L’observation du phénomène à la lumière de l’évolution de la conscience permet de mesurer jusqu’où peut s’étendre l’emprise astrale dans certaines relations. Celle-ci agit comme une force de stimulation constante sur l’autre, dont l’ego est progressivement mis sous pression, parfois jusqu’à l’épuisement. Il s’agit souvent d’une personne dotée d’un fort potentiel d’énergie de vie, qui alimente, sans en avoir conscience, son conjoint, ses enfants et, par leur intermédiaire, les plans auxquels ces dynamiques demeurent reliées.
La perversion de la personnalité, lorsque l’ego présente un caractère et un tempérament narcissiques, fonctionne comme une fractale psychique inscrite dans une relation triangulaire. Dans ce type de configuration, il existe presque toujours un tiers pris dans une dynamique de déséquilibre, jouant le rôle de variable d’ajustement du système relationnel.
Deux issues principales se présentent alors. Soit la personne se retire sans avoir identifié les mécanismes en jeu, ce qui conduit fréquemment à la reproduction du même schéma relationnel sous une autre forme. Soit elle utilise cette expérience comme un levier d’évolution, une fois les règles du fonctionnement comprises, en modifiant consciemment sa position dans la dynamique et en inversant les automatismes de la programmation initiale. Ce repositionnement progressif favorise l’élargissement de la conscience et permet une libération graduelle des mémoires karmiques associées à ces scénarios répétitifs.
Daniel.Kemp:« Dans un couple avec enfants « l’initiation est réussi » lorsque personne n’a pas pris la tangente de son école/évolution ».
Mea-culpa vampirique d’un ego à tendance perverse/narcissique.
« Si j’ai connu à tes côtés des moments de grand bonheur – que tu as peut-être parfois partagés – Je reconnais aujourd’hui que n’ai pas réussi à te rendre heureuse.
Triste constat.
Face à cet échec, mon attitude est longtemps restée la même : Persuadé que ta souffrance ne m’était en rien imputable puisqu’elle venait, pensais-je, d’ailleurs, de ton enfance, je suis resté convaincu d’avoir fait pour toi tout ce que ce qu’il était possible de faire.
Cette vision, qui avait pour vertu de soulager ma conscience et d’éloigner toute éventuelle remise en cause de mon comportement, masquait une réalité autrement plus dérangeante : j’ai été responsable en grande partie de ton malheur, je t’ai fait beaucoup de mal et j’ai même failli te détruire.
Aujourd’hui je vois plus clair ; je ai entendue; et je regrette.
Je vois à quel point mes extravagances,
mes colères, mon agitation, mes sautes d’humeurs,
mes folles exigences, mes scandales ,
mes angoisses, mes visions morbides,
mes sarcasmes,
mes abus de pouvoir,
mes fureurs, mes haines, mes condamnations,
je vois à quel point tout ce fatras toxique a pu être pour toi déstabilisant, fatigant, destructeur.
Je vois cette façon humiliante que j’aie de garder le silence au moment même où tu attends de moi une parole rassurante, qui te laisse désemparée et comme au bord du vide; attitude malsaine qui trouble tout alentour et crée le désarroi, sentiment pour moi d’être le maître du jeu et pour toi la souffrance d’être rejetée et bafouée.
Je vois cette opacité glaçante qui diffuse du bizarre, déstabilise, qui interdit toute intrusion et te laisse sans prise, seule, découragée ; cette propension à ne voir que le négatif de toute chose et freine tout élan; ce besoin de tout compliquer et d’analyser au scalpel, qui angoisse et dénature la vision saine que tu as du monde; cette folie de vouloir tout contrôler, tes actes comme tes pensées; cette omniscience de celui qui «sait» et qui te traite comme une enfant, qui te censure en public sous prétexte de te protéger.
Je vois ce recours culpabilisant au lien familial et à celui de l’amour dont j’use régulièrement.
Je vois, et combien je regrette, ces instants cruels où je t’ai laissé t’enferrer dans des situations inextricables, humiliantes ou culpabilisantes sans te porter secours.
