Téléchargement au format PDF non autorisé — accès strictement personnel.
Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
L’homme involutif
Il croit penser librement alors que son mental fonctionne à l’intérieur d’une programmation fondée sur la mémoire, la réflexion et la polarité. Ce qu’il appelle sa pensée personnelle est le plus souvent une activité réfléchie alimentée par la conscience collective, les formes mémorielles et les mécanismes invisibles de l’involution psychique.
Le mensonge cosmique ne cache pas seulement la réalité ; il structure la conscience humaine elle-même. Tant que l’ego demeure identifié à la pensée réfléchie, il vit dans une perception fragmentée du réel où l’intelligence est remplacée par la mémoire, la réaction émotionnelle et l’illusion de l’autonomie mentale.
LE MENSONGE COSMIQUE
Le mensonge cosmique ne constitue pas une fraude morale ni une conspiration au sens humain du terme. Il représente une structure vibratoire de retenue et de fragmentation de l’information destinée à maintenir l’humanité dans une conscience expérimentale compatible avec l’involution. Tant que l’homme demeure incapable de supporter directement la puissance de l’intelligence réelle, la réalité lui apparaît sous une forme réfléchie, partielle et polarisée.
L’être humain ne vit donc pas dans le réel ; il vit à l’intérieur d’une version psychologisée du réel.
Cette différence est fondamentale.
La conscience involutive ne perçoit jamais directement l’énergie. Elle la réfléchit à travers :
— la mémoire ;
— l’émotion ;
— la culture ;
— la croyance ;
— la subjectivité ;
— les formes mentales accumulées dans la conscience collective.
Le réel devient expérience psychologique plutôt qu’intelligence instantanée.
La retenue d’information constitue le premier mécanisme du mensonge cosmique. Les plans ne dévoilent jamais l’énergie dans son intégralité à une conscience incapable de la supporter sans déséquilibre profond. L’ego involutif étant structuré par la mémoire et la polarité, il transformerait immédiatement une intelligence totale en délire mystique, en pouvoir psychologique ou en destruction intérieure. La fragmentation du réel agit donc comme une protection involutive destinée à empêcher la désintégration psychique d’une humanité encore dominée par l’astral.
La quarantaine psychique découle directement de cette limitation vibratoire. L’homme vit isolé des circuits universels de l’intelligence réelle parce que sa conscience fonctionne encore à travers la réflexion plutôt qu’à travers la présence. Cette quarantaine n’est pas géographique ; elle est mentale. Elle correspond à l’impossibilité pour l’ego de coïncider avec l’énergie sans la transformer immédiatement en formes psychologiques.
Toute la conscience involutive repose sur cette réflexion.L’homme croit voir la réalité qu’il n’en perçoit que les reflets fragmentés dans le miroir de sa conscience subjective. Sa pensée, sa philosophie, sa spiritualité, sa science et même sa perception du cosmos demeurent conditionnées par cette structure réfléchie qui l’empêche d’accéder directement à l’intelligence.
La fragmentation du réel produit l’illusion de la vérité. L’ego involutif cherche continuellement des certitudes capables de stabiliser son insécurité intérieure. Il accumule :
— connaissances ;
— croyances ;
— systèmes ;
— doctrines ;
— idéologies ;
— vérités spirituelles ;
— vérités scientifiques.
Mais chaque vérité devient une forme psychologique qui fixe momentanément la conscience dans une perception limitée du réel. La vérité involutive agit comme un arrêt de mouvement dans l’intelligence. Elle rassure l’ego parce qu’elle lui permet de donner une forme stable à ce qu’il ne peut encore intégrer vibratoirement.
Le mensonge cosmique ne fonctionne donc pas principalement par le faux, mais par la limitation du vrai. L’homme reçoit juste assez d’information pour maintenir la continuité de son expérience involutive sans accéder à une conscience intégrale capable de détruire les structures psychologiques qui soutiennent sa personnalité planétaire.
La conscience réfléchie constitue le noyau opérationnel de ce système. L’énergie descend dans le mental humain, puis est immédiatement récupérée par :
— la mémoire ;
— la polarité ;
— l’émotion ;
— l’importance personnelle ;
— le besoin de sécurité ;
— la peur du vide.
