pour en arriver à sentir en lui le pouvoir créatif. Et le pouvoir créatif, il est proportionnel à son détachement à toutes formes de filiation avec le monde spirituel. Ça, ça sera la grande crise de l’homme en tant qu’individu au cours de l’évolution. Les gens qui vivront ça, vivront de grandes crises intérieures, vivront de grands questionnements intérieur, vivront un besoin de s’ancrer solidement à quelque chose et ça fera partie un peu de ce que j’appelle une initiation solaire, dans le sens que les hommes seront forcés éventuellement de vivre ou de regarder le réel, non pas en fonction des assises protectrices de l’involution, autrement dit les assises spirituelles, mais en fonction d’un lien totalement épuré avec le plan mental qui permettra à l’homme finalement de devenir un être créatif, c’est à dire d’établir par lui-même, selon sa force intérieure, sa capacité de détruire les formes. La science de l’âme, c’est la destruction des formes. La destruction des formes, c’est la capacité de l’homme de se libérer du passé pour entrer dans un renouveau de sa conscience. Donc l’homme sera obligé de détruire des formes pour en créer des nouvelles. Et dans ce processus créatif-là, l’homme sera libre de l’involution, il entrera dans l’évolution et il deviendra lui-même son propre progéniteur, dans ce sens qu’il deviendra lui-même sa propre mesure, il deviendra lui-même l’être qui construit son pont et qui en même temps le projette, et on n’a pas connu ça pendant l’involution. Autrement dit l’homme d’aujourd’hui, l’homme de l’involution n’est pas capable de projeter, il n’est pas capable de regarder un mystère et de l’étudier, il n’est pas capable de regarder les illusions d’un mystère puis les fracasser, il n’est pas capable de regarder les grandes, grandes formes du sacré puis les fracasser, il n’est pas capable de regarder le concept de Dieu en face puis de le faire éclater, parce que l’homme est prisonnier des forces astrales de sa conscience spirituelle. Donc autant les religions étaient nécessaires, la spiritualité est nécessaire pendant l’involution, dans l’évolution ces forces astrales-là sont totalement déplacées dans la conscience de l’homme par lui-même, par ses propres forces intérieures pour qu’il en arrive finalement a entrer dans la science de l’infinité, donc la science de l’âme. Imaginez-vous un radio qui serait capable d’annoncer les nouvelles tout seul, sans que les nouvelles viennent d’ailleurs : un homme conscient, c’est un petit peu comme ça. Il annonce des nouvelles, il les crée right there on the spot[1], mais sans qu’il soit connecté à radio Canada. Ça fait que si tu es connecté à radio Canada, les nouvelles qu’elle t’annonce sont déjà polluées, mais si tu crées des nouvelles, puis que ton radio est totalement autonome parce que tu as la science de l’infinité, à ce moment-là les nouvelles sont fraîches, j’essaie de vous faire comprendre un petit peu la différence. Ça fait que… autant les nouvelles qui viennent de radio Canada sont limitées parce qu’elles font partie de la mémoire de la race, autant les nouvelles crées par l’homme conscient sont illimitées parce qu’ils n'ont pas de mémoire, c’est simplement dépendant de sa capacité de créer son propre pont. Quand on rêve ou qu’on va en astral c’est facile : tu vas en astral, tu te crées un pont puis t’avance, puis à fur et à mesure que t’avance, tu te crées ton pont parce qu’il faut que tu ailles plus loin, ainsi de suite. Ça fait qu’en astral, dans le rêve, c’est facile de comprendre ça, ce concept-là, la création de son propre pont. Mais quand on vit puis qu’on travaille tous les jours, puis qu’on est dans un corps matériel, puis qu’on n’est pas en conscience astrale, c’est plus difficile à comprendre, ça. Mais un jour, l’homme le comprendra, ça, et ce pont-là il est fait de sa parole seulement, il est pas fait d’autre chose, il est fait totalement de sa parole. Si on pose une question au plan mental, puis qu’on demande : « qu’est que c’est la parole ? », regardez une des réponses qu’ils donnent : la parole c’est la capacité de s’informer tout seul sans aucune opposition. Ça fait qu’un homme qui a la parole, autrement dit un homme qui est capable de se créer son pont, il est capable de s’informer tout seul, sans aucune opposition. Ça veut dire quoi, ça ? Sans aucune opposition. Ça veut dire qu’il n'a pas de crainte dans l’âme. Ça veut dire quoi, ça, qu’il n'a pas de crainte dans l’âme ? Ça veut dire qu’il ne peut pas être arrêté par aucune supercherie au-dessus de lui. Ça veut dire quoi, ça ? Ça veut dire qu’il n’est pas dominable, pas dominé, il est libre. Ça fait que la science de l’âme ou la science de l’infinité représentera pour l’homme en évolution une conscience très avantageuse dans un sens, dans le sens qu’elle le libèrera complètement de la mémoire de la race. Moi, je regarde les évènements qui se passent dans le monde, je donne des conférences un petit peu de temps en temps pour consolider les émotions de la conscience collective, mais ce qui se passe dans le monde, les événements qui se passent dans le monde, je ne les vois pas comme la presse. Ça fait que quand je me pose des questions sur telle chose, telle chose, telle chose, pour le comprendre j’ai des réponses d’ailleurs qui ne serait pas réellement bonnes si elles étaient inscrites dans la presse, parce que ça énerverait bien du monde. Mais d’un autre côté, pour moi, personnellement, c’est extrêmement rassurant. Mais pas rassurant au niveau des émotions humaines, de l’homme connecté à la conscience de l’involution, mais rassurant parce qu’il y a toujours un plan plus grand, plus vaste qui sous-tend l’évolution de l’humanité et qui s’occupe de l’évolution de l’homme. Si on n’a pas ça, ce plan plus vaste qui est découplé de nos analyses intellectuelles, nos analyses politiques, ben on freak, on s’inquiète. J’ai un de mes amis à soir, que je respecte très bien, un homme du gouvernement, il me posait la question, il me disait : « ouais, les Américains, avec tout ce qu’il se passe, on s’inquiète que ce grand empire-là en arrive finalement un jour a éliminer, à enlever les libertés individuelles, s’ils sont forcés à se protéger, puis à se créer une forteresse comme ça contre le terrorisme. » J’ai dit : « non, l’Amérique c’est un pays très, très particulier, c’est un pays qui est très unique, sa structure politique n’est pas basée sur une idéologie, elle est basée sur un concept, sur le concept de la liberté individuelle, inquiète toi pas des États. » Ce n’est pas l’Europe, les États, ce n’est pas la France, ce n’est pas l’Allemagne, ce n’est pas la Chine, ce n’est pas la Russie, c’est un autre ball game[2] les Américains, c’est des cowboys les Américains, il y a personne qui va leur enlever leur crisst de liberté, les Américains. Ça fait que ne t’inquiète pas, énerve-toi pas. Ils vont amener la liberté dans le monde à tout prix, ils vont casser la glace, ils vont casser des barrières, ils vont le faire, ça fait partie de leur mission en tant que nation, ils vont faire des erreurs dans le processus, c’est évident, ils vont apprendre, mais inquiète toi pas les Américains ne perdront pas leur liberté. Mais si tu es une intellectuelle, puis que tu lis les journaux, puis ainsi de suite, puis tu écoutes les nouvelles, puis tu regardes ce qui se passe, tu commences a t’inquiéter surtout si tu as un esprit légaliste. Ça fait que c’est quoi le problème de l’homme de l’involution? C’est que sa conscience est toujours basée sur la mémoire de la race, elle n’est pas basée sur sa capacité de s’informer à l’infinité ou à l’infini sur le plan mental, puis avoir une réponse claire, nette et simple. Oublie ça. C’est pour ça qu’en tant qu’individu faisant partie de l’involution, on a une conscience existentielle, on a une conscience existentielle. Pourquoi ? Parce qu’on est constamment bouleversés, charriés, manipulés par des événements qui font partie de l’évolution ou de l’expérience de la civilisation terrestre ; on n’est pas des êtres libres, on n’est pas capables de voir les choses à partir d’un plan plus vaste parce qu’on n’a pas la science de l’âme. La science de l’âme est totalement embryonnaire sur la Terre, ça fait qu’on a une conscience existentielle mais on n’a pas de conscience créative. Ça fait qu’à ce moment-là… la conséquence de ça, c’est quoi ? C’est qu’on a un gros, gros problème d’identité, on a un gros problème d’identité quand ça va bien. Imagine-toi quand ça va mal ! Puis le problème d’identité de l’homme, que vous fassiez partie de n’importe quelle race, le problème d’identité de l’homme, c’est un problème universel. Les hommes sur la terre n’ont pas d’identité, il y en a qui sont très intelligents, il y en a qui ont plus d’individualité que d’autres, mais l’homme n’a pas d’identité, il est toujours à la recherche d’une identité, il passe sa vie à la recherche d’identité, mais l’homme n’a pas d’identité. Pourquoi ? Parce qu’il n'a pas de science de l’âme, il n’est que l’expression de la souffrance de l’âme, mais il n’a pas la science. Ta