Téléchargement au format PDF non autorisé — accès strictement personnel.
Exclusivement traduit de l’œuvre intégrale de Bernard de Montréal.
Ces livrets visent à fixer l’instruction dans la matière comme mémoire opérative vivante, afin d’en préserver l’intégrité et d’en soutenir la transmission à ceux dont la conscience est prête à l’accueillir. Cette instruction n’est pas une doctrine, mais une science mentale universelle orientée vers la libération de l’homme et l’évolution irréversible de sa conscience.
|
Les rêves accompagnent l’humanité depuis toujours et demeurent l’un des phénomènes les plus mystérieux de l’expérience humaine. Le cauchemar n’est pas toujours une expérience négative. Il peut représenter un choc nécessaire permettant à la conscience de se réveiller face à ses propres blocages. Entre interprétation psychologique, activité du cerveau et exploration de la conscience, leur nature soulève encore de nombreuses questions. |
INTRODUCTION
Le rêve accompagne l’humanité depuis les premières civilisations. Dans l’Égypte antique ou la Grèce classique, il était souvent perçu comme un message des dieux ou une vision prophétique révélant une dimension cachée de la réalité.
Au début du XXᵉ siècle, l’étude du rêve entre véritablement dans le champ de la psychologie scientifique avec le neurologue autrichien Sigmund Freud, qui publie en 1900 L’Interprétation des rêves, ouvrage fondateur de la psychanalyse. Freud propose alors que le rêve constitue l’expression symbolique de désirs inconscients.
Quelques décennies plus tard, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung élargit cette perspective en introduisant une approche plus symbolique et archétypale de l’expérience onirique, reliant les rêves aux structures profondes de l’inconscient collectif.
À partir des années 1950, les neurosciences commencent à étudier scientifiquement le sommeil et les rêves grâce aux travaux de chercheurs comme Nathaniel Kleitman et Eugene Aserinsky, qui découvrent la phase de sommeil caractérisée par des mouvements oculaires rapides, fortement associée à l’activité onirique.
Malgré ces avancées, le rêve demeure aujourd’hui un phénomène encore largement mystérieux. La psychologie analytique a tenté d’en décrypter le langage symbolique, tandis que les neurosciences explorent les mécanismes cérébraux du sommeil. Pourtant, ces approches ne suffisent pas à expliquer la profondeur de certaines expériences nocturnes.
Dans ce contexte, l’instruction transmise par Bernard de Montréal propose un éclairage différent : le rêve peut être l’expression d’une activité réelle de la conscience dans différents plans de l’expérience humaine.
Comprendre les rêves implique alors de dépasser les interprétations symboliques traditionnelles et d’examiner plus largement la relation entre la conscience, le cerveau et les différents niveaux d’expérience de l’être humain.
NATURE DU RÊVE
Bernard de Montréal définit le rêve non pas comme une production cérébrale, mais comme une activité de la conscience sur des plans parallèles. C’est une manifestation de « l’esprit de la forme » dans la conscience.
- Distinction entre rêve psychologique et expérience réelle : Le rêve psychologique est une forme de désinformation où l’ego subit des images liées à sa mémoire et à ses émotions. À l’opposé, l’expérience réelle (ou rêve conscientisé) est une continuité de la conscience diurne où l’homme travaille avec des intelligences sur des plans invisibles.
- Citations :
- « Le rêve est une manifestation de l’esprit de la forme dans la conscience. » (Dialogue avec l’Invisible).
- « Lorsque l’être humain rêve, il fait l’expérience de la mort. » (Richard Glenn, 1982).
LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÊVES
Les archives permettent de classer les expériences nocturnes en plusieurs catégories :
- Rêves psychologiques : Basés sur la mémoire et les émotions, ils servent de support psychologique temporaire pour l’ego.
- Rêves mémoriels : Utilisation du matériel de la mémoire de l’âme pour créer des formes symboliques.
- Rêves initiatiques / Songes : Contrairement au rêve ordinaire, le songe est une instruction directe des forces de la Lumière donnée à l’insu de l’ego pour l’orienter.
- Expériences astrales : Déplacement du corps astral dans des régions de l’invisible (Mitzra, Rebka, Atrion, Foral) où l’homme subit souvent les lois de ces plans.
