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Basé exclusivement sur l’œuvre intégrale de l’instruction supramentale de Bernard de Montréal.
Les livrets thématiques sont un support de protection et de fixation de l’instruction dans la matière, ce que Bernard de Montréal considérait comme la « grande sécurité de l’humanité » face aux interférences occultes. Comme il le soulignait, il est essentiel que des individus intelligents reprennent ce matériel pour le vulgariser et l’ajuster à la vibration de ceux qui sont prêts à l’entendre. L’instruction de Bernard de Montréal n’est donc pas une doctrine figée, mais une science mentale universelle dont la fonction est de libérer l’individu de son inconscience millénaire. Elle met en avant le caractère inéluctable de l’évolution humaine, la nécessité de laisser une mémoire opérative pour ceux qui sont prêts à la recevoir, ainsi que le rôle central de la conscience générative dans la transformation de l’homme.
| Descendre du train de l’involution n’est ni une posture morale ni un discours inspirant. Dans l’instruction de Bernard de Montréal, il s’agit d’un basculement concret : sortir de la mémoire de la race, désengager les structures héritées de la pensée, déplacer le centre de gravité de l’homme hors du conditionnement millénaire. La mémoire n’y est pas une simple faculté de rappel ; elle devient le pivot même qui détermine le passage entre l’involution et l’évolution de la conscience humaine. |
La perte de mémoire n’est donc pas une déchéance, mais l’indice d’une transmutation du corps mental. Elle signale la transition d’une « mémoire morte » — accumulation d’expériences, de données et de références — vers une « mémoire vive », immédiate, affranchie de l’archivage psychologique.
Destruction de la personnalité involutive : pour que l’homme devienne réel, esprit doit rompre les remparts de l’intellect bâtis sur le mémoriel. La fusion avec le double entraîne une oblitération progressive de la mémoire subjective afin que l’ego ne puisse plus utiliser le passé pour sécuriser artificiellement sa conscience.
Un mécanisme de protection : cette perte agit tel un trou noir intérieur, une suspension du lien avec l’astral, empêchant l’ego de rationaliser des situations de vie qui, s’il les traversait avec ses anciennes références, pourraient le précipiter dans la dépression ou l’autodestruction.
Accès au savoir pur : en cessant de se réfléchir à travers ses souvenirs, l’homme entre dans une compréhension instantanée des lois de la vie qui ne requiert plus de support temporel. L’intelligence réelle dissout la mémoire parce que le savoir n’a plus besoin d’être stocké pour exister.
POURQUOI L’HOMME VIT DANS LA MÉMOIRE ?
L’homme involutif est littéralement « constitué de mémoire » ; elle façonne sa personnalité et assure sa sécurité psychologique.
Le support de l’ego : la mémoire sert de pilier à l’ego, lui donnant une illusion d’intelligence et une mesure de sa valeur planétaire. Privé de ce système de référence, il se sent déstabilisé, car il n’a pas encore intégré son énergie réelle.
L’empire de l’astral : Bernard de Montréal affirme que le « monde des morts » se loge dans le cerveau humain sous forme mémorielle. Les forces astrales exploitent ce champ pour manipuler l’individu par les émotions, la culpabilité et le doute, le maintenant dans un état de « mort-vivant » psychique.
La recherche de la vérité : l’homme vit dans la mémoire pour sécuriser son mental par des connaissances figées issues du passé de la race. Cette quête d’origines et de repères historiques l’empêche de vibrer à l’énergie créative du présent et le maintient dans une conscience rétrospective.
COMMENT SORTIR DE LA MÉMOIRE HUMAINE ?
Sortir de la mémoire humaine implique une réorganisation totale de la conscience du moi et une rupture nette avec le passé collectif de l’humanité.
Réaliser que « l’on ne pense pas » : les pensées proviennent d’ailleurs et utilisent la mémoire comme miroir. En cessant de s’identifier au « je » pensant, l’homme commence à démonter sa psychologie subjective et à désamorcer son automatisme intérieur.
Utiliser la parole vibratoire : parler pour découvrir ce que l’on sait — et non ce que l’on se rappelle — tranche les voiles du mémoriel, neutralise l’astralité du mental et permet la descente de l’énergie du double dans la conscience active.
Vivre dans le « vide créatif » : l’homme doit apprendre à supporter l’absence de meubles intellectuels dans sa demeure intérieure. Ce silence de la réflexion ouvre à l’unification avec la source et à l’entrée dans une conscience morontielle où l’énergie remplace la connaissance accumulée.
L’opposition et la rébellion : sortir de la mémoire exige une révolte froide contre la manipulation des plans et le refus de croire toute forme imposée. Cette opposition technique rend l’homme maître de sa programmation au lieu de la subir passivement.
LA MÉMOIRE COMME VERROU ÉVOLUTIF
La mémoire subjective agit comme un véritable verrou, parfois comme un « boulet », maintenant l’homme dans l’involution. Elle constitue une prison psychologique parce qu’elle conditionne la vie selon le passé et empêche l’accès au réel qui appartient à l’instantanéité.
