Bernard de Montréal approfondit la question de la conscience humaine en la replaçant dans le cadre de l’émergence d’une nouvelle psychologie. Il explique que le développement de la conscience ne suit pas une trajectoire linéaire ou confortable, mais qu’il traverse nécessairement des phases tantôt harmonieuses, tantôt éprouvantes, chacune jouant un rôle précis dans la maturation de l’homme.
Il insiste sur l’importance de la volonté consciente et sur la capacité de l’homme à contenir et gérer ses émotions. La colère, lorsqu’elle n’est pas comprise et maîtrisée, peut devenir une source de déséquilibre profond et conduire à des états de repli ou de dépression. La stabilité émotionnelle constitue ainsi un pilier fondamental de l’évolution de la conscience.
Bernard aborde également la télépathie comme une fonction naturelle de la conscience évolutive, intimement liée à la maturité psychologique. Il établit une distinction nette entre l’ancienne psychologie, fondée sur l’analyse, la mémoire et la réaction émotive, et la nouvelle psychologie, qui repose sur la perception vibratoire et la relation directe avec l’Esprit.
Il affirme que la connaissance, telle que recherchée et accumulée par l’homme, est en réalité une illusion. L’attachement à la connaissance devient une cause majeure de souffrance, car il enferme l’individu dans des structures figées qui empêchent l’adaptation réelle à la vie. L’homme évolutif apprend à se détacher du besoin de savoir pour laisser agir l’intelligence de l’instant.
Dans cette optique, Bernard encourage à ne pas ruminer les problèmes ni à chercher mentalement leurs solutions. Les situations se transforment lorsque la vibration change ; la solution apparaît alors d’elle-même, sans effort psychologique. La discussion replace enfin des notions comme l’espérance, la charité et la mort dans le cadre de la nouvelle psychologie, en les libérant de leurs interprétations morales ou émotionnelles pour les inscrire dans une compréhension vibratoire et impersonnelle de la vie.



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