- Rêves manipulés : Rêves envoyés pour tester la résistance émotionnelle de l’homme ou pour freiner son passage vers des plans supérieurs.
- CONSCIENCE LUCIDE OU RÊVE CONSCIENTISÉ, bien qu’il utilise souvent ses propres termes pour les distinguer de la simple expérience astrale nocturne. Dans son instruction, ce qu’on appelle communément le « rêve lucide » correspond à une étape de l’évolution où l’homme cesse de subir l’astral pour devenir un agent actif dans l’invisible.
LE « RÊVE CONSCIENTISÉ » OU « RÊVER PSYCHIQUEMENT »
Pour Bernard de Montréal, l’homme nouveau ne rêve plus de manière inconsciente ; il vit un rêve conscientisé. Dans cet état, la nuit n’est plus une coupure, mais une continuité de la conscience diurne.
- Action sur les plans : L’individu ne se contente pas de voir des images ; il travaille, fait des expériences et étudie les sciences universelles sur d’autres plans.
- Compréhension instantanée : Contrairement au rêveur ordinaire qui doit interpréter ses rêves au réveil, l’être conscientisé « rêve psychiquement » et comprend parfaitement l’expérience pendant qu’elle se déroule.
LES ÉTATS DE CONSCIENCE LUCIDE AVANCÉS
Bernard de Montréal mentionne des états extrêmement avancés de conscience lucide à l’intérieur desquels un ego normal ne peut habituellement pas circuler car il manque de paramètres psychologiques pour en supporter la volatilité.
- Bypasser l’astral : Dans ces états, l’homme peut ouvrir des « corridors de temps » et traiter avec des intelligences sans être assujetti aux formes ou aux symboles de l’astral.
- Maîtrise de l’information : Une personne très consciente dans le rêve peut manipuler l’information reçue de manière à ce que des événements coïncidant avec cette action se produisent ensuite sur le plan matériel.
LA TRANSITION : DE LA VIBRATION À LA FORME
La lucidité nocturne dépend de la capacité de l’ego à reconnaître que la pensée vient d’ailleurs lorsqu’il est éveillé.
- Différence jour/nuit : Le jour, l’homme reçoit la pensée sous forme de vibration ; la nuit, il la reçoit sous forme de symbole ou d’image.
- Lucidité par l’intelligence : Si l’homme entre dans son intelligence le jour, il l’apporte avec lui dans la nuit. Au lieu de subir le rêve, il peut se dire dans l’astral : « Ce sont des niaiseries », et changer de plan à volonté.
LE « RÊVE » COMME INSULTE À L’HOMME CONSCIENT
Bernard de Montréal va jusqu’à dire que rêver est une insulte pour l’homme.
- Le passage à l’éther : Le but de l’évolution n’est pas de devenir un meilleur « rêveur », mais de passer de la conscience astrale (le rêve) à la conscience éthérique ou morontielle (le repos de lévitation ou l’éveil sur les plans).
- Scientifique de la nuit : L’homme lucide devient un « scientifique dans le rêve », capable de visiter d’autres civilisations et d’étudier leurs technologies en étant totalement conscient.
CITATIONS CLÉS DE BDM SUR LA CONSCIENCE DANS LE RÊVE:
- « Je suis conscient quand je rêve. Pour moi ce n’est pas rêver… Je fais des expériences sur d’autres plans, je travaille sur d’autres plans. »
- « L’homme nouveau pourra rêver psychiquement ; il comprendra parfaitement ses rêves. »
- « Rêver c’est comme aller voir un film à 5 sous quand tu peux voir une grande pièce de théâtre ! C’est insultant. »
- « Dans le sommeil profond, l’homme sera parfaitement éveillé, solidement éveillé, et il ira travailler. »
PARALLÈLE : CONVERGENCES ENTRE SCIENCE ET CONSCIENCE
Certaines recherches scientifiques modernes ont identifié un phénomène appelé rêve lucide, dans lequel le rêveur devient conscient qu’il est en train de rêver tout en demeurant dans l’état de sommeil.
Les premières démonstrations expérimentales ont été réalisées dans les années 1980 par le psychophysiologiste Stephen LaBerge. Dans ses expériences, des rêveurs lucides parvenaient à envoyer des signaux oculaires prédéterminés pendant le sommeil paradoxal, confirmant qu’ils conservaient un certain niveau de conscience au sein même du rêve.