Support du karma : tant que l’homme demeure attaché à son mémoriel, il reste soumis aux cycles planétaires de réincarnation et à la mort.
Obstacle à la lumière : elle sature le mental de formes anciennes, créant une « statique » intérieure qui bloque la pénétration de l’intelligence pure et de la clarté de esprit.
Outil de domination : les forces astrales et lucifériennes s’appuient sur les émotions et les souvenirs de l’ego pour maintenir une « hégémonie » sur sa conscience et retarder son émancipation réelle.
CE QUE LA PERTE DE MÉMOIRE RÉVÈLE DE L’ÉVOLUTION HUMAINE
Loin d’être une défaillance, la perte de la mémoire mécanique marque une mutation profonde du corps mental et l’entrée dans un nouveau seuil évolutif lié à la sixième race-racine. Elle ne signale pas une faiblesse, mais une restructuration intérieure qui désengage l’homme des supports anciens de sa conscience.
Mutation du Mental : ce phénomène révèle que l’ego se retire progressivement du mental inférieur pour s’ouvrir à une autre forme de fonctionnement, fondée sur le mental supérieur et la communication directe avec sa source.
Transparence de l’Ego : ce processus indique que l’ego devient translucide ; il n’a plus besoin de se sécuriser par l’accumulation de souvenirs, car ceux-ci sont remplacés par une mémoire vive, instantanée, non stockée dans le temps psychologique.
Désastralisation : la perte de mémoire signale la rupture des liens ombilicaux avec le monde de la mort, l’astral. L’homme cesse alors d’être un « mort-vivant » pour devenir un être de savoir pur, non soumis aux retours émotionnels du passé.
Protection Psychique : elle agit comme une barrière naturelle contre l’effondrement intérieur, empêchant l’ego de rationaliser des chocs de vie qui, s’ils demeuraient mémorisés, conduiraient à la dépression ou au suicide.
POURQUOI LA MÉMOIRE N’EST PAS CE QUE L’HOMME CROIT
L’homme commet l’erreur fondamentale de confondre sa mémoire avec son intelligence. Cette confusion masque la fonction réelle du mémoriel dans la structuration de la conscience involutive.
La Mémoire, c’est la Mort : ce que l’homme nomme mémoire est décrit comme une matière morte issue du monde des esprits, logée dans son cerveau et recyclée à travers ses mécanismes de pensée.
Un Mécanisme de Réflexion : la mémoire n’est qu’un outil qui renvoie à l’ego une image de lui-même, lui donnant l’illusion d’être une entité autonome alors qu’elle n’est qu’un enregistrement d’impressions sensorielles et astrales.
Le « Lait Caillé » de la Culture : la mémoire constitue cette réserve de connaissances fossilisées propre à la civilisation, utile à la gestion sociale et expérimentale, mais étrangère au savoir réel.
Une Intelligence Karmique : contrairement à l’intelligence libre, la mémoire fonctionne comme une intelligence karmique exploitée par des forces invisibles pour expérimenter à travers l’homme et retarder sa fusion.
| Sortir de la mémoire humaine revient à passer de la connaissance réfléchie — le passé — au savoir vibratoire — le présent de esprit — transformant l’homme d’une créature manipulée en un créateur autonome. |
LA FIN DE LA « MÉMOIRE MORTE » AU PROFIT DU « SAVOIR »
BDM distingue la mémoire morte, issue de l’accumulation d’expériences, de références universitaires et de conditionnements, du savoir, qui relève d’une mémoire vive et immédiate.
L’illusion de l’intellect : l’ego fonde sa sécurité et son impression d’intelligence sur sa capacité à se souvenir. Lorsque cette mémoire mécanique se dissout, l’individu est forcé de quitter la réflexion pour entrer dans le savoir vibratoire.
Le savoir n’est pas mémorisé : le savoir réel est une énergie qui descend en surface selon les besoins du moment ; il ne s’archive pas et ne requiert aucun effort de rappel.
UNE DÉPROGRAMMATION DE L’ÂME ET DES INFLUENCES ASTRALES
La mémoire est décrite comme le « boulet » qui rattache l’homme à l’involution et au monde de la mort.
La mémoire, c’est la mort : Bernard de Montréal affirme que le monde des morts est logé dans le cerveau humain sous forme mémorielle. Perdre la mémoire subjective revient à rompre le lien avec l’astral et avec les entités qui manipulent l’homme à travers ses souvenirs et ses émotions.
Neutralisation du passé : la perte de mémoire empêche l’ego de revenir sans cesse vers ses actions, ses échecs ou ses traumatismes, le libérant ainsi du karma et des cycles répétitifs.
UN MÉCANISME DE PROTECTION PSYCHIQUE
BDM présente cette disparition graduelle du mémoriel comme une barrière contre la folie ou l’effondrement émotif.
Le « trou noir » protecteur : lorsque l’homme subit des chocs vibratoires trop puissants pour son ego, la source suspend l’accès à la mémoire afin d’éviter qu’il ne soit submergé par l’anxiété ou le désir de se détruire.
