La sexualité et le problème d’identité

9 Mai 2026 | Actualités, Livrets thématiques

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Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de  Bernard de Montréal.

Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.


La sexualité est probablement le domaine où l’homme possède le moins d’identité réelle.

Il croit y chercher le plaisir, l’amour ou la liberté. Pourtant, il y cherche surtout une confirmation de lui-même.

Plus la conscience manque de centre intérieur, plus la sexualité devient chargée de peur, de manque, de compensation et de dépendance. L’énergie cesse alors d’être vécue directement. Elle est récupérée par l’ego, le désir et la mémoire.

Le problème ne vient pas de la sexualité elle-même.

Il commence lorsque l’homme utilise cette énergie pour tenter de remplir le vide créé par son absence de centricité.

LA SEXUALITÉ COMME TERMINUS D’ÉNERGIE

La sexualité est une énergie cosmique avant d’être une expérience humaine. Elle ne naît pas dans le corps. Elle descend à travers les différents plans de l’être et vient se fixer dans le centre sexuel comme fonction terminale de l’énergie. L’orgasme représente la concentration momentanée de cette force sur le plan inférieur de l’homme. Pendant un instant, l’ego cesse d’interférer totalement. Ce relâchement produit une perception brève mais réelle de l’infinité vibratoire. C’est ce qui donne à l’expérience sexuelle sa puissance d’attraction et son besoin de répétition.

Le climax agit comme une fissure momentanée dans l’enfermement psychologique. L’être touche brièvement à une réalité plus vaste que sa conscience habituelle. La mémoire conserve ensuite l’empreinte vibratoire de cette ouverture et pousse à rechercher à nouveau cette suspension intérieure. Ce mécanisme soutient naturellement la continuité de la sexualité et de la procréation au cours de l’évolution.

La sexualité possède aussi une fonction d’équilibrage. L’énergie sexuelle participe au nettoyage de toute la colonne énergétique et agit comme mécanisme de régulation entre les différents corps. Lorsqu’elle n’est pas vécue consciemment, elle cherche d’autres voies d’expression à travers les rêves, les fantasmes ou les compensations psychologiques. Le déséquilibre ne vient donc pas de l’énergie elle-même, mais de la manière dont elle est récupérée par l’ego et le désir.

L’orgasme physique demeure cependant une expression brève d’une énergie beaucoup plus vaste. Sur le plan astral, certaines formes de félicité prolongent cette continuité vibratoire d’une manière plus stable. Sur le plan mental, cette même énergie peut être vécue consciemment, sans dépendre du corps, du plaisir ou de la mécanique émotionnelle. L’énergie demeure identique. Seul le centre qui la reçoit change de fonction et de taux vibratoire.

Dans la conscience involutive, cette énergie est principalement utilisée pour le plaisir, la domination, la compensation affective ou la validation personnelle. Mais plus la conscience se désastralise, plus la sexualité cesse d’être psychologique. Elle devient vibratoire. L’énergie ne disparaît pas. Elle change d’utilisation.

L’évolution implique alors un déplacement progressif de cette force vers des centres créateurs supérieurs. La thyroïde représente le relais d’une énergie autrefois concentrée dans la sexualité inconsciente. Lorsque le désir et l’astral cessent de récupérer cette puissance, elle devient disponible pour une activité créatrice plus consciente, plus mentale et moins fragmentée. La sexualité cesse alors d’être une mesure de valeur personnelle. Elle redevient un simple mouvement d’énergie dans l’équilibre général de l’être.

L’ASTRALISATION DE LA SEXUALITÉ

La sexualité devient astralisée lorsque l’énergie cesse d’être vécue directement et qu’elle est récupérée par le désir, l’imagination et l’ego. L’être ne vit plus alors l’énergie elle-même, mais les formes psychologiques construites autour d’elle. Le plaisir cesse d’être une circulation vibratoire. Il devient une tentative de compensation intérieure.

Le fantasme joue un rôle central dans cette récupération. L’imagination prolonge artificiellement le mouvement du désir afin de maintenir l’intensité énergétique le plus longtemps possible. Plus la conscience nourrit intérieurement ces formes, plus elle perd sa centricité. La sexualité devient alors un espace de projection mentale où l’être cherche moins une présence réelle qu’une suspension momentanée de son vide intérieur.