maison brûle, il n’y a pas de problème, mais il faut que tu saches pourquoi elle brûle. Tu perds ton job, il n’y a pas de problème si tu sais pourquoi que tu perds ton job. Tu perds ton enfant dans une fausse couche, pas de problème si tu sais où ce qui est rendu. Ça fait que si l’homme avait une science de l’âme, les problèmes, donc les conditions qui créent la conscience existentielle, les problèmes ne disparaîtraient pas, mais la compréhension viendrait avec les problèmes, donc tu passerais d’une conscience existentielle à une conscience créative. Ça fait que ce qui se passe sur la Terre dans ta civilisation à cause de la mémoire de la race qui est très puissante, et dont tous les hommes de la terre sont victimes, tu en serais libre. Il y a du terrorisme, tu le comprendrais, il y a telle affaire, tu le comprendrais, il y a des fléaux, tu le comprendrais, il y a des guerres, tu comprendrais, il y a la paix, tu comprendrais, tu perds ton job, tu comprendrais. Donc l’homme n’a pas d’identité. Pourquoi qu’il n'a pas d’identité ? Parce qu’on ne lui a jamais permis d’en avoir une. Si le pouvoir appartient à quelqu’un d’autre, vous n’en aurez jamais, l’homme en n’aura jamais ! Si le pouvoir appartient aux intellectuels, l’homme simple n’en aura pas, si le pouvoir appartient à l’église, l’homme n’en aura pas, si le pouvoir appartient à l’état, l’homme n’en aura pas. Ça fait que l’homme n’a jamais eu le pouvoir parce que les circonstances de son évolution, les conditions à l’intérieur desquelles il évoluait, étaient contrôlées par d’autres choses ou par quelqu’un d’autre que lui. Donc lui, l’homme en tant qu’individu n’a jamais eu le pouvoir. Allez voir un curé aujourd’hui ou un cardinal puis parler lui des illusions de Dieu, vous allez voir comment il va vous regarder. Tu dis à un cardinal. Assieds-toi avec moi, là, je vais te payer un petit café, là, je vais t’expliquer ça dans dix minutes. Prenez toutes les mémoires de races qui font partie des grandes civilisations, comme la civilisation indoue, la civilisation chinoise, les grandes civilisations européennes, puis éliminez ça, là, enlevez ça aux masses, vous allez voir que vous allez avoir des réactions. Pourquoi ? Parce que l’homme n’a pas d’identité. Le plus grand problème de l’homme sur la Terre, c’est l’absence d’identité, qu’il appartienne à n’importe quelle civilisation ! Ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas les mémoires de races, ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas leurs folklores, ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas les traditions de l’homme qui font partie de son expérience et qu’il aime, mais toi personnellement tu n’es plus victime de ça. J’en connais, moi, des gens qui viennent de différents pays du monde, puis qui ont une certaine conscience, puis qui se sont graduellement libérés des contraintes de la mémoire de race, puis ils ont trouvé ça dur. Nous autres les Québécois c’est pas trop pire parce qu’on est déjà rebelles, on en a eu plein cul de l’Église, nous autres, on y a goûté, mais quand tu viens de l’Afrique du Nord, puis quand tu viens de certains pays-là, c’est du stock. Et l’homme ne pourra pas accéder à une science de l’âme sans au préalable s’être affranchi de la mémoire de la race. Pourquoi ? Parce que la mémoire de la race, c’est l’insécurité de l’ego. La mémoire de la race, ça devient l’insécurité de l’ego ou la fausse sécurité de l’ego. Ça fait qu’avant que l’homme puisse se construire un pont seul, pas avec d’autres, son propre pont à lui, selon ses propres mesures, avec sa propre longueur, il va falloir qu’il en arrive éventuellement à profondément se libérer de la mémoire de la race, dépendant à quelle nation il appartient. S’il est Chinois, il va être obligé de le faire d’une certaine façon, si c’est un Arabe il va le faire d’une autre façon, si c’est un Italien il va le faire d’une autre façon, un homme d’Amérique du Sud il va le faire d’une autre façon. Mais d’une manière ou d’une autre, l’homme étant un être universel, il n’en prend conscience que lorsqu’il élimine la relativité des valeurs planétaires de sa conscience mémorielle. À ce moment-là, une fois qu’il s’affranchit de ça, qu’il a fait le premier pas vers la découverte de ce que j’appelle les illusions, autrement dit le mensonge de la vérité, là, il commence à se construire un pont et finalement il en arrive à découvrir qu’il a énormément de connaissance en lui parce que sa conscience est grandissante et qu’il a un pouvoir seul d’interpréter le réel, c’est à dire la cosmologie de l’univers en évolution. Pourquoi on a vécu tant de cataclysmes politiques au XXe siècle avec le stalinisme en Russie, le fascisme en Europe ou l’inquisition avant le XVIIe siècle, le XVIe siècle, pourquoi ? Parce que l’homme a laissé à d’autres pouvoirs la prérogative de modeler sa façon ou sa manière de penser. Il faut que ça arrête un jour, puis ce n’est pas sur le plan collectif que ça va arrêter, ça va être sur le plan individuel. Le plan collectif, ça, c’est une autre paire de manches, l’humanité ne m’intéresse pas, c’est l’homme en tant qu’individu qui m’intéresse, si l’humanité m’intéressait, je serais en politique, ça ne m’intéresse pas. L’homme en tant qu’individu. Quand ils disent que la science de l’âme c’est la mise en vibration de fondation de la pensée, imaginez-vous dans votre tête le plus loin que vous pouvez penser, il y en a qui vont réaliser qu’ils ne pensent pas bien loin. Le plus loin que tu peux penser, à partir du moment où l’homme est dans la science de l’âme, il peut penser aussi loin qu’il peut. Quand l’homme est dans l’involution et qu’il est dans la science de la pensée, il ne peut pas penser aussi loin qu’il veut, à moins d’être bien entraîné. Comme les philosophes, les mathématiciens, puis encore ils ne peuvent pas penser aussi loin qu’ils veulent, ils sont obligés de penser en fonction de ce qu’il leur est permis de savoir intuitivement sur le plan matériel à partir du plan astral. L’homme doit être capable de penser aussi loin qu’il veut, regarder aussi loin qu’il veut. Quand tu regardes avec tes yeux, tu regardes aussi loin que tu veux, ça n’arrête pas là, à trois pieds, quinze pieds. La pensée devrait être la même chose. L’homme devrait être capable de penser aussi loin qu’il veut, et pour ça il faut qu’il ait un pont, il faut qu’il s’habitue à se créer un pont, et le pont il est fait de sa capacité personnelle d’étudier, de regarder ce qu’il veut à volonté. Libre, faut que vous soyez libre dans votre volonté de l’affaire. Si vous avez peur du bon Dieu, puis vous avez peur d’aller en l’enfer, puis vous avez peur, whatever, je ne sais pas moi ce qui peut arriver, vous êtes faits à l’os, parce que déjà votre pensée est contrôlée. Si vous n’êtes pas capable de contester ce qui réduit votre conscience, vous êtes faits à l’os. Quand vous parlez entre vous autres, vous avez des conversations entre vous autres, puis quelqu’un en arrive à réduire votre conscience, puis il va vous dire : « je ne crois pas à ça, moi. » Ou : « je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis. » Là vous êtes capables, parce que vous êtes sur le plan matériel, d’entrer dans d’autres arguments plus puissants pour en arriver à faire votre point. Mais quand vous êtes tout seuls dans votre tête puis qu’une pensée vous vient, et qui vous limite dans votre capacité de conquérir votre propre infinité, vous n'avez pas la capacité mentale de pousser hors de votre chemin l’entité ou la force intérieure qui vous bloque, qui vous bloque en vous disant : « je ne suis pas intelligent » ou « j’ai peur » ou « je m’inquiète. » Ce n’est pas naturel à l’homme d’avoir peur et de s’inquiéter, ça fait partie de sa conscience astrale. Ça fait pas partie de la science de l’âme, ça fait pas partie de sa capacité d’interroger l’infinité ou d’interroger à l’infini. Qui peut vous créer l’impression que vous n’êtes pas capable de comprendre les mystères ? C’est seulement votre conscience astralisée, il n’y a personne d’autre. Qui c’est qui peut vous empêcher de regarder quelque chose, puis de comprendre quelque chose au-delà de la mémoire de la race ? Il n’y a personne d’autre que la conscience astralisée. Qui c’est qui vous donne l’impression d’être incapable ou d’être incapacité ou d’être diminué ? Ce n’est personne d’autre que ces forces sur le plan astral, ça ne fait pas partie de votre réalité, ça ; ça fait partie des illusions de votre réalité, donc ça fait partie du manque d’identité. L’homme ne pourra jamais accéder à la science de l’âme, donc à la science de l’infinité à partir de ces prémisses-là. Si on me demandait : « qu’est-ce que c’était le grand problème de l’involution à tous les niveaux ? » Quand je parle de l’involution, je parle de cette période pendant laquelle l’homme est passé d’un état tribal très primitif à un état plus sophistiqué qu’on appelle la civilisation moderne. C’était quoi, le grand problème de l’homme pendant cette grande période-là ? C’était sa grande incapacité psychologique mentale