Ces travaux ont montré que certaines régions du cerveau associées à la conscience et à la réflexion peuvent rester partiellement actives durant l’état de rêve. Le rêve lucide représente ainsi une situation particulière dans laquelle l’individu peut observer le rêve en cours et, dans certains cas, en influencer le déroulement.
Ce phénomène a attiré l’attention des chercheurs en neurosciences du sommeil, car il suggère que la conscience n’est pas entièrement suspendue pendant le sommeil.
Dans l’instruction de Bernard de Montréal, une expérience comparable est décrite sous le terme de conscience lucide ou rêve conscientisé. Dans cet état, l’individu cesse de subir les images de l’astral et devient progressivement actif dans l’expérience nocturne. La nuit ne représente plus une coupure de la conscience, mais une continuité de l’activité consciente sur d’autres plans d’expérience.
Ainsi, bien que la recherche scientifique et l’instruction utilisent des cadres d’interprétation différents, l’étude des rêves lucides constitue l’un des rares domaines où certaines observations expérimentales semblent rejoindre l’idée d’une conscience pouvant demeurer active pendant le sommeil.
LES RÊVES LUCIDES : UNE CONSCIENCE DANS LE RÊVE
Dans les années 1970 et 1980, des chercheurs comme Keith Hearne et Stephen LaBerge démontrent expérimentalement l’existence des rêves lucides.
Dans ces expériences, le rêveur devient conscient qu’il est en train de rêver et peut parfois influencer le déroulement du rêve. Cette découverte montre que certaines formes de conscience peuvent rester actives pendant le sommeil.
Les recherches modernes sur la conscience explorent désormais plus largement la relation entre activité cérébrale et expérience subjective.
Certaines études portent notamment sur :
- les rêves lucides
- la conscience pendant le sommeil
- la capacité d’observer ses propres expériences oniriques.
Ces travaux s’inscrivent dans le champ émergent des neurosciences de la conscience et ouvrent la possibilité d’une compréhension plus vaste du rôle de la conscience dans l’expérience humaine.
FONCTION DU RÊVE
Le rêve joue plusieurs rôles essentiels, bien que souvent limités par l’inconscience de l’individu:
- Rééquilibrage : Il sert à équilibrer les corps subtils et à évacuer les tensions émotives de la journée.
- Instruction : Il permet de recevoir des informations qui modifient la nature de l’individu, même si elles sont voilées par des symboles.
- Protection biologique : Le rêve peut servir d’alarme pour empêcher l’étouffement ou la mort physique durant la nuit.
- Pré-conscience : Il est le premier niveau de conscience que l’homme connaîtrait s’il mourait aujourd’hui.
LES CAUCHEMARS : UN CHOC ÉVOLUTIF DE LA CONSCIENCE
Selon l’instruction de Bernard de Montréal, le cauchemar ne doit pas être interprété uniquement comme une expérience négative. Il représente souvent un choc vibratoire nécessaire au réveil de la conscience.
Dans une perspective involutive, le cauchemar est perçu comme une perturbation psychologique ou comme une expérience inquiétante à éviter. Dans une perspective évolutive, il devient au contraire un outil de conscientisation permettant à l’individu de reconnaître certains blocages internes.
UN CHOC NÉCESSAIRE À L’ÉVEIL DE L’EGO
Le cauchemar agit comme un choc à l’ego. Cette secousse vibratoire n’a pas pour fonction de nuire à l’individu, mais de l’amener à prendre conscience d’une dynamique intérieure dont il n’était pas encore conscient.
Ce choc rompt l’inertie psychologique de l’ego et peut provoquer une prise de conscience qui ne pourrait pas se produire dans l’état ordinaire de la conscience.
UN INDICATEUR DE BLOCAGES PSYCHIQUES
Le cauchemar agit également comme un indicateur de blocages énergétiques ou psychiques. Les images oniriques peuvent signaler à l’individu l’existence de résistances ou de conflits internes qui entravent son évolution.
Lorsque les cauchemars se répètent, ils indiquent souvent que le message n’a pas encore été compris ou intégré.
UNE APPROXIMATION ENTRE DEUX NIVEAUX DE CONSCIENCE
Dans l’instruction, le cauchemar peut apparaître lorsque la réalité mentale supérieure tente d’entrer en contact avec la réalité mentale inférieure de l’ego.