L’expérience sexuelle est constamment recherchée parce que l’énergie vécue dans l’orgasme est trop brève pour stabiliser durablement la conscience. Le mouvement retombe rapidement et laisse réapparaître le même manque intérieur. Le désir cherche alors à recommencer l’expérience afin de retrouver cette interruption momentanée de la souffrance psychologique. Plus le vide intérieur demeure inconscient, plus le besoin de répétition augmente.

Lorsque cette énergie est trop récupérée par l’imagination et le désir, elle cesse d’équilibrer les corps et devient une force de déséquilibre. La sexualité se transforme progressivement en mécanisme de compensation. L’énergie mentale, émotionnelle et vitale est absorbée par la répétition des mêmes mouvements intérieurs. Plus l’être cherche à se remplir à travers le plaisir, plus le vide devient apparent.

La pornographie représente une extension artificielle de cette astralisation. L’énergie n’est plus vécue à travers une présence réelle, mais à travers des formes visuelles et mentales destinées à stimuler mécaniquement le système nerveux et l’imagination. La conscience devient dépendante des formes qui entretiennent l’excitation. La sexualité se coupe progressivement de la présence et bascule entièrement dans le monde des projections.

Cette récupération produit une souffrance diffuse. Culpabilité, tristesse, faiblesse intérieure ou impression de dissociation apparaissent lorsque l’énergie ne peut plus circuler librement. Le problème ne vient pas de la sexualité elle-même, mais de l’usage psychologique qui en est fait. Tant que l’énergie sert à remplir un vide identitaire ou émotionnel, la conscience demeure enfermée dans des mouvements répétitifs de désir, de compensation et d’insatisfaction.

La désastralisation de la sexualité ne passe ni par la répression ni par la permissivité. Elle commence lorsque l’énergie cesse d’être utilisée pour soutenir l’ego et ses mécanismes de manque. À partir de là, la sexualité peut redevenir une expérience vibratoire dégagée des projections mentales, des compensations psychologiques et du besoin d’identité.

LE PROBLÈME D’IDENTITÉ

La sexualité est le lieu où l’homme révèle le plus profondément son absence d’identité réelle. Il croit y chercher le plaisir, l’amour ou la liberté, alors qu’il tente surtout d’y confirmer une image de lui-même. Tant que la conscience ne possède pas son propre centre, la sexualité sert à soutenir psychologiquement la personnalité.

La valeur personnelle devient alors liée à la capacité de séduire, de posséder, de satisfaire ou de performer. Le besoin d’être désiré ou reconnu révèle une insécurité profonde de l’ego. Plus l’identité réelle est absente, plus la conscience cherche à se construire à travers le regard de l’autre.

La sexualité devient ainsi un espace de comparaison permanente. Le rythme naturel de l’être disparaît derrière les modèles imposés par la mémoire collective, les représentations sociales et les images du masculin et du féminin. La puissance sexuelle, la domination, l’attraction ou la capacité de retenir l’autre deviennent des mesures artificielles de valeur personnelle.

La conscience finit alors par se confondre avec sa personnalité sexuelle. Désirs, habitudes, performances et expériences relationnelles construisent une identité fictive entièrement dépendante des réactions extérieures. Le moindre rejet, la moindre perte de désir ou la moindre comparaison peuvent alors fragiliser profondément l’équilibre psychologique.

Cette absence de centricité transforme aussi la sexualité en mécanisme de possession. Le lien sexuel sert inconsciemment à obtenir sécurité, reconnaissance, chaleur intérieure ou sensation momentanée d’existence. Plus l’identité dépend du lien extérieur, plus la conscience perd sa stabilité intérieure.

L’impression de contrôler sa sexualité demeure largement illusoire. Une grande partie des comportements sexuels est dirigée par la mémoire, les projections, les conditionnements collectifs et les mouvements du désir inconscient. Tant que la sexualité demeure liée à l’image personnelle, elle devient un terrain constant de manipulation psychologique.

