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Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
Dans la continuité de la désastralisation, il devient nécessaire de comprendre comment l’instruction elle-même peut être récupérée par l’ego et transformée en support d’illusion plutôt qu’en accès à l’intelligence réelle.
| Dans la continuité de la désastralisation, il devient nécessaire de comprendre comment l’instruction elle-même peut être récupérée par l’ego et transformée en support d’illusion plutôt qu’en accès à l’intelligence réelle. |
L’instruction de Bernard de Montréal (BDM) aborde souvent la problématique de l’astralisation, c’est-à-dire le moment où le savoir vibratoire est récupéré par l’ego et l’âme pour nourrir la personnalité, l’orgueil ou la recherche spirituelle.
BDM a exprimé à plusieurs reprises sa fatigue et son exaspération face à certains de ses auditeurs ou participants à ses séminaires, les qualifiant parfois de manière très crue.
L’ASTRALISATION DE L’INSTRUCTION ET DE LA CONSCIENCE
BDM définit l’astralisation comme l’assujettissement de la conscience humaine aux pulsions de l’âme, ce qui rend la pensée « réflective » et empêche l’intelligence réelle de se manifester.
- Le piège de la connaissance : « La connaissance c’est de l’illusion, c’est juste la vibration qui est réelle ». Pour BDM, beaucoup de gens accumulent ses paroles comme une « culture occulte » au lieu de vivre la vibration, ce qui constitue une forme d’astralisation.
- La spiritualisation : Il affirme que la recherche spirituelle est souvent une « maladie » et une « illusion de l’ego » qui retarde l’évolution réelle.
LES « CONS » ET L’INTELLIGENCE VS L’INTELLECT
BDM utilise souvent le terme « con » ou « idiot » pour désigner le manque d’identité et de centricité, indépendamment du niveau d’éducation.
- Le paradoxe des diplômes : « Vous vivez avec le plus grand psychiatre, le plus grand médecin, le plus grand architecte, le plus grand menuisier, le plus grand con. Vous comprenez ce que je veux dire ? Ça fait que ça n’a rien à faire avec l’intelligence ».
- L’idiotie de la naïveté : « On est “sans-dessein”, on est naïfs, on est mesmérisés… on est trop cons ! ». Il précise que l’intelligence n’est pas d’avoir un PhD, mais d’être capable de ne jamais se faire « charrier » (manipuler) par les plans invisibles.
- Les « conchiants » : Dans un moment d’humour acide, il lance : « Savez-vous comment j’appelle ça “conscients”, on est “conchiants” ».
FRUSTRATION FACE AUX PARTICIPANTS DES SÉMINAIRES
BDM a souvent souligné que venir à ses séminaires ne garantit pas la conscience, et il a parfois manifesté son désir de se retirer.
- Inutilité pour certains : « Il y a des gens qui ne devraient même pas venir à mes séminaires, il y a des gens qui ne viendront jamais à mes séminaires… mes séminaires, c’est bien plus pour moi que pour vous autres ».
- Le rejet des « suiveux » : Il déteste l’idée d’avoir des disciples : « Si tu me suis, tu te retrouves sur une fesse !… je déteste les suiveux !… ils veulent coucher, ils veulent être dans tes culottes, ils veulent rentrer chez vous ! ».
- Ceux qui ne changent pas : Parlant d’une personne qui ne comprenait toujours pas après des années : « Si tu n’as pas changé dans 35 ans, tu ne vas pas changer à la dernière minute… je le crisse là, bye. Puis c’est fini, je les barre de ma vie, point final à la ligne ».
LA SUPÉRIORITÉ DES GENS « SIMPLES » SUR LES « INSTRUITS »
BDM préférait parfois des gens qui n’étaient jamais venus a ses séminauies mais étaient plus conscients:
- L’esprit derrière la forme : BDM affirme qu’il peut trouver plus d’esprit chez un simple commerçant ou un ouvrier que chez un intellectuel : « Je préfère parler avec des gens qui sont simple dans la rue, qui ont de l’écoute, qui ont un bel esprit que des gens qui sont bourrés de diplôme et qui n’ont pas d’esprit qui ont simplement de la mémoire ».
- La reconnaissance des êtres simples : « Des êtres très simples dans le monde savent des choses que des êtres plus complexes ne savent pas ! ».
- Le « petit bonhomme de Saint-Lin » : Il mentionne qu’on met souvent de côté un être sans éducation qui a pourtant un « aspect réel de son esprit », parce qu’on s’arrête à la forme de son langage, alors qu’il est peut-être plus près de son savoir que les autres.
LA FIN DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE
En 1984, BDM a annoncé qu’il voulait arrêter de parler publiquement pour écrire, car il était fatigué de l’ego de son public :
- « C’est l’égo qui me fatigue, l’égo spirituel, l’égo ésotérique, l’égo occulte… Je suis fatigué de reprendre le… J’aime autant aller m’asseoir mes fesses dans une jungle quelque part ».
- Il conclut souvent en disant que son travail est de mettre l’homme en garde contre tout ce qu’il ne comprend pas, y compris l’instruction elle-même si elle devient une nouvelle forme de croyance.
En résumé, BDM considérait qu’une grande partie de son public de séminaire restait piégée dans une fascination astrale pour sa personne ou sa connaissance, tandis que l’intelligence réelle pouvait se trouver chez des individus anonymes, simples et « non pollués » par l’ésotérisme, qui vivaient déjà leur identité sans avoir besoin de lui.
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


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