L’intelligence cesse d’être vibration pour devenir réflexion subjective. L’homme ne vit plus dans l’instantanéité du réel, mais dans l’interprétation psychologique de ce réel. Cette réflexion crée une distance intérieure permanente entre l’ego et sa propre intelligence. Plus l’homme réfléchit la réalité, plus il s’éloigne de sa présence vibratoire immédiate. Toute l’involution repose sur cette séparation.
Le mensonge cosmique devient ainsi la structure même de la conscience humaine expérimentale. Il ne cache pas simplement certaines informations ; il organise la manière dont l’homme perçoit, pense et expérimente la réalité. Tant que cette structure demeure active, la conscience reste enfermée dans une perception fragmentée où le réel ne peut apparaître qu’à travers les voiles de la mémoire, de la polarité et de la réflexion psychologique.
LA PENSÉE INJECTÉE ET LE CONTRÔLE DU MENTAL
Le contrôle involutif de la conscience humaine ne repose pas principalement sur des structures extérieures, mais sur l’ignorance fondamentale de l’homme face au fonctionnement réel de sa pensée. L’ego croit produire librement son activité mentale alors qu’il vit à l’intérieur d’un système vibratoire de communication dont il ne perçoit ni les lois ni les mécanismes. La pensée involutive n’est pas créée par l’homme ; elle est réfléchie par lui. Cette distinction transforme entièrement la compréhension du mental humain.
Le cerveau n’agit pas comme une source autonome d’intelligence, mais comme un récepteur capable de capter, traiter et réfléchir des impulsions vibratoires provenant de différents plans de conscience. L’homme involutif ignore cette réalité parce qu’il s’identifie psychologiquement au contenu de sa pensée. Dès qu’une forme mentale traverse son mental, l’ego y appose automatiquement la signature du « JE », créant ainsi l’illusion fondamentale de l’autonomie psychologique. Cette illusion constitue le noyau même de la programmation mentale.
L’individu croit qu’il pense, qu’il décide, qu’il juge, qu’il veut ou qu’il choisit librement, alors que la majorité de son activité mentale provient d’une mécanique de réflexion où l’énergie est immédiatement récupérée par la mémoire, l’émotion et la subjectivité avant même d’être comprise vibratoirement. La pensée injectée ne doit pas être interprétée selon une logique paranoïaque où des forces invisibles contrôlent mécaniquement l’être humain comme une machine. Le phénomène est beaucoup plus subtil. Il repose sur des lois vibratoires de résonance entre la conscience humaine et les champs psychiques correspondant à son niveau d’évolution, à sa mémoire et à ses polarités intérieures.
L’homme attire vibratoirement les formes compatibles avec sa structure psychologique. Une conscience dominée par la peur, le doute, la culpabilité, l’ambition, la souffrance ou l’importance personnelle deviendra naturellement réceptive à des formes mentales alimentant ces mêmes états. La programmation mentale fonctionne donc principalement à travers l’identification psychologique. Tant que l’ego croit être l’auteur de ses pensées, il demeure incapable de discerner ce qui relève de l’intelligence réelle, de la mémoire involutive ou des mouvements réfléchis de l’astral.
La pensée réfléchie représente précisément cette incapacité à recevoir l’énergie sans immédiatement la psychologiser. L’homme ne traite jamais la pensée dans son état pur ; il la colore instantanément selon ses mémoires, ses attentes, ses blessures, ses désirs ou ses besoins de sécurité intérieure. L’énergie devient forme mentale, puis expérience psychologique, et cette expérience renforce ensuite la programmation initiale. Toute l’involution repose sur cette boucle où la conscience nourrit continuellement les structures mêmes qui la conditionnent.
L’illusion du JE stabilise cette mécanique en donnant à l’individu le sentiment d’une continuité personnelle autonome. L’ego construit ainsi son identité à partir des pensées qu’il réfléchit sans réaliser que cette identité elle-même est largement structurée par la mémoire collective, les formes de la race et la programmation émotionnelle de l’involution. L’homme finit par défendre psychologiquement des structures mentales qui ne proviennent pas de son intelligence réelle.
La subjectivité devient le véritable outil du contrôle involutif. Dès qu’une pensée est vécue personnellement, l’énergie cesse d’être instantanée et entre dans le champ de la polarité. L’homme ne traite plus vibratoirement l’information ; il réagit à elle. Cette réaction crée immédiatement comparaison, jugement, peur, désir, résistance ou valorisation personnelle. La conscience perd sa transparence et se retrouve enfermée dans une activité mentale continue où la réflexion remplace la présence réelle.