Le problème fondamental ne vient donc pas de l’énergie sexuelle, mais de l’identification de la conscience à cette énergie. Lorsque l’être cesse progressivement de chercher son identité dans le désir, la performance ou la validation affective, la sexualité perd sa charge psychologique. Elle cesse d’être une définition de soi pour redevenir une simple circulation d’énergie dans l’équilibre général de la conscience.

CULPABILITÉ, MORALE ET TABOU

La culpabilité liée à la sexualité fait partie des mécanismes psychologiques les plus enracinés dans la conscience involutive. La souffrance ne vient pas uniquement du désir ou de l’impulsion sexuelle, mais du jugement porté sur soi à travers cette énergie. La sexualité devient alors un terrain de division intérieure entre les mouvements naturels du corps et les formes morales imposées à la conscience.

Les structures religieuses et sociales ont longtemps utilisé la sexualité comme outil de contrôle psychologique. En associant le désir au péché, à l’impureté ou au danger, elles ont créé une rupture entre l’énergie et l’intelligence de l’être. La conscience apprend très tôt à vivre sa sexualité sous surveillance intérieure. Honte, méfiance et culpabilité s’installent autour d’une énergie pourtant naturelle.

La masturbation illustre clairement ce mécanisme. L’acte lui-même ne constitue pas le problème fondamental. Le conflit apparaît lorsque l’énergie sexuelle est vécue à travers le jugement moral et la peur psychologique. Cette énergie cherche naturellement à circuler et à équilibrer les corps. Lorsque la conscience vit cette expérience sous le poids du tabou, elle développe des tensions intérieures qui proviennent davantage des formes mentales imposées que de l’énergie elle-même.

L’être humain transforme alors une fonction naturelle en problème psychologique. Il tente de lutter contre son énergie au lieu de comprendre la manière dont il s’y identifie. Plus la sexualité est entourée d’interdits et de tabous, plus elle se charge émotionnellement. Le refoulement ne libère pas la conscience de ses tensions. Il déplace simplement l’énergie vers d’autres formes de compensation, de fantasmes ou de conflits intérieurs.

La culpabilité agit ainsi comme une force de fragmentation intérieure. La conscience se juge à travers des critères hérités de la mémoire collective et des structures morales de la civilisation. Elle croit être mauvaise, faible ou impure parce qu’elle vit une énergie qu’elle ne comprend pas encore clairement. Cette division retarde le développement d’une identité réelle et maintient l’être prisonnier du regard psychologique porté sur lui-même.

La sexualité est devenue un tabou parce que l’humanité inconsciente a longtemps été incapable de vivre cette énergie sans domination, possession ou déséquilibre. Les interdits ont servi à contenir une conscience encore trop instinctive. Mais lorsque l’énergie sexuelle commence à être comprise vibratoirement, le rapport à cette force change progressivement.

L’évolution ne consiste ni à glorifier la sexualité ni à la condamner. Elle commence lorsque la conscience cesse d’interpréter cette énergie à travers la honte, la peur ou la morale. À partir de là, la sexualité peut être vécue d’une manière plus directe, plus équilibrée et moins récupérée par les mécanismes psychologiques de l’ego.

PORNOGRAPHIE ET DÉBAUCHE

La pornographie représente une forme avancée d’astralisation de la sexualité. La conscience ne cherche plus seulement le plaisir physique. Elle tente surtout de soulager un vide intérieur qu’elle ne parvient pas à regarder directement. L’excitation devient alors un mécanisme de compensation destiné à suspendre momentanément la solitude psychologique.

L’être qui s’enfonce dans la pornographie ne vit plus réellement l’énergie sexuelle. Il entretient une relation avec ses propres projections mentales. Les images servent à maintenir artificiellement l’excitation et le mouvement du désir. Une chaleur momentanée apparaît, puis le même vide intérieur revient, alimentant à nouveau le besoin de stimulation.

Ce mouvement crée progressivement une dépendance aux formes. Plus la conscience cherche à remplir son manque par l’excitation sexuelle, plus ce manque devient visible. L’énergie cesse alors d’équilibrer les corps. Elle est récupérée par l’imagination, le système nerveux et les mécanismes de compensation de l’ego.