Dépouillement de la personnalité : pour passer de la « personnalité » — ancien moule — à la « personne » — être réel — l’homme doit être dévêtu de ses sécurités psychologiques fondées sur le connu.
MANIFESTATIONS PRATIQUES ET MÉCANIQUES
Sur le plan matériel, ce processus se traduit par des phénomènes concrets qui peuvent inquiéter l’ego au début.
Oublis banals : l’individu peut oublier la raison de sa présence dans un lieu ou le nom d’un proche.
Désintérêt pour la lecture : il peut perdre l’envie de lire ou de citer des autorités, car les mots ne portent plus la même « résonance » mémorielle.
L’ego « carte blanche » : l’initié devient une « carte blanche », ne sachant plus par lui-même à partir du passé, mais capable d’expliquer instantanément lorsque la vibration l’exige.
UN AJUSTEMENT VIBRATOIRE (LA « MÉMOIRE VIVE »)
Finalement, BDM précise que l’on ne perd pas réellement l’information utile : elle est simplement déplacée, retirée de la gestion subjective de l’ego et replacée sous une autre autorité fonctionnelle.
Contrôle de la source : il ne s’agit pas d’une amnésie, mais d’une retenue volontaire de l’information par les forces créatives afin de forcer l’ego à s’appuyer sur sa propre puissance plutôt que sur ses anciens mécanismes réflexes.
Disponibilité au besoin : la mémoire revient instantanément dès qu’elle est requise pour l’action ou la parole, mais l’ego n’en détient plus la possession orgueilleuse ni l’usage défensif.
| La perte de mémoire signale que l’homme se désidentifie de la race humaine pour entrer dans une conscience universelle. C’est l’éclatement du « vase » de l’involution permettant à l’énergie pure de l’intelligence de s’écouler sans obstruction. |
RETENUE DE L’INFORMATION PAR L’AJUSTEUR DE PENSÉE
Selon l’instruction, le rapport entre l’Ajusteur de pensée et l’ego obéit à des lois énergétiques précises où la gestion de l’information devient une mesure de protection et d’ajustement vibratoire. L’Ajusteur — ou le double — module ainsi le débit informationnel pour préserver l’équilibre psychique de l’homme.
Prévention de l’effondrement : le système intérieur de l’homme demeure trop fragile pour supporter une voyance intégrale ou la connaissance complète de son avenir ; s’il voyait tout, il pourrait se briser sous la tension ou perdre tout attrait pour l’expérience matérielle.
Neutralisation de l’ego : l’Ajusteur peut bloquer temporairement l’accès à la mémoire — faire oublier un nom, une tâche, une intention — afin de tester la stabilité émotionnelle de l’ego et de l’empêcher de s’appuyer sur ses automatismes anciens.
Loi du mensonge cosmique : cette retenue d’information constitue une forme de « mensonge » nécessaire, empêchant l’homme de se consumer intérieurement avant que ses corps subtils ne soient assez solides pour absorber la réalité sans se disloquer.
REMONTÉE DU SAVOIR SANS SUPPORT MÉMORIEL
Le savoir réel — la « mémoire vive » — se distingue radicalement de la connaissance acquise — la « mémoire morte » — par son caractère immédiat et non cumulatif.
La résonance vibratoire : le savoir ne s’archive pas ; il surgit à la surface sur-le-champ uniquement lorsque l’action ou la parole l’exige.
Un flux gratuit et sans effort : l’homme n’a pas à chercher l’information ; elle descend comme l’eau d’un robinet que l’on ouvre au moment exact où la fonction le demande.
Absence de rappel volontaire : un être dans le savoir ne possède pas de mémoire mécanique de ce qu’il sait ; il ne se rappelle rien, il canalise une vibration qui se convertit immédiatement en mots.
POURQUOI LE SAVOIR RÉEL NE S’ENREGISTRE-T-IL PAS DANS LE CERVEAU ?
Le cerveau est considéré comme un récepteur — comparable à une radio — et non comme un réservoir destiné à contenir l’intelligence universelle.
Éviter la pollution par l’ego : si le savoir réel s’inscrivait dans le cerveau, il deviendrait une forme fossilisée sur laquelle l’ego pourrait s’appuyer pour nourrir son orgueil, ses émotions ou ses constructions illusoires.
Protection contre le poids du savoir : porter en permanence la mémoire des secrets de l’univers, des galaxies ou des siècles à venir rendrait la vie quotidienne insoutenable ; l’initié est donc coupé de cette information dès qu’elle n’est plus utile à l’instant fonctionnel.
Nature de l’énergie : l’intelligence réelle n’est pas une accumulation de données, mais une énergie indifférenciée qui traverse l’homme sans laisser de trace mémorielle afin qu’il demeure libre et transparent.
Remplacement par la télépathie : le processus de fusion remplace progressivement la faculté de penser par une communication directe avec le double, rendant l’archivage cérébral obsolète.