Cette tentative de rapprochement provoque un choc vibratoire lorsque l’ego demeure dominé par l’émotion ou l’insécurité. Ce n’est donc pas le cauchemar en lui-même qui est négatif, mais la réaction émotive de l’ego face à cette confrontation avec un niveau de conscience plus élevé.
UN OUTIL CONTRE LA DÉSINFORMATION PSYCHIQUE
Le cauchemar peut également servir à briser certaines formes de désinformation psychologique.
En provoquant un choc émotionnel ou symbolique, il oblige l’individu à remettre en question certaines perceptions ou certaines illusions qui limitaient sa compréhension.
Dans cette perspective, le cauchemar agit comme un mécanisme de réajustement de la conscience.
UN SIGNAL LORS DES PÉRIODES DE TRANSFORMATION
Les cauchemars apparaissent souvent à des moments où l’individu se trouve à des carrefours importants de son évolution. Ils peuvent précéder des décisions majeures ou des changements intérieurs significatifs.
Dans ces périodes, le cauchemar agit comme un signal qui oblige l’individu à examiner sa situation avec plus d’objectivité.
UNE EXPÉRIENCE ASTRALE PARTICULIÈREMENT INTENSE
Les cauchemars sont souvent des expériences astrales très pénétrantes, ce qui explique l’impression de réalité intense qu’ils laissent au réveil.
Lorsque l’individu parvient à observer l’expérience sans réagir de manière émotive, le cauchemar peut devenir un révélateur de sa propre conscience en transformation.
TRANSMUTER L’EXPÉRIENCE DU CAUCHEMAR
Pour bénéficier réellement de l’expérience du cauchemar, l’individu doit apprendre à ne pas le vivre de manière purement psychologique ou pathologique.
Lorsqu’il cesse de réagir par la peur ou l’émotion, il peut alors extraire l’intelligence contenue dans l’expérience. Le cauchemar cesse alors d’être une simple perturbation nocturne et devient un outil de transformation intérieure.
ACTIVITÉ DE LA CONSCIENCE PENDANT LE SOMMEIL
Pendant le sommeil, l’ego est en suspension, ce qui permet à la conscience de se déplacer.
- Déplacement : La conscience quitte le corps matériel par le cordon d’argent (fait de mémoires) pour se retrouver dans le monde astral.
- Géographie de l’invisible : L’esprit humain voyage dans quatre régions spécifiques : Mitzra (matériel), Rebka(vital), Atrion (émotif) et Foral (mental inférieur).
- Écho cérébral : Le cerveau fonctionne comme une « chambre à écho » où les pensées reçues sous forme de vibrations le jour sont traduites en images (formes) la nuit.
LE PLAN ASTRAL
L’astral est le lieu par excellence du rêve pour l’homme inconscient.
- Monde de la mort : Bernard de Montréal identifie le plan astral au monde de la mort. Les images oniriques sont souvent des « formes-pensées » ou des « égrégores » créés par des entités pour manipuler l’homme.
- Nature factice : L’astral est une « manufacture de rêves » qui ment et déforme la réalité pour maintenir l’homme dans l’ignorance.
- Citation : « Le plan astral est une couche d’énergie qui contient des propriétés particulières lui donnant la qualité de représenter dans le monde de la conscience une vaste gamme d’images. » (Communications Préparatoires).
L’EGO ET LE RÊVE
L’ego est le filtre qui, par son insécurité, déforme l’expérience onirique.
- Le Soupir : Au réveil, l’ego intervient par le « soupir » (réaction émotive), ce qui fait s’estomper la vibration réelle de l’expérience vécue dans la nuit.
- Subjectivité : L’ego cherche à donner une valeur psychologique au rêve, ce qui l’empêche d’en extraire le savoir pur.
- Indicateur d’impuissance : Tant que les rêves sont subis, ils sont la mesure de l’impuissance de l’ego face à sa réalité multidimensionnelle.
LE RÔLE DE L’ESPRIT
L’esprit utilise le rêve pour communiquer malgré les blocages de l’ego.
- Usage du symbole : L’esprit est obligé d’utiliser le corps astral et ses symboles pour atteindre la conscience humaine, car il ne peut pas encore se manifester par le mental pur.