La débauche constitue une étape supplémentaire dans cette perte de centricité. La sexualité devient compulsive. Le plaisir n’est plus vécu comme une circulation naturelle de l’énergie, mais comme une fuite devant le vide intérieur. Le plan astral prend progressivement le contrôle du comportement sexuel. Les forces mentales, émotionnelles et vitales s’épuisent dans des expériences qui ne produisent aucune stabilité réelle.

Cette récupération engendre souvent une souffrance diffuse. Tristesse, faiblesse intérieure, culpabilité ou impression de dégradation apparaissent lorsque la conscience ne parvient plus à faire le lien entre son intelligence et l’usage qu’elle fait de cette énergie. Plus l’être cherche à s’échapper de lui-même à travers l’excitation, plus il se retrouve confronté à son absence de centre intérieur.

Le déséquilibre ne provient pourtant pas de l’énergie sexuelle elle-même. L’énergie demeure neutre. Ce qui produit la dissociation, c’est l’usage psychologique qui en est fait. Lorsque la sexualité sert à fuir le vide, maintenir artificiellement l’excitation ou soutenir une identité fragile, elle devient progressivement une force de fragmentation intérieure.

La pornographie agit alors comme un révélateur des limites de la conscience involutive. Elle montre qu’aucune accumulation d’images, d’expériences ou d’excitations ne peut produire la stabilité intérieure recherchée. Tant que le manque psychologique demeure actif, la conscience cherchera dans la sexualité une réponse que la sexualité ne peut pas lui donner.

La sortie de cette dépendance ne passe ni par la condamnation morale ni par la répression. Elle commence lorsque l’énergie cesse d’être utilisée pour soutenir les mécanismes de fuite et de compensation de l’ego. À partir de là, la sexualité peut progressivement retrouver une fonction plus simple, plus directe et moins récupérée par les formes astrales.

L’AMOUR, LE SEXE ET LA POSSESSION

La confusion entre l’amour et la sexualité ne provient pas d’un accident psychologique. Elle appartient au fonctionnement même de la conscience involutive. Énergie sexuelle, besoin affectif et sécurité intérieure se mélangent constamment. Le lien sexuel devient alors un moyen de combler un manque, d’obtenir une reconnaissance ou de soutenir une identité fragile.

La relation inconsciente repose généralement sur des mécanismes de compensation mutuelle. Chacun cherche chez l’autre ce qu’il ne possède pas intérieurement. La sexualité sert à maintenir le lien, calmer les tensions ou éviter la confrontation avec la solitude intérieure. L’autre cesse progressivement d’être perçu dans sa réalité propre. Il devient un support émotionnel, affectif ou énergétique.

Cette récupération transforme rapidement la relation en espace de possession. L’ego cherche à sécuriser ce qui lui procure plaisir, reconnaissance ou sensation d’existence. Jalousie, peur de perdre, besoin de contrôle et dépendance affective apparaissent lorsque l’identité repose sur le lien extérieur. Plus la conscience manque de centricité, plus elle cherche inconsciemment à retenir ou posséder l’autre.

La sexualité peut alors devenir un mécanisme subtil de domination. Certains cherchent à confirmer leur puissance à travers le désir qu’ils provoquent. D’autres utilisent l’attachement émotionnel pour maintenir une sécurité psychologique. Dans les deux cas, l’énergie sexuelle cesse d’être libre. Elle devient un outil de validation personnelle et de dépendance intérieure.

La plupart des relations ne reposent pas sur une véritable présence, mais sur la peur du vide intérieur. Le couple sert alors de refuge contre soi-même. Mais aucune relation ne peut stabiliser durablement une conscience qui ne possède pas son propre centre. Tant que l’amour demeure fondé sur le besoin, le manque ou la peur, il reste vulnérable à la frustration, à la possession et à la souffrance psychologique.

La désastralisation de la sexualité implique donc une séparation progressive entre l’amour réel et les mécanismes émotionnels de dépendance. Lorsque la sexualité cesse d’être utilisée pour remplir un vide identitaire, la relation peut progressivement sortir de la possession psychologique. Le lien devient moins chargé de peur, de contrôle et de vampirisme affectif.