PERTE DE MÉMOIRE ET PROCESSUS ÉVOLUTIF
Dans l’instruction de Bernard de Montréal (BDM), la « perte de mémoire » constitue un pivot majeur décrivant la transition vibratoire de l’être, de l’involution vers l’évolution. Elle ne relève ni d’un accident ni d’une anomalie, mais d’un changement structurel profond de la conscience.
DÉFINITION RÉELLE DE LA « PERTE DE MÉMOIRE »
Pour BDM, ce que l’homme appelle mémoire correspond en réalité à l’âme elle-même, comprise comme une accumulation d’expériences passées, solaires et planétaires. La « perte de mémoire » ne désigne donc pas une pathologie médicale, mais une transmutation du corps mental où la mémoire subjective et mécanique — la mémoire morte — se dissout afin de laisser place à une mémoire vive, instantanée et créative.
Concrètement, l’individu ne peut plus utiliser son mémoriel pour sécuriser son ego ou colorer son intelligence subjective. L’être ne « pense » plus ses connaissances : il les canalise vibratoirement, uniquement lorsque l’instant exige l’action.
EFFACEMENT OU DÉPLACEMENT DE CENTRE ?
Il ne s’agit pas d’une disparition définitive des données, mais d’une retenue de l’information par les forces créatives — le Double — accompagnée d’un déplacement du centre de gravité de la conscience.
Contrôle de l’accès : la mémoire demeure fonctionnelle, mais l’ego perd l’autorité subjective et volontaire qu’il exerçait autrefois sur elle.
Relocalisation : le centre d’énergie mentale glisse du mental inférieur vers le mental supérieur, modifiant radicalement la dynamique intérieure de l’homme.
Protection : cette suspension sert de bouclier psychique. Sans ce filtre, l’accès direct à certaines réalités pourrait provoquer un effondrement émotif ou la remontée écrasante du passé karmique.
POURQUOI LA PERTE DE MÉMOIRE EST-ELLE INÉVITABLE ?
La perte de mémoire est présentée comme une loi cosmique et une condition sine qua non de l’entrée dans la sixième race-racine. Elle s’impose pour plusieurs raisons fondamentales.
Rupture avec l’involution : l’homme doit cesser d’être le « fils de la race » pour devenir un individu réel ; rester lié à la mémoire revient à demeurer lié à la mort et aux influences astrales.
Fin du cycle de réincarnation : tant que l’homme demeure psychiquement attaché à son mémoriel, la loi de retour subsiste. Pour s’immortaliser, il doit rompre ce lien intérieur.
Incompatibilité vibratoire : la pensée fondée sur la mémoire et l’intelligence pure ne peuvent cohabiter. La descente de l’énergie supramentale fracture mécaniquement les formes anciennes du mental inférieur qui font obstacle.
LIEN ENTRE PERTE DE MÉMOIRE ET FUSION
Le processus de fusion correspond essentiellement à la transformation de la mémoire — l’âme — en énergie.
La destruction du périsprit : la fusion entraîne la dissolution graduelle, parfois instantanée, de cette couche mémorielle entourant l’âme, ne laissant subsister que le noyau lumineux.
Le vide créatif : en perdant la mémoire subjective, l’ego crée un vide intérieur. Ce vide n’est pas un néant, mais la condition indispensable pour que l’énergie du Double puisse remplir le mental de savoir instantané.
L’unification : la perte de mémoire marque la fin du « Je » psychologique, ancré dans le passé, afin d’ouvrir le dialogue avec le « Tu », menant à une conscience unifiée et morontielle.
| La perte de mémoire signale que l’ego cesse de se nourrir du « déjà connu » pour devenir le canal d’une science universelle en mouvement perpétuel. Dans l’instruction de Bernard de Montréal, la transition entre involution — fondée sur la mémoire — et évolution — fondée sur l’intelligence créative — provoque une refonte radicale de la structure psychique de l’individu. |
DEVENIR DE L’EGO SANS LE MOTEUR DE LA MÉMOIRE
Lorsque la mémoire cesse d’alimenter l’ego, celui-ci traverse une dépersonnalisation suivie d’une transmutation profonde.
Perte de support psychologique : l’ego abandonne ses anciens référents, utilisant autrefois la mémoire pour se donner une impression d’intelligence et une valeur planétaire.
Transparence : l’ego devient translucide ; il cesse d’interférer avec la lumière de esprit.
De la personnalité à la personne : l’individu quitte l’état de personnalité fragmentée pour entrer dans celui de personne intégrale, non divisée par les couches mémorielles.
Un canal vibratoire : l’ego ne fonctionne plus par réflexion, mais devient le passage vivant de l’énergie de l’intelligence, qui s’écoule sans délai.
LE RYTHME DE LA PERTE DE MÉMOIRE : PROGRESSIVE OU BRUTALE ?
Le processus varie selon la nature de la transformation vécue.
Généralement progressive : pour la majorité, la perte de mémoire se fait graduellement afin de ne pas fracturer le système nerveux ni précipiter l’individu dans la folie. BDM évoque souvent une période d’adaptation de deux à quatre ans.