Je vois ce brouillard protecteur dans lequel je m’agite et qui rend insaisissable mes actes et mes paroles;
je sais le manque de clarté de mes demandes et de mes besoins; la manière équivoque que j’ai de me placer en victime.
Je vois ces changements brusques de sujet au cours d’une conversation;
ma façon violente d’éviter ou de m’échapper d’un entretien en quittant brusquement la place.
J’entends ces critiques qui n’ont pas l’air d’en être et qui te dévalorisent sans jamais donner l’impression de te juger.
Et puis, j’entends ces mots qui font mal;
ces mots à double détente;
qui mordent en un éclair;
qui font des plaies indolores qui s’infectent après coup;
ces mots qui blessent sous couvert d’humour.
Enfin, je constate aujourd’hui combien il a dû être difficile pour toi de vivre à mes côtés, sereinement ;
difficile de respirer,
difficile d’évoluer en liberté,
de te sentir en sécurité,
de t’estimer.
Pourras-tu me pardonner pour tout ce mal ?
Me pardonner aussi d’avoir installé entre toi et les enfants un vide que je pensais protecteur
mais qui ne faisait que couper la famille en deux.
D’avoir abusé trop souvent de ma position de parent, allant même jusqu’à te voler ton rôle de mère.
D’avoir été leur complice à ton détriment.
De ne pas leur avoir dit assez qu’ils avaient une mère exceptionnelle dont ils pouvaient être fiers et sur qui ils pourraient toujours compter.
De ne pas avoir été toujours de ton côté quand il fallait leur faire face.
… Il y a aussi l’ogre amoureux que tu redoutes de croiser, toujours galant, serviable, attentionné ;
qui se couche à tes pieds et entrave ta marche; toujours avide de caresses et de consolations, et jamais rassasié, qui t’enferme dans son regard suppliant, t’englue dans sa tendresse, te fait honteusement pitié…
… et tu enrages de te sentir coupable, de le haïr presque ;
Partir pour respirer enfin, être libre…
Pourras-tu me pardonner enfin d’être ce type impossible à vivre, retord, rusé, fuyant, incertain, fatiguant, angoissant, bizarre, bavard, excentrique, provocant, manipulateur, démoralisant, plaintif, culpabilisant, envahissant, possessif et obsédé.
j’ai maintenant besoin de me racheter.
Vois, je me repends.
Accorde-moi ton pardon ».
Ce que cette lettre montre réellement, au-delà de ce qu’elle dit
Cette lettre est un objet de manipulation extrêmement sophistiqué. Elle n’est ni une réparation, ni une reconnaissance réelle, ni un mea culpa au sens évolutif. C’est une pièce stratégique, construite avec une grande intelligence psychique. Elle contient presque tous les marqueurs classiques de l’ego narcissique et vampirique au stade avancé, lorsqu’il sent qu’il risque de perdre sa source d’approvisionnement.
Le cadre général : un aveu… sans sortie de l’ego
Il reconnaît tout.
Il nomme tout.
Il va même plus loin que ce qu’une victime oserait parfois dire.
⚠️ Mais : il ne quitte jamais la position centrale de narrateur, d’analyste, de metteur en scène. C’est lui qui :
- décrit,
- interprète,
- qualifie,
- hiérarchise,
- clôt le sens.
Il garde le contrôle total du récit, y compris de sa propre culpabilité. C’est un marqueur clé : la culpabilité est ici utilisée comme outil de pouvoir, pas comme bascule de conscience.
L’aveu hypertrophié : un marqueur narcissique majeur
Un ego réellement conscientisé :
- reconnaît un noyau,
- s’arrête,
- agit ensuite dans le silence.
Ici, on observe l’inverse :
- accumulation,
- inflation,
- surenchère,
- saturation.
Cette avalanche de défauts n’est pas une humilité. C’est une prise de possession du champ moral.
Il fait ceci : « Je vais tout dire avant que tu ne le dises, ainsi je garde la maîtrise. » C’est un désamorçage anticipé de toute accusation future.