- Éveil occulte : L’esprit peut créer des cauchemars pour donner un « choc » nécessaire à l’ego afin de provoquer une prise de conscience ou une décision importante.
- Transition : Plus l’homme évolue, plus l’esprit remplace le rêve astral par une conscience mentale éveillée sur les plans.
LES DANGERS LIÉS AUX RÊVES
La naïveté de l’homme face au monde onirique est le principal danger.
- Manipulation et Vampirisme : Les entités astrales (les morts) utilisent les rêves pour se nourrir de l’énergie émotive de l’homme et le maintenir dans la crainte.
- Fascination : S’attacher à l’imagerie du rêve ou aux « guides » (qualifiés de « guitounes ») crée une dépendance psychologique et occulte la réalité de l’individu.
- Désinformation : Le rêve est souvent un « viol psychique » où l’information est tronquée ou colorée pour plaire à l’ego ou l’effrayer.
RÊVES ET ÉVOLUTION DE LA CONSCIENCE
L’évolution consiste à passer du rêve à la conscience éthérique.
- Continuité de conscience : L’homme nouveau ne « rêvera » plus ; il sera éveillé la nuit sur les plans invisibles, étudiant les sciences cosmiques et voyageant à volonté.
- Perte de la mémoire astrale : En fusionnant, l’homme perd la faculté d’aller en astral (plan de la mort) pour accéder au plan éthérique (plan de la vie).
- Interprétation vibratoire : L’évolution permet de comprendre le rêve non plus par l’analyse psychologique, mais par le décodage vibratoire, souvent via l’écriture automatique pour « faire sortir le matériel » sans réflexion.
CITATIONS IMPORTANTES
- « Le rêve, c’est de la grosse, grosse manipulation. ».
- « Quand vous rêvez le soir, vous mourez puis vous ne le savez pas. ».
- « Un cauchemar, c’est toujours bon, parce qu’un cauchemar, c’est un choc à l’ego qui permet à l’homme de s’éveiller à une certaine dynamique interne qui est toujours positive. ».
- « Le rêve a de la valeur pour l’homme s’il le comprend parfaitement bien. Sinon, le rêve est simplement une exigence de l’âme à travers l’ego endormi. ».
- « L’homme nouveau ne rêvera plus, il sera en conscience sur les plans. ».
POURQUOI CERTAINES AFFIRMATIONS SEMBLENT CONTRADICTOIRES DANS L’INSTRUCTION ?
Ce phénomène provient du rôle particulier de l’instruction. Celle-ci ne vise pas à construire un système théorique fixe, mais à détruire progressivement les formes mentales qui limitent la compréhension.
Les affirmations peuvent ainsi être exprimées selon différents niveaux d’expérience :
- niveau psychologique
- niveau astral
- niveau de l’esprit.
Lorsqu’une affirmation est isolée de son contexte, elle peut sembler contredire une autre. En réalité, ces différences reflètent souvent un changement de perspective ou de niveau d’expérience.
Avec le temps et l’intégration progressive de l’instruction, ces contradictions apparentes disparaissent et les différentes idées s’ajustent naturellement, révélant une compréhension plus large de la réalité.
CONCLUSION
L’étude du rêve se situe à la croisée de plusieurs domaines :
- la psychologie
- les neurosciences
- l’exploration de la conscience.
Depuis les travaux de Freud et Jung jusqu’aux recherches modernes sur la conscience, chaque approche a contribué à éclairer certains aspects de l’expérience onirique.
La psychologie a exploré la dimension symbolique des rêves.
Les neurosciences commencent à en comprendre les mécanismes biologiques.
Pourtant, le rêve demeure aujourd’hui un phénomène encore largement mystérieux.
L’instruction transmise par Bernard de Montréal ouvre alors une perspective différente : celle d’une conscience capable de vivre et d’expérimenter au-delà de l’état de veille.
Dans cette perspective, le rêve n’est ni une simple illusion cérébrale, ni uniquement un message symbolique de l’inconscient.
Il représente un champ d’expérience de la conscience humaine encore largement méconnu.
Comprendre les rêves revient ainsi à approfondir la compréhension de la nature même de la conscience.