La télépathie inconsciente constitue le fond vibratoire de cette mécanique. La conscience humaine échange continuellement de l’information avec les champs collectifs, mémoriels et astraux sans que l’ego en soit conscient. Les individus vivent ainsi à l’intérieur d’un immense réseau de résonances psychiques où les pensées circulent, se renforcent et se stabilisent mutuellement à travers la mémoire de la race. C’est pourquoi certaines émotions, certaines peurs ou certaines idéologies peuvent contaminer des populations entières sans que les individus perçoivent les mécanismes vibratoires qui soutiennent ces mouvements collectifs.
Le véritable contrôle du mental ne consiste donc pas à empêcher l’homme de penser, mais à maintenir son intelligence dans la réflexion subjective permanente. Tant que l’ego réfléchit sa pensée, il demeure séparé de l’intelligence instantanée. Il vit dans un espace intérieur saturé de formes où la mémoire remplace la présence vibratoire réelle. Toute la programmation involutive repose sur cette incapacité à recevoir l’énergie sans immédiatement la transformer en expérience psychologique.
La désastralisation du mental commence lorsque l’individu cesse progressivement de croire automatiquement sa pensée. Non pas pour entrer dans la méfiance ou le doute pathologique, mais pour développer une lucidité vibratoire capable de distinguer l’intelligence réelle des mouvements réfléchis de la conscience involutive. À partir de ce moment, la pensée cesse lentement d’être un mécanisme de programmation pour redevenir un mouvement transparent de l’énergie.
LA MÉMOIRE DE LA RACE ET LA CONSCIENCE COLLECTIVE
La conscience collective constitue le prolongement psychique de la mémoire involutive accumulée par l’humanité au cours de son évolution planétaire. L’homme involutif croit penser individuellement alors que son mental demeure profondément structuré par les formes mémorielles de la race, de la culture et de la conscience collective dans laquelle il évolue. Sa personnalité elle-même est largement construite à partir de contenus psychiques qu’il n’a jamais créés consciemment.
La mémoire agit comme une prison invisible parce qu’elle impose à la conscience des structures de perception déjà organisées avant même que l’individu commence à penser par lui-même. Dès l’enfance, l’être humain est intégré dans un réseau de formes psychologiques qui déterminent progressivement :
sa manière de comprendre,
de réagir,
de croire,
de craindre,
de désirer,
de juger,
et d’interpréter le réel.
L’homme pense à travers la race avant de penser à travers son intelligence réelle.Cette mémoire collective ne se limite pas aux souvenirs historiques ou aux traditions culturelles visibles. Elle constitue un immense champ psychique où s’accumulent :
les émotions de la race,
les croyances,
les archétypes,
les traumatismes,
les valeurs morales,
les structures religieuses,
les idéologies, et les réflexes psychologiques hérités de l’involution. Chaque individu naît à l’intérieur de cette masse mémorielle et devient rapidement le relais vivant de structures psychiques qui existaient bien avant lui.
Les égrégores représentent précisément la condensation vibratoire de ces mémoires collectives. Lorsqu’un grand nombre d’êtres humains alimentent les mêmes formes mentales à travers leurs émotions, leurs croyances ou leurs réactions psychologiques, ces formes acquièrent progressivement une stabilité énergétique capable d’influencer à son tour la conscience collective. L’homme croit défendre ses idées personnelles alors qu’il agit souvent comme prolongement psychique de forces mémorielles collectives auxquelles il demeure inconsciemment relié.
La personnalité involutive se construit à travers cette identification constante aux formes de la race. L’ego développe une identité psychologique à partir :
de la famille,
de la culture,
de la nation,
de la religion,
de l’éducation,
des modèles sociaux,
et des valeurs collectives.
Il croit devenir lui-même alors qu’il devient souvent la continuité psychologique de mémoires déjà existantes. La personnalité agit ainsi comme interface entre l’individu et la conscience collective. Les religions ont joué un rôle majeur dans la stabilisation de cette mémoire involutive. Elles ont organisé psychiquement les masses autour de systèmes symboliques capables de structurer :
la peur,
la culpabilité,
l’espoir,
le salut,
la souffrance,
et la dépendance envers des autorités invisibles.