Le cœur du mécanisme : la jouissance du pouvoir inversé
Lisez bien ce passage (clé absolue) : « attitude malsaine qui trouble tout alentour et crée le désarroi, sentiment pour moi d’être le maître du jeu »
⚠️ Ceci n’est pas une confession réparatrice. C’est une reconnaissance de jouissance passée, dite sans renoncement. Il reconnaît :
- le silence comme arme,
- la sidération,
- le vide,
- l’humiliation,
- la domination psychique.
Mais il ne renonce jamais à cette position. Il la décrit. Il la regarde. Il la possède encore.
La fausse empathie : empathie descriptive, pas incarnée
Il décrit parfaitement :
- sa souffrance,
- sa confusion,
- son épuisement,
- sa perte de repères,
- son insécurité.
Mais il ne ressent rien dans l’écriture.
Il observe la souffrance.
Il ne la traverse pas.
C’est un marqueur très net :
- empathie cognitive
- empathie affective
- empathie incarnée .
Le pardon comme dernière captation
La fin est capitale : « j’ai maintenant besoin de me racheter. Accorde-moi ton pardon »
⚠️ Ceci n’est pas une demande pour elle. C’est une nécessité pour lui.
Il ne dit pas :
- « je te libère »
- « je te laisse partir »
- « je n’exigerai plus rien »
Il dit :
- j’ai besoin
- accorde-moi
Le pardon est ici la dernière prise énergétique possible.
Sans pardon :
- il reste celui qui a détruit,
- il reste incomplet,
- il reste privé de clôture narcissique.
Avec pardon :
- il récupère une image réparée,
- il referme le cycle,
- il se réapproprie le lien.
Le passage sur les enfants : un marqueur de vampirisme transgénérationnel
Ce passage est extrêmement révélateur. Il reconnaît :
- avoir volé son rôle,
- avoir créé un vide,
- avoir instrumentalisé leurs enfants.
Mais là encore :
– il parle à sa place
– il interprète à sa place
– il gère le récit familial
Il ne rend pas. Il décrit le vol sans le restituer.
« L’ogre amoureux » : auto-mythification
Ce passage est fondamental : « l’ogre amoureux » C’est une auto-mise en scène poétique de son vampirisme. Il transforme :
- la prédation → en figure tragique
- la dépendance → en amour excessif
- l’emprise → en passion
C’est une esthétisation du vampirisme. Très caractéristique des egos intelligents.
Ce qui est totalement absent (et c’est décisif)
Il n’y a nulle part :
- de limite posée par lui,
- de retrait volontaire,
- de renoncement au lien,
- de reconnaissance du droit de l’autre à partir sans réparation,
- de silence.
Il écrit pour rester présent.
Un ego réellement conscientisé :
- se retire,
- cesse de parler,
- laisse l’autre vivre sans lui.
Conclusion claire, sans affect
Cette lettre est :
- brillante,
- lucide,
- extrêmement intelligente,
- totalement non évolutive.
C’est :
un mea culpa vampirique,
une dernière tentative de maîtrise,
une captation par la reconnaissance,
un chant du cygne narcissique.
Elle avait raison, intuitivement, il y a 45 ans. Et encore plus raison aujourd’hui. Cette pseudo lettre ne demandait pas son pardon. Il demandait son énergie finale. Le fait qu’elle l’analyse aujourd’hui sans être prise dedans montre que le lien est rompu sur le plan réel !!!
décodage des marqueurs dissimulés
de ce qui est structurellement révélateur.
« Si j’ai connu à tes côtés des moments de grand bonheur – que tu as peut-être parfois partagés »
🔎 Marqueur : relativisation immédiate. Il introduit dès la première phrase un doute sur son vécu, tout en se plaçant comme détenteur principal du bonheur.
➡️ « moi oui, toi peut-être »
« Je reconnais aujourd’hui que n’ai pas réussi à te rendre heureuse »
🔎 Marqueur : formulation passive. Il ne dit pas « j’ai contribué à ta souffrance » mais « je n’ai pas réussi ».