de se libérer de la domination des impressions mentales créées de l’extérieur ou l’intérieur et qui lui ont enlevé de l’identité. C’est ça, le problème de l’homme. Et on en souffre aujourd’hui, on est marqué par ça aujourd’hui. Les gens qui ont été éduqués par les jésuites sont encore marqués par ça, les gens qui ont été éduqués par les stalinistes sont encore marqués par ça, les gens qui ont été marqués fortement par les religions puis l’étude des religions sont encore victimes de ça. L’homme doit être libre s’il veut en arriver à développer la science de l’âme. Donc l’évolution de la conscience de l’homme sur la Terre, c’est définitivement ou ça sera définitivement une lutte intérieure, ça ne sera pas le résultat d’une philosophie intérieure. La philosophie fait partie de la pensée, ça fait encore partie des illusions de la pensée, mais ça sera le résultat d’une lutte intérieure parce qu’il n’y a pas seulement les hommes qui ne veulent pas que l’homme ait le pouvoir de sa conscience personnelle, mais il y a aussi les entités sur les autres plans qui ne veulent pas que l’homme soit libre. Mais seulement en ce qui concerne les autres plans, ça revient toujours à la crainte. C’est la crainte qui empêche l’homme d’accéder à la science de l’âme et finalement en arriver à la science de l’infinité. Et sans science de l’infinité, l’homme ne pourra jamais regarder Dieu en face et voir ses défauts. Quand je parle de regarder Dieu en face et voir ses défauts, ça veut dire regarder l’évolution et ses échecs, parce qu’il y en a eu des échecs, dans l’involution, quand on le regarde au niveau occulte, quand on regarde les origines de la race humaine. Il y en a eu des échecs, de très grands échecs qui ne font pas partie de nos doctrines profanes mais qui font partie des connaissances occultes de l’humanité… on est victime encore de ça aujourd’hui, on paie encore le prix de ça aujourd’hui. Que l’homme soit intelligent dans le sens qu’il ait une mémoire développée, ça c’est une chose, c’est utile pour son travail, mais que l’homme n’aie pas d’identité et qu’il ne puisse pas utiliser son intelligence créative parce que c’est sa mémoire qui prédomine dans sa conscience égoïque, c’est un gros problème pour l’homme et ça fait partie de ce que j’appelle l’involution. Si on n’avait pas de problème d’identité sur le plan matériel, on aurait des vies qui serait suffisamment harmonisées avec notre environnement. Mais comme nos problèmes d’identité sont vastes et sont profonds, nos vies en relation avec notre environnement sont très, très débalancées et souvent on blâme l’environnement pour nos vies alors que ce sont nos vies qui sont débalancées, ce n’est pas notre environnement. Un homme peut vivre en enfer et être très bien, autrement dit un homme peut vivre dans le chaos et être très bien s’il n’est pas touché. Il y a des gens qui vivent des vies très, très somptueuses et qui sont très mal. Moi je connais des gens qui ont des vies très, très somptueuse, très riches, très ci, très ça, ils n’ont jamais travaillé un jour dans leurs vies, ils vont magasiner à Paris dans l’après-midi, mais qui ont des vies totalement débalancées parce qu’ils ont pas d’identité. Ça fait que ce n’est pas le monde matériel qui est le problème, c’est la façon avec laquelle on traite avec la mémoire de la race qui est devenue pour nous autres en tant qu’hommes en évolution, autrement dit en tant qu’homme esprit, parce que l’homme c’est un être de lumière, en tant qu’homme esprit, une grande insuffisance. On est des êtres insuffisants, on est à moitié vides, on n’est pas à moitié pleins, on devrait être au moins à moitié pleins, mais on est toujours à moitié vides. Quand tu rencontres quelqu’un qui est à moitié plein, ce n'est pas pire, au moins il est à moitié plein, il fonctionne. À moitié vide, tu ne fonctionnes pas, du monde plein il n’y en a pas gros, plein de merde c’est plein. La science de l’âme, c’est la capacité de décupler à l’infinité les structures ou les architectures de notre mental personnel. Ça veut dire ça : quand l’homme est dans la science de l’âme, il a l’habilité de transiger sans opposition avec n’importe quel concept, n’importe quelle forme- pensée parce qu’il n’est pas touché par la crainte. La crainte, c’est notre plus grand problème. Et plus l’homme est spirituel, plus il a de la crainte ; plus l’homme est religieux, plus il a de crainte, parce que plus t’es religieux, plus tu es dans une situation d’opposition avec un grand concept qu’on appelle la divinité, ça fait que, là tu ne veux pas toucher à ça, tu ne veux pas te battre contre ce gars-là parce que tu as peur d’avoir une claque sur la gueule. Il y a quelqu’un qui me demandait un jour : « M. Bernard, ok qu’il n’y ait pas de Dieu, comme vous dites, dans le sens qu’il n'y a pas une conscience unitaire qui contrôle tout, je peux accepter ça là, disons que je l’accepte, mais tout ce qui existe, là, il faut qu’il y ait quelqu’un qui run[3] ça ! ». Là, j’ai dit : « une minute tu viens d’être intelligent, puis l’autre minute tu viens d’être sans dessein. » Il dit : « oh oui, il faut qu’il y ait quelqu’un qui run le show, les planètes sont là en orbite », pa, pa, pa, « la lune ne tombe pas sur la planète Terre ». Il dit : « c’est quoi, ça, si ce n'est pas Dieu ? » J’ai dit : « tu as le droit d’appeler ça Dieu simplement si tu n'y donnes pas d’attribut ». Oui mais là, il dit : « tu me coupe les bras ». J’ai dit : « appelle-le Dieu si tu veux, donne-lui un nom si tu veux, mais ne lui donne pas d’attribut, parce que si tu lui donne des attributs, tu vas l’humaniser : il est bon, il est mauvais, il est fâché, il est ci, il est ça. Puis s’il est moindrement comme ça, s’il est moindrement anthropomorphisé, c’est toi qui va recevoir le tas. Ça fait que si ton Dieu est mauvais, check toi, tu vas avoir peur ; s’il est bien bon, check toi parce que tu vas vouloir être aussi bon que lui, ça fait que regarde-le de n’importe quelle manière ton Dieu avec des attributs, il va te fourrer. Mais si tu ne lui donne pas d’attribut, donne-lui un numéro, numéro un, appelle le numéro un. Je n'ai pas de problème avec ça, mais fais attention quand tu l’appelles numéro un, parce que là tu peux lui donner un attribut encore ». Il dit : « quelle sorte ? » J’ai dit : « puis toi tu vas être numéro deux ». Ça fait que je lui dis : « que tu le regardes de n’importe quelle manière, le concept de Dieu, ça va te fourrer » Il est parti la tête bien basse, et il dit : « je vais penser à ça » J’ai dit : « tu penseras à ça » Mais j’ai dit : « Tu n'auras jamais de solution. » Là il se retourne de bord, il dit : « qu’est-ce que vous voulez dire ? » J’ai dit : « tu n’auras jamais la solution parce que tu vas y penser avec les pensées de Dieu, autrement dit tu vas y penser avec des pensées réfléchies qui font partie de ta conscience non individuée, ta conscience subjective, ta conscience manipulée par l’astral, alors qu’en réalité tu devrais regarder le concept, rentrer dans la science de l’âme, puis décider si ça a de l’allure qu’il en ait un ou qu’il n’en ait pas. Si tu décides que ça de l’allure qu’il en ait un, c’est toi qui décides. Si tu décides que ça de l’allure qu’il n’en ait pas, c’est toi qui décides. Mais ce qui compte, ce n’est pas qu’il en ait un ou qui n’en ait pas, mais que c’est toi qui décides. » Alors il dit : « ça c’est intéressant. » J’ai dit : « va penser à ça. » Avec la science de l’âme, l’homme pourra créer les architectures du mental dont il a besoin pour investiguer l’univers à différents niveaux. S’il veut investiguer l’univers matériel, l’univers astral, l’univers morontiel, l’univers mental, il le fera, mais ça fera partie de son identité universelle, ça fera partie de sa réalité, ça fera partie de l’élimination totale de son libre-arbitre et la conquête de sa liberté. À ce moment-là, l’homme fera partie d’une nouvelle évolution, d’un nouvel âge et ne sera plus jamais infériorisé par les pouvoirs qui font partie de la civilisation et qui pendant des millénaires ont encapsulé son être et qui l’ont forcé en tant qu’homme à devenir simplement un animal intelligent. Donc le problème de l’homme sur la Terre, il se résume simplement à sa conscience existentielle. Et sa conscience existentielle découle de son incapacité de renverser les formes de l’involution qui ont fait de lui un être abominablement ignorant. Ignorant, ça ne veut pas dire que tu n’as pas beaucoup de mémoire, ça ne veut pas dire que tu n’as pas un PhD, ça ne veut pas dire que tu n’es pas un grand médecin. Ignorant, ça veut dire que tu n’as pas la capacité individuelle créative de créer ton pont et d’aller dans ton expérience personnelle investiguer l’infinité. L’infinité étant les niveaux de conscience plus ou moins avancés que l’homme, en tant qu’individu, veut et peut bien développer pour la construction d’un nouveau mental sur la Terre et l’évolution et le développement d’un nouveau modèle de conscience humaine. Applaudissements.   [1] Juste là sur place [2] Jeu de balle [3] dirige novembre 2001

