Dans cette rencontre du 11 juin 1982, Bernard de Montréal approfondit le lien entre complexes, attitudes et intelligence. Il explique que les complexes sont des accumulations d’attitudes répétées, nées d’une incompréhension des mécanismes internes de l’homme.
Il utilise une métaphore parlante : le complexe est comparable à un tambour, tandis que les attitudes sont les petits bâtons qui le frappent sans cesse. Ce ne sont pas les complexes eux-mêmes qui apparaissent spontanément, mais la répétition constante d’attitudes non reconnues.
Bernard insiste sur la nécessité de reconnaître et de trancher les attitudes au moment où elles surgissent, sans en créer de nouvelles pour les justifier. Les attitudes sont présentées comme des outils par lesquels les forces astrales détournent et pervertissent l’intelligence humaine.
Il distingue clairement la souffrance consciente du malheur. La souffrance consciente est une élévation de la conscience, un ajustement nécessaire à l’évolution. Le malheur, en revanche, est lié à l’ignorance, aux attitudes figées et à la résistance à l’intelligence. Le malheur est anti-intelligence.
Bernard différencie également les impressions, qui peuvent être intelligentes et puissantes lorsqu’elles sont perçues sans attitude, des attitudes elles-mêmes, qui sont astrales, limitantes et déformantes.
Plus l’homme s’installe dans son intelligence, moins il développe d’attitudes, car l’intelligence n’a rien à défendre. Elle agit directement, sans posture, sans justification, et permet à l’homme de vivre ses expériences comme des leviers d’évolution plutôt que comme des conflits intérieurs.


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