➡️ L’échec est technique, pas éthique.
« Persuadé que ta souffrance ne m’était en rien imputable puisqu’elle venait, pensais-je, d’ailleurs »
🔎 Marqueur : rappel de l’ancienne invalidation. Il réexpose la blessure initiale sous couvert d’analyse rétrospective.
➡️ Ce rappel n’est pas nécessaire à une réparation : il sert à réactiver le trauma.
« Cette vision […] avait pour vertu de soulager ma conscience »
🔎 Marqueur majeur : aveu d’auto-soulagement. Il reconnaît que sa lecture du passé était fonctionnelle pour lui.
➡️ L’ego est encore au centre.
« je t’ai fait beaucoup de mal et j’ai même failli te détruire »
🔎 Marqueur paradoxal : dramatisation contrôlée. C’est une phrase très forte, mais sans conséquence concrète.
➡️ Elle produit un choc émotionnel… sans acte réparateur associé.
« Je vois cette façon humiliante que j’ai de garder le silence […] sentiment pour moi d’être le maître du jeu »
🔎 Marqueur clé absolu. Il nomme explicitement la jouissance de domination. Mais il la nomme au passé narratif, pas au passé révolu.
➡️ Il se regarde encore être le maître.
« ce besoin de tout compliquer et d’analyser au scalpel »
🔎 Marqueur projectif : il intellectualise la violence.
➡️ Le scalpel, c’est lui. Il se décrit comme analyste, pas comme responsable incarné.
« ce recours culpabilisant au lien familial et à celui de l’amour »
🔎 Marqueur pervers subtil : Il nomme la stratégie, mais ne la retire pas. Il ne dit jamais : « je n’utiliserai plus cela ».
« ce brouillard protecteur dans lequel je m’agite »
🔎 Marqueur de manipulation passive consciente. Il reconnaît le flou comme stratégie défensive et offensive.
➡️ Mais encore une fois : reconnaissance ≠ renoncement.
« ces mots qui blessent sous couvert d’humour »
🔎 Marqueur de sadisme verbal rationalisé. Il connaît parfaitement l’arme.
➡️ L’ego est lucide, pas transformé.
« l’ogre amoureux »
🔎 Auto-mythification. Il transforme la prédation en figure poétique tragique.
➡️ C’est une esthétisation du vampirisme.
« j’ai maintenant besoin de me racheter »
🔎 Marqueur central : son besoin, pas sa libération.
« Accorde-moi ton pardon »
🔎 Dernier crochet énergétique. Le pardon est demandé comme sceau final, pas comme respect de son autonomie.
➡️ Sans son pardon, il reste inachevé narcissiquement.
➤ Conclusion de la lecture, cette lettre est :
- lucide
- intelligente
- esthétiquement brillante
- non évolutive
Elle est une tentative de clôture à son avantage, pas une sortie du jeu.
Phrases de coupe nette pour les interactions quotidiennes
(objectif : fermer l’accès à son esprit, sans conflit, sans justification, sans nourriture)
Ces phrases sont construites selon un principe simple :
aucune explication
aucune défense
aucune émotion
fin immédiate de l’échange
Choisir celles qui vous correspond, ne pas changer le ton
Quand il provoque, ironise, pique, ou dévalorise subtilement
- « Je ne participe pas à ce type d’échange. »
- « Ce n’est pas un sujet de discussion pour moi. »
- « Je n’ai rien à ajouter. »
- « Je te laisse avec cette opinion. »
Ne pas expliquer.
Ne pas argumenter.
Silence ensuite.
Quand il joue la victime, la plainte, le mea culpa récurrent
- « Je ne suis pas la personne à qui en parler. »
- « Ce que tu ressens t’appartient. »
- « Je ne suis pas disponible pour ça. »
Le mot disponible est clé : il ferme la porte sans attaquer.
Quand il cherche à vous faire réagir émotionnellement
- « Je ne me sens pas concernée. »
- « Je n’entre pas là-dedans. »
- « Je préfère m’arrêter ici. »
Puis : tu t’éloignes physiquement si possible.