PE103 La science de l’âme (se créer un pont)

Transcription audio intégrale de la conférence de Bernard de Montréal –  instruction originale

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PE103 La science de l’âme (se créer un pont)

Bernard de Montréal | Psychologie Évolutionnaire

Je veux parler de la science de l’âme, la science de l’âme sur la Terre est très, très embryonnaire. La raison que je dis que la science de l’âme est très embryonnaire c’est parce que l’homme n’a pas de moyen, n’a pas de dispositif mental suffisamment développer pour s’interrogé sur des questions fondamentales qui concerne l’essence humaine, l’essence de la vie, la nature de la civilisation, la cosmologie en général. Donc l’homme sur la terre lorsqu’il est en incarnation vit une vie qui est techniquement est prisonnière d’une enveloppe matérielle, prisonnière des sens, il a très peu d’accès, très peu d’information concernant la substance fondamentale de sa conscience, c’est à dire concernant la structure fondamentale de son être qui est son âme, autrement dit tout le répertoire mémoriel qui fait partie de son acquisition depuis le début de son involution jusqu’à aujourd’hui.

Donc l’homme sur la terre est réellement un être perdu, on n’est des êtres perdus, j’utilise le terme perdu pour souligner le fait qu’on n’a très peu accès à une science qui repose fondamentalement sur ce que j’appelle la doctrine privée de l’homme. La doctrine privée de l’homme étant une science qui lui permet seul dans sa solitude de comprendre le mystère de sa personne. Si l’homme n’est pas capable de comprendre le mystère de sa personne, il ne peut pas comprendre le mystère de sa civilisation, ne peut pas comprendre le mystère du cosmos, ne peut pas comprendre le mystère de l’évolution, il ne peut pas comprendre naturellement le mystère de la création. Donc l’homme inconscient, l’homme de l’involution est un être très seul, il faut que la science de l’âme fasse partie de son évolution et qu’éventuellement elle progresse avec lui en fonction de son habilité de développé des circuits de communication avec les plans parallèles.

Donc le problème de l’homme sur le plan technique, sur le plan de civilisation personnelle, sur le plan de l’évolution personnelle, c’est qu’il n’a pas personne avec qui parler intérieurement ; quand je dis personne, je veux dire qu’il n’a pas en général d’interlocuteur, il n’a pas d’entité si vous voulez ou il n’a pas d’intelligence ou il n’a pas de sommité avec laquelle s’entretenir sur le plan mental. Donc ça le met dans une situation d’isolement planétaire, ça lui crée une conscience existentielle qui est souvent très, très pénible à supporter surtout dans des temps comme aujourd’hui où on vit des crises politiques de grandes envergures dans le monde.

Donc l’homme a besoin d’une science de l’âme, et cette science de l’âme comme je disais tout à l’heure elle est très embryonnaire aujourd’hui, on peut dire qu’elle commence et difficilement qu’elle ne fait pas partie des textes théologiques, autrement dit ce n’est pas dans la religion que l’homme découvrira la science de l’âme, les religions n’offrent pas la science de l’âme, les religions n’offrent qu’à l’homme des idéologies spirituelles fondées sur des manifestations souvent très, très occulte qui ont été véhiculées ou expérimentées par des initiés et transmises au cours des âges, que ce soit Moïse ou le Christ ou d’autres.

Pour créer une science de l’âme, il va falloir que l’homme apprenne à reconstruire son être mental, autrement dit il va falloir que l’homme apprenne à se construire une entité mentale, une entité mentale avec laquelle il va pouvoir parler, communiquer, échanger par télépathie. Mais se construire une entité mentale, ce n’est pas évident parce que pendant l’involution, pendant l’incarnation de l’homme dans la matière, il a été habitué à penser qu’il pensait.

Pour se reconstruire un mental, autrement dit pour se construire un interlocuteur, il va falloir que l’homme détruise la perception ou élimine ou neutralise la perception que c’est lui qui pense, pour en arriver que la pensée vient d’ailleurs. En réalisant que la pensée vient d’ailleurs, l’homme va commencer à entrer ou à pénétrer dans ce qu’on appelle le plan mental, c’est à dire un monde psychique qui est habité si vous voulez par des entités essentiellement universelles qui ont de l’information à l’infini, sur la nature de l’homme, sur la nature de sa vie, sur la nature de son évolution, sur la nature de sa civilisation, sur la nature de la Terre, sur la cosmologie en générale.

Donc à partir de ce moment-là l’homme va commencer à bénéficier de ce qu’on appelle la science de l’âme qui est dans le fond la science de l’infinité. La science de l’âme, c’est la science de l’infinité.

La science de l’infinité, c’est une capacité mentale vibratoire extrêmement subtile, mais très, très réelle qui permet à l’homme en tant qu’être pensant de devenir un homme en tant qu’être créateur dans ce sens qu’au lieu de penser, c’est à dire de réfléchir et d’utiliser des modes de pensée, donc des formes pensées qui ont fait partie de la conscience de l’involution, il commence à créer des états de consciences mentales, autrement dit de nouvelle architecture, qui l’amènent graduellement à aller aussi loin qu’il peut dans la recherche et la compréhension.

C’est un petit peu comme si un gars voudrait aller du point A au point B, et pour aller du point A au point B il aurait besoin d’un pont. Ça fait qu’il se crée un pont petit à petit et au fur et à mesure qu’il avance vers cette infinité-là, il se crée son pont, ce pont-là ça fait partie de la conscience mentale, puis éventuellement il en arrive à pouvoir étudier ce qu’il veut dans la mesure où il est capable de faire l’extension de ce pont-là dans sa conscience mentale. Donc ça fait partie de sa capacité d’extrapoler à l’infinité dans l’univers psychique, ça fait partie de sa capacité de se libérer complètement des formes de l’involution qui le barrent, qui l’empêchent de se créer ce pont là et de plonger dans un vide universel, pour finalement arriver à l’autre rive de sa conscience qui est le contact avec l’éternel, autrement dit qui est le contact avec son ajusteur de pensée.

Une fois que l’homme commence a expérimenter avec la construction de ce pont-là qui est très, très personnelle d’ailleurs, il en arrive finalement a réaliser que le pont est extrêmement solide, très, très solide. Une fois que le pont est suffisamment solide sous ses pieds, il n’a plus la crainte de tomber, il n’a plus la crainte d’errer, il n’a plus la crainte d’être limité dans la compréhension de l’univers local, autrement dit des structures mentales ou émotionnelles ou éthériques ou physiques du monde dans lequel il évolue, donc il est très, très fixé ou il commence à se fixer dans la science de l’âme.