Mais le phénomène dépasse largement le cadre religieux. Toute idéologie devient éventuellement une structure mémorielle cherchant à maintenir sa continuité à travers la conscience humaine. Les systèmes politiques, sociaux ou philosophiques fonctionnent eux aussi comme des architectures psychiques alimentées par la polarité émotionnelle des masses.
Le problème fondamental ne réside donc pas dans les systèmes eux-mêmes, mais dans l’identification psychologique de l’homme à ces structures de mémoire. Les systèmes sociaux prolongent naturellement cette programmation collective. Les modèles culturels, les structures économiques, les normes sociales ou les mécanismes éducatifs reflètent l’état vibratoire général de la conscience humaine à une époque donnée. L’homme croit participer librement à la société alors qu’il évolue dans des cadres psychiques destinés à stabiliser certaines formes de conscience compatibles avec l’évolution involutive.
Les médias participent également à cette continuité mémorielle. Leur fonction profonde ne consiste pas uniquement à transmettre de l’information, mais à maintenir la cohésion vibratoire de la conscience collective autour de certaines réactions émotionnelles communes. La peur, l’indignation, l’espoir, le conflit ou la division deviennent des mécanismes de synchronisation psychique des masses. Plus une population réagit émotionnellement de façon uniforme, plus la mémoire collective se densifie.
L’éducation involutive complète cette mécanique en adaptant progressivement l’individu aux structures de la race. L’enfant apprend rapidement :
ce qu’il doit croire,
ce qu’il doit craindre,
ce qu’il doit valoriser,
ce qu’il doit rejeter,
et la manière acceptable de penser à l’intérieur du champ collectif. L’intelligence réelle est remplacée par l’intégration psychologique aux formes dominantes de la conscience planétaire.
Toute la difficulté pour l’homme conscient consiste à reconnaître que sa pensée personnelle est profondément traversée par ces mémoires collectives. Tant qu’il demeure identifié émotionnellement à la race, à la culture ou aux systèmes psychologiques de la conscience collective, il lui devient extrêmement difficile d’accéder à une intelligence réellement libre.
La désastralisation de la mémoire commence lorsque l’être cesse progressivement de vivre psychologiquement à travers les formes de la race. Il ne rejette pas mécaniquement les structures collectives ; il cesse simplement de leur abandonner son identité intérieure. À mesure que cette séparation vibratoire s’installe, l’homme récupère lentement son territoire mental et découvre une pensée moins conditionnée par les mouvements de la mémoire involutive.
La conscience cesse d’être le prolongement automatique de la race pour devenir progressivement transparente à une intelligence qui ne provient plus de la mémoire collective, mais de la présence vibratoire réelle de l’esprit.
L’ÉMOTION COMME MÉCANISME DE PROGRAMMATION
L’émotion constitue le principal mécanisme de stabilisation de la conscience involutive. Tant que la pensée demeure colorée émotionnellement, l’homme ne peut accéder à une intelligence instantanée libre de la réflexion subjective. L’émotion agit comme un filtre qui ralentit, déforme et psychologise l’énergie avant qu’elle ne puisse être intégrée vibratoirement par le mental.
Toute la programmation de l’humanité repose sur cette coloration émotionnelle de la pensée. L’homme involutif croit généralement que ses émotions lui appartiennent intimement, alors qu’elles représentent souvent des réactions conditionnées par la mémoire, la conscience collective et les mécanismes de survie psychologique de l’ego. Dès qu’une pensée provoque une charge émotionnelle, la conscience cesse d’être transparente à l’énergie. L’individu ne traite plus vibratoirement l’information ; il réagit à elle. Cette réaction crée immédiatement une distance intérieure entre l’ego et l’intelligence réelle.
La peur constitue l’une des formes les plus fondamentales de cette programmation émotionnelle. Elle maintient l’homme dans une contraction psychique permanente où la conscience demeure orientée vers la protection de la personnalité plutôt que vers l’intégration de l’énergie. La peur de perdre, de souffrir, de mourir, d’être rejeté ou de disparaître psychologiquement structure profondément la pensée humaine. L’ego organise toute son existence afin de sécuriser son identité mémorielle. Cette peur colore la perception du réel et empêche l’intelligence de fonctionner librement.