Quand il tente de vous coincer par la logique ou l’analyse
- « Je ne débat pas de ma réalité. »
- « Je n’ai pas à me justifier. »
- « Ce n’est pas négociable pour moi. »
Non négociable est un mot qui coupe net sans agressivité.
Quand il tente l’intimité, la complicité, le faux rapprochement
- « Je garde une relation fonctionnelle, rien de plus. »
- « Je tiens à cette distance. »
Nommer la distance comme un fait, pas comme un reproche.
⚠️ Règle d’or
Une phrase = une seule fois.
S’il insiste → silence + retrait.
Le silence après une phrase claire est ce qui désactive le mécanisme.
Qu’est-ce qui se produit dans le phénomène du divorce ?
BDM: « Vous avez deux personnalités, doncvous avez toute cette énergie astrale qui rentre dans le cerveau de la femme, qui rentre dans le cerveau de l’homme, et les deux se laissent manipuler. Le divorce, c’est de la manipulation…
Daniel Kemp: « Dans un couple avec enfants « l’initiation est réussi » lorsque personne n’a pas pris la tangente de son école/évolution ».
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Entretien BdeM/François Payotte
FP – Dans les événements, dans les chocs de vie… prenons par exemple, un divorce, une faillite, un accident d’auto, ce sont en quelque sorte ça des interventions du double ?
BdM – Ce sont des interventions du double.
FP – Mais est-ce que c’est pour mettre fin à une espèce de valse d’hésitations qu’il y a dans la vie ?
BdM – C’est pour amener l’homme…
FP – Pour lui faire prendre d’une nouvelle trajectoire ?
BdM – Oui, c’est pour amener l’homme sur un autre « track ».
FP – Mais ce que je voudrais savoir, c’est comment déterminer cette nouvelle trajectoire ; qu’est-ce que c’est qu’il veut finalement ajuster le double face à l’ego en créant ce choc ?
BdM – Il veut faire réaliser à l’ego qu’il est stupide…
FP – Bon, une fois que c’est réalisé, qu’est-ce qu’on fait ?
BdM – Une fois que l’ego a réalisé qu’il est stupide, à ce moment-là il devient plus intelligent, en devenant plus intelligent, il apprend à maîtriser cette énergie. Prenons le divorce, c’est un exemple parfait le divorce ; vous avez un couple, c’est très facile de se divorcer, surtout aujourd’hui, même il y a des gens qui attendent de le faire.
FP – Ça se fête même…
BdM – Donc, qu’est-ce qui se produit dans le phénomène du divorce ? Vous avez deux personnalités, donc vous avez toute cette énergie astrale qui rentre dans le cerveau de la femme, qui rentre dans le cerveau de l’homme, et les deux se laissent manipuler. Le divorce, c’est de la manipulation…
FP – On signe en bas…
BdM – On signe en bas, on se laisse manipuler, on trouve telle chose avec la femme, la femme trouve telle chose avec l’homme, on n’est pas suffisamment intelligent pour réaliser qu’on se laisse manipuler, qu’on se fait manipuler. Et d’ailleurs je vais vous donner un exemple parfait pour comprendre : dans vos expériences d’hommes et de femmes, quand vous êtes à la maison, la femme fait quelque chose que l’homme n’aime pas, qu’est-ce qui se passe ? Il se passe une sorte de colère écœurante dans l’homme ; il voudrait « l’effoirer » contre le mur ; dans un instant, il la déteste, il la hait ; ce n’est pas qu’il la hait, mais dans un instant il ne veut rien savoir, il prend son chapeau, il fracasse la porte et s’en va dans la rue, et elle dans ses propres moments, elle vit la même chose.