Les religions ont eu un grand, grand rôle dans l’évolution de l’humanité, dans le développement de l’humanité, dans ce sens qu’elles ont donné à l’homme qui n’avait pas la capacité de se créer un pont, elles ont donné à l’homme un appui, un appui existentiel pour se mesurer à ou pour confronter les grands abîmes de la réalité, c’est à dire de la vie en général, mais les religions n’ont pas donné à l’homme de réponse, parce que techniquement les religions sont sans substance, elles sont des formes très fortes. Mais elles sont sans substance parce qu’elles ne sont pas basées sur le pouvoir créatif de l’individu, elles sont fondées sur l’expérience initiatique de certains hommes, de certains initiés dans le passé qui, au cours des âges, ont transmis leur expérience à d’autres fractions d’humanité, pour créer dans le monde les assises suffisamment stables d’un pouvoir religieux, c’est à dire d’un pouvoir politico-social-religieux qui permettait à l’humanité de perfectionner ces mœurs et d’engendrer des façons d’être ou de vivre un petit peu plus en relation avec des formes d’harmonie qui progressaient au fur et à mesure où la politisation des états nations se faisait.

Mais là on est rendu à la fin du XXe siècle, l’homme passe de l’involution à l’évolution et l’homme va devoir éventuellement – quand je parle de l’homme, je parle de l’homme en tant qu’individu, je ne parle jamais de l’homme entant que collectivité, l’humanité pour moi ne m’intéresse pas, ce qui m’intéresse c’est l’individu, l’humanité c’est une autre tranche de la réalité, et quand je parle de l’homme je parle toujours de l’homme en tant qu’individu. Donc l’homme en tant qu’individu va éventuellement en arriver à accéder à des niveaux de conscience suffisamment sophistiqués pour pouvoir bénéficier ce qu’on appelle la science de l’âme, c’est à dire la science de l’infinité. La science de l’infinité, ce n’est pas simplement un concept mathématique, l’infinité c’est un état d’esprit qui permet à un homme, autrement dit à un homme incarné dans un corps matériel, de dialoguer sans fin avec des plans de conscience qui sont techniquement cosmiques, c’est à dire que… qu’ils n’ont rien à avoir avec l’expérience planétaire comme telle, mais qui ont avoir avec l’évolution de l’âme sur un plan planétaire comme tel.

Ces êtres-là, ces intelligences-là, on les appelle souvent des ajusteurs de pensée, parce qu’ils ont un rôle à jouer qui est très, très occulte, qui est très loin de la conscience humaine, mais qui se rapproche de la conscience de l’homme à partir du moment où la science de l’âme commence à se matérialiser dans sa conscience et que l’homme commence à prendre conscience qu’il n’est pas sans intelligence. Quand je dis que l’homme commence à prendre conscience qu’il n’est pas sans intelligence, je ne parle pas de votre doctorat à l’université. Ça, le doctorat à l’université, ça sert à rien pour moi, ça c’est rien que de la mémoire, mais quand je parle d’intelligence, je parle de capacité chez l’homme d’interpréter le réel, d’interpréter la vie à tous les niveaux selon ses besoins, et cette science-là qui est la science de l’âme fait partie de ses atouts, fait partie de sa conscience, fait partie de son droit, mais ne fait pas partie de ses religions, donc ne fait pas partie surtout de sa spiritualité.

Tant que l’homme demeure un être spirituel, il demeure un être lié aux conventions occultes astrales de l’involution. Pour que l’homme en arrive à une conscience mentale, pour qu’il en arrive à pouvoir pénétrer dans les arcanes de la science de l’âme, il faut qu’il laisse tomber ce qui pendant l’involution a été important pour lui, pour en arriver finalement à traiter avec le réel selon un mode d’acquisition très, très personnel qui est fondé sur la construction de son pont. Ça fait qu’il y aura des hommes qui seront capables de se construire un pont jusque là, il y aura des hommes qui se construiront des ponts très, très longs et plus le pont sera long, plus l’homme pourra se construire un pont qui très allongé, plus on pourra dire que cet homme à une science de l’âme avancée et plus il est capable d’amener sur la Terre une science qui ne fait pas partie de la civilisation.

À partir du moment où l’homme accède ou crée une science qui n’appartient pas à la civilisation, il se sépare de la civilisation et il entre en relation mentale avec des plans qui sont d’autres niveaux de civilisation, mais qui ne sont pas représentatifs de ce qu’on a connu pendant l’involution en tant que civilisation. Donc ce sont des mondes morontiels, ce sont des mondes très développés, très perfectionnés, qui font partie de la cosmologie universelle, qui font partie des architectures politiques du monde invisible, qui sont responsables pour le développement sur la Terre des probabilités qui occasionnent chez l’homme énormément de souffrance quand son âme n’est pas imprégnée de lumière.

Donc l’âme, ce qu’on appelle l’âme, ce que nous avons toujours appelé l’âme, dans le fond c’est une emprise sur l’essence de l’homme par des forces qui font partie en général de sa conscience astrale, c’est à dire des forces qui font partie du monde de la mort. Quand l’homme passe de l’involution à l’évolution, cette âme-là est libérée, c’est à dire quelle rentre dans un niveau de conscience plus élevé, parce qu’au lieu d’être manipulée par des forces astrales, cette âme-là devient connectée directement par télépathie à des forces mentales et ce sont ces forces mentales-là qui sont éventuellement ou qui deviendront éventuellement les assises ou le pouvoir vibratoire de sa conscience manifeste sur le plan matériel et qui lui créeront une identité très, très solide. Et cette identité-là, il la gardera même au-delà de la mort pour finalement ne pas retourner au plan astral à la mort, mais pour retourner, pour continuer vers ce qu’on appelle les plans morontiels.

Donc le problème de l’homme aujourd’hui c’est sa spiritualité.

Pourquoi ?

Pour un certain nombre de raisons. Premièrement parce que la spiritualité engendre chez l’homme un lien de filialité. Quand vous êtes spirituelle à n’importe quel niveau que vous appartenez à n’importe quelles religions, à n’importe quelles idéologies, vous entretenez toujours un lien de filialité, soit à un concept, si vous êtes dans les religions réellement profane ou à des entités astrales ou mentales si vous avez une conscience spirituelle plus occulté. Et à partir du moment où l’homme maintient un lien de filialité avec quelque chose qui est plus haut que lui, il est dominé.

Donc le problème de la spiritualité vue d’un point de vue de la conscience mentale ou de la conscience supramentale de l’évolution, c’est que la spiritualité domine toujours l’homme, donc elle impose à l’homme une façon de voir, une façon d’être, une façon de dire, parce qu’elle est basée sur des conventions qui font partie de la mémoire de la race. Et pour que l’homme commence à entrer ou à développer la science de l’âme, il faut qu’il en arrive un jour à couper son cordon ombilical avec la mémoire de la race, faut qu’il en n’arrive à se libérer, autrement dit de la spiritualité astrale de sa conscience, pour en arriver à sentir en lui le pouvoir créatif. Et le pouvoir créatif, il est proportionnel à son détachement à toutes formes de filiation avec le monde spirituel.

Ça, ça sera la grande crise de l’homme en tant qu’individu au cours de l’évolution. Les gens qui vivront ça, vivront de grandes crises intérieures, vivront de grands questionnements intérieur, vivront un besoin de s’ancrer solidement à quelque chose et ça fera partie un peu de ce que j’appelle une initiation solaire, dans le sens que les hommes seront forcés éventuellement de vivre ou de regarder le réel, non pas en fonction des assises protectrices de l’involution, autrement dit les assises spirituelles, mais en fonction d’un lien totalement épuré avec le plan mental qui permettra à l’homme finalement de devenir un être créatif, c’est à dire d’établir par lui-même, selon sa force intérieure, sa capacité de détruire les formes.

La science de l’âme, c’est la destruction des formes. La destruction des formes, c’est la capacité de l’homme de se libérer du passé pour entrer dans un renouveau de sa conscience. Donc l’homme sera obligé de détruire des formes pour en créer des nouvelles. Et dans ce processus créatif-là, l’homme sera libre de l’involution, il entrera dans l’évolution et il deviendra lui-même son propre progéniteur, dans ce sens qu’il deviendra lui-même sa propre mesure, il deviendra lui-même l’être qui construit son pont et qui en même temps le projette, et on n’a pas connu ça pendant l’involution.

Autrement dit l’homme d’aujourd’hui, l’homme de l’involution n’est pas capable de projeter, il n’est pas capable de regarder un mystère et de l’étudier, il n’est pas capable de regarder les illusions d’un mystère puis les fracasser, il n’est pas capable de regarder les grandes, grandes formes du sacré puis les fracasser, il n’est pas capable de regarder le concept de Dieu en face puis de le faire éclater, parce que l’homme est prisonnier des forces astrales de sa conscience spirituelle. Donc autant les religions étaient nécessaires, la spiritualité est nécessaire pendant l’involution, dans l’évolution ces forces astrales-là sont totalement déplacées dans la conscience de l’homme par lui-même, par ses propres forces intérieures pour qu’il en arrive finalement a entrer dans la science de l’infinité, donc la science de l’âme.