La culpabilité agit de manière plus subtile. Elle enferme l’individu dans une relation psychologique avec lui-même où l’énergie devient jugement intérieur. L’homme se condamne, se compare et se mesure continuellement à travers des systèmes de valeurs hérités de la race, des religions ou de la conscience collective. Cette culpabilité nourrit une division intérieure permanente qui affaiblit la centricité mentale et maintient la conscience dans la polarité.
Le doute participe également à cette fragmentation psychique. Dans la conscience involutive, le doute ne représente pas une ouverture intelligente au réel, mais l’incapacité du mental réfléchi à stabiliser l’énergie sans passer par la comparaison, l’analyse ou la sécurité psychologique. Plus l’homme réfléchit émotionnellement sa pensée, plus il devient vulnérable à l’incertitude intérieure. Le doute nourrit la dépendance envers les croyances, les systèmes ou les autorités capables de rassurer momentanément l’ego.
L’anxiété constitue souvent la manifestation chronique de cette surcharge émotionnelle du mental. La conscience involutive demeure tournée vers le futur psychologique parce qu’elle ne peut supporter l’instant présent sans projection. L’homme vit dans :
l’anticipation,
la crainte,
l’attente,
l’inquiétude,
ou l’espoir. Cette agitation intérieure maintient continuellement l’énergie dans le mouvement réflexif et empêche l’installation du silence mental nécessaire à l’intelligence instantanée.
L’importance personnelle renforce profondément cette programmation émotionnelle. Tant que l’ego se vit comme centre psychologique autonome, chaque expérience devient chargée émotionnellement parce qu’elle est constamment ramenée à la défense, à la valorisation ou à la protection de la personnalité. L’homme veut être reconnu, validé, aimé, admiré ou confirmé dans son identité psychologique. Cette importance personnelle densifie la conscience astrale et maintient l’individu dans une hypersensibilité permanente face aux événements, aux relations et à la pensée elle-même.
Même l’espoir participe à cette structure involutive. L’ego projette continuellement son équilibre dans un futur psychologique où quelque chose devrait éventuellement le compléter, le sauver ou le soulager intérieurement. L’espoir maintient ainsi la conscience dans la distance développée dans le premier livret. Tant que l’homme espère, il demeure séparé de la présence réelle de l’intelligence.
La souffrance psychologique représente l’aboutissement de cette programmation émotionnelle. Elle naît de la résistance continuelle entre ce que l’ego vit et ce qu’il croit devoir vivre. Toute souffrance psychologique implique une réflexion émotionnelle de l’expérience. L’homme souffre parce qu’il interprète continuellement la réalité à travers les besoins de sa personnalité mémorielle.
L’émotion stabilise donc la programmation involutive en empêchant l’énergie de traverser librement le mental humain. Tant que la pensée demeure émotionnellement chargée, elle ne peut devenir intelligence instantanée. L’homme reste prisonnier de ses réactions psychologiques et continue de nourrir les structures mémorielles qui soutiennent la conscience collective.
La désastralisation émotionnelle commence lorsque l’être cesse progressivement de vivre ses pensées comme des réalités personnelles. L’énergie émotionnelle perd sa capacité de polarisation sur le mental. La peur, le doute, la culpabilité ou l’importance personnelle diminuent non par discipline morale, mais parce que la conscience devient moins identifiée à la personnalité réfléchie.
À mesure que cette transformation progresse, la distance intérieure s’effondre. L’émotion cesse de colorer la pensée et le mental devient plus transparent à une intelligence qui ne dépend plus de la mémoire, de la réaction ou du besoin psychologique de sécurité.
LA DÉSASTRALISATION DU MENTAL
La désastralisation du mental commence lorsque l’homme cesse progressivement de s’identifier à la pensée réfléchie. Tant que l’ego vit dans la réaction psychologique à ses propres pensées, il demeure enfermé dans la conscience involutive. Le mental fonctionne comme une surface de réflexion continuellement agitée par la mémoire, l’émotion et la polarité.
Le silence mental apparaît lorsque cette agitation perd graduellement son pouvoir sur la conscience. Il ne s’agit pas d’une technique, d’une discipline ou d’un effort volontaire pour arrêter la pensée. Le silence naît naturellement lorsque l’énergie cesse d’être récupérée psychologiquement par la personnalité. La pensée continue d’exister, mais elle ne produit plus la même densité intérieure. Le mental devient plus transparent, moins chargé, moins occupé par le besoin constant d’interpréter le réel.