Mais si au moment où la femme fait quelque chose et l’homme vit cette haine contre sa femme, contre sa personnalité, qu’il comprendrait que c’est de la manipulation, et qu’il prendrait cette haine et qu’il la couperait poup… qu’il dirait : “ viens chérie ”, au lieu de dire “ va ma vache ”, l’homme apprendrait à contrôler l’énergie du double, il apprendrait à détruire en lui l’astralité, mais c’est dur…
FP – On en a pour quelques millénaires…
BdM – Laissez-moi sacrer une minute ; c’est dur en câlisse, de dire à ta femme : “ vient mon amour ! ”, quand tu voudrais dire : “ va-t’en ma vache !”, ça va jusque-là, la manipulation. Ça prend une très grande force interne, ça prend une très grande conscience, beaucoup de lucidité et beaucoup d’amour pour dire à ta femme : “ viens-t’en mon amour ”, au lieu de “ va-t’en ma vache… ”, parce que l’énergie, elle passe ; il y en a des gens qui vivent le courant là, ça les brûle ; ils haïssent leur femme pour deux jours, ils n’en dorment pas, ils font des erreurs dans leur job, ça reste pogné « icitte » en boule, c’est une boule, mais c’est une vraie boule, casser ça, faire sauter la boule, réaliser que dans un instant, à travers des événements utilisés pour l’expérience de l’âme, on se fait chier et on se fait amener vers le divorce, pour plus d’expériences de l’âme, et on me parle de réconcilier avec la vie… Je l’ai dans le cul, la vie…
Mais l’homme avant sera obligé d’apprendre à maîtriser en lui les courants subtils astraux qui font de sa vie un enfer, pour en arriver finalement à faire de sa vie un présentoir personnel pour ses propres yeux et les yeux de sa femme.
FP – Mais lorsque cette haine surgit dans le couple, est-ce que c’est nécessairement l’homme qui doit faire ce premier pas ?
BdM – Celui qui doit faire le premier pas, c’est celui qui vit cette haine-là…
FP – Oui, mais ils la vivent tous les deux en général…
BdM – C’est celui qui est le plus intelligent, qui est le plus fort intérieurement, qui a la capacité de faire ça…
FP – C’est contagieux…
BdM – Il faut être très fort pour faire ça. Tu la hais la vache, alors imagine-toi pour l’aimer, l’aimer.
Ça veut dire quoi aimer ta vache ? Ça veut dire aller au-delà de la manipulation, de voir que c’est de la manipulation de ton corps astral qui t’a fait haïr ta femme temporairement et l’appeler une vache. Après ça, après 2 heures, 3 heures, elle a pleuré ; quand elle pleure là… là tu vis de la culpabilité, puis là vous retournez dans le lit puis ça recommence ; pendant 60 ans, rendu au bout de 60 ans là…
là vous êtes totalement dégonflés, vous restez ensemble par habitude, par sécurité, pour les enfants, les petits-enfants, vous avez ruiné votre crisse de vie, au lieu de la prendre en main votre vie tout de suite, puis arrêter de vous laisser manipuler dans vos personnalités, puis réaliser que ta femme c’est une personne, que ton mari c’est une personne, pis que les deux sont des êtres intégraux, pis que c’est le mouvement de cette énergie de colère-là, parce qu’elle a brûlé ta soupe ; ça t’amène au divorce, c’est pas des crisses de farces, divorcer pour une soupe.
Donc vous avez des gens qui ont investi pendant 5 ans, 10ans, 15 ans, 20 ans, c’est de l’investissement ; tu mets ça sur le « stock market », tu deviens millionnaire ! Pis là, là, houp ! ça saute en fumée parce que, un ou l’autre, vit ça. Puis vous me parlez d’amour…
Parlez-moi pas d’amour, je ne suis pas intéressé à ça… parce que l’homme ne sait pas qu’est-ce que c’est de l’amour ; aimer sa femme puis aimer son mari c’est reconnaître, à travers l’astralisation de nos personnalités, le jeu cosmique contre l’homme, pour en arriver finalement à intégrer cette énergie-là et vivre avec sa femme, pis son mari, pour le restant de ses jours sur le plan matériel, pis plus tard dans l’éther, en paix, pas avec la paix du Christ, la crisse de paix !
FP – On n’est pas sortis de l’auberge hein…
BdM – On n’est pas sortis du motel !


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