Imaginez-vous un radio qui serait capable d’annoncer les nouvelles tout seul, sans que les nouvelles viennent d’ailleurs : un homme conscient, c’est un petit peu comme ça. Il annonce des nouvelles, il les crée right there on the spot[1], mais sans qu’il soit connecté à radio Canada. Ça fait que si tu es connecté à radio Canada, les nouvelles qu’elle t’annonce sont déjà polluées, mais si tu crées des nouvelles, puis que ton radio est totalement autonome parce que tu as la science de l’infinité, à ce moment-là les nouvelles sont fraîches, j’essaie de vous faire comprendre un petit peu la différence. Ça fait que… autant les nouvelles qui viennent de radio Canada sont limitées parce qu’elles font partie de la mémoire de la race, autant les nouvelles crées par l’homme conscient sont illimitées parce qu’ils n’ont pas de mémoire, c’est simplement dépendant de sa capacité de créer son propre pont.

Quand on rêve ou qu’on va en astral c’est facile : tu vas en astral, tu te crées un pont puis t’avance, puis à fur et à mesure que t’avance, tu te crées ton pont parce qu’il faut que tu ailles plus loin, ainsi de suite. Ça fait qu’en astral, dans le rêve, c’est facile de comprendre ça, ce concept-là, la création de son propre pont. Mais quand on vit puis qu’on travaille tous les jours, puis qu’on est dans un corps matériel, puis qu’on n’est pas en conscience astrale, c’est plus difficile à comprendre, ça. Mais un jour, l’homme le comprendra, ça, et ce pont-là il est fait de sa parole seulement, il est pas fait d’autre chose, il est fait totalement de sa parole.

Si on pose une question au plan mental, puis qu’on demande : « qu’est que c’est la parole ? », regardez une des réponses qu’ils donnent : la parole c’est la capacité de s’informer tout seul sans aucune opposition.

Ça fait qu’un homme qui a la parole, autrement dit un homme qui est capable de se créer son pont, il est capable de s’informer tout seul, sans aucune opposition.

Ça veut dire quoi, ça ? Sans aucune opposition. Ça veut dire qu’il n’a pas de crainte dans l’âme. Ça veut dire quoi, ça, qu’il n’a pas de crainte dans l’âme ? Ça veut dire qu’il ne peut pas être arrêté par aucune supercherie au-dessus de lui. Ça veut dire quoi, ça ? Ça veut dire qu’il n’est pas dominable, pas dominé, il est libre.

Ça fait que la science de l’âme ou la science de l’infinité représentera pour l’homme en évolution une conscience très avantageuse dans un sens, dans le sens qu’elle le libèrera complètement de la mémoire de la race. Moi, je regarde les évènements qui se passent dans le monde, je donne des conférences un petit peu de temps en temps pour consolider les émotions de la conscience collective, mais ce qui se passe dans le monde, les événements qui se passent dans le monde, je ne les vois pas comme la presse. Ça fait que quand je me pose des questions sur telle chose, telle chose, telle chose, pour le comprendre j’ai des réponses d’ailleurs qui ne serait pas réellement bonnes si elles étaient inscrites dans la presse, parce que ça énerverait bien du monde. Mais d’un autre côté, pour moi, personnellement, c’est extrêmement rassurant. Mais pas rassurant au niveau des émotions humaines, de l’homme connecté à la conscience de l’involution, mais rassurant parce qu’il y a toujours un plan plus grand, plus vaste qui sous-tend l’évolution de l’humanité et qui s’occupe de l’évolution de l’homme. Si on n’a pas ça, ce plan plus vaste qui est découplé de nos analyses intellectuelles, nos analyses politiques, ben on freak, on s’inquiète.

J’ai un de mes amis à soir, que je respecte très bien, un homme du gouvernement, il me posait la question, il me disait : « ouais, les Américains, avec tout ce qu’il se passe, on s’inquiète que ce grand empire-là en arrive finalement un jour a éliminer, à enlever les libertés individuelles, s’ils sont forcés à se protéger, puis à se créer une forteresse comme ça contre le terrorisme. » J’ai dit : « non, l’Amérique c’est un pays très, très particulier, c’est un pays qui est très unique, sa structure politique n’est pas basée sur une idéologie, elle est basée sur un concept, sur le concept de la liberté individuelle, inquiète toi pas des États. »

Ce n’est pas l’Europe, les États, ce n’est pas la France, ce n’est pas l’Allemagne, ce n’est pas la Chine, ce n’est pas la Russie, c’est un autre ball game[2] les Américains, c’est des cowboys les Américains, il y a personne qui va leur enlever leur crisst de liberté, les Américains. Ça fait que ne t’inquiète pas, énerve-toi pas. Ils vont amener la liberté dans le monde à tout prix, ils vont casser la glace, ils vont casser des barrières, ils vont le faire, ça fait partie de leur mission en tant que nation, ils vont faire des erreurs dans le processus, c’est évident, ils vont apprendre, mais inquiète toi pas les Américains ne perdront pas leur liberté. Mais si tu es une intellectuelle, puis que tu lis les journaux, puis ainsi de suite, puis tu écoutes les nouvelles, puis tu regardes ce qui se passe, tu commences a t’inquiéter surtout si tu as un esprit légaliste.

Ça fait que c’est quoi le problème de l’homme de l’involution? C’est que sa conscience est toujours basée sur la mémoire de la race, elle n’est pas basée sur sa capacité de s’informer à l’infinité ou à l’infini sur le plan mental, puis avoir une réponse claire, nette et simple. Oublie ça. C’est pour ça qu’en tant qu’individu faisant partie de l’involution, on a une conscience existentielle, on a une conscience existentielle. Pourquoi ? Parce qu’on est constamment bouleversés, charriés, manipulés par des événements qui font partie de l’évolution ou de l’expérience de la civilisation terrestre ; on n’est pas des êtres libres, on n’est pas capables de voir les choses à partir d’un plan plus vaste parce qu’on n’a pas la science de l’âme. La science de l’âme est totalement embryonnaire sur la Terre, ça fait qu’on a une conscience existentielle mais on n’a pas de conscience créative.

Ça fait qu’à ce moment-là… la conséquence de ça, c’est quoi ? C’est qu’on a un gros, gros problème d’identité, on a un gros problème d’identité quand ça va bien. Imagine-toi quand ça va mal ! Puis le problème d’identité de l’homme, que vous fassiez partie de n’importe quelle race, le problème d’identité de l’homme, c’est un problème universel. Les hommes sur la terre n’ont pas d’identité, il y en a qui sont très intelligents, il y en a qui ont plus d’individualité que d’autres, mais l’homme n’a pas d’identité, il est toujours à la recherche d’une identité, il passe sa vie à la recherche d’identité, mais l’homme n’a pas d’identité. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas de science de l’âme, il n’est que l’expression de la souffrance de l’âme, mais il n’a pas la science. Ta maison brûle, il n’y a pas de problème, mais il faut que tu saches pourquoi elle brûle. Tu perds ton job, il n’y a pas de problème si tu sais pourquoi que tu perds ton job. Tu perds ton enfant dans une fausse couche, pas de problème si tu sais où ce qui est rendu. Ça fait que si l’homme avait une science de l’âme, les problèmes, donc les conditions qui créent la conscience existentielle, les problèmes ne disparaîtraient pas, mais la compréhension viendrait avec les problèmes, donc tu passerais d’une conscience existentielle à une conscience créative.

Ça fait que ce qui se passe sur la Terre dans ta civilisation à cause de la mémoire de la race qui est très puissante, et dont tous les hommes de la terre sont victimes, tu en serais libre. Il y a du terrorisme, tu le comprendrais, il y a telle affaire, tu le comprendrais, il y a des fléaux, tu le comprendrais, il y a des guerres, tu comprendrais, il y a la paix, tu comprendrais, tu perds ton job, tu comprendrais.