La dépolarisation accompagne cette transformation. L’homme cesse progressivement de vivre dans la division émotionnelle de l’expérience. Les événements, les relations, les idées ou les situations perdent leur capacité de provoquer des réactions psychologiques excessives. La conscience devient plus stable parce qu’elle n’est plus continuellement tirée vers :
la peur,
le désir,
l’espoir,
la culpabilité,
ou l’importance personnelle. Cette stabilité modifie profondément le rapport à la pensée.
L’être ne réfléchit plus continuellement l’énergie à travers la mémoire de sa personnalité. La sortie de la réflexion marque précisément cette rupture avec le fonctionnement involutif du mental. L’intelligence cesse progressivement de passer par les mécanismes habituels :
d’analyse,
de comparaison,
de justification,
ou de sécurisation psychologique.
La pensée devient plus directe. Plus instantanée. Plus silencieuse intérieurement. La fusion mentale commence lorsque le mental humain cesse de résister à cette intelligence instantanée. L’ego ne tente plus continuellement de récupérer l’énergie pour maintenir sa propre continuité psychologique. Une autre relation avec la conscience apparaît. L’homme ne vit plus uniquement à travers la mémoire de lui-même.
La centricité émerge de cette stabilité intérieure. L’être cesse de chercher psychologiquement sa valeur dans :
les croyances,
les systèmes,
les hiérarchies,
les émotions,
les expériences,
ou le regard des autres.
La conscience récupère progressivement son propre axe. Cette centricité ne produit ni exaltation mystique ni valorisation personnelle. Elle installe plutôt une neutralité nouvelle où l’homme devient moins impressionnable devant les mouvements de la conscience collective. Le mental cesse lentement d’être absorbé par les formes psychologiques de l’involution.
La personne réelle commence à apparaître derrière la personnalité construite par la mémoire de la race. Cette personne réelle ne se définit plus principalement par :
son histoire,
ses blessures,
ses croyances,
ses identifications,
ou ses réactions émotionnelles. Elle existe davantage comme présence que comme expérience psychologique.
L’intelligence instantanée devient possible lorsque le mental cesse suffisamment de réfléchir l’énergie. L’homme n’a plus besoin de chercher laborieusement des réponses dans les systèmes mémoriels de l’involution. Une compréhension plus immédiate commence à émerger parce que la conscience devient moins encombrée par le bruit psychologique de la réflexion subjective.
Cette intelligence ne cherche pas à convaincre. Elle n’a pas besoin de croyance. Elle ne dépend pas de l’émotion. Elle agit.
La souveraineté mentale représente l’aboutissement de cette désastralisation progressive. L’homme cesse d’être psychiquement gouverné par la mémoire, la peur, la conscience collective ou les mouvements réfléchis de l’astral. Le mental devient un espace beaucoup plus libre où l’intelligence peut circuler sans être immédiatement capturée par les anciens mécanismes de programmation involutive.
La sortie du système ne consiste donc pas à quitter le monde, mais à sortir intérieurement de la réflexion psychologique qui maintenait la conscience dans la distance, la polarité et la dépendance. À partir de ce moment, l’homme ne vit plus principalement dans la mémoire de lui-même, mais dans une présence plus directe à l’énergie réelle de son intelligence.
FIN DE LA PROGRAMMATION
Tant que l’homme s’identifie à la pensée réfléchie, il demeure le produit de la programmation involutive. La mémoire, l’émotion, la conscience collective et la polarité maintiennent le mental dans une activité psychologique continue qui l’éloigne de son intelligence réelle.
La véritable liberté commence lorsque l’être cesse de croire automatiquement sa pensée pour devenir transparent à l’intelligence instantanée. À mesure que la réflexion subjective perd son pouvoir, la conscience sort progressivement du système involutif de programmation mentale et récupère sa souveraineté intérieure.
Approfondir :
- Le cerveau ne pense pas; QI et intelligence réelle
- Les pensées — origine, mécanisme et désidentification
- Le Rayon : comment l’intelligence réelle remplace la pensée
- L’âme — Pourquoi sa mémoire te programme ?
- Le code héréditaire — prison de la conscience humaine
- L’homme et la saturation d’information
- La civilisation de l’image et la programmation du mental humain
- L’IA : support d’expression ou amplificateur de personnalité ?
- Quand l’intellect récupère l’instruction
- L’astralisation de l’instruction
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


0 commentaires