La sexualité vécue sans récupération émotionnelle perd progressivement sa charge de domination et de dépendance. Elle devient plus simple, plus directe et moins liée à l’insécurité intérieure. L’autre n’est plus utilisé pour compléter une insuffisance personnelle. La relation cesse d’être un mécanisme de compensation et peut devenir un espace plus conscient de circulation énergétique.

LA TRANSMUTATION DE L’ÉNERGIE SEXUELLE

L’évolution de la conscience ne conduit pas à la disparition de l’énergie sexuelle, mais à sa transformation. Tant que cette énergie est récupérée par le désir, l’imagination et l’ego, elle demeure liée aux mécanismes psychologiques de la conscience involutive. La sexualité sert alors au plaisir, à la compensation, à la domination ou à la validation personnelle. Plus l’astral récupère cette énergie, plus elle demeure enfermée dans les cycles du manque et de la répétition.

La désastralisation modifie progressivement cette dynamique. La sexualité cesse d’être vécue comme une expérience psychologique et devient vibratoire. L’énergie peut alors circuler sans être constamment récupérée par le besoin émotionnel, la peur intérieure ou la recherche d’identité. Ce déplacement transforme profondément le rapport au corps, au plaisir et à la relation.

L’énergie sexuelle représente une puissance créatrice beaucoup plus vaste que sa simple fonction biologique. Dans la conscience involutive, elle demeure concentrée dans le centre sexuel comme fonction terminale de l’énergie. Mais lorsque la conscience se dégage progressivement des mécanismes du désir astral, cette même force peut être déplacée vers des centres créateurs supérieurs et utilisée d’une manière plus consciente, plus mentale et moins fragmentée.

La thyroïde symbolise ce déplacement vibratoire. Elle représente l’activation progressive d’un centre capable d’utiliser cette énergie sans passer par les mécanismes de compensation psychologique. L’énergie demeure identique dans son essence, mais son utilisation change complètement. Ce qui était auparavant vécu à travers le désir et l’ego devient progressivement une force dirigée par l’intelligence et la volonté.

La sexualité cesse alors d’être une mesure de valeur personnelle. Elle n’est plus utilisée pour soutenir une identité fragile ou maintenir un équilibre émotionnel précaire. L’énergie devient disponible pour une activité créatrice plus consciente et moins dépendante des mécanismes de possession, de comparaison ou de validation affective.

Cette transformation ne peut cependant pas être obtenue par le refoulement ou la répression. Toute tentative de nier artificiellement l’énergie sexuelle maintient la conscience dans le conflit intérieur et les compensations astrales. La transmutation commence lorsque l’être comprend la nature réelle de cette énergie et cesse de l’utiliser pour nourrir les mécanismes de son ego.

L’évolution implique donc une sortie progressive de la sexualité psychologique. L’énergie autrefois récupérée par le désir peut alors être vécue d’une manière plus stable, plus consciente et moins fragmentée. La sexualité ne disparaît pas. Elle cesse simplement d’être le centre autour duquel se construit l’identité humaine.

AU FINAL

La sexualité devient problématique lorsque la conscience cherche en elle une identité, une sécurité ou une compensation intérieure. L’énergie demeure neutre. Ce sont les projections de l’ego, du désir et de la mémoire qui la transforment en source de dépendance, de culpabilité ou de souffrance psychologique.

La conscience involutive utilise souvent la sexualité pour remplir un vide qu’aucune expérience extérieure ne peut réellement combler. Le plaisir, la possession ou la reconnaissance deviennent alors des tentatives de stabilisation intérieure. Tant que la sexualité demeure liée à cette recherche d’identité, elle reste récupérée par les mécanismes de l’astral.

L’évolution ne passe ni par la glorification du sexe ni par sa condamnation morale. Elle commence lorsque l’énergie cesse d’être vécue à travers la peur, la culpabilité, la performance ou la dépendance affective. La sexualité perd alors progressivement sa charge psychologique.

L’énergie demeure. Mais elle n’est plus utilisée pour remplir le vide créé par l’ego.

Approfondir :

Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir

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