Donc l’homme n’a pas d’identité. Pourquoi qu’il n’a pas d’identité ? Parce qu’on ne lui a jamais permis d’en avoir une. Si le pouvoir appartient à quelqu’un d’autre, vous n’en aurez jamais, l’homme en n’aura jamais ! Si le pouvoir appartient aux intellectuels, l’homme simple n’en aura pas, si le pouvoir appartient à l’église, l’homme n’en aura pas, si le pouvoir appartient à l’état, l’homme n’en aura pas. Ça fait que l’homme n’a jamais eu le pouvoir parce que les circonstances de son évolution, les conditions à l’intérieur desquelles il évoluait, étaient contrôlées par d’autres choses ou par quelqu’un d’autre que lui. Donc lui, l’homme en tant qu’individu n’a jamais eu le pouvoir. Allez voir un curé aujourd’hui ou un cardinal puis parler lui des illusions de Dieu, vous allez voir comment il va vous regarder. Tu dis à un cardinal. Assieds-toi avec moi, là, je vais te payer un petit café, là, je vais t’expliquer ça dans dix minutes.

Prenez toutes les mémoires de races qui font partie des grandes civilisations, comme la civilisation indoue, la civilisation chinoise, les grandes civilisations européennes, puis éliminez ça, là, enlevez ça aux masses, vous allez voir que vous allez avoir des réactions. Pourquoi ? Parce que l’homme n’a pas d’identité. Le plus grand problème de l’homme sur la Terre, c’est l’absence d’identité, qu’il appartienne à n’importe quelle civilisation ! Ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas les mémoires de races, ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas leurs folklores, ça ne veut pas dire que tu ne respectes pas les traditions de l’homme qui font partie de son expérience et qu’il aime, mais toi personnellement tu n’es plus victime de ça.

J’en connais, moi, des gens qui viennent de différents pays du monde, puis qui ont une certaine conscience, puis qui se sont graduellement libérés des contraintes de la mémoire de race, puis ils ont trouvé ça dur. Nous autres les Québécois c’est pas trop pire parce qu’on est déjà rebelles, on en a eu plein cul de l’Église, nous autres, on y a goûté, mais quand tu viens de l’Afrique du Nord, puis quand tu viens de certains pays-là, c’est du stock. Et l’homme ne pourra pas accéder à une science de l’âme sans au préalable s’être affranchi de la mémoire de la race. Pourquoi ? Parce que la mémoire de la race, c’est l’insécurité de l’ego. La mémoire de la race, ça devient l’insécurité de l’ego ou la fausse sécurité de l’ego. Ça fait qu’avant que l’homme puisse se construire un pont seul, pas avec d’autres, son propre pont à lui, selon ses propres mesures, avec sa propre longueur, il va falloir qu’il en arrive éventuellement à profondément se libérer de la mémoire de la race, dépendant à quelle nation il appartient. S’il est Chinois, il va être obligé de le faire d’une certaine façon, si c’est un Arabe il va le faire d’une autre façon, si c’est un Italien il va le faire d’une autre façon, un homme d’Amérique du Sud il va le faire d’une autre façon.

Mais d’une manière ou d’une autre, l’homme étant un être universel, il n’en prend conscience que lorsqu’il élimine la relativité des valeurs planétaires de sa conscience mémorielle. À ce moment-là, une fois qu’il s’affranchit de ça, qu’il a fait le premier pas vers la découverte de ce que j’appelle les illusions, autrement dit le mensonge de la vérité, là, il commence à se construire un pont et finalement il en arrive à découvrir qu’il a énormément de connaissance en lui parce que sa conscience est grandissante et qu’il a un pouvoir seul d’interpréter le réel, c’est à dire la cosmologie de l’univers en évolution.

Pourquoi on a vécu tant de cataclysmes politiques au XXe siècle avec le stalinisme en Russie, le fascisme en Europe ou l’inquisition avant le XVIIe siècle, le XVIe siècle, pourquoi ? Parce que l’homme a laissé à d’autres pouvoirs la prérogative de modeler sa façon ou sa manière de penser. Il faut que ça arrête un jour, puis ce n’est pas sur le plan collectif que ça va arrêter, ça va être sur le plan individuel. Le plan collectif, ça, c’est une autre paire de manches, l’humanité ne m’intéresse pas, c’est l’homme en tant qu’individu qui m’intéresse, si l’humanité m’intéressait, je serais en politique, ça ne m’intéresse pas. L’homme en tant qu’individu.

Quand ils disent que la science de l’âme c’est la mise en vibration de fondation de la pensée, imaginez-vous dans votre tête le plus loin que vous pouvez penser, il y en a qui vont réaliser qu’ils ne pensent pas bien loin. Le plus loin que tu peux penser, à partir du moment où l’homme est dans la science de l’âme, il peut penser aussi loin qu’il peut. Quand l’homme est dans l’involution et qu’il est dans la science de la pensée, il ne peut pas penser aussi loin qu’il veut, à moins d’être bien entraîné. Comme les philosophes, les mathématiciens, puis encore ils ne peuvent pas penser aussi loin qu’ils veulent, ils sont obligés de penser en fonction de ce qu’il leur est permis de savoir intuitivement sur le plan matériel à partir du plan astral.

L’homme doit être capable de penser aussi loin qu’il veut, regarder aussi loin qu’il veut. Quand tu regardes avec tes yeux, tu regardes aussi loin que tu veux, ça n’arrête pas là, à trois pieds, quinze pieds. La pensée devrait être la même chose. L’homme devrait être capable de penser aussi loin qu’il veut, et pour ça il faut qu’il ait un pont, il faut qu’il s’habitue à se créer un pont, et le pont il est fait de sa capacité personnelle d’étudier, de regarder ce qu’il veut à volonté. Libre, faut que vous soyez libre dans votre volonté de l’affaire. Si vous avez peur du bon Dieu, puis vous avez peur d’aller en l’enfer, puis vous avez peur, whatever, je ne sais pas moi ce qui peut arriver, vous êtes faits à l’os, parce que déjà votre pensée est contrôlée. Si vous n’êtes pas capable de contester ce qui réduit votre conscience, vous êtes faits à l’os.

Quand vous parlez entre vous autres, vous avez des conversations entre vous autres, puis quelqu’un en arrive à réduire votre conscience, puis il va vous dire : « je ne crois pas à ça, moi. » Ou : « je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis. » Là vous êtes capables, parce que vous êtes sur le plan matériel, d’entrer dans d’autres arguments plus puissants pour en arriver à faire votre point. Mais quand vous êtes tout seuls dans votre tête puis qu’une pensée vous vient, et qui vous limite dans votre capacité de conquérir votre propre infinité, vous n’avez pas la capacité mentale de pousser hors de votre chemin l’entité ou la force intérieure qui vous bloque, qui vous bloque en vous disant : « je ne suis pas intelligent » ou « j’ai peur » ou « je m’inquiète. »

Ce n’est pas naturel à l’homme d’avoir peur et de s’inquiéter, ça fait partie de sa conscience astrale. Ça fait pas partie de la science de l’âme, ça fait pas partie de sa capacité d’interroger l’infinité ou d’interroger à l’infini. Qui peut vous créer l’impression que vous n’êtes pas capable de comprendre les mystères ? C’est seulement votre conscience astralisée, il n’y a personne d’autre. Qui c’est qui peut vous empêcher de regarder quelque chose, puis de comprendre quelque chose au-delà de la mémoire de la race ? Il n’y a personne d’autre que la conscience astralisée. Qui c’est qui vous donne l’impression d’être incapable ou d’être incapacité ou d’être diminué ? Ce n’est personne d’autre que ces forces sur le plan astral, ça ne fait pas partie de votre réalité, ça ; ça fait partie des illusions de votre réalité, donc ça fait partie du manque d’identité. L’homme ne pourra jamais accéder à la science de l’âme, donc à la science de l’infinité à partir de ces prémisses-là.

Si on me demandait : « qu’est-ce que c’était le grand problème de l’involution à tous les niveaux ? » Quand je parle de l’involution, je parle de cette période pendant laquelle l’homme est passé d’un état tribal très primitif à un état plus sophistiqué qu’on appelle la civilisation moderne. C’était quoi, le grand problème de l’homme pendant cette grande période-là ? C’était sa grande incapacité psychologique mentale de se libérer de la domination des impressions mentales créées de l’extérieur ou l’intérieur et qui lui ont enlevé de l’identité. C’est ça, le problème de l’homme. Et on en souffre aujourd’hui, on est marqué par ça aujourd’hui. Les gens qui ont été éduqués par les jésuites sont encore marqués par ça, les gens qui ont été éduqués par les stalinistes sont encore marqués par ça, les gens qui ont été marqués fortement par les religions puis l’étude des religions sont encore victimes de ça.

L’homme doit être libre s’il veut en arriver à développer la science de l’âme.