PARALLÈLE AVEC LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Dans l’instruction de Bernard de Montréal, le rêve n’est pas défini comme une simple production du cerveau. Il correspond à une activité de la conscience sur des plans parallèles. Le rêve constitue ainsi une manifestation de l’esprit de la forme dans la conscience.
Distinction entre rêve psychologique et expérience réelle. Deux niveaux d’expérience doivent être distingués: à partir de l’instruction de Bernard de Montréal et de certaines observations scientifiques, ce livret examine la nature du rêve, sa fonction dans la vie de l’individu et son rôle dans l’évolution de la conscience.
ÉMERGENCE DE L’ÉTUDE SCIENTIFIQUE DU RÊVE
L’étude scientifique du rêve s’est développée principalement au cours du XXᵉ siècle. L’un des premiers chercheurs à avoir tenté d’en proposer une interprétation systématique fut Sigmund Freud, qui publie en 1900 L’Interprétation des rêves. Freud considère le rêve comme l’expression symbolique de désirs inconscients refoulés.
Cette approche sera ensuite nuancée par Carl Gustav Jung, pour qui le rêve ne se limite pas à la satisfaction de pulsions refoulées mais peut révéler des structures profondes de la psyché humaine, appelées archétypes. Jung introduit également la notion d’inconscient collectif, suggérant que certains symboles présents dans les rêves sont universels.
DÉCOUVERTE DES CYCLES DU SOMMEIL
Une avancée majeure dans l’étude scientifique du rêve survient en 1953 lorsque les chercheurs Eugene Aserinsky et Nathaniel Kleitman découvrent la phase du sommeil caractérisée par des mouvements oculaires rapides, appelée REM(Rapid Eye Movement).
Durant cette phase :
- l’activité cérébrale est particulièrement intense
- le cerveau présente une activité proche de l’état de veille
- la majorité des rêves survient.
Cette découverte marque le début de la recherche moderne sur la physiologie du sommeil.
LE RÊVE COMME ACTIVITÉ NEUROLOGIQUE
Dans les années 1970, les chercheurs J. Allan Hobson et Robert McCarley proposent la théorie dite d’activation-synthèse.
Selon cette hypothèse, le rêve serait produit par l’activation spontanée de certaines structures cérébrales pendant le sommeil. Le cerveau tenterait ensuite d’organiser ces signaux neuronaux en images et en récits cohérents.
Cette théorie marque un tournant important dans l’approche scientifique du rêve, qui tend alors à être interprété principalement comme un phénomène neurologique.
FONCTIONS COGNITIVES ET ÉMOTIONNELLES DU RÊVE
Les recherches contemporaines suggèrent que le rêve pourrait jouer plusieurs rôles dans le fonctionnement du cerveau :
- consolidation de la mémoire
- régulation des émotions
- traitement des expériences vécues
- simulation de situations futures.
Certaines études indiquent également que le sommeil paradoxal contribue à l’intégration de nouvelles informations dans les réseaux de mémoire.
LES RÊVES LUCIDES
Une autre avancée importante concerne l’étude des rêves lucides, c’est-à-dire des rêves dans lesquels le rêveur devient conscient qu’il est en train de rêver.
Les travaux du psychophysiologiste Stephen LaBerge dans les années 1980 ont permis de démontrer expérimentalement l’existence de cet état de conscience particulier. Dans ces expériences, les rêveurs lucides étaient capables d’envoyer des signaux oculaires mesurables pendant le sommeil, confirmant leur état de conscience.
Ces recherches ont ouvert un nouveau champ d’étude concernant la relation entre rêve et conscience.
LES LIMITES ACTUELLES DE LA SCIENCE
Malgré les progrès réalisés dans l’étude du sommeil et de l’activité cérébrale, la science reconnaît encore plusieurs limites importantes dans la compréhension du rêve.
Si les neurosciences permettent aujourd’hui d’observer les mécanismes biologiques associés au rêve, elles n’expliquent pas entièrement la nature subjective de l’expérience onirique ni la raison pour laquelle certaines images ou scénarios apparaissent dans la conscience du rêveur.
Ainsi, le rêve demeure un phénomène complexe situé à la frontière de plusieurs disciplines, incluant la psychologie, les neurosciences et l’étude de la conscience.
Synthèse EDS — Edwige
Texte original publié sur
Bernard de Montréal — Énergie du Savoir


0 commentaires