Parfois brutale : lors d’une fusion instantanée, la perte est totale et immédiate. Le choc est violent pour l’ego, qui se retrouve dépouillé en une fraction de seconde. BDM cite fréquemment son propre cas en 1969 comme illustration de cette rupture radicale.
RECONNAÎTRE LE DÉBUT DE LA SORTIE DE LA MÉMOIRE
Plusieurs indices signalent l’émancipation progressive du mémoriel.
Absence de réflexion : l’individu ne se replie plus dans son passé pour se définir.
Savoir sans chercher : il découvre qu’il peut savoir sans recourir à la connaissance acquise.
Fin du questionnement : la quête de « pourquoi » et de « vérité » s’efface devant un état de savoir immédiat.
Indépendance d’esprit : il cesse de chercher l’approbation extérieure ou les référents culturels de la race pour valider ce qu’il sait.
LES SYMPTÔMES INTÉRIEURS ACCOMPAGNANT CE PASSAGE
Ce sevrage de l’inconscience s’accompagne souvent de sensations inconfortables pour l’ego.
Le « Trou Noir » ou le Vide : le mental devient un espace dépouillé, privé de ses anciens meubles conceptuels.
Désorientation et « Perte du Nord » : l’ego a la sensation d’être sans repères, détaché de son ancienne identité.
Inquiétude et Panique : la peur de ne plus être performant mémoriellement ou de perdre pied peut surgir.
Oublis banals : sur le plan matériel, certaines choses simples s’effacent parce que la mémoire mécanique est suspendue.
Sensibilité nerveuse : une électrification intense du système nerveux et une fatigue profonde peuvent accompagner la réorganisation des corps.
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Sortir de la mémoire revient à vivre une « Apocalypse personnelle » où l’ego est forcé de lâcher son passé pour être remplacé par une « mémoire vive » qui ne stocke plus la souffrance, mais manifeste l’intelligence pure. |
AUTONOMIE ET SORTIE DU PROGRAMME
Selon l’instruction, l’évolution vers la conscience supramentale impose une rupture franche avec les mécanismes de l’involution, en particulier le besoin de sécurité psychologique et la dépendance envers autrui. Ce mouvement n’est ni moral ni idéologique : il correspond à une restructuration interne de la souveraineté de l’homme.
POURQUOI L’ÉVOLUTION MARQUE-T-ELLE LA FIN DU MAÎTRE EXTÉRIEUR ?
L’involution représentait une phase préparatoire durant laquelle l’être humain, encore dépourvu de centre réel, devait s’appuyer sur des cadres, des religions et des figures d’autorité pour stabiliser son comportement social. L’évolution supramentale marque au contraire l’entrée dans l’individualisation totale.
L’autorité interne : dans ce nouveau cycle, l’homme découvre qu’il n’existe aucune autorité au-dessus de lui, pas même d’ordre divin ou occulte ; la seule référence devient l’intelligence en action dans son propre mental.
La fin de la médiation : le temps des intermédiaires s’achève, car l’homme doit désormais vivre de sa propre énergie plutôt que de la validation d’un autre.
Le passage à la régence : l’initié n’est plus celui qui transmet une vérité, mais celui qui aide l’individu à rompre le cordon ombilical intérieur afin qu’il devienne son propre maître.
EN QUOI L’AUTONOMIE DÉPEND-ELLE DE LA PERTE DE MÉMOIRE ?
L’autonomie réelle demeure impossible tant que l’ego reste asservi à la mémoire subjective — la mémoire morte — qui le rattache au passé, à la race et à la culture.
Dépassement du connu : la mémoire subjective donne à l’ego une mesure illusoire de sa valeur, tout en paralysant sa capacité créatrice. Pour devenir libre, l’homme doit se dégager du « connu » accumulé par l’humanité.
La mémoire vive : la mise en retrait de la mémoire mécanique permet l’accès à une mémoire vive et instantanée. L’individu ne pense plus ses connaissances : il les canalise vibratoirement lorsque la situation l’exige.
Neutralisation de l’influence : tant que l’ego raisonne à partir de son mémoriel, il demeure manipulable par les forces astrales qui exploitent ses souvenirs pour produire doute et culpabilité. L’autonomie commence lorsque ces formes perdent leur pouvoir d’ingérence.
QUE SIGNIFIE « SE SUFFIRE À SOI-MÊME » DANS CE CADRE ?
Se suffire à soi-même revient à devenir autosuffisant dans le mental et à ne plus rechercher de confirmation extérieure à sa propre lumière.
L’absence de besoin : l’être conscient n’a plus rien à apprendre de quiconque sur aucun plan ; il fonctionne à partir de sa propre source.
Le vide plein : cela implique la capacité de demeurer seul dans le « vide psychique » de l’ego, sans appuis philosophiques ou sacrés.
Le centre de gravité : l’homme ne se définit plus par la « glace des autres », mais fonde son équilibre au plus profond de lui-même, devenant imperméable aux opinions et aux pressions sociales.
POURQUOI SUIVRE QUELQU’UN EMPÊCHE-T-IL L’ÉVOLUTION RÉELLE ?
Suivre ou croire une personne est présenté comme un acte de soumission volontaire qui neutralise l’identité réelle de l’individu.
Le piège de la croyance : dès que l’on croit, on se lie à une forme et l’on réintègre les lois mécaniques de l’involution — le « mal planétaire ». La croyance devient l’obstacle majeur au savoir, puisqu’elle installe une autorité à la place de l’intelligence directe.
Le statut de disciple : celui qui suit demeure un « disciple » ou un « esclave » symbolique et ne peut accéder à la condition d’être autonome et cosmique.
L’obstacle à l’autorévélation : la fascination pour un initié ou un maître empêche l’individu de s’auto-révéler, maintenant une relation verticale de domination au lieu d’une égalité vibratoire.
L’indépendance d’esprit : BDM insiste sur la nécessité pour l’homme de se méfier de tout, y compris de l’instructeur, afin de préserver son inviolabilité psychique.
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L’homme nouveau doit apprendre à porter seul le poids de sa propre lumière pour devenir un agent libre, maître de sa destinée et de son territoire intérieur. |
DIFFÉRENCE ENTRE ÊTRE INFORMÉ ET ÊTRE TRANSFORMÉ
Dans l’involution, l’homme est informé depuis l’extérieur ; cette information nourrit son intellect et sa mémoire, mais le maintient dans une forme d’esclavage psychologique. Être informé au sens involutif consiste à accumuler des connaissances polarisées — vrai/faux, bien/mal — qui servent à sécuriser l’ego sans altérer sa structure profonde. À l’inverse, être transformé, ou transmuté, relève d’un processus vibratoire et psychique où l’énergie de l’intelligence pénètre les corps subtils pour en modifier la fréquence fonctionnelle.
L’adaptation vs le changement : la transformation demeure souvent horizontale et psychologique, correspondant à une simple adaptation aux formes, tandis que la transmutation est verticale, impliquant la « destruction des plis » de l’âme et le passage du mental inférieur au mental supérieur.
La fin de l’information subie : l’homme de demain ne pourra plus se contenter d’être informé par des systèmes de pensée ; il devra savoir par lui-même à travers une connexion directe avec sa source. La véritable information agit comme un choc qui pulvérise la désinformation ancienne.
PASSAGE DE CROYANT À OPÉRATEUR CONSCIENT
L’homme quitte le statut de croyant pour devenir opérateur conscient lorsqu’il réalise que la pensée provient d’ailleurs et qu’il cesse de s’y identifier comme étant le « propriétaire » de ses idées.
Le refus de la croyance : la croyance est qualifiée d’« abomination anti-lumière » et décrite comme le fil conducteur de la domination astrale. L’opérateur conscient rejette toute vérité figée, comprenant qu’elle représente la forme la plus subtile du mensonge cosmique.
La contestation de l’invisible : pour devenir opérateur, l’homme doit instaurer une réciprocité psychique avec l’invisible, contester les intelligences qui l’influencent, leur imposer sa volonté et ne plus suivre aveuglément des directives télépathiques, même lorsqu’elles semblent lumineuses.
L’autorité intégrale : il devient son propre maître, capable de traiter avec les forces occultes afin de gérer sa propre programmation au lieu de la subir.
RELATION À LA SOCIÉTÉ ET PERTE DE MÉMOIRE
La perte de mémoire subjective — mémoire morte ou mémoriel de la race — transforme radicalement le rapport de l’individu à la collectivité.
Le déracinement psychologique : la mémoire subjective constitue le ciment reliant l’individu au consensus social et aux valeurs de sa race. Lorsqu’elle se retire, l’ego devient translucide et n’éprouve plus le besoin de se mesurer au regard des autres.
La fin des référents collectifs : l’individu ne se définit plus par sa fonction sociale ou sa carrière institutionnalisée, mais par son intérêt vital et sa vibration propre. Il respecte les lois communes par intelligence, sans investissement émotif.
La solitude créative : ce processus engendre une solitude réelle, car l’homme sort de l’« incubateur psychosocial »pour se soutenir seul dans son savoir, sans l’appui d’aucune institution.
L’INDIVIDU ÉTRANGER AUX MOUVEMENTS COLLECTIFS
L’individu conscient devient étranger aux mouvements de masse parce qu’il n’est plus magnétisable par les égrégores de la conscience collective.
L’asocialité vs l’anti-socialité : l’homme nouveau est décrit comme asocial — indépendant — plutôt qu’anti-social — réactionnaire. Il perçoit idéologies et révolutions comme du « théâtre astral » et des jeux d’âme propres à l’humanité inconsciente, dont il est lui-même dégagé.
Le refus de la polarité : les dynamiques collectives reposent sur la dualité — thèse/antithèse, bien/mal. L’individu conscient, situé dans la synthèse vibratoire, ne participe plus à ces luttes qui servent l’âme collective plutôt que la liberté de esprit.
L’identité monolithique : doté d’une identité intégrale, il ne recherche plus la « chaleur humaine collective » ni la sécurité du nombre. Il ne partage plus le même temps psychologique que l’homme ancien, opérant dans un temps réalisé où la manipulation des masses n’a plus de prise sur lui.
MÉMOIRE, INTERNET ET TRANSMISSION
Selon Bernard de Montréal, la fixation de sa parole et la constitution d’un mémoriel répondent à une nécessité occulte : sécuriser le passage collectif de l’involution à l’évolution sans que l’homme demeure prisonnier de sa mémoire subjective.
POURQUOI FIXER LA PAROLE ?
BDM insiste sur la fixation de sa parole — par l’enregistrement et l’écriture — pour plusieurs raisons structurelles.
L’impression vibratoire : sa parole ne s’adresse pas à l’intellect mais à esprit. Même lorsque l’ego oublie les mots, ce qui est dit s’imprime dans le cerveau de l’homme. C’est cette empreinte vibratoire qui demeure et qui compte, car elle modifie le taux vibratoire du mental.
Laisser une trace pour l’avenir : il affirme avoir pour mission de laisser une « mémoire auditive » et une « banque de mémoire » massive afin que les hommes puissent s’y habituer et s’y référer lorsqu’ils seront prêts.
Un outil de démolition : sa parole sert à « détruire les formes » anciennes et le rationalisme pour permettre la pénétration de l’énergie supramentale.
LE PARADOXE DE LA MÉMOIRE
Il existe un paradoxe apparent entre la perte de mémoire individuelle qu’il prône et la mémoire collective — l’instruction — qu’il édifie.
Côté individuel : l’homme conscient doit perdre sa mémoire subjective — mémoire de l’âme, du passé et de l’émotion — car elle constitue un « boulet » relié au plan astral et à l’involution. Cette perte de contrôle volontaire sur le mémoriel devient nécessaire pour accéder au mental supérieur.
Côté instruction : la mémoire qu’il laisse relève d’une mémoire universelle et vibratoire. Elle ne sert pas à nourrir l’ego de connaissances, mais agit comme un « Blue Print » — un plan directeur — permettant à l’homme futur de comprendre les mécanismes de son propre mental. L’individu se vide de sa mémoire polluée pour accéder, par l’instruction, à une science qui le libère du passé.
LA CENTRALITÉ DU LIVRE PAPIER
Pour BDM, le livre papier représente la « grande sécurité de l’humanité ».
Immunité magnétique : contrairement aux supports numériques ou magnétiques, le texte imprimé n’est ni magnétisable ni dé-magnétisable.
Protection contre l’invisible : il avertit que des intelligences opérant sur d’autres plans pourraient manipuler ou effacer les données magnétiques afin de plonger l’humanité dans un « oubli total ». Le livre physique garantit que l’information demeure accessible hors de toute ingérence occulte.
LA « BANQUE DE MÉMOIRE » POUR L’AVENIR
Cette expression désigne l’héritage laissé par BDM, principalement au Québec.
Un réservoir de science : il s’agit de la conversion de plusieurs centaines de cassettes en matériel livresque. Cette banque contient des clés concernant la vie, la mort et l’univers, accessibles une fois dépassé le stade de la curiosité égoïque.
Un support pour la vulgarisation : cette banque de mémoire est destinée à être reprise par des individus capables d’ajuster ce matériel à leur propre vibration afin d’instruire les générations futures.
Un point d’ancrage matériel : l’instruction doit se cristalliser dans la matière afin que l’influence des plans invisibles se termine dans une forme concrète utilisable par l’homme.
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BDM fixe sa parole pour créer un contre-poids au mensonge cosmique : l’individu se dépouille de sa mémoire astrale personnelle, mais dispose d’une banque de données universelle — l’instruction — pour reconstruire son identité réelle. |
SURVIE DE L’INSTRUCTION SANS DEVENIR RELIGION
Pour que l’instruction de Bernard de Montréal traverse les siècles sans se figer en religion ou en dogme, elle doit s’appuyer sur l’individualisation intégrale de la conscience et la transparence vibratoire.
Pour éviter toute dérive religieuse, elle doit être vécue sur un plan strictement individuel et non collectif. BDM souligne que l’utilisation de la connaissance sur une base groupale conduit inévitablement à la formation de structures mémorielles collectives — des égrégores — qui enferment l’individu dans la mémoire de la race.
Fin du culte du maître : la pérennité de cette science mentale dépend de la disparition de la relation maître-disciple ; l’homme doit devenir son propre maître afin de ne plus être magnétisable par l’autorité d’un tiers.
Le passage de la croyance au savoir : la religion se nourrit de la croyance, forme de soumission psychologique, alors que l’instruction vise le savoir vibratoire — un état où l’on ne croit rien afin de ne jamais être assujetti.
Une science, une instruction et non un enseignement : l’instruction est définie comme une science de transformation de la conscience, et non comme un dispositif philosophique ou moral destiné à rassurer l’ego.
L’IMPORTANCE DE L’ANONYMAT DANS LA TRANSMISSION
L’anonymat — ou plus précisément la transparence — devient essentiel pour que la vibration circule sans être contaminée par l’égocentricité du messager. Ce qui doit passer n’est pas la personne, mais l’énergie qui traverse la parole.
Neutralisation de l’ego : l’homme qui parle ne doit pas être présent dans ce qu’il énonce ; s’il s’approprie la parole, il retombe dans la personnalité et cesse de créer un véritable pont vibratoire.
Protection du public : l’anonymat protège l’humanité contre la fascination qu’un initié pourrait susciter, empêchant la formation d’une « confrérie de ceux qui pensent pareil » au lieu d’individus libres et souverains.
Société anonyme de l’esprit : le but devient la constitution d’une « société anonyme » où les êtres sont reliés par une même réalité vibratoire tout en demeurant entièrement indépendants, sans quête de reconnaissance extérieure.
ÉVITER LA FOSSILISATION DOCTRINALE
La fossilisation apparaît lorsque le savoir se fige en « connaissance morte » inscrite dans la mémoire. Pour contrer ce phénomène, l’instruction doit rester générative, mobile et auto-régénérante.
La destruction des formes : une conscience générative possède la capacité de dissoudre les structures qu’elle produit à mesure que leur utilité se termine, empêchant l’ego de s’y attacher comme à des vérités définitives.
Le savoir comme flux instantané : le savoir réel est comparé à l’eau d’un robinet ; il s’écoule selon le besoin du moment et ne nécessite ni archivage ni mémorisation.
Primauté de la vibration sur le mot : les mots ne sont que des vecteurs de transport énergétique ; une fois l’énergie transmise et les corps subtils ajustés, la forme verbale doit se dissoudre pour ne laisser subsister que la réalité vibratoire.
L’adaptation culturelle : afin d’éviter toute rigidification dogmatique, l’instruction doit se reformuler selon le registre vibratoire et la structure psychique collective de chaque peuple — Québécois, Américains, Français, etc.
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L’instruction ne peut perdurer que si elle demeure un mouvement d’énergie continu qui pousse l’individu à s’auto-instruire par sa propre parole, rendant toute codification définitive ou toute institutionnalisation caduque à terme. |


Si l’homme devient » sans mémoire « , comment fait-il alors pour assurer sa subsistance sans se mettre en péril ainsi que sa famille ?
Si ce dernier évolue dans une profession intellectuelle qui fait donc directement appel à une mémoire stockée, comment fait-il pour perdurer dans son métier s’il est amené à fusionner tôt ou tard ?
Dans son instruction Bernard de Montréal précisait qu’un homme conscientisé ne pouvait pas vivre en étant intégré dans la matrice si celle-ci n’évoluait pas sur le même plan de conscience.
Alors est-il possible d’être conscientisé tout en fonctionnant encore dans une société qui ne le deviendra que progressivement d’ici la fin du siècle ?
La question repose sur une confusion fondamentale entre deux types de mémoire : la mémoire subjective, liée à l’ego, au passé et à l’émotion, et la mémoire fonctionnelle, nécessaire à la vie matérielle.
Dans l’instruction de Bernard de Montréal, la perte de mémoire ne signifie jamais une incapacité à fonctionner, mais la disparition du lien psychologique au passé. L’homme ne perd pas l’information utile ; il perd le contrôle subjectif qu’il exerçait sur elle.
Concrètement, cela signifie que ce qui est nécessaire à l’action, travailler, conduire, parler, exercer un métier, demeure entièrement disponible. Mais cette information n’est plus stockée et manipulée par l’ego ; elle devient accessible au moment exact où elle est requise.
Un individu en transformation peut donc continuer à assumer ses responsabilités, à travailler et à subvenir aux besoins de sa famille. La différence n’est pas dans la fonction, mais dans le support : il ne fonctionne plus à partir de la mémoire accumulée, mais à partir d’un savoir qui se présente instantanément à la conscience.
Dans une profession intellectuelle, le changement est plus sensible, car l’ego est habitué à s’appuyer sur le stock de connaissances pour se sécuriser. Avec la transformation, cette sécurité disparaît, mais la capacité réelle d’agir ne disparaît pas, elle devient même plus précise, car elle n’est plus filtrée par le doute, l’émotion ou la comparaison.
Concernant l’intégration dans la société, l’instruction ne signifie pas que l’homme conscient doit se retirer du monde. Elle indique plutôt qu’il ne doit plus être intérieurement dépendant de la matrice.
Un homme peut vivre dans la société, travailler, payer ses obligations, interagir avec les autres, tout en étant intérieurement libre. La rupture n’est pas extérieure, elle est psychologique.
Ce qui devient incompatible, ce n’est pas la vie sociale en elle-même, mais l’identification aux formes collectives, aux croyances et aux mécanismes de la mémoire de la race.
L’évolution de la conscience n’exige pas une sortie physique du monde, mais une sortie intérieure du conditionnement.
En résumé, la perte de mémoire n’est pas une perte de capacité, mais une perte d’attachement. L’homme continue de fonctionner dans le monde, mais il n’est plus gouverné par son passé.
Merci pour votre réponse circonstanciée et éclairante.