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Basé exclusivement sur l’œuvre intégrale de l’instruction supramentale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
Bernard de Montréal apporte une distinction fondamentale entre la psychologie de l’ego (involutive) et la science de l’esprit (évolutive), où les termes comme « programmation », « karma » et « initiation » changent de dimension.
L’une des confusions majeures dans la diffusion contemporaine de l’instruction réside dans le mélange constant entre plan de vie, programmation, karma, initiation, processus évolutifs et simples réactions d’ego à l’expérience.
Ce brouillage permet à certains d’éluder leur propre responsabilité vibratoire en enveloppant leurs impasses personnelles d’un vocabulaire dit « supramental ».
Or l’instruction repose sur une distinction rigoureuse entre la psychologie de l’ego, relevant de l’involution, et la science de l’Esprit, relevant de l’évolution réelle. Lorsque cette distinction disparaît, tout devient justificatif, et plus rien n’est transmuté.
La programmation de vie n’est pas une fatalité arbitraire, ni une excuse cosmique. Elle constitue une structure d’expérience inscrite avant l’incarnation afin de permettre le développement progressif de la conscience.
Tant que l’homme est inconscient, cette programmation est fermée : il subit les événements, croit disposer d’un libre-arbitre, alors qu’il ne fait que réagir à des impulsions astrales et mémorielles. Ce faux libre-arbitre sert de béquille à l’ego et entretient l’illusion de contrôle.
Lorsque la conscience commence à s’ouvrir, la programmation devient plus apparente et donc plus exigeante. L’ego n’est plus protégé par l’ignorance ; il encaisse directement les chocs vibratoires de sa propre lumière. Le but n’est jamais de se libérer de la programmation, mais d’en devenir maître, c’est-à-dire de cesser d’en souffrir psychologiquement.
Le karma, dans l’instruction réelle, n’est ni une punition ni une dette morale. Il est de la mémoire. Une mémoire cristallisée dans l’ego qui empêche l’accès à l’instantanéité de l’intelligence.
| L’usage du concept de « karma relationnel » pour justifier des conflits, des dépendances ou des rapports toxiques constitue très souvent une rationalisation de l’ego qui refuse de voir sa propre faille vibratoire. Parler de karma devient alors un écran protecteur contre la lucidité. |
La fusion en conscience correspond précisément à l’élimination du karma de l’âme : la mémoire cesse de gouverner l’être et se transforme en énergie disponible, neutre, utilisable.
L’initiation, telle que définie dans l’instructionl, n’a rien d’un statut, d’un parcours valorisant ou d’une accumulation d’épreuves méritoires. Il s’agit d’un processus radical de destruction des formes anciennes, des identités psychologiques et des mémoires résiduelles.
La souffrance qui l’accompagne n’est pas d’ordre psychologique, elle ne provient ni des autres, ni des circonstances, ni d’un supposé « conflit d’ego », mais vibratoire. Ce sont des ajustements énergétiques nécessaires pour rendre les corps inférieurs compatibles avec l’énergie de l’Esprit.
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L’initiation se vit seul (e). Toute tentative de faire évoluer les autres, de créer des groupes, des cercles ou des « mini-communautés conscientes » avant d’avoir intégré sa propre énergie relève d’un orgueil subtil et d’une fuite de soi. |
Il est également fondamental de comprendre que l’individu ne reçoit jamais plus de pression qu’il n’est capable de supporter. L’intelligence universelle ajuste la charge en fonction de la solidité réelle de l’ego. Ce principe invalide l’idée victimaire selon laquelle certaines épreuves seraient « trop lourdes » ou injustes.
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Tests et mises en vibrations ne sont pas des sanctions, mais des dispositifs précis destinés à vérifier la centricité de l’ego |
Le doute par exemple, n’est pas une faiblesse à éradiquer ; il est utilisé pour fissurer les certitudes rigides et dissoudre les constructions mentales figées, afin de faire émerger un savoir vibratoire direct.
L’exaspération marque souvent un seuil critique : lorsque l’ego arrive à saturation, il cesse enfin de négocier et prend une décision intégrale. L’homme en intelligence ne blâme ni l’invisible, ni les autres, ni la vie. Il utilise l’événement — y compris la maladie, l’accident ou la perte — comme un levier de transmutation, sans jamais perdre sa neutralité mentale.
La confusion la plus répandue aujourd’hui consiste à utiliser le langage supramental pour masquer une absence de maîtrise intérieure.
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Parler de « guerre d’ego », de « tests relationnels » ou de « processus initiatiques difficiles » sert fréquemment à éviter de reconnaître que l’on est encore manipulé par l’astral à travers ses propres pensées et réactions. |
L’homme réellement conscient sait que le problème n’est jamais à l’extérieur. Il est toujours situé dans sa propre réaction, dans ce qui n’a pas encore été intégré. Se reconstruire ne signifie pas s’analyser indéfiniment, ni se raconter, ni se chercher une identité évolutive ; cela signifie assumer son autorité intérieure et définir sa réalité sans compromis.
L’évolution vers l’homme nouveau correspond ainsi au passage d’un état de créature programmée, soumise à la mémoire, au karma et à la psychologie, à celui de créateur conscient, capable de maîtriser la vibration et l’événementiel.
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Tant que ces distinctions ne sont pas clairement comprises et incarnées, l’instruction est détournée de sa fonction réelle et réduite à un discours de justification. Là où l’esprit exige intégration et responsabilité, l’ego cherche encore des explications. |


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