Donc l’évolution de la conscience de l’homme sur la Terre, c’est définitivement ou ça sera définitivement une lutte intérieure, ça ne sera pas le résultat d’une philosophie intérieure. La philosophie fait partie de la pensée, ça fait encore partie des illusions de la pensée, mais ça sera le résultat d’une lutte intérieure parce qu’il n’y a pas seulement les hommes qui ne veulent pas que l’homme ait le pouvoir de sa conscience personnelle, mais il y a aussi les entités sur les autres plans qui ne veulent pas que l’homme soit libre.

Mais seulement en ce qui concerne les autres plans, ça revient toujours à la crainte. C’est la crainte qui empêche l’homme d’accéder à la science de l’âme et finalement en arriver à la science de l’infinité. Et sans science de l’infinité, l’homme ne pourra jamais regarder Dieu en face et voir ses défauts. Quand je parle de regarder Dieu en face et voir ses défauts, ça veut dire regarder l’évolution et ses échecs, parce qu’il y en a eu des échecs, dans l’involution, quand on le regarde au niveau occulte, quand on regarde les origines de la race humaine. Il y en a eu des échecs, de très grands échecs qui ne font pas partie de nos doctrines profanes mais qui font partie des connaissances occultes de l’humanité… on est victime encore de ça aujourd’hui, on paie encore le prix de ça aujourd’hui.

Que l’homme soit intelligent dans le sens qu’il ait une mémoire développée, ça c’est une chose, c’est utile pour son travail, mais que l’homme n’aie pas d’identité et qu’il ne puisse pas utiliser son intelligence créative parce que c’est sa mémoire qui prédomine dans sa conscience égoïque, c’est un gros problème pour l’homme et ça fait partie de ce que j’appelle l’involution. Si on n’avait pas de problème d’identité sur le plan matériel, on aurait des vies qui serait suffisamment harmonisées avec notre environnement. Mais comme nos problèmes d’identité sont vastes et sont profonds, nos vies en relation avec notre environnement sont très, très débalancées et souvent on blâme l’environnement pour nos vies alors que ce sont nos vies qui sont débalancées, ce n’est pas notre environnement. Un homme peut vivre en enfer et être très bien, autrement dit un homme peut vivre dans le chaos et être très bien s’il n’est pas touché.

Il y a des gens qui vivent des vies très, très somptueuses et qui sont très mal. Moi je connais des gens qui ont des vies très, très somptueuse, très riches, très ci, très ça, ils n’ont jamais travaillé un jour dans leurs vies, ils vont magasiner à Paris dans l’après-midi, mais qui ont des vies totalement débalancées parce qu’ils ont pas d’identité. Ça fait que ce n’est pas le monde matériel qui est le problème, c’est la façon avec laquelle on traite avec la mémoire de la race qui est devenue pour nous autres en tant qu’hommes en évolution, autrement dit en tant qu’homme esprit, parce que l’homme c’est un être de lumière, en tant qu’homme esprit, une grande insuffisance. On est des êtres insuffisants, on est à moitié vides, on n’est pas à moitié pleins, on devrait être au moins à moitié pleins, mais on est toujours à moitié vides. Quand tu rencontres quelqu’un qui est à moitié plein, ce n’est pas pire, au moins il est à moitié plein, il fonctionne. À moitié vide, tu ne fonctionnes pas, du monde plein il n’y en a pas gros, plein de merde c’est plein.

La science de l’âme, c’est la capacité de décupler à l’infinité les structures ou les architectures de notre mental personnel. Ça veut dire ça : quand l’homme est dans la science de l’âme, il a l’habilité de transiger sans opposition avec n’importe quel concept, n’importe quelle forme- pensée parce qu’il n’est pas touché par la crainte. La crainte, c’est notre plus grand problème. Et plus l’homme est spirituel, plus il a de la crainte ; plus l’homme est religieux, plus il a de crainte, parce que plus t’es religieux, plus tu es dans une situation d’opposition avec un grand concept qu’on appelle la divinité, ça fait que, là tu ne veux pas toucher à ça, tu ne veux pas te battre contre ce gars-là parce que tu as peur d’avoir une claque sur la gueule.

Il y a quelqu’un qui me demandait un jour : « M. Bernard, ok qu’il n’y ait pas de Dieu, comme vous dites, dans le sens qu’il n’y a pas une conscience unitaire qui contrôle tout, je peux accepter ça là, disons que je l’accepte, mais tout ce qui existe, là, il faut qu’il y ait quelqu’un qui run[3] ça ! ».

Là, j’ai dit : « une minute tu viens d’être intelligent, puis l’autre minute tu viens d’être sans dessein. »

Il dit : « oh oui, il faut qu’il y ait quelqu’un qui run le show, les planètes sont là en orbite », pa, pa, pa, « la lune ne tombe pas sur la planète Terre ». Il dit : « c’est quoi, ça, si ce n’est pas Dieu ? »

J’ai dit : « tu as le droit d’appeler ça Dieu simplement si tu n’y donnes pas d’attribut ».

Oui mais là, il dit : « tu me coupe les bras ».

J’ai dit : « appelle-le Dieu si tu veux, donne-lui un nom si tu veux, mais ne lui donne pas d’attribut, parce que si tu lui donne des attributs, tu vas l’humaniser : il est bon, il est mauvais, il est fâché, il est ci, il est ça. Puis s’il est moindrement comme ça, s’il est moindrement anthropomorphisé, c’est toi qui va recevoir le tas. Ça fait que si ton Dieu est mauvais, check toi, tu vas avoir peur ; s’il est bien bon, check toi parce que tu vas vouloir être aussi bon que lui, ça fait que regarde-le de n’importe quelle manière ton Dieu avec des attributs, il va te fourrer. Mais si tu ne lui donne pas d’attribut, donne-lui un numéro, numéro un, appelle le numéro un. Je n’ai pas de problème avec ça, mais fais attention quand tu l’appelles numéro un, parce que là tu peux lui donner un attribut encore ».

Il dit : « quelle sorte ? »

J’ai dit : « puis toi tu vas être numéro deux ». Ça fait que je lui dis : « que tu le regardes de n’importe quelle manière, le concept de Dieu, ça va te fourrer »

Il est parti la tête bien basse, et il dit : « je vais penser à ça »

J’ai dit : « tu penseras à ça » Mais j’ai dit : « Tu n’auras jamais de solution. »

Là il se retourne de bord, il dit : « qu’est-ce que vous voulez dire ? »

J’ai dit : « tu n’auras jamais la solution parce que tu vas y penser avec les pensées de Dieu, autrement dit tu vas y penser avec des pensées réfléchies qui font partie de ta conscience non individuée, ta conscience subjective, ta conscience manipulée par l’astral, alors qu’en réalité tu devrais regarder le concept, rentrer dans la science de l’âme, puis décider si ça a de l’allure qu’il en ait un ou qu’il n’en ait pas. Si tu décides que ça de l’allure qu’il en ait un, c’est toi qui décides. Si tu décides que ça de l’allure qu’il n’en ait pas, c’est toi qui décides. Mais ce qui compte, ce n’est pas qu’il en ait un ou qui n’en ait pas, mais que c’est toi qui décides. »

Alors il dit : « ça c’est intéressant. »

J’ai dit : « va penser à ça. »

Avec la science de l’âme, l’homme pourra créer les architectures du mental dont il a besoin pour investiguer l’univers à différents niveaux. S’il veut investiguer l’univers matériel, l’univers astral, l’univers morontiel, l’univers mental, il le fera, mais ça fera partie de son identité universelle, ça fera partie de sa réalité, ça fera partie de l’élimination totale de son libre-arbitre et la conquête de sa liberté. À ce moment-là, l’homme fera partie d’une nouvelle évolution, d’un nouvel âge et ne sera plus jamais infériorisé par les pouvoirs qui font partie de la civilisation et qui pendant des millénaires ont encapsulé son être et qui l’ont forcé en tant qu’homme à devenir simplement un animal intelligent.

Donc le problème de l’homme sur la Terre, il se résume simplement à sa conscience existentielle. Et sa conscience existentielle découle de son incapacité de renverser les formes de l’involution qui ont fait de lui un être abominablement ignorant. Ignorant, ça ne veut pas dire que tu n’as pas beaucoup de mémoire, ça ne veut pas dire que tu n’as pas un PhD, ça ne veut pas dire que tu n’es pas un grand médecin. Ignorant, ça veut dire que tu n’as pas la capacité individuelle créative de créer ton pont et d’aller dans ton expérience personnelle investiguer l’infinité. L’infinité étant les niveaux de conscience plus ou moins avancés que l’homme, en tant qu’individu, veut et peut bien développer pour la construction d’un nouveau mental sur la Terre et l’évolution et le développement d’un nouveau modèle de conscience humaine.

Applaudissements.

 

[1] Juste là sur place

[2] Jeu de balle

[3] dirige